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Full text of "document et livres rares"

ROBERT FAURISSON 



ECRITS REVISIONNISTES 
(1974-1998) 



De 1993 a 1998 



EDITION PRIVEE HORS-COMMERCE 



Cet exemplaire porte le numero : INTERNET 2001 



© Robert Faurisson, 1999 

Les reproductions, sous quelque forme que ce soit, et les traductions sont 
interdites sans autorisation expresse de l'auteur. 



1993 

11 Janvier 1993 

Le revisionnisme historique 

devant les tribunaux francais 

(9 decembre 1992 - 28 Janvier 1993) 

La repression judiciaire qui s'exerce en France contre le revisionnisme 
historique s' est sensiblement aggravee pendant les semaines qui viennent de 
s'ecouler. Apres les condamnations, pendant ces derniers mois, de Francois 
Brigneau (journaliste), Roland Gaucher (journaliste), Remy Pontier 
(ingenieur informaticien), Vincent Reynouard (ingenieur chimiste), on releve 
pour ces dernieres semaines et pour le proche avenir les actions suivantes 

- le 9 decembre 1992, la cour d'appel de Paris a condamne Le Choc du mois 
et Robert Faurisson (professeur) a trois cent soixante-quatorze mille francs ; 

- le 16 decembre, le tribunal d' Amiens a condamne Nationalisme et 
RcpubUque et Pierre Guillaume (editeur) a cent trois mille francs ; 

- le 7 Janvier 1993, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a condamne Pierre 
Gaiizere (mecanicien automobile) et Fabrice Robert (historien) 
respectivement a deux mois de prison avec sursis et vingt mille francs 
d' amende pour le premier et a un mois de prison avec sursis et dix mille 
francs d 'amende pour le second; le montant des dommages-interets n'est pas 
encore connu ; 

- ce meme 7 Janvier, la cour d'appel de Paris a juge Philippe Costa 
(ingenieur) et Laurent Gentel (etudiant en droit) qui ont ete condamnes par le 
tribunal de Fontainebleau ; le proces se poursuivra le 14 Janvier; 

- le 11 Janvier, Rivarol et Robert Faurisson (deja nomme) sont renvoyes 
par un juge d'instruction devant le tribunal de Paris; 

- vers le 1 1 Janvier, Les Lettres francaises passeront devant un tribunal pour 
avoir mentionne l'adresse de la Revue d'histoire revisionniste (revue interdite 
de publicite par une mesure administrative du ministre de l'Interieur Pierre 
Joxe); 

- le 18 Janvier, Revision et Pierre Marais (technicien automobile de 
1' Armee, a la retraite) passeront devant le tribunal de Paris ; 

- le 28 Janvier, Pierre Guillaume (deja nomme) et Pierre Marais (deja 
nomme) passeront devant le tribunal de Paris ; 

- le 3 mars, Le Choc du mois (deja nomme) et Robert Faurisson (deja 
nomme) passeront devant la cour d'appel de Paris pour la meme interview qui 
leur a valu une sanction de trois cent soixante-quatorze mille francs ; 



- a une date encore indeterminee, Le Choc du mois (deja nomme) et Robert 
Faurisson (deja nomme) passeront pour la troisieme fois devant le cour 
d'appel de Paris pour la meme interview qui leur a valu une premiere 
sanction de trois cent soixante-quatorze mille francs. 
D'autres actions judiciaires sont en gestation. 



28 Janvier 1993 

Lettre a Claude Malhuret, 
depute-maire de Vichy 

Monsieur, 

Vous etes, dit-on, candidat aux prochaines elections legislatives. 
J'aimerais savoir si, en cas de succes, vous reclamerez 1' abrogation de 
l'article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 «sur la liberte de la presse» (sic). 
Cet article institue et reprime le delit de revisionnisme historique (loi Fabius- 
Gayssotdu 13 juillet 1990). 

Le 21 juin 1991, M. Jacques Toubon, depute RPR, a presente un 
amendement reclamant cette abrogation. (JO, Debats parlementaires, 22 juin 
1991, p. 3571-3573). Cet amendement a ete repousse par la majorite 
socialo-communiste. M. J. Toubon avait rappele l'hostilite de M me Simone 
Veil a la loi Fabius-Gayssot. II avait qualifie cette loi de «stalinienne». Or 
cette loi est plus que stalinienne. Jamais Staline n'a pousse le cynisme et 
1'effronterie jusqu'a decreter qu'un tribunal - un tribunal militaire ! - avait 
decouvert et fixe pour l'eternite une «verite» en matiere d'histoire. Memes 
les juges-accusateurs de Nuremberg, pourtant si pleins d'arrogance, n'avaient 
pu s'imaginer qu'on les tiendrait un jour pour juges infaillibles, pour histo- 
riens infaillibles. Cette double infaillibilite allait pourtant etre instituee en 
dogme, retroactivement, quarante-quatre ans apres, parM. Laurent Fabius 
(socialiste) et par M. Jean-Claude Gayssot (communiste). 
Sur le fondement de cette loi crapuleuse, nous venons, mon editeur et moi- 
meme, d'etre condamnes par la cour d'appel de Paris (presidee par dame 
Francoise Simon) a verser trois cent soixante-quatorze mille francs en raison 
d'une simple interview. Mieux: deux autres proces sont en cours pour le 
meme delit. Mieux encore: le total des personnes deja condamnees ou 
actuellement poursuivies au litre de cette loi s'eleve aujourd'hui a... vingt- 
sept (professeurs, ingenieurs, historiens, etudiants, mecaniciens ou 
techniciens... Ce chiffre peut comprendre plusieurs poursuites contre une 
seule personne.). 

[Malgre un rappel en date du 21 fevrier 1993, cette lettre est restee sans 
reponse.] 



24 fevrier 1993 

L'abjuration de Bernard Notin 

De guerre lasse, Bernard Notin vient d'abjurer ses convictions revi 
II n'est pas le premier revisionniste a choisir l'abjuration et il ne sera 
probablement pas le dernier. 

Enseignant les sciences economiques a l'Universite Jean Moulin (Lyon-III), 
il avait, en aout 1987, publie dans la revue Economies et Societes un article 
sur «Le role des medias dans la vassalisation nationale: omnipotence ou 
impuissance ?» Au passage, il avait, en quelques lignes, donne comme 
exemple de 1' indifference des medias pour la realite leur «discours» sur les 
chambres a gaz nazies. II estimait que les preuves proposees pour demontrer 
l'existence de ces chambres a gaz evoluaient « au gre des circonstances et des 
epoques»; pour lui, ces preuves se limitaient a des locaux «peucredibles», a 
«1' affirmation des vainqueurs» et a des «on-dit». 

A partir de Janvier 1990, les organisations juives allaient orchestrer une 
formidable campagne contre l'enseignant lyonnais. Menee principalement par 
le Dr Marc Aron, president des institutions et des organisations juives de 
Lyon, president de la section europeenne du Congres juif mondial, membre 
eminent de la Loge des B'nai' B'rith, cette campagne a eu pour le jeune 
universitaire de graves consequences sur les plans mediatique, universitaire et 
juridique. Pendant trois ans, B. Notin et sa femme ont connu, jusque dans 
leur vie personnelle et familiale, un veritable enfer '. Pere de cinq tres jeunes 
enfants, avec pour toutes ressources un salaire unique ampute par des 
condamnations judiciaires ou administratives, B. Notin, conseille par son 
avocat, M e Gilbert Collard, s'est vu contraint a l'abjuration. 
Comme on le verra par le communique de presse ci-dessous, il proteste 
contre la persecution et les persecuteurs (qu'il n'ose pas designer clairement) 
mais, en meme temps, il renie ce qu'il avait ecrit, il accuse les revisionnistes 
de«reecrire l'histoire de travers» et il demande pardon. Pour commencer, il 
clame sa foi dans le genocide des juifs et dans les chambres a gaz nazies. 
Galilee avait abjure devant le Saint-Office de l'Eglise catholique, apostolique 
etromaine; B. Notin, lui, vient d'abjurer devant le Sanhedrin, les grands 
pretres de la religion de l'«Holocauste» et la Synagogue. 



1 . Parmi les toi 1 1 1 1 phi >j i pri pai I i i ulion citons les fails 
ii mi in 1990 M tin II hi k |" u i mvei di ! m rl leui chren presque 

acheve a coups de couteau; six semaines phis tard. elle allait trouver le cadavre de 
leur chat acheve a coups de couteau. Pratique courante. Encore rcccmmcnt. au.\ 
hta I n le respoi hlc d'un journal accu i i I B'nai B'rith d avoir publie un 
texte revisionniste a rccu le cadavre d'un animal avec un couteau iiche dans le corps 
(The Houston Chronicle, 20 fevrier 1993, p. 31 A). 



(P. J.: communique de presse de Bernard Notin en date du 3 fevrier 
1993.) 

3 fevrier 1993 
Communique de presse de Bernard Notin 

On pretend de nouveau, illegalement et par la pres- 
sion physique, m'interdire d'enseigner et d'exercer le me- 
tier pour lequel les contribuables me paient. Pour cette rai- 
son, une mise au point breve et definitive s'impose de ma 

1) Je ne remets pas du tout en cause l'exis- 
tence du genocide juif et des chambres a gaz. 

Mon article ne visait nullement a en nier 1'evidence mais a 
en condamnei la mediatisation (el done la banalisation), a 
criliqucr la mise en scene permanente et indecente de 
l'horreur au moyen de ce qui me semblait etre, parfois, des 
techniques douteuses. 

Je ne suis pas historien mais economiste. Mon am- 
bition n'a jamais ete de reecrire l'histoire de travers mais 
d'analyscr l'omnipotence des media et leurs inleiprela 
tions simplistes, dont temoigne d'ailleurs pleinement 
mon cas personnel. 

2) Je ne suis evidemment pas antisemite. 
Comment pourrais-je l'etre puisqueje me suis nourri de la 
lecture des aulcurs juii's curopeens '.' Parmi ceux qui ont le 
plus compte dans ma formation intellectuelle, je citerai, 
entre autres, Karl Polanyi, Emile Benveniste, Ernst Kan- 
torowicz et Arthur Koestler, vis-a-vis desquels ma recon- 



3) Je m'etonne de ce que, dans un Etat de Droit, la loi 
ainsi que les decisions de justice qui m'ont retabli 
dans mon droit (et mon devoir) d'enseigner ne 

;oicnt pas rcspeelees. Je m'etonne que toute latitude soit 
laissee a certains groupes pour lesquels leur bon vouloir 
est la seule loi et la violence la seule forme de debat possi- 
ble. Ce qui augure ma! du devenir de notre democratic ou 
l'etat de fait tend a se substituer peu a peu a l'Etat de Droit. 

4) J'ai pris conscience avec consterna- 
tion que mon article sur les media et surtout 
l'interpretation abusive qui en a ete faite ont 
pu blesser certains de mes compatriotes. Si 
j'ai cause, involontairement, la moindre souf- 
france a qui que ce soit, je lui en demande par- 
don. Mais qu'on prenne en compte la souffrance qui a ete 
depuis trois ans cede des miens, de mon epouse et de mes 
cinq enfants. Qu'on songe au desarroi de mon pere devant 



la campagnc mcncc conlic moi. lui qui, ['cfraclaire ;iu STO. 
dut se terrer pour echapper a l'occupant nazi. 



18 mars 1993 

Lettre a Claude Malhuret, 
depute-maire de Vichy 

Monsieur, 

Hier soir, a Vichy, a la fin de votre discours de candidat aux prochaines 
elections legislatives, vous n'avez pas eu le courage d' affronter le flot des 
questions qui pouvaient venir de la salle. Sur vos instructions, on a fait 
entendre la Marseillaise (« Marchons, marchons... »); apres quoi, vous avez 
marche vers un rideau lateral derriere lequel vous vous etes eclipse en 
attendant que la salle se desemplisse. Jouant des coudes, j'ai pu neanmoins 
me frayer un chemin jusqu'a vous, derriere ce rideau protecteur. Je vous ai 
demande pourquoi vous ne repondiez pas a une question que, depuis pres de 
deux mois, je vous posais par lettres envoyees a votre mairie ou par 
messages deposes a votre permanence. 
Ma question, je vous le rappelle, etait la suivante: 

«Etes-vous, comme votre collegue de l'opposition 
Jacques Toubon (une opposition a laquelle vous apparte- 
nez tous deux), en faveur de l'abrogation de la loi Fabius- 
Gayssot du 13 juillet 1990 qui institue le delit de revision- 
nisme historique ?» 
Jusqu'ici vous vous derobiez a cette question. Hier soir, face au questionneur, 
vous ne pouviez plus vous derober. Vous m'avez repondu : « Vous savez bien 
que votre question est trop delicate. » 

Cette phrase, vous l'avez encore repetee a deux reprises. Puis, comme 
j'insistais pour obtenir une vraie reponse, vous m'avez lance: 
«Je suis en faveur du maintien de cette loi pour des 
raisons d'opportunite.» 
Je crois que vous avez meme precise «d'opportunite politique*. 
L'opportunisme peut se definir comme une « attitude consistant a agir selon 
les circonstances, en faisant peu de cas des principes». 

Dans votre declaration de foi, on pouvait lire: «Ce dont nous avons besoin, 
c'est de volonte, d'ambition et de courage. » L'opportunisme est le contraire 
du courage. Votre reponse m'a remis en memoire une circonstance ou je 
m'etais deja permis de mettre en doute votre courage et la confiance qu'on 
peut vous accorder. Comme je vous reprochais d' avoir, etant ministre de 
Jacques Chirac, mitonne la preparation, avant Fabius et Gayssot, d'une loi 
contre le revisionnisme historique, vous m'aviez piteusement repondu: 



Je vous avais alors demande quelle conception vous vous faisiez de la 
«solidarite ministerielle». Au reste, c'est vous et bien vous le responsable. 
Aujourd'hui, je viens vous demander quelle idee vous vous faites de « l'union 
de 1' opposition* puisque, aussi bien, J. Toubon et Francois Froment- 
Meurice tirent a hue cependant que le senateur Cluzel et vous-meme, vous 
tirez a dia (hier, a la tribune d'ou vous parliez, se lisait en lettres de feu la 
fiere devise : « La Force de l'Union»). 

Mais, au fait, en 1990, cette meme opposition n'avait-elle pas, a 1' As- 
sembled nationale comme au Senat, vote contre la proposition de loi Fabius- 



Que d' incoherences, de variations, de contradictions a la fois chez un meme 
homme et dans le groupe auquel appartient cet homme ! Ou est le courage 
la-dedans ? 

Vous savez enfin que, comme je vous le rappelais dans la documentation 
jointe a mes lettres, un grand nombre de revisionnistes, dont votre serviteur, 
ont ete lourdement condamnes sur le fondement de cette loi Fabius-Gayssot 
dont vous souhaitez le maintien «pour des raisons d' opportunity ». Je 
voudrais savoir d'abord si vous continuez de penser que «pour des raisons 
d'opportunite» la France a besoin d'une loi aussi tyrannique; ensuite si, 
«pour des raisons d'opportunite», il convient d'infliger aux revisionnistes 
des peines de prison, de terribles sanctions financieres, la suspension de leurs 
droits civiques, tout cela dans le cadre d'une «loi sur la liberte de la presse 
[sic]»; enfin, s'il est normal que, «pour des raisons d' opportunity », un 
electeur vichyssois qui a failli etre assassine dans les pares de Vichy le 
16 septembre 1989 soit, son depute-maire aidant, traine en justice et 
condamne parce qu'il a le courage d'enfreindre un dogme historique. 



22 mars 1993 

Lettre de Robert Faurisson a Jiirgen Graf, 
pour servir d'introduction 
a Der Holocaust-Schwindel 

Je n'ai pas encore lu votre livre et ne puis done en rediger la preface comme 
je me proposals de le faire le moment venu.Vous le savez, ni vous, ni moi 
nous ne sommes responsables de cet etat de fait. Les seuls responsables sont 
ici le terrorisme intellectuel et la censure qui, dans nos deux pays - pour 
vous la Suisse et pour moi la France - s'exercent contre les publications 
revisionnistes. En France, la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990, votee 
par les socialistes et les communistes, interdit l'expression du revisionnisme 
historique sous peine de prison, d' amende, de suspension des droits civiques 
et, dans bien des cas, cette derniere peine equivaut a 1' interdiction profession- 
nelle. Cette loi a deja trouve son application dans pres de trente procedures 
engagees contre des revisionnistes qui sont des universitaires, des chercheurs, 
des ingenieurs, des techniciens, des etudiants. D'un moment a F autre, une loi 
du meme genre va sans doute faire son apparition en Suisse; elle prohibera la 
publication et la diffusion de votre ouvrage. C'est l'imminence de ce danger 
qui vous contraint a une publication d'urgence avant que ne tombe le 
couperet d'une loi liberticide. Vous avez du precipiter les travaux 
d'impression et vous n'avez done pu me soumettre en temps voulu les 
epreuves de votre ouvrage. 

Vous etes encore jeune, enthousiaste et vous fremissez d' indignation devant 
le formidable mensonge historique que constitue le pretendu «Holocauste» 
des juifs. Cette jeunesse, cet enthousiasme et cette capacite d'indignation 
marqueront votre livre, je le suppose, de qualites et de defauts particuliers. 
J'envie vos qualites. Quant a vos defauts, laissez-moi vous dire que j'aurais 
voulu vous en corriger avec la severite que vous me connaissez et j'aurais 
aussi souhaite redresser certaines de vos inevitables erreurs. Le sort en decide 
autrement. C'est ainsi que votre livre que, pour ma part, j'aurais souhaite de 
caractere aussi froidement historique que possible, du moins pour sa partie es- 
sentielle, deviendra de bout en bout une sorte de temoignage : le temoignage 
d'un homme un peu trop sincere dans ses elans qui, decouvrant une verite 
inattendue, veut au plus vite en avertir ses contemporains. 
II m'est venu sous la plume une expression qui peut laisser croire que je n'ai 
pas la froideur de l'historien. Je viens, en effet, d'evoquer le « formidable 
mensonge historique que constitue le pretendu "Holocauste" des juifs ». 
Qu'on me lise avec attention ! Je ne parle pas ici d'un mensonge pur et 
simple et je ne traite pas de menteurs ceux qui affirment croire en cet 
«Holocauste». Je parle de «mensonge historique», e'est-a-dire d'une legende 



ou d'un my the qui a trouve sa place dans l'histoire au meme titre que cent 
autres legendes ou mythes auxquels on adhere avec d'autant plus de sincerite 
qu'apparemment presque tout le monde parait y croire. Les medias 
audiovisuels qui contribuent, pour beaucoup d'entre nous, a forger nos 
opinions en bien des matieres, nous repetent a satiete que, durant la seconde 
guerre mondiale, les Allemands ont suivi a l'egard des juifs une politique qui 
peut se definir en ces termes : selon un ordre, et conformement a un plan cri- 
minels, les Allemands auraient procede a une tentative &' extermination physi- 
que des juifs notamment par l'emploi d'une arme nouvelle: des abattoirs 
chimiques qu'on appelle chambres a gaz homicides; le total des morts juives 
dues a ces chambres a gaz, mais aussi aux fusillades, a la famine, aux 
epidemies se serait eleve au nombre de six millions, ce qui representerait a 
peu pres le chiffre de la population Suisse tout entiere. Tout cela est faux. 
Ces inventions sont a mettre au compte d'une certaine propagande de guerre 
et de haine. Elles auraient du prendre fin avec la guerre; le paradoxe est qu'au 
lieu de disparaitre, on en aggrave la repetition. 

Ce qui, en revanche, est exact, c'est que les Allemands ont suivi une 
politique antijuive. lis ont cherche une « solution finale territoriale de la 
question juive» {territoriale Endiostun; derJiidisclwu Fragc) par l'emigration 
des juifs, si possible, et par l'evacuation, l'expulsion ou la deportation des 
juifs, si necessaire. Pendant la guerre, ils ont mis un grand nombre de juifs 
europeens dans des camps de concentration, de travail ou de transit. Ils 
envisageaient la creation, apres la guerre, et avec la remise en liberte des juifs 
(bei Freilassung), d'un foyer national juif (jiidischcr Naiionalsiaut) a 
Madagascar ou ailleurs mais, a cause des interets de la nation arabe, 
certainement pas en Palestine. 

Beaucoup de ces camps ont ete ravages par d'abominables epidemies et tout 
le monde aujourd'hui connait les photographies de typhiques, morts ou 
moribonds, trouves a la fin de la guerre dans les camps surpeuples d'une 
Allemagne d' apocalypse. Le veritable nombre des victimes juives n'est pas 
connu parce qu'il n'a pas encore ete recherche de maniere scientifique avec 
tous les moyens dont on dispose maintenant grace a l'ordinateur. Trop de 
personnes ou de groupes preferent s'en tenir a un chiffre comme celui de six 
millions que meme des historiens juifs ne considerent plus que comme 
«symbolique». De ce point de vue, un organisme porte une responsabilite 
particuliere dans la dissimulation de la verite: V Internal iontdcrSuchdicnsi 
d'Arolsen-Waldeck. Cet organisme, qui a son siege en Allemagne, depend du 
Comite internationale de la Croix-Rouge, sis a Geneve. Jusqu'en 1978, il 
possedait une section historique (Historische Abteilung) ouverte aux cher- 
cheurs. Des qu'il est apparu que, grace aux innombrables documents 
consultables a Arolsen, le mythe des chambres a gaz, de 1' extermination des 
juifs et des six millions devenait insoutenablc, V InternationalerSuchdienst, 
cedanta la pression internationale, a clos sa section historique, supprime 



certaines dc ses publications cl declare qu'il se mettait desormais au service 
exclusif des «victimes du national-socialisme». C'est, en effet, par cet 
organisme que doivent passer les millions de «survivants» ou d'ayant-droits 
qui, jusqu'en l'an 2030, ont percu ou percevront des indemnites financieres 
verseesparle contribuable allemand. J'appelle souvent «Arolsen» l'une des 
quatre capitales, en Allemagne, du «mensonge historique». Les trois autres 
capitales sont Ludwigsburg avec sa Zenlralc Sidle des Landesjiistizverwalt- 
ungen zur Verfolgung von NS Tatern, Munich avec son Institut fiir 
Zeilgeschichte et Bonn avec son gouvernement tout entier et, en particulier, 
son ministere de la Justice. 

II y a lieu de penser que, parmi les quarante a cinquante millions de morts de 
la seconde guerre mondiale, les juifs ont eu environ un million de morts. 
Pour Auschwitz meme, le chiffre «symbolique» de toutes les victimes juives 
et non-juives avait ete fixe par le tribunal militaire international de 
Nuremberg a quatre millions (document URSS-008 ayant valeur de preuve 
d'office grace al'article 21 du statut de ce tribunal). Jusqu'en avril 1990, 
d'innombrables visiteurs ont pu voir ce chiffre inscrit en caracteres de bronze 
cl en dix-ncuf lanirucs diiiercntes surles steles d'un monument devant lequel 
venaient s'incliner tous les grands de ce monde. En avril 1990, ces 
inscriptions ont ete enlevees par les autorites memes du musee d' Auschwitz. 
De longues tractations ont suivi pour savoir quel nouveau chiffre on sub- 
stituerait a l'ancien. Aujourd'hui, en mars 1993, il semble qu'on s'achemine 
vers le chiffre d'un million et demi. Mais le jour viendra ou il faudra sans 
doute admettre que le vrai chiffre des morts d' Auschwitz a ete d' environ cent 
cinquante mille. Aucun etre humain n'a ete gaze a Auschwitz niparle moyen 
du Zyklon B ni autrement et, si les Allemands avaient dispose de plus de 
Zyklon B, il serait mort moins de detenus, car ce produit servait a la 
desinsectisation {Entseuchung und Entwesung). Pour reprendre une formule 
connue, «a Auschwitz, on n'a gaze que des poux». (II n'y a nul scandale 
pour des nonnes a occuper aujourd'hui le batiment du theatre d'Auschwitz 
dans une partie duquel les Allemands entreposaient les boites de Zyklon B; 
ces femmes ne resident pas dans un lieu ou se dissimulait l'arme d'un crime 
abominable mais dans un, batiment ou, sous l'embleme de la Croix-Rouge, 
on entreposait du materiel sanitaire). 

Les chiffres des morts ont leur importance. La maniere dont les victimes sont 
mortes importe aussi. Enfin, les faits materiels sont a etablir avec scrupule 
avant tout commentaire ou jugement. Avant d' accuser les Allemands d' avoir 
utilise des chambres a gaz homicides, il aurait fallu etablir l'existence de cette 
arme du crime. Nul tribunal, nul historien ne s'en est soucie. 
Si nous affirmons, au terme de nos recherches, que ces chambres a gaz n'ont 
pas existe et sont meme, dans l'etat actuel de la science, proprement 
inconcevables, c'est pour toute une serie de raisons qui sontd'ordrephysique, 
d'ordre chimique, d'ordre topographique (par exemple vu la topographie 



d'Auschwitz, de Treblinka, etc.), d'ordre architectural (par exemple, vu 
1' architecture des crematoires censes avoir contenu, pres des fours, de telles 
chambres a gaz homicides), d'ordre documentaire et d'ordre historique. II faut 
croire que 1' argumentation revisionniste est solide. En 1981, un professeur 
d'histoire de l'universite de Princeton se distinguait par la durete de ses 
attaques contre Noam Chomsky qui avait defendu mon droit au doute et a la 
recherche. Noam Chomsky etait juif. Ce professeur l'etait aussi. II s'appelait 
Arno J. Mayer. En 1988, soit sept ans apres ces attaques, il consacrait au 
sort des juifs europeens durant la seconde guerre mondiale un ouvrage dont le 
litre etait The "Final Solution " in History. J'en extrais deux courts passages 
qui devraient donner a reflechir aux censeurs du revisionnisme : 

- Sur les chambres a gaz: « Sources for the 
study of the gas chambers are at once rare and unrelia- 
ble '. » 

On nous avait toujours dit que ces sources etaient innombrables et totalement 
sures. 

- Sur les morts dans les camps: «Besides, 
from 1942 to 1945, certainly at Auschwitz, but probably 
overall, more Jews were killed by so-called "natural cau- 
ses" than by "unnatural ones" 2 . » 

Or, on nous avait toujours dit le contraire. 

Voila deux declarations qui tomberont sous le coup de la nouvelle loi Suisse. 
Tandis que les univcrsilaircs anicricains auront, comme Arno J. Mayer, le 
droit de poursuive leurs travaux de recherches et d'en publier le resultat, les 
universitaires suisses, eux, beneficieront du droit a la paresse : il leur suffira 
de consulter la bible du tribunal de Nuremberg. S'ils ne sont pas d'accord 
avec le contenu de cette bible, il leur restera le droit de se taire. 
II n'a pas existe d'«Holocauste» des juifs mais il y a eu une tragedie juive 
qui s'inscrit dans un conflit mondial riche en bien d'autres tragedies, 
notamment, en Europe, la tragedie allemande et la tragedie russe et, en 
Extreme-Orient, la tragedie japonaise et, peut-etre la pire de toutes, la tragedie 
chinoise. Toutes sont dignes de notre compassion, une compassion qui doit 
aller aux vraies souffrances de toutes les victimes de la seconde guerre 
mondiale. Quant au terme d'«holocauste», sans l'ornement d'une majuscule 
ostentatoire, il ne me semble s'appliquer vraiment qu'a l'holocauste des cites 
allemandes et japonaises oil les populations civiles ont ete systematiquement 
brulees dans le deluge du phosphore ou du feu nucleaire deverse par les 
•s britanniques ou americains. 



1.. «Les sources pour 1'ehide des chambres a i>az s< 
ution. »A. Mayer. The "Final Solution".... p. 362. 

2. « D'ailleurs, de 1942 a 1945, cerlainement a ,' 
ussi] dans 1' ensemble [des camps], les causes dites "naturelles" t 
le les causes "non-naturelles".», Id.., p. 365. 



II y a quelque candeur a s'indigner d'un mensonge historique. L'histoire est 
pleine de ces inventions qui lui sont aussi inherentes que les fabrications de 
la propagande de guerre sont inherentes a la guerre. En revanche, 
]' exploitation d'un tel mensonge, accompagnee de la persecution de ceux qui 
denoncent cette exploitation, est autrement grave. Des juifs eux-memes 
critiquent 1' exploitation de l'«Holocauste» (ou «Shoah») a des fins de 
propagande politique ainsi qu'en vue de substantiels benefices financiers. Des 
les annees soixante-dix, ils aimaient a dire : « There 's no business like Shoah- 
business l » En face de ces juifs-la, qui ont le merite de la clairvoyance, on 
remarque malheureusement une proliferation d' associations juives qui, sans 
vergogne, se livrent au commerce des vraies et des fausses soul Trances subies, 
il y a un demi-siecle, par les juifs europeens. Les responsables de ces associa- 
tions en font trop. Pour reprendre l'heureuse expression d'un revisionniste 
Suisse [G.A. Amaudruz] epris de justesse dans le choix des mots, ces juifs a 
la Simon Wiesenthal ne sont que des maximalistes. 

Leur reussite dans le matraquage des esprits est exceptionnel (et Ton voudra 
bien noter que je ne parle pas de «complot»). Je voudrais donner ici un 
exemple du degre d'aveuglement ou de sideration auquel ils ont, avec l'aide 
des medias, conduit des milliards d'hommes depuis 1945. Prenons a nouveau 
la magique chambre a gaz, celle qui defie les lois de la physique et de la 
chimie. En bonne logique, ce siecle, qui se croit materialiste et qui se decrit 
comme le siecle de 1' image, devrait faire montre d'un extreme scepticisme sur 
le sujet puisque personne, en realite, n'a vu de chambre a gaz nazie et puisque 
personne ne sait comment cette chambre etait faite ni comment elle 
fonctionnait. Or presque tous les hommes en sont venus a croire le contraire; 
ils s'imaginent qu'ils savent comment fonctionnait cette arme terrifiante ; ils 
croient pouvoir la decrire; ils s'imaginent, pour certains, en avoir visite et ils 
sont persuades de l'avoir vue a la television a maintes reprises, dans des films 
documentaires. La realite est toute differente. Les locaux qu'a Auschwitz ou 
ailleurs on leur a presente comme des chambres a gaz nazies (soit en l'etat 
d'origine, soit a l'etat de reconstruction », soit a l'etat de ruines) ne sont que 
des pieces inoffensives abusivement denommees chambres a gaz. II s'agit, en 
fait, soit de douches, soit de chambres froides de morgues (LeichertluiIIe ou 
Leichenkeller), soit d'abri anti-aerien ou, pour d'evidentes raisons physico- 
chimiques, tout gazage d'etres humains au Zyklon B aurait ete impraticable 
ou aurait tourne a la catastrophe generale. II n'y a pas de vraies photographies 
de chambres a gaz nazies. 

Je voudrais brievement rappeler ici comment le litteraire que je suis en est 
venu a decouvrir les impossibilites physico-chimiques de la chambre a gaz 
nazie. Aujourd'hui, tous les revisionnistes connaissent notre argumentation 



physico-chimique mais je rappelle que, dans les annees soixante-dix, a peu 
pres personne n'en avait l'idee. Moi-meme, de 1960 a 1976, j'avais 
accumule, grace a la lecture de Paul Rassinier et d'autres revisionnistes 
comme Arthur R. Butz, un grand nombre d'arguments d'ordre documentaire 
ou historique qui prouvaient que les chambres a gaz n'avaient pas pu exister. 
En 1975 et 1976, j'avais visite Auschwitz et j'y avais releve beaucoup 
d'impossibilites physiques etdesupercheries. J'avais ete le premier au monde 
a decouvrir les plans des crematoires d' Auschwitz censes avoir contenu des 
chambres a gaz homicides. Mais tout cela n'etait pas decisif. 
J'ai la manie de m'interroger sur le sens des mots. Un beau jour, je me rendis 
compte que, depuis de longues annees, je m'interessais au probleme des 
chambres a gaz sans meme m'etre pose la question prealable: «Mais, au fait, 
qu'est-ce qu'une chambre a gaz ? » C'est alors que je pris conscience de ce 
que, comme la plupart des gens, je m'imaginais qu'une chambre a gaz pouvait 
etre n'importe quelle piece avec du gaz dans cette piece. C'etait une erreur. Je 
confondais la gazage d' execution avec le gazage suicidaire ou le gazage 
accidentel. Dans le gazage d'execution, on cherche a tuer avec du gaz mais on 
veut soi-meme echapper aux effets de ce gaz : on ne veut ni etre tue ni meme 
etre intoxique. La est le hie. La est le point qui change tout. De toutes les ar- 
mes, le gaz est la moins maniable. Et que dire du Zyklon B ou de l'acide 
cyanhydrique qui est si dangereux ? J'etudiais done le Zyklon B. Je 
decouvrais qu'il s'agissait d'un produit invente en 1922 et encore en usage, a 
l'heure ou je l'etudiais, pour la disinfection et la desinsectisation. Je me 
lancais a corps perdu dans la lecture d'ouvrages ou d'articles techniques. Plus 
j'avancais dans mes investigations, plus il m'apparaissail difficile d'execuler 
un etre humain et, a plus forte raison, une foule d'etre humains avec du 
Zyklon B. II aurait fallu a ces chambres a gaz nazies une extraordinaire 
etancheite, des moyens specifiques d'apport et de repartition du gaz, un 
fantastique systeme d' evacuation du gaz apres V execution, un procede de 
neutralisation du gaz ejecte et, surtout, il aurait fallu je ne sais quelle 
machinerie pour rendre inoffensif le gaz qui, impregnant profondement les 
cadavres, aurait rendu perilleuses toute approche et toute manipulation de ces 
cadavres. Le Zyklon B adhere longtemps aux surfaces. II est long et difficile a 
ventiler et a evacuer. II adhere au corps humain et il le penetre a tel point 
qu'un homme qui vient d'etre tue par une dose massive d'acide cyanhydrique 
ne peut plus etre touche a mains nues. L'empoisonnement dans ce cas se fait 
par simple contact de la peau. Lisant les pretendus «memoires» de Rudolf 
Hoss, j'y decouvrais d'abord que «la» chambre a gaz d' Auschwitz n'etait 
pour ainsi dire pas decrite. Puis a ma stupefaction, je me rendis compte, par 
le rapprochement de deux passages distincts de ces «memoires» que, s'il 
fallait en croire Rudolf Hoss, l'equipe de juifs du >om koimmmrio char; 
de sortir les cadavres apres l'operation de gazage etait censee faire ce travail 
gigantesque a mains nues et sans masque a gaz, des l'ouverture des portes, 



cette ouverture se faisant aussitot (sofort) la mort des victimes. II s'agissait 
la d'une impossibilite radicale. La, comme en d'autres points de ses «me- 
moires» rediges en prison, R. Hoss avait ecrit sous la dictee de ses geoliers 
communistes. 

Comment se fait-il, me demandai-je en 1977, qu'une nation comme la nation 
allemande, si fertile en esprits ingenieux et en chimistes de premier plan, 
n'ait jamais eu, au moins en apparence, d'ingenieurs, de chimistes, d'experts 
en criminologie, pour relever cette impossibilite radicale ? 
La-dessus, je songeais que les Americains utilisaient, dans certains 
penitenciers, des chambres a gaz pour l'execution de leurs condamnes a mort. 
Je me mis a etudier ces chambres a gaz ou, precisement, on employait de 
l'acide cyanhydrique. Je visitais la chambre a gaz du penitencier de Baltimore. 
Je me procurai la documentation necessaire sur la procedure d'execution. 
J'avais auparavant lance une veritable enquete aupres de tous les penitenciers 
americains disposant de ce systeme de mise a mort. L' ensemble des reponses 
recues, ajoute a mes propres investigations sur place, me confirmait 
l'etonnant et necessaire complexity de tout systeme d'execution d'un 
condamne par recours a l'acide cyanhydrique. Je publiais par la suite des 
photographies qui, par leur simple juxtaposition, temoignaient d'une 
evidence criante : on se moquait de nous en nous montrant, a Auschwitz ou 
ailleurs, de pauvres et inoffensifs locaux baptises, pour la circonstance, 
« chambres agaz». 

La encore, j'etais perplexe: «Comment se fait-il, me demandai-je, qu'aux 
USA ou se trouvent ces penitenciers dotes de chambres a gaz d'execution, il 
ne se soit pas manifeste un seul homme, meme parmi les revisionnistes, 
pour dire que, vu le degre de sophistication scientifique indispensable a 
l'execution d'un homme avec de l'acide cyanhydrique, les chambres a gaz 
nazies ou Ton aurait execute des milliers d'hommes a la foi ne pouvaient 
relever que de la fantasmagorie ?» 

En 1988, grace a ma correspondance des annees soixante-dix avec les peniten- 
ciers americains, E. Zundel devait decouvrir un expert en chambres a gaz 
americaines: Fred Leuchter. J'allais voir ce dernier a Boston. Je me 
rappellerai toujours le moment ou je decouvris que cet homme, si vif 
d'esprit, ne s'etait jamais interroge sur la possibilite d'existence et de 
fonctionnement des chambres a gaz nazies. II croyait a l'existence de ces 
chambres a gaz parce que tout le monde y croyait. Surpris par la 
documentation que je lui montrais sur le sujet, il allait accepter, vous le 
savez, de se rendre a Auschwitz et a Majdanek pour une enquete sur place. 
Aujourd'hui, tous ceux qui s'interessent a la question de l'«Holocaust» 
connaissent le fameux rapport Leuchter, qui confirme pleinement la these 
revisionniste. D'autres expertises ont confirme, ensuite, l'expertise Leuchter. 
Mais, a mon humble avis, cette frenesie d'expertises ne peut plus rien nous 
apporter d'essentiel. Je me felicite, bien sur, de constater que des scientifiques 



allemands ou autrichiens fournissent enfin leur caution a nos decouvertes 
mais - qu'ils veuillent bien me le pardonner - pourquoi les Allemands et les 
Autrichiens ne se sont-ils pas eveilles plus tot ? Pourquoi a-t-il fallu que 
nous nous battions si longtemps, dans une solitude extreme, sur le terrain 
scientifique avant que les premiers interesses songent enfin a nous apporter 
leur appui ? Et pourquoi les revisionnistes allemands eux-memes - qui, tel 
Wilhelm Staglich, sont surtout restes sur le plan de 1' argumentation 
historique ou judiciaire - n'ont-ils pas plus tot trouve un appui aupres de 
ceux de leurs compatriotes qui, sur le terrain de la physique et de la chimie, 
auraient pu leur apporter une aide decisive ? 

Le paradoxe des ouvrages ou Ton a, jusqu'a ces dernieres annees, essaye, 
vaille que vaille, de continuer de defendre la these absurde de l'existence des 
chambres a gaz nazies tient au fait que pas un seul de ces ouvrages ne 
contient une representation materielle de ces etonnantes chambres a gaz. Pas 
une photographie, pas un dessin technique, pas une maquette ne nous 
permettent, dans ces ouvrages, de voir et d'examiner Vintegralite d' 'une seule 
de ces chambres a gaz et d'en comprendre la technique et le fonctionnement. 
La derniere tentative des exterminationnistes date de 1989. Cette annee-la, 
Serge et Beate Klarsfeld ont commis l'imprudence de publier en Anglais un 
enorme ouvrage du pharmacien francais Jean-Claude Pressac: Auschwitz, 
Techniques and Operation of the Gas Chan/hers. Lc litre est iallacieux. Rien 
dans ce pensum ne permet de voir a quoi pouvait bien ressemble ces cham- 
bres a gaz ainsi que leur technique et leur fonctionnement ! 
Beaucoup de revisionnistes ne se rendent pas compte que la seule question a 
poser a son adversaire est: « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre a gaz 
nazie», tout comme on pourrait dire: « Montrez-moi ou dessinez-moi les 
habits du roi [qui, en realite, est nu] » ou « Montrez-moi ou dessinez-moi tout 
objet materiel en la realite duquel vous voulez que je croie.» Ensuite, mais 
seulement ensuite, on discuterait de la realite ou non de cette arme 
prodigieuse. 

Si un homme veut savoir ce qu'est, par exemple, une maison, un moteur, 
une arme, une centrale nucleaire, un four crematoire, une chambre a gaz pour 
l'entrainement des recrues au port du masque, une chambre a gaz pour la 
disinfection des habits, une chambre a gaz pour le traitement des fruits, il n'a 
que l'embarras du choix. II pourra consulter des ouvrages ordinaires ou 
techniques, des dictionnaires specialises ou non-specialises, des 
encyclopedies. II y decouvrira des photographies, des maquettes, des 
explications techniques. Mais si le meme homme, qui accuse les Allemands 
d'avoir cree et utilise l'une des armes les plus abominables qu'avait concues 
le genie humain, veut simplement savoir, en fin de compte a quoi cette arme 
pouvait bien ressembler, il ne trouvera... rien. Rien, sinon peut-etre d'indi- 
gentes photographies ou esquisses accompagnees d'une legende purement af- 
firmative telle que: « Chambre a gaz». Le mutisme, sur ce point, des ouvra- 



ges historiques, scientifiques ou techniques et le silence des die 
des encyclopedies sont eloquents. 
Le grand public ne se rend pas compte qu'on l'abuse. II ne voit pas qu'il n'a, 
en fait, jamais vu de chambre a gaz nazie. Les juges qui condamnent les 
revisionnistes nous infligent peines de prison, amendes et sanctions diverses 
parce que nous refusons de croire en une chose materielle qu'ils sont eux- 
memes incapables de nous montrer ou de nous decrire. 

Ce phenomene general d' ignorance, d'aveuglement, de credulite se rencontre 
aussi dans la foi qu'on accorde trop souvent aux «innombrables temoignages 
des survivants des camps ». La encore, il suffirait d'un instant de reflexion 
pour ouvrir les yeux sur la realite. Le fait meme qu'il existe d'«innombrables 
survivants » va a l'encontre de la these selon laquelle les Allemands auraient, 
pendant des annees, mis des juifs dans des camps pour les y exterminer. II est 
vrai que chacun de ces « survivants » se presente comme un «miracule» et 
meme, puisque beaucoup d'entre eux sont alles de «camps d' extermination » 
en «camps d' extermination », comme un «miracule» a la puissance n. Mais 
enfin, si mois apres mois, nous apprenions par les livres, par les journaux et 
par la television qu'aLourdes il vient de se produire un miracle de plus, les 
lecteurs ou les spectateurs deviendraient - et e'est normal - de plus en plus 
sceptiques. Des miracles a repetition ne sont plus des miracles mais soit de 
faux miracles, soit des manifestations d'une loi naturelle et normale. 
L'etrange, quand il s'agit des «miracules» juifs des pretendus «camps 
d'extermination» allemands est que, plus ces miracules se multiplient, plus 
on croit au miracle de leur survie. La realite est que ces camps etaient, 
comme je l'ai dit, des camps de concentration, de travail ou de transit; aussi 
est-il normal qu'un demi-siecle apres leur internement dans ces camps on 
voie encore apparaitre aujourd'hui, bel et bien vivants, d'anciens detenus 
comme Simon Wiesenthal, Simone Veil, Samuel Pisar, Elie Wiesel, Henri 
Krasucki et tant d'autres juifs qui se parent du litre de «survivants». Loin 
d'etre des temoins de l'«Holocauste», ils sont des preuves vivantes qu'il n'y 
a pas eu d'«Holocauste». Le litre de «survivant» est d'ailleurs abusif. Les 
anciens combattants russes et allemands de Stalingrad ne seraient-ils pas des 
« survivants » ? Et nous tous, civils ou militaires, qui avons survecu a 
l'abominable boucherie de 1939-1945, ne serions-nous pas, nous aussi, des 
« survivants » ? Pourquoi faut-il que, par une sorte de reflexe conditionne, 
nous ne songions qu'aux juifs lorsqu'il est question des « survivants », de 
meme que nous ne pensons qu'aux Allemands (et a leurs allies de la derniere 
guerre) quand on nous parle de «criminels de guerre » ? 
II n'existe rigoureusement aucun temoin qui puisse attester de l'existence et 
du fonctionnement des chambres a gaz nazies. Apres la guerre, il s'est trouve 
quelques imposteurs qui se sont presentes en temoins et on a publie des 
ouvrages censement ecrits par des « temoins des chambres a gaz». Ces 
imposteurs avaient beau jeu de multiplier leurs temoignages a la barre des 



tribunaux puisqu'aucun juge, aucun procureur, aucun avocat de la defense 
n'osait faire subir a ces gens l'epreuve, pourtant normale, du contre- 
interrogatoire sur la materialite du fait rapporte. II a fallu attendre 1985 pour 
que, pour la premiere fois au monde, un temoin de ce genre soit contre- 
interroge. Cela se produisit a Toronto (Canada) au premier « proces Zundel». 
Le temoin etait le meilleur des temoins possibles, le D r Rudolf Vrba, qui 
etait a l'origine de ce qu'ont appelle soit les «Protocoles d'Auschwitz», soit 
le «War Refugee Board Reports (publie a Washington en novembre 1944). 
L'avocat d'Ernst Zundel s'appelait Douglas Christie. J'etais le conseiller de 
ce dernier et, a mesure que se developpait le long contre-interrogatoire du Dr. 
Vrba, je fournissais a D. Christie les questions a poser. L'epreuve fut 
crucifiante pour l'imposteur qui, accule dans ses derniers retranchements, finit 
par admettre que, dans son pretendu temoignage, partout presente comme 
criant de verite et d'une exactitude maniaque, il avait eu recours a ce qu'il 
appelait pudiquement la « licence poetique». A ce meme proces on assista a 
1'effondrement, aussi, du meilleur expert possible de la these 
exterminationniste, le D r Raul Hilberg, auteur de The Destruction of the 
European Jews. La aussi, je conseillais l'avocat Douglas Christie («The 
battling barrister »). 

Lors de mes proces, il m' arrive de rencontrer dans la salle du tribunal des 
juifs qui se presentent a moi comme des « temoins des chambres a gaz». Le 
malheurest qu'ils refusent de venir temoigner a la barre. Mon, habitude est 
de regarder ces temoins dans les yeux et de leur faire la plus simple des 
demandes: « Decrivez-moi la chambre a gaz et l'operation de gazage que vous 
pretendez avoir vues. » lis battent immediatement en retraite et me disent que, 
s'ils avaient vu cela, ils ne seraient pas la pour me parler. D'ou je deduis que 
ces gens sont des imposteurs puisque, aussi bien, ils se presentaient a moi es 
qualites en «temoins des chambres a gaz». De la reponse de cces personnes, 
je deduis egalement que'il n'y a pas pu exister de temoins des chambres a gaz 
et que des gens comme Martin Gray et Filip Mukker sont aussi des 
imposteurs. En 1983, S. Veil a jete l'eponge; elle a alors declare: «Chacun 
sait que les nazis ont detruit ces chambres a gaz et supprime systemati- 
quement tous les temoins '. » Je ne reviendrai pas ici sur cette pirouette et je 
demanderai simplement qu'on enregistre bien l'aveu de Simone Veil: il n'y a 
pas de temoins des pretendus gazages homicides d' Auschwitz ou d'autres 
camps. 

Un seul enorme mensonge historique a ainsi entraine une multitude de 
moindres mensonges, de calomnies, d' accusations diffamatoires qui, par leur 
abondance et leur repetition, ont cree une mise en condition des esprits. 
Ce mensonge historique et cette humiliante mise en condition ont-ils quelque 
chance d'une longue survie ? Malheureusement, je le crains. Mais il s'agit la 

1. France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47. 



d'un chapitre sur lequelje ne m'etendrai pas ici. Ce que je sais, c'est que 
l'«Holocauste» prend un caractere religieux de plus en plus prononce parce 
que le debat historique ou scientifique entre revisionnistes et 
exterminationnistes a definitivement tourne a l'avantage des revisionnistes. 
Aussi les revisionnistes ont-ils a subir une repression de plus en plus 
accentuee mais le revisionnisme historique, lui, ne pourra que, l'emporter a 
la longue. 

II est, comme l'a dit un jour un avocat francais, Pierre Pecastaing, «la grande 
aventure intellectuelle de la fin de ce siecle». Cette aventure est dangereuse et 
exaltante. Aussi attire-t-elle de plus en plus de jeunes esprits, enthousiastes 
et desinteresses, tels que le votre. 

[Texte original francais de «Brief ander Verfasser» (22. Marz 1993), 
en guise de preface au livre de Jurgen Graf, Der Holocaust-Schwindel, 
p. IV-XIV.] 



5 Janvier 1993 

Pour M e Jean Stevenin, 

avocat de P. Costa et L. Gentel. 

Analyse du temoignage ecrit de Michel Gelber 

Michel Gelber, ne le 17 octobre 1906 a Rawa-Ruska (Galicie, alors 

autrichienne) et deporte le 16 juillet 1942 a Auschwitz, pretend avoir partici- 

pe a un gazage homicide sur des juifs «vers le 20 septembre 1942». Ce n'est 

qu'un faux temoin pour les raisons suivantes : 

1. Selon la vulgate exterminationniste, a Auschwitz et a Birkenau les 

Allemands auraient utilise un insecticide, le Zyklon B (invente en 1922 et 

encore en usage aujourd'hui) pour executer leurs victimes. 

Le Zyklon B est essentiellement de l'acide cyanhydrique ou acide prussique 

ou gaz cyanhydrique. Ce gaz presente la particularite d'etre extremement 

dangereux et tres difficile a utiliser (par un personnel entraine). II adhere 

fortement aux surfaces. II est long et difficile a ventiler. II faut, en general, 

vingt-quatre heures pour ventiler une piece desinfectee au Zyklon B. Ce gaz 

penetre le corps humain : la chevelure, la peau, les ouvertures naturelles du 

corps. Le cadavre d'un sujet qui vient d'etre fortement cyanure devient, par 

simple contact, une source d'empoisonnement. 

Meme avec un masque a gaz a filtre special, meme avec un tablier, des gants 

et des bottes de caoutchouc, il y a danger. Aucun effort physique provoquant 

une acceleration de la respiration n'est possible: le filtre perdrait son 

efficacite. 



L'effroyable sophistication des chambres a gaz americaines n'est pas due a un 
gout de luxe ou de complication; elle est indispensable. Les deux principales 
difficultes sont celles de I'hennelicilc de la chambre et de V evacuation du gaz, 
(precedee de sa neutralisation dans un barbolcur). La chambre a gaz n'est faite 
que d'acier et de verre. Elle n'a qu'une porte, avec systeme de verrouillage 
comme dans les sous-marins. S'il y avait deux portes, les problemes 
d'hermeticite s'en trouveraient doubles. 

Par consequent, le temoin Gelber se moque du monde quand il affirme avoir 
respire «des relents de gaz suffocants* avec, pour toute protection, un chiffon 
lui couvrant le nez et la bouche. Ces relents l'auraicnl mslanUinemenl tue el 
la besogne d'cvacualion des cadavrcs if aurail pas pu s'accomplir. L'ensemble 
des cadavres impregnes d'acide cyanhydrique aurait constitue un formidable 
amas de poison, un amas totalement intouchable et intransportable. 
II se moque du monde quand il parle d'une ouverture des portes dix minutes 
apres leur fermeture. 

II se moque du monde quand il decrit une chambre a gaz... en bois (c'est une 
premiere !) avec une cheminee en bois, un toit de chaume et des portes 
(pluriel) de cinq metres de large ! Aucune hermeticite n' aurait ete possible et 
le bois se trouve etre particulierement propice a la retention de l'acide 
cyanhydrique. De plus, le gaz, evacue par la cheminee, aurait empoisonne les 
environs (en cas d' operation de disinfection, en France comme en Allemagne, 
on aposte des gardes jour et nuit autour du local a desinfecter, cela pour 
interdire toute approche et les gardes doivent prendre position de maniere a 
eviter que le vent ne puisse eventuellement rabattre le gaz dans leur direction. 

2. II est connu des historiens que toute la zone du camp de Birkenau, 
comprise entre la Vistule et son affluent la Sola, etait marecageuse. Les 
cartes polonaises de l'epoque le montrent. L'eau affleurait partout, et surtout 
en 1942; meme en 1944, apres les travaux de derivation, la nappe d'eau 
restait toute proche de la surface. 

Par consequent, le temoin Gelber se moque du monde quand il affirme qu'en 
1942 les cadavres etaient decharges dans des fosses de deux metres de 
profondeur. 

3. La chaux ne devore pas les chairs au point de reduire un cadavre a l'etat de 
squelette ; ni « bien vite » ni en une duree quelconque. 

Par consequent, le temoin Gelber se moque du monde quand il affirme que, 
«durant cette nuit», les cadavres etaient «bien vite» reduits a l'etat de 
squelettes. Imagine-t-on le chaudron de sorcieres constitue par chacune de ces 
fosses en effervescence chimique ? 

4. A environ un kilometre de Birkenau, la ou le temoin Gelber semble situer 
sa chambre a gaz en bois avec, aproximite, des rails d'une longueur de deux 
cents metres au moins, il n'y avait pendant la guerre, et il n'y a eu apres la 
guerre, aucune trace d'un tel ensemble. Cet endroit ne pourrait etre que dans 
le Birkenwald: la foret de bouleaux. Or, aucune des nombreuses photos 



aeriennes de l'aviation alliee ne montre la moindre trace d'un tel ensemble : il 
n'y a pas meme de clairiere. En revanche, sur ces photos, on distingue 
parfaitement les moindres details du camp, de ses batiments, de sa ligne de 
chemin de fer et de tout le secteur sanitaire proche de la pretendue chambre a 
gaz en bois; ce secteur comprenait les dix-huit baraquements de l'unite hospi- 
taliere reservee aux detenus, le terrain de football attenant, les crematoires, les 
bassins de decantation, le grand canal de derivation des eaux, le « sauna 
central » (avec douches, salles de disinfection, etc.). 

5. Cela dit, le temoin Gelber est remarquablement vague. II ne decrit rien de 
l'interieur de la chambre a gaz en bois, rien de la procedure de gazage, rien de 
la machinerie qui aurait ete necessaire. II ne nomme pas le gaz, ne dit pas 
dans quoi il etait contenu, qui le versait et comment. En cela il est semblable 
a tous les pretendus temoins de son espece. Comme il n'existe, par ailleurs, 
aucune trace materielle de cette arme prodigieuse d'un crime prodigieux ni, 
par consequent, aucune expertise de l'arme du crime, la these aujourd'hui 
dominante est celle de Simone Veil: «Les Allemands ont efface toutes les 
traces et supprime tous les temoins. » On demandera: « Y compris Gelber ?» 
Et s'il n'y a ni trace, ni temoin, devant quoi se trouve-t-on ? 

6. Je vous rappelle pour memoire la douzaine de « cliches du faux temoignage 
sur les chambres a gaz» que je vous ai enumeres au telephone, sans compter: 
«Comment savait-il que ces gens nus etaient des juifs ?» etc. 

P.S. : La piece d'etat-civil porte que les deux enfants Gelber sont deci- 
des le meme jour, soit le 28 septembre 1942. II faut savoir que c'est 
en vertu d'une decision de 1' administration francaise que la date retenue 
pour le deces des presumes disparus est celle du jour meme ou du len- 
demain de l'arrivee au camp. Ces enfants ont fait partie du convoi qui 
a quitte Drancy le 23 septembre 1942 et qui est arrive a Auschwitz le 
27. 

II faut accueillir avec beaucoup de prudence ces decomptes de morts. 
C'est ainsi que Michel Gelber lui-meme a ete comptabilise comme ga- 
ze par Sonic Klarsi'old dans son Manorial de la deportation des juifs de 
France ! Par la suite, M. Gelber a ete ressuscite par Klarsfeld dans un 
additif a ce Memorial. 

[Reponse a une demande de consultation de M e Jean Stevenin pour un 
proces de MM. Philippe Costa et Laurent Gentel, publiee sous le titre 
«Le temoignage de Michel Gelber», Nouvelle Vision, n° 28, mars- 
mai 1993, p. 9 a 12. L' attestation sur l'honneur - manuscrite - de 
Michel Gelber a ete redigee pour son avocat a Nancy le 12 mars 1992 
a l'occasion d'un proces intente devant le tribunal de Fontainebleau 
aux revisionnistes Philippe Costa et Laurent Gentel. Cette attestation 



n'a pas ete lue et le temoin n'a pas comparu, ce qui, en soi, tend a 
confirmer que les exterminationnistes sont les premiers a savoir que 
leurs «temoins des chambres a gaz» sont des imposteurs.] 



Lettre a M. le Directeur de La Montagne 

Concerne : On en parle 
«Ceux du ghetto de Varsovie» (17 avril 1993, p. 12) 
Monsieur, 

Votre presentation de ce qu'on a pris l'habitude d'appeler «la revoke du 
ghetto de Varsovie» peche malheureusement par un assez grand nombre 
d'erreurs graves en ce qui concerne les faits et, par voie de consequence, 
suscite de votre part des commentaires inappropries. 

Cette revoke n'a pas ete celle des « habitants » mais de petits groupes armes 
dont le total, d'apres Marek Edelmann lui-meme, a ete d'environ deux cent 
vingt personnes (sur une population d'environ trente-six mille juifs 
officiellement enregistres et d'environ vingt mille clandestins). 
Le «reseau de blockhaus» etait essentiellement des abris anti-aeriens. Les 
Allemands avaient ordonne la construction de ces abris et delivre les quantites 
de ciment et de materiaux necessaires. Beaucoup de juifs etaient employes par 
les Allemands dans les usines et les ateliers du ghetto. 

Vous dites que, le 19 avril, les Allemands ont avance «enrangs serres avec 
leurs chars et leurs voitures blindees». En fait, il n'y a eu qu'un seul char, 
d'ailleurs francais, capture pendant la campagne de France, et deux voitures 
blindees. 

Vous dites que, ce jour-la, «pas un seul Allemand n'en sortit vivant». En 
fait, il n'y a eu aucun mort mais douze blesses (six Allemands et six 
suppletifs, dits «Askaris»). 

Vous dites: «Le commandement allemand fait appel aux avions qui 
bombardent le ghetto. » En fait, il n'y a eu aucun bombardement aerien. 
Vous dites: «Le general Stroop fait ses comptes : 56.065 juifs sont morts.» 
En fait, ce chiffre est celui des arrestations (erfasst). 

Le chiffre des morts juives n'est pas connu. Celui des morts allemandes a ete 
de seize. L' affaire a dure vingt jours. Stroop l'a menee avec lenteur parce que 
Himmler avait ete indigne des pertes du premier jour (douze blesses) dues a 
l'inconscience du predecesseur de Stroop, Sammern-Frankenegg (d'ailleurs 
immediatement releve de son commandement). Des le troisieme jour, les 
groupes armes juifs avaient tente de fuir mais avaient ete enfermes dans la 
nasse. 



On ne mettra en doute ni leur heroi'sme ni le caractere tragique de toute 
1' affaire, avec une population civile prise elle-meme dans un combat entre 
quelques formations disparates de l'armee allemande et de petits groupes de 
francs-tireurs disperses dans la population. N'en deplaise a Stroop (que ses 
collegues allaient par la suite mepriser pour le tapage mene autour de ce qui 
leur apparaissait comme essentiellement une operation de police) et n'en 
deplaise a certains propagandistes a la Goebbels ou a la Himmler, toute cette 
affaire fut bien loin de constituer une revoke «apocalyptique», comme vous 
dites, surtout si on la met en rapport avec les dizaines de milliers de morts 
pendant ces vingt jours sur les champs de bataille ou dans les villes 
bombardees. 

II n'y a eu ni «revolte du ghetto de Varsovie » ni « insurrection du ghetto de 
Varsovie». Ces appellations de caractere epique ne correspondent pas aux 
faits. Pour citer a nouveau M. Edelmann, «il n'y a jamais eu 
d'insurrection». Ce sont les Allemands qui ont pris l'initiative de cette 
operation de police. Depuis plusieurs mois, ils avaient decide et commence le 
transfert des usines et des ateliers ainsi que des juifs et de leurs families vers 
la zone de Lublin. Les deux principales organisations juives armees dont le 
programme comportait F usage «de la terreur et du sabotage* contre la police 
juive, les Conseils juifs et les gardes d'usines et d'ateliers ne l'entendaient 
pas de cette oreille. Avec le transfert de la population, elles etaient 
condamnees a la disparition. 

En aout 1944, l'armee [polonaise, NdE] de l'lnterieur (AK) de «Bor» 
Komorowski a, elle, declenche une insurrection contre les Allemands. 
Je souhaite que La Montagne en general et M. Daniel Desthomas en 
particulier se renseignent mieux sur les faits rapportes et n'en fournissent que 
des commentaires appropries. 

P.S. Je suis, bien sur, a votre disposition pour vous indiquer mes 
sources, qui sont a la portee de tous. 



28 avril 1993 

Le ghetto de Varsovie en avril-mai 1943: 
Insurrection ou operation de police ? 

Chaque annee, aux environs du 19 avril, les medias commemorent ce qu'ils 
appellent « la revoke », «le soulevement» ou «l'insurrection» du ghetto de 
Varsovie. Dans les recks des journalistes, 1' affaire tend a prendre des 
proportions de plus en plus epiques et symboliques. 



«I1 n'y a jamais eu d'insurrection»'. Cette replique, vieille de cinq ans, est de 
Marek Edelman, qui fut l'un des principaux responsables des groupes armes 
juifs du ghetto. M. Edelman ajoutait: «Nous n'avons pas meme choisi le 
jour; les Allemands l'ont impose en penetrant dans le ghetto pour chercher 
les derniers juifs. » II precisait que le nombre des juifs qui combattirent les 
armes a la main ne depassa jamais le chiffre de deux cent vingt. 
II n'y eut pas d' insurrection de tout un peuple pour obtenir sa liberte ou se 
defendre contre la deportation; il n'y eut que la reaction d'une poignee de 
jeunes juifs qui, voyant les troupes allemandes penetrer dans leur sanctuaire, 
essayerent d'abord de s'y opposer, puis tenterent de fuir le troisieme jour et, 
enfin, encercles, se defendirent les armes a la main. En vingt jours 
d'escarmouches, les Allemands et leurs auxiliaires allaient perdre quinze 
hommes. 2 Le tout s'apparenta a une operation de police en pleine guerre 
plutot qu'a une veritable insurrection comme celle qu'allaient declencheren 
aout 1944, a Varsovie, les resistants polonais de l'Armee de 1'Interieur sous 
la direction du general «Bor» Komorowski. Or, c'est a peine si les medias 
commemorent cette heroi'que insurrection polonaise, que les Sovietiques 
laisserent les Allemands ecraser tout a loisir. Les resistants polonais d'aout 
1944 se battirent avec un tel courage que les troupes allemandes leur rendirent 
les honneurs militaires. 

II n'est pas sans interet de savoir pour quel motif, en avril 1943, les 
Allemands avaient pris la decision de lancer une operation de police au sein 
du ghetto de Varsovie. 

Les juifs regroupes dans ce « ghetto » ou ce «quartier juif» constituaient une 
population d' environ trente-six mille personnes officiellement enregistrees 
auxquelles s'ajoutaient, selon toute probability, plus de vingt mille 
clandestins. Le ghetto etait en quelque sorte une ville dans la ville, 
administree par un Judenrat ou Conseil juif et une police juive qui 
collaboraient avec les autorites d' occupation, y compris contre les 
«terroristes» juifs. Des abris anti-aeriens avaient ete edifies sur instruction 
des Allemands a la suite d'un premier bombardement de Varsovie par 
l'aviation sovietique en 1942; pour ce faire, les Allemands avaient fourni aux 
juifs le ciment et les materiaux necessaires. Ce sont ces abris anti-aeriens que 



1. Liberation, 18 avril 1988, p. 27. 

2. Document de Nuremberj PS 1061, Rapportdu I6mai 19 13 intitule: "II n'y a 

plus de quartier juif a Vai"so\ ie" |Ks siht keincn jiidischen Wohnbezirk in Warschau 
mehr I], TMI, XXVI, p. 628-694, suivies d'un choix de dix-huit photographies sur 
cinquante-quatre. En 1979, un ouvrage fut publie, aux Etats-Unis, qui se presentait 
comme une reproduction en i'ac simile du rarip.nl et des communiques du general 
Stroop en allemand a\ ec une traduction en anglais : The Jewish Quarter of Warsaw Is 
No More ! The Stroop Report, (non pagine). Le ghetto de Varso\ ie etait « ouverl nial 
gre le mur d'enceinte: en ci en il in ritail i doute plus la denomination de 
« quartier juif» que de ghetto. Les escarmouches proprement dites durerent du 
19 avril au 8 mai 19-13. soil pendant vingt jours. 



la legende allait transformer en «blockhaus» et en « bunkers » comparables, 
pour un peu, aux casemates de la Ligne Maginot. 

Des ateliers et des usines fonctionnaient et des ouvriers juifs y travaillaient 
pour le compte des Allemands dont ils etaient les fournisseurs. Un commerce 
intense s'exercait a l'interieur du ghetto. De petits groupes armes, ne 
representant pas plus de deux cent vingt personnes, dont le programme 
comportait l'usage de «la terreur et du sabotage*, se livraient a des exactions 
contre la police juive, contre les Conseils juifs et contre les gardes d' usines 
etd' ateliers. 1 Ces «terroristes» tiraient profit de l'activite industrielle et 
commerciale du ghetto, rackettaient les commercants ou les habitants, 
exercaient sur eux menaces et chantages, allant, par exemple, jusqu'a les 
emprisonner dans leurs maisons pour en obtenir les sommes d' argent 
exigees; ils reussissaient meme a acheter des armes aux soldats qui, a 
Varsovie comme souvent a l'arriere du front, constituaient une troupe 
disparate, mal entrainee, peu motivee; il leur arrivait aussi de commettre des 
attentats contre des militaires allemands ou des « collaborateurs » juifs. 
L'insecurite grandissait. Pour cette raison, la population polonaise dans son 
ensemble etait de plus en plus hostile a 1' existence de ce ghetto et les 
Allemands, de leur cote, craignaient que celui-ci ne devint une menace pour le 
noeud ferroviaire que representait la ville de Varsovie dans leur economie de 
guerre et dans le transport des troupes en direction du front russe. 
Himmler prit alors la decision de transferer la population juive ainsi que les 
ateliers et usines vers la zone de Lublin (dans le sud de la Pologne) et deraser 



I . Sur ccs points coninic sur bicn d'aulrcs on consnltcra Detainment : Yisracl Gut 
man, The Jews of Warsaw 1939-1943. Ghetto, Underground, Revolt, et II y a 50 ans: 
le soulevenienr du ghetto dt Varsovie. Dans ce dernier ouvrage figure la rendition 
d'un article d' \d n ' ml i a i I us 1c till in 1 |ties documents sur 

la rcxoltc du ghetto de Varsovie » (p. 16(1 169). A hi page 16? sc trouvent les « directi 
ves generales pour le combat de ('Organisation Juive de Combat*. Etaient prevues 
des « actions dc terrciir contre la police juive. le Judenrat. le Werkschutz [service de 
protection des usines ei des ateliers | ... 11 \ etait precise : « L'etat major elabore le plan 

hi l I I i i in I 111 1 I in 

Dans l'ouvrage d'Y. Gutman, on trouvera des precisions sur les methodes em- 
ployees par can oi mi ion in iliodi i dil'fci n n rt I celles d'une ma- 
fia (p 344-349). L I! i i i I lientqu'il ienl J ii i forte partie. Ils cher- 
chaient a convaincre I juil d lai r transportei i I i zon le Lublin avec les 
ateliers fonctionnanl pour la machine de guerre allemaude. t.n mars 1913, une curieu- 
se « bataillc d'alTiches>» se produisait entre 1'Organisation Juive de Combat (OJC) et 
Walter C. Tobbens, charge de l'evacualion des juifs. Des afficb.es de l'OJC appe- 
laient a refuser le translert vers ec qu'ils appelaient des camps de la mort. Les Alle- 
mands laisserenl li'llel n pi i i Ucrcm < | i > r a leurs < oi. d ■. 
alfichcs siutec Walla C lobhen. ou les affirmations de l'OJC etaient refutces 
point par point. Y. Gutman ecrit: «T6bbens disait la verite au sujet des transports; ils 
n'etaient pas diriges vers des camps de la mort et e'est un fait qu'il existait |dans hi 
i u i 1 i I | i i n ] n ] hii mi i i 1 t i i i 1 | i I 

I i ii I in u n In i i I i i ] i i h n ii 

pouxaient en venir a bout » (p. 33 I 33:o). C'est apres a\oir constate hechec des n 
thodes de persuasion que les Allemands deciderent leur operation de police. 



le ghetto pour y construire un pare sur son emplacement. Dans un premier 
temps, les Allemands chercherent a inciter les juifs a accepter ce transfert. 
Mais les «terroristes» ne l'entendaient pas de cette oreille car un tel 
deplacement signifiait pour eux la perte a la fois de leurs ressources 
financieres et de leur liberte de mouvement. lis mirent done toute leur energie 
a s'y opposer,jusqu'aul9 avril 1943 ou, sur l'ordre de Himmler, fut lancee 
une operation de police afin d'evacuer de force les derniers juifs. 
Ce jour-la, les troupes du colonel von Sammern-Frankenegg, responsable de 
l'operation, penetrerent dans le ghetto, appuyees par un seul char - d'ailleurs 
capture pendant la campagne de France - et par deux voitures blindees. Les 
«terroristes» ou francs-tireurs opposerent une premiere resistance assez vive, 
qui fit douze blesses (six Allemands et six suppletifs, dits «Askaris»). 
Himmler, toujours soucieux d'eviter les pertes en hommes, s'en indigna et, 
le soir meme, releva Sammern-Frankenegg de son commandement pour le 
remplacer par le general Jurgen Stroop. Ce dernier, charge de mener a son 
tour l'operation de police avec lenteur pour plus de securite, l'effectua de la 
maniere suivante : chaque matin, les troupes penetraient dans le ghetto, vi- 
daientles immeubles de leurs habitants et utilisaient des fumigenes (et non 
des gaz toxiques !) pour extraire des abris anti-aeriens les juifs qui s'y 
cachaient; on detruisait ensuite les immeubles au fur et a mesure de leur 
evacuation. Chaque soir, les troupes se retiraient et bouclaient le ghetto pour 
la nuit afin que personne ne s'en echappat. 

Pour parvenir a une evacuation totale, l'operation dura vingt jours. Des le 
troisiemejour, les groupes armes juifs avaient tente de fuir mais avaient ete 
enfermes dans la nasse. Contrairement a ce qui a ete dit, le commandement 
allemand ne fit pas appel a l'aviation pour detruire le ghetto et l'operation ne 
comporta aucun bombardement aerien. 

Le chiffre des morts juives n'est pas connu, le chiffre de 56.065 generalement 
produit etant celui des juifs arretes pour etre diriges vers le camp de transit de 
Treblinka et, de la, vers Lublin '. Le chiffre des morts allemandes - repetons- 
le - fut de quinze. Un policier polonais fut tue le 19 mai, soit onze jours 
apres la derniere escarmouche. 

On ne mettra en doute ni le courage des juifs resistants du ghetto ni le 
caractere tragique de toute 1' affaire, avec une population civile prise elle- 
meme dans un combat entre quelques formations disparates de Farmee 
allemande et de petits groupes de francs-tireurs disperses dans la population. 
Mais, contrairement a une certaine propagande grandissante, toute cette affaire 
fut loin de constituer une revoke «apocalyptique», comme on l'a qualifiee 

1. «Quand on eut fait sortir les gens du ghetto, au nombre de cinquantc ou 
soixante milk ll uu i ndn I ire. La Poli lull i 

etait seule responsable d'eux et devait assurer leur transport vers Lublin » 
(Declaration sous scrnient de Jiireen Stroop lue le 12 avril 1946 par un procureur 
' ' in du Tribunal de Nuremberg, TMI, XI, p. 365). 



recemment ', surtout si Ton songe aux dizaines de milliers de morts, civils et 
militaires, qui survinrent pendant ces vingt jours, sur tous les champs de 
bataille de la planete et dans les villes europeennes soumises aux 
bombardements de 1'aviation anglo-americaine. 2 

[Texte date du 28 avril 1993, Nouvelle Vision, n° 30, septembre- 
novembre 1993, p. 8-13.] 



Une date dans l'histoire du revisionnisme: 
le 22 avril 1993 

La question de 1' existence ou de la non-existence des chambres a gaz nazies 
est d'une considerable importance historique. Si elles ont existe, ces 
chambres a gaz nous apportent la preuve que les Allemands ont entrepris 
1' extermination physique des juifs; en revanche, si elles n'ont pas existe, 
nous n'avons plus aucune preuve de cette entreprise d' extermination. Pierre 
Vidal-Naquetne s'y est pas trompe. Aux personnes tentees de renoncer a 
1' argument des chambres a gaz il a replique qu'abandonner les chambres a 
gaz, «c'est la capituler en rase campagne» 3 . On ne peut que lui donner 
raison. Les chambres a gaz ne sont pas un point de detail de l'histoire de la 
seconde guerre mondiale. D'ou les sanctions judiciaires qui, en France par 
exemple, s'abattent sur ceux qui en contestent l'existence. 
Aussi le monumental Holocaust Memorial Museum (HMM) qui vient d'etre 
inaugure a Washington le 22 avril 1993, a cinq cents metres du monument 
de George Washington, ne pouvait-il pas se permettre d'abandonner 
1' argument de la chambre a gaz nazie. Restait a savoir quelle representation 
physique un tel musee donnerait de cette arme terrifiante. 
Aujourd'hui nous le savons et le resultat est consternant: faute de mieux, ce 
fastueux musee, qui a coute des millions de dollars au contribuable americain 
et a la communaute juive americaine, sans compter 1' argent verse par le 
contribuable allemand, en a ete reduit a nous montrer comme unique modele 

I ! II i I | i i I mis du hetto de 

Varsovie est a la fois un acte de desespoir el d'hei'oisme» (D. Desthomas, La 
Montage. 17 avril 1993, p. 12). 

2. La presse du nioiide cnticr s'emploie a magnifier « 1'iiisuiTeetiori du ghetto de 
Varsovie ». An Bresil. nne publication rcvisionniste s'cst receiiiiiicnt livree a une 
comparaison entre, d'une part, les exagerations et les inventions de la presse 
bresilienne sur le sujet et. d'autre part, la realite ties fails (S.K. Castan, «Documento, 
A Verdadeira Historia do Levante do Gueto de Varsovia», Boletim-EP 
(Esclarecimeiuo ao "cum priineiro infonnali\a re\isionista do Brasil, juin 1993, p. 7- 
14. Adresse : Revisao Editora Ltda, Caixa Postal 10466, Porto Alegre, RS, Bresil). 

3. P. Vidal-Naquet, «Le secret partage», p. 80. 



de chambre a gaz homicide une chambre a gaz... de disinfection, situee a 

Majdanek (Pologne). Ainsi que je le montrerai plus loin, meme un auteur 

comme Jean-Claude Pressac, auteur d'un ouvrage publie en 1989 sous le 

patronage de la Beate Klarsfeld Foundation de New York, avait du reconnaitre 

l'evidence: cette chambre a gaz de Majdanek n'a ete qu'une chambre a gaz de 

disinfection. 

Deja, en 1945, les Americains avaient presente comme chambres a gaz 

homicides quatre chambres a gaz de disinfection situees a Dachau (Al- 

lemagne). 

Si les organisateurs de l'HMM de Washington ont pris le risque de 

commettre une aussi grave supercherie, c'est, a mon avis, qu'ils y etaient 

contraints faute de pouvoir proposer aux visiteurs la representation physique, 

sous une forme quelconque, de l'une de ces chambres a gaz que les Allemands 

auraient, nous repete-t-on a satiete, utilisees pour tuer des foules de victimes. 

Mon defi de Stockholm et de Washington 

Des le 17 mars 1992, j'avais mis au pied du mur les organisations juives du 
monde entier. Ce jour-la, lors de mon arrivee a Stockholm ou m'invitait 
mon ami Ahmed Rami, j'avais lance aux medias de Suede un defi [challenge] 
de portee internationale qui tenait en une phrase de neuf mots : «Show me or 
draw me a Na j gas chamber ! » [Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre 
a gaz nazie]. Ces mots etaient accompagnes d'une explication de deux pages. 
D'apres mes renseignements, les medias suedois, desireux de relever mon 
defi, avaient immediatement alerte toutes les sources d' informations 
possibles pour se procurer des photographies de chambres a gaz nazies. A leur 
consternation, ils avaient decouvert que de telles photographies n'existaient 
pas et que les locaux presentes aux touristes a Auschwitz ou ailleurs comme 
chambres a gaz homicides ne possedaient aucune des caracteristiques qu'on 
pouvait normalement attendre de tels abattoirs chimiques. Les medias suedois 
s'etaient alors livres sur mon compte a d'innombrables attaques personnelles 
mais pas un article de journal, pas un mot a la radio et a la television n'a- 
vaient fait mention de mon defi. L'embarras etait manifeste. 
Cet embarras allait s'accroitre au fil des mois dans tous les milieux qui 
propagent la these de 1' extermination physique des juifs durant la guerre de 
1939-1945: d'ou la frenesie d'agitation qui, depuis un an, s'est emparee des 
organisations juives a travers le monde. 

Le 21 avril 1993, a Washington, je renouvelais mon defi mais, cette fois, a 
l'adresse des responsables de l'HMM, lequel devait etre inaugure le lendemain 
en la presence du president Clinton, de plusieurs chefs d'Etat et d'Elie 
Wiesel. Parmi ces responsables, je visais en particulier Michael Berenbaum, 
charge du projet « scientifique » de ce musee [Project Director]. 
Mon defi, sur place, a Washington, pouvait se resumer ainsi : 



«Demain sera inaugure l'HMM de Washington. Je 
defie les responsables de ce musee de nous offrir une repre- 
sentation physique de la magique chambre a gaz. Depuis 
trente ans, j'ai personnellement cherche une telle repre- 
sentation physique et je n'en ai pas decouvert: ni a Ausch- 
witz, ni dans aucun autre camp de concentration, ni dans 
Lin musee, ni dans un livre, ni dans un dictionnaire ou une 
encyclopedie, ni en photographie, ni en maquette, ni dans 
un film documentaire. 

«Je connais, bien sur, quelques tentatives en ce 
sens, mais toutes sont fallacieuses : aucune ne resiste a 
l'cxaincn. En particulicr, quand on sail Icxiicnic dangcro 
siteduZyklon B (un insecticide) ou de l'acide cyanhydri 
que, on se rend vite compte que les locaux parfois presen- 
ted aux touristes sous la denomination de chambres a gaz 
homicides n'auraient jamais pu servir d'abattoirs chimi- 
ques. Quand on decouvre l'extreme - et inevitable - com- 
plication d'une chambre a gaz de penitenciei americain 
pour l'cxcculion a l'acide cyanhydrique d'un seul condam- 
ne a mort, on voit tout de suite que les locaux baptises 
chambres a gaz nazies pom 1'execution, jour apres jour, de 
veritables foules de victimes ne possedent pas aujourd'hui 
et ne possedaient pas autrefois le moindre des elements de 
la formidable machinerie qui aurail ete necessaire. L'un des 
plus redoutables problemes a resoudre, en plus de celui de 
l'clanchcite des lieux, est celui de la penetration, apres 
I cecution dan di p ci itui d'acide cyanhydrique 
afin d'en retirer les cadavres, eux-memes satures de ce me- 
me acide. L'acide cyanhydrique penetre peaux, muqucuscs. 
humeurs et y reste a demeure. Le cadavre d'un homme qui 
vient tout juste d'etre tue par ce redoutable poison consti- 
tue une source d'empoisonnement. On ne peut le toucher a 
mains nues. Si Ton veut penetrer dans le local pour en re- 
tirer le cadavre, un equipement special est necessaire ainsi 
qu'un masque a gaz a filtre special. Comme tout effort phy- 
sique est a prohiber (car il accelererait la respiration et 
rcndrail le i'ilire inci'fieaee). il i'aul. prcalablement a toute 
penetration dans le local, obtenir l'evacuation du gaz, sui- 
vie de sa neutralisation. Je renvoie sur ce sujet aux docu- 
ments que j'ai publies en 1980 sur les chambres a gaz uti- 
lisees dans les pcnilenciers americains. 

«Je previens l'HMM et, en particulier, M. Beren- 
baum qu'il ne faudra pas nous presenter demain, 22 avril 
1993, comme preuves de l'existence des chambres a gaz 
nazies soil une chambre a gaz de disinfection, soit une 
salle tie douches, soit une chambre froide de morgue, soit 
un abri anti-aerien. Je suis encore mc 



s de chaussures, 



L'esquive et la supercherie 
de I'Holocaust Memorial Museum 

Je savais que ce defi ne pourrait pas etre releve puisque, aussi bien, depuis 
pres d'un demi-siecle on nous parle de ces chambres a gaz nazies sans jamais 
nous les montrer (et cela au «siecle de l'image» !). Je savais aussi que 
1'HMM en serait reduit a utiliser une supercherie. Mais quelle supercherie au 
juste ? 

La reponse a cette question allait venir des le lendemain, c'est-a-dire le 22 
avril 1993, date fixee pour l'inauguration officielle (le public ne serait admis 
que le 26 avril) avec la mise en circulation ce jour-la d'un ouvrage d'environ 
deux cent cinquante pages se presentant comme une sorte de catalogue du 
nouveau musee. 

L'ouvrage en question est de M. Berenbaum et s'intitule The World Must 
Know. The History of the Holocaust as told in the united States Holocaust 
Memorial Museum. [II faut que le monde sache: l'histoire de l'Holocauste 
raconteepar V Holocaust Manorial Museum de Washington]. A la page 138 
figurent trois photographies qui represented : 

- la premiere, une boite metallique [acanister] et des granules [pellets] de 
Zyklon B, « insecticide hautement toxiquc » [highly poisonous insecticide] ; 

- la deuxieme, «un moulage de la porte d' entree de la chambre a gaz de 
Majdanek. (De l'exterieur, les gardiens SS pouvaient observer les tueries a 
travers un petit regard) » [a casting of the door to the gas chamber at 
Majdanek ( From the outside. SS guards could observe the killings through a 
small peep-hole)] ; 

- la troisieme, «l'interieur d'une chambre a gaz de Majdanek. Les taches 
bleues sont un residu chimique de Zyklon B » [the inside of a Majdanek gas 
chamber. The blue stain is a chemical remnant of Zyklon B] '. 



1. Aux pages 140-143, on trouve de naives figurines de pi ill pi n 

tor des xictimes sucecssixement dans le \estiaire. dans la chamhrc a gaz et dans la 
salle des fours dt nati I'iiii latoirc d i I t n i n Tandis que, dans 

les musees a vocation historique (musses de I'Armee. musees de la Guerre et de la 
Resistance, musees du Debarquement). on -,'ingenic a illustrcr la rcalite matcrielle par 
des maquettes aus | [ parkin ]ue ] ibl i irin la piennent place 

dans une sorte de vide materiel on d'em ironnement immaterial. Les legendes rcdi 
gees par M. Berenhaum ^onl entaehees d'impreeisions. d'erreurs. d'absurdites: elles 
temoignent aussi de ce que M. Berenbaum a senti I'urgence de revoir a la baisse le 
nombre des pretendues xictimes de chaquc lournee de gazage et le nombre des cre- 
mations journalicres. 11 fait une discrete allusion a une maquettc que les communistes 
polonais axaienl eonslruite aprcs la guerre et qui se trouve encore aujourd'hui ex- 
posee au musee d'Auschxx ilz (Block 4. premier elagel. D'apres mes renseignemenls. 
une replique de cette maquette figurerail a I HMM, Pourquoi, dans ce cas, 
M. Berenbaum ne la montre-t-il pas dans son livre ? Aurait-il appris que je me sers 



La premiere photographie ne prouve rien sinon que les Allemands utilisaient 
un insecticide. La deuxieme et la troisieme photographie sont connues des 
visiteurs de Majdanek. Ceux-ci reconnaitront la porte exterieure et la porte 
interieure (ainsi qu'une partie) de la premiere des chambres a gaz qu'on 
presente aux visiteurs de Majdanek comme une chambre a gaz d' execution, 
alors que cette piece a toutes les caracteristiques d'une chambre a gaz de 
disinfection. Je me dispenserai ici de toute demonstration personnelle et je ne 
ferai pas appel a mes propres photographies qui, elles, montrent la piece dans 
son integralite, y compris avec sa petite annexe oil se trouvait un fourneau 
destine a produire la chaleur indispensable a la propagation du Zyklon-B (sur 
la droite de la photographie du Musee, on apercoit a hauteur d'homme la 
bouche d'arrivee d'airchaud en provenance du fourneau). Je ne ferai pas non 
plus etat de 1' expertise de Fred Leuchter qui conclut formellement qu'il s'agit 
la d'une chambre a gaz de disinfection ou Ton tuait tout au plus des poux, 
porteurs du typhus, et non des hommes. 



souvent de cette maqnettc pour illustrcr les impossibility ph\ siqucs des operations de 
gazage qu'on preti net ainsi reconstiu n mi in m \ id n Le Pro 

blcnn d cliambi (19 i aii |i ion mil itaii in Ui chwitz en 

images » a la fin d n 1 1 i ' ill 1 i I t d \uschwitz, p. 492-507. Me- 

me J.-C. Pressac esl sccptiquc [Aust hwir: : I \ clinit/iic an J Opi nil inn.... p. 377 378). 



La concession de J.-C. Pressac 

Je me contenterai de donner la parole a J.-C. Pressac, le protege de la Beate 
Klarsfeld Foundation et auteur de l'ouvrage Auschwitz: Technique and 
Operation of the Cms Chambers (Auschwitz: technique et fonctionnement des 
chambres a gaz) (titre, d'ailleurs, fallacieux). Voici done l'opinion de J.-C. 
Pressac sur cette piece que M. Berenbaum ose presenter comme une chambre 
a gaz homicide : 

« The red-ochre bricks stained with dark blue were for 
him [Bernard Jouanneau, lawyer pleading against R. Fau- 
risson, in 1982 in Paris] material and visible proof of the 
existence of homicidal gas chambers. The problem, for 
there is one, is that the gas chamber presented has all the 
characteristics of a DELOUSING installation. I am not 
saying that it was never used to kill people, for that is 
possible [here, J.-C. Pressac is wrong '], but the traces of 
Prussian blue are an absolutely certain indication for use 
of delousing purposes 2 . » 
J.-C. Pressac rappelle ensuite que l'existence d'un regard [peep-hole] n'est pas 
la preuve d'une chambre a gaz homicide puisqu'une chambre a gaz de 
disinfection peut etre pourvue d'un tel regard. II conclut: 

« I am sorry to say, and I am not the only one on the 
West [this he wrote in 1989 before the collapse of com- 
munism in Poland], that the Majdanek homicidal and/or 



1. Une chambre a gaz de disinfection an Z\ klon B ne penl pas servir de chambre 
a gaz homicide. La premiere pcnl etre relate, tnvnt simple tandis que la seconde est 
neccssaircment ti ii| , I t i i i i ehambres tient a 
ce qu'il est relativem mi ile. apriS I'opcral d i d ikbrnasserdu gaz 
encore contenu dans les tissus ou les \ elements tandis qu'il est extreinemcnt difficile 
de se debarrasser du gaz encore installe dans la pcau. les muqueuscs et les humeurs 
d'un cadavre. Dans le premier cas, on se debarrassc du gaz en envoyant une grande 
quantite d'air chaud qui provoque une evaporation : puis les tissus et les vetements se- 
nnit longuemcnt battus a rextcricur pour en ehasser le reste tie gaz. Dans le second 
cas, on ne peut ni chauffer ni battre le cada\ re. Du coup, la conception meme d'une 
chambre a gaz homicide, comme on en voit aux Etats-Unis, est d'une redoutable com- 
plication. Cette complication est telle pour am \eule pcrsoimc a exeeuter qu'on a pei 
in i mi iginei I i 1'1'ro ibl ophi i oi )u in lien , _ I hambres a gaz na- 
zies, e'est-a-dire des chambres ;i gaz ou Ion aurait execute non piss une victime mais 
des fournees de centaines ou de milliers de wetimes. De telle-, chambres a gaz an 
raicnt consume de veritables bains de poison impossible a cvacuer. Jamais des hom- 
mes, meme pourvus d in i i ■ n in i nl pu penel r dan i tel o u 
d'acide cyanhydriqu pou in i I davi i lane place nette pour la pro- 
chaine fournee. 

2. «Les briques rouge oere tachees tie bleu noir constituaient pour lui [M" Ber- 
nard Jouanneau. a\ocat plaidam eontre Pi. Faurisson. en 1482 a Paris] une preuve ma 
terielle et visible de l'existence de chambres a gaz homicides. Le probleme. ear il \ 
en a un, est que la chambi n ntait toi 1 istiq i i |l 

i lii i i i i n 1 1 pom met des gens, car 

e'est possible [iu I ( Pr< rout] Cf note pi ite| mais le trace de 

bleu de Prusse indiquent de faeon absohunent eertaine que eetie chambre etait a usa- 
ge d'epouillage. »> .1. C. Pressac. Auschwitz: Technique and Operation, p. 555. 



delousing gas chambers are still waiting for a true histo- 
rian, which is mildly upsetting in view of the fact that the 
camp fell into the hands of the Russians intact in [July] 
1944 '.» 

A la page 557, il presente une photographie de l'exterieur de la chambre a gaz 

en question et d'une autre chambre a gaz situee dans le meme batiment. La 

legende precise qu'il s'agit d'une photographie: 

« showing one of the disinfestation gas chambers 
thought to be a homicidal gas chamber. Between the two 
doors with their inspection peep-holes, the darker bricks 
are of Prussian blue colour, a sign of a prolonged use of 
"Blausaure/blue acid", in other words hydrocyanic or prus- 
sic acid sold as a delousing agent under the name of "Zyk- 
lon B" 2 . » 

II est a noter que ces chambres a gaz se trouvaient dans le batiment de «Bad 

und Desinfektion» [Bains et desinfection], situe juste a l'entree du camp et a 

la vue de tous. 

On aura compris que, dans sa ^Bibliographical Note», M. Berenbaum ne 

mentionne pas l'imposant ouvrage de J.-C. Pressac 3 . 

Une nouvelle avancee du revisionnisme 

En 1978, le president Jimmy Carter avait fonde une commission chargee de 
la creation de l'HMM. Pour la presider, il avait choisi Elie Wiesel, ce qui 
avait inspire a Arthur Robert Butz une reflexion a la fois juste et sarcastique : 
on avait besoin d'un historien, on a choisi un histrion. 
Le choix deM. Berenbaum pour la responsabilite « scientifique » de l'HMM 
est de meme nature. M. Berenbaum est professeur adjoint [adjunctprofessor] 
de theologie a l'universite de Georgetown (Washington D.C.). La ou un 
historien s'imposait, les organisations juives ont choisi un theologien, tant 
il est vrai que, depuis quelques annees, elles ont substitue a l'histoire de 
l'«Holocauste» la religion At l'«Holocauste». 

Le pilier central de cette religion, je 1'ai souvent dit, est «la magique 
chambre a gaz qui, telle un mirage, n'a pas d'image reelle». 



1. « Je regrette d'avoir a dire, et jc ne suis pas le seul a 1'Onest | il ecrivait cela en 
1989 avant reffondrcment du communisme en Pologne], que les chambres a gaz ho- 
micides et/ou d'eponill I vlajdan i i u in n >n i lendi un \ rai historien ll 
qui est passablemenl eiintraiia.nl \ u ie fait que le eamp est tomhe intact aux mains des 
Russcs en [juillet] 1944. y, Ibid. 

tout ii I i ii. di n i m!ii. ■ /J. oi ml i .mi | i, .. ui une chambre a 
gaz homicide. Entre I..", deux poiles avee leurs regards de suneillance, les hriques 
plus sombres sont 4\hy.: eoulcur bleu de Prusse. signe d'un usage prolonge de «Blau- 
saure-acide bleu». en d mti i d'aeid ilndriq i pmssique vendu 

comme agent d'epouillage sous le nom de "Zyklon B"», Id., p. 557. 

3. M. Berenbaum, op. cit., p. 224-232. 



En la circonstance, l'HMM a choisi, pour representer le pilier central de son 
exposition, une chambre a gaz de disinfection abusivement declaree chambre 
a gaz homicide. Ainsi un instrument que les Allemands avaient concu pour 
protegerla sante de leurs prisonniers juifs ou non juifs nous est-il presente 
comme un instrument de torture et de mort de ces prisonniers. Voila qui 
marque bien l'imposture et l'aplomb des zelotes de la religion de 
l'«Holocauste». 

L'heure est venue d'un peu plus d'honnetete intellectuelle et de sante mentale 
dans le recit des malheurs reels du peuple juif durant la seconde guerre 
mondiale. Les visiteurs de l'HMM et, en particulier, les contribuables 
americains, sans lesquels ce musee n'existerait pas, sont en droit de demander 
des comptes a M. Berenbaum et a ses amis. Le Los Angeles Times du 
20 avril 1993 titrait: «Poll Finds 1 Out of 3 Americans Open to Doubt 
There Was a Holocaust [Un sondage fait apparaitre qu'un Americain sur trois 
est pret a douter qu'il y ait eu un Holocauste]». Ce doute s'aggravera. 
Quelques jours apres 1' inauguration de son musee, M. Berenbaum confiait a 
un journal : 

« [In that Museum] You're surrounded by death. It's 

like working in an emergency room or a mortuary... I've 

ended up on an analyst's couch '. » 

(« [Dans ce musee] Vous etes entoure par la mort. 

C'est comme travailler dans un service des urgences ou un 

depot mortuaire... J'ai fini sur le divan d'un psvchana 

lyste.») 
II n'est pas exclu que M. Berenbaum retourne sur le divan du psychanalyste 
quand il se rendra compte des graves consequences de sa supercherie: le 
22 avril 1993 devait marquer une date de choix dans la consecration sur le sol 
americain de la religion de l'«Holocauste»; en realite, cette date passera a 
l'histoire comme celle d'une exceptionnelle victoire des historiens 



is de 



Je tiens, pour terminer, a rendre hommage ici aux r 
contribue a une telle victoire sur ce point precis : 

- d'abord, a Ernst Zundel de Toronto (Canada), sans lequel le revisionnis 
historique en serait encore a lutter dans l'obscurite ; 

- ensuite, a Ahmed Rami, refugie a Stockholm (Suede), qui m'a permis 
lancer publiquement le «defi de Stockholm* du 17 mars 1992; 

- enfin, a Y Institute for Historical Review de Los Angeles (USA), sous 
l'egide duquel s'est tenue la conference ou j'ai pu, le 21 avril 1993 a 
Washington, renouveler mon «defide Stockholm », cette fois-ci en din 
de l'HMM. 



1. The Washington Post. 26 avril 1993, p. B 



Ma pensee va aussi a l'ensemble des revisionnistes francais qui ont concouru 
a tant d'efforts. Parmi ces revisionnistes se trouve, en particulier, une 
personne que je ne pourrais nommer sans la mettre en danger et qui est 
comme la cheville ouvriere du mouvement revisionniste en France. 

[Date du 2 mai 1993, publie dans Nouvelle Vision, n° 29 juin-aout 
1993, p. 7-16.] 



Lettre a Ernst Nolte 

Mon cher collegue, 

Je crois que ma derniere lettre date de pres de deux ans, exactement du 

21 juillet 1991. Je vous y faisais une proposition et je vous y lancais une 

invitation. Sauf erreur de ma part, vous n'y avez pas meme repondu. Je vous 

disais: 

«I1 faudrait manifestement que nous nous rencon- 

trions. Je vous renouvelle done mon offre d'aller vous 

voir a Berlin ou de vous recevoir a Vichy. » 
Vous vous mepreniez sur le revisionnisme. Une rencontre etait d'autant plus 
necessaire que vous prepariez, a ce que je vois, un livre dont un chapitre 
serait consacre a ce que vous ne craignez pas d'appeler le revisionnisme 
«radical» avec toutes les graves implications de ce mot. Si, de mon cote, 
j'avais eu a rediger un chapitre sur vous et si, dans votre correspondance, 
vous me faisiez sentir que je faisais fausse route, j'aurais estime qu'il etait de 
mon devoir d'historien d'aller a votre rencontre, surtout si vous aviez pris 
l'initiative et aviez eu l'obligeance de me proposer cette rencontre. 
Je viens de decouvrir, a mon retour de Washington, la copie de votre lettre du 
23 avril a ma soeur. Cette lettre confirme mes craintes. 
Sachez, pour commencer, que ma soeur est pour moi la plus precieuse des 
collaboratrices. La qualite de son travail est exceptionnelle. Elle connait assez 
bien 1' argumentation revisionniste et prend sa part des epreuves qu'il nous 
faut traverser. Mais elle n'est pas mon porte-parole et ne se vante d'ailleurs 
pas de l'etre. Elle vous ecrit ce qu'elle veut et n'a pas a me consulter la- 
dessus. Elle, e'est elle; et moi, e'est moi. 

Je laisserai de cote quelques points de votre lettre qui ne me paraissent pas 
appeler de commentaire particulier. Je me limiterai a six points qui me 
laissent perplexes ' : 



1. Comment pouvez-vous prendre la grave responsabilite d'accoler l'epithete 
de «Radikal» au revisionnisme de Paul Rassinier, Robert Faurisson et de 
Pierre Guillaume ? Cette epithete implique, que vous le vouliez ou non, une 
critique... radicale. Nous sommes ainsi presentes comme des gens excessifs 
pour ne pas dire extremistes, et extremistes pour ne pas dire d'extreme-droite. 
II y a la-dedans, en plus d'un jugement intellectuel (qui est faux), un 
jugement moral et un jugement politique (que je m'abstiendrai de qualifier). 
Pour ma part, je nous estime aussi peu «radicaux» que pouvaient l'etre 
Galilee et ses pareils; ils affirmaient: «De deux choses l'une: ou la terre est 
mobile ou elle est immobile. Pour nous, elle est mobile. » Leur radicalisme 
n'allait pas plus loin. Dire que la terre est a la fois un peu mobile et un peu 
immobile permet de se faire passer pour un homme modere, prudent, 
raisonnable, mais c'est une sottise, n'est-ce pas ? De la meme facon, la 
question de savoir si les Allemands ont utilise ou non une arme 
d' extermination systematique ne peut pas etre evitee. Je dirais : «Ou bien les 
chambres agaz nazies ontexiste ou bien elles n'ont pas existe. » Et jusqu'a 
present, j'ai vu le professeur Nolte insinuer que « chambres a gaz nazies ou 
pas, quelle importance ?» En fin de compte, je ne vous ai jamais entendu 
nous dire si ces chambres ont existe ou non ! Professeur Nolle, ces chambres 
agaz ont-elles existe .'-' Qui on non ? Soyez assez aimable pour repondre a 
cette question au lieu de la commenter ou de parler d' autre chose. 

2. Que signifie «des deportations spontanees» (»Deportationen [...] auf 
Freiwilligkeit «) ? 

3. Vos deux souvenirs d'enfance vous ont, dites-vous, beaucoup marque. Je 
laisserai de cote le premier parce qu'il m'entrainerait trap loin. Je vais retenir 
le second, et, bien stir, ce n'est pas 1' enfant qui m'interesse ici mais le 
septuagenaire, sage professeur d'histoire, qui a tire une lecon, pour la vie, 
d'un episode juge significatif. Soit dit en passant, je crains que vous n'ayez 
eu une enfance bien trop privilegiee par rapport a l'enfance de centaines de 
millions d'enfants, pendant la guerre, en Europe, en Chine, au Japon, en 
Russie, etc. J'ai vu, pour ma part, quelques horreurs pendant l'ete 44 et j'ai 
connu dans ma vie d'adulte quelques epreuves qui me font paraitre 
malheureusement benins 1'episode d'une mere et de sa fille, portant l'etoile 
juive et se separant sur un quai de gare; deux SS emmenent la vieille dame 
(sans brutalite, je le suppose, sinon vous l'auriez note) dans un comparti- 
ment de chemin de fer dont ils invitent d'un ton «rogue» quelques jeunes 
gens a le quitter pour s'installer dans un autre compartiment. Pour ce qui est 
du ton «rogue», on peut se demander quelle experience vous avez bien pu 
avoir, dans votre vie, de la police allemande ou de la police francaise quand 
cette police est de corvee; je vous conseille la-dessus de venir constater 



aujourd'hui en France le genre d'accueil qu'on vous reserve generalement dans 
un commissariat de police, fut-ce a Vichy, ville paisible pourtant. Je vous 
signale aussi qu'en France, quand deux gendarmes escortent quelqu'un dans un 
train, ils font evacuer un compartiment, s'y installent seuls et bloquent la 
porte. La lecon que vous tirez de cette affaire est surprenante de la part d'un 
historien ; je la comprendrais chez un adolescent mais je ne la comprends plus 
du tout chez un adulte raisonnable. A propos du port force de l'etoile et du 
comportement de ces SS envers cette vieille dame et les jeunes gens, vous 
avezpense: «Celui qui fait cela est litteralement capable de tout.» Quelle 
naivete ! Voulez-vous dire: capable de tuer ? Capable de gazer ? Et vous 
ajoutez: «C'est pourquoi je n'ai jamais pu tenir les nouvelles a propos des 
« camps d'extermination» a l'Est, qui se repandirent en 1945, pour simple 
propagande de guerre. » Mais que veulent dire les mots suivants: les 
nouvelles ? Les « camps d' extermination)) ? Simple propagande de guerre ? 
Voulez-vous dire que vous reconnaissez avoir ete receptif a tout ce que di- 
saient, en particulier, les Sovietiques et les Polonais ? Voulez-vous dire qu'il 
n'y auraitpas de fumee sans feu ? Ne savez-vous pas que les calomniateurs 
n'aiment rien tant que l'adage «il n'y a pas de fumee sans feu» ? Ignorez- 
vous que le fumier laisse echapper de la fumee alors qu'il n'y a pas de feu (et 
done le fumier de la propagande de guerre) ? N'y a-t-il pas une etonnante 
naivete a se dire - fierement - pret a croire n'importe quoi au sujet de celui 
qu'on n'aime pas ? Je vous suggere une autre interpretation de l'episode en 
question, une interpretation qui devrait interesser le professeur d'histoire: en 
cette circonstance, voilades SS qui ne brutalisaient pas des juives; qui lais- 
saient une jeune juive, sur un quai de gare, embrasser sa vieille mere et qui 
laissaient repartir, libre, la jeune juive ; la vieille juive n'etait pas embarquee 
dans un wagon abestiaux. Pourquoi avoir arrete la vieille et non la jeune ? 
La vieille presentait-elle, du point de vue de la police, un cas particulier ? Je 
n'en sais evidemment rien. A votre place, je suspendrai mon jugement. Ces 
deux dames etaient marquees de l'etoile jaune. C'est certainement deplorable 
mais relisez ce que j'en dis dans mon interview a Storia Illustrate et songez 
que le marquage d'enormes groupes de population est malheureusement une 
constante de bien des guerres. Avez-vous vu, a la «Liberation», des femmes 
tondues ? Avez-vous vu des millions d'Allemands, en temps de paix, 
marques du badge N ' ? Que devient, avec votre episode, la politique 
$ extermination de tous les juifs ? 

4. Vous dites de vos experiences personnelles qu'elles sont des indices ou des 
indications (Hinweise); mais des indices ou des indications de quoi au juste ? 

5. En derniere page, vous ecrivez: «Je donnerais raison aux revisionnistes 
s'ils se limitaient a dire: beaucoup de ce que Ton tient pour prouve est 
incertain et meme impossible. Je ne leur dorms, pas raison quand ils affirment 

1. NdA : premier i ii ; n I polon i iiiant «Allemand». 



que des evenements aussi extraordinaires ne sont qu'un "bobard de guerre". » 
Je voudrais bien savoir quels sont ces «evenements aussi extraordinaires » que 
nous appellerions un « bobard de guerre ». A ma connaissance, nous n'avons 
appele «bobard de guerre » que les pretendues chambres a gaz nazies et ce que 
l'usage de ces chambres aurait implique. Les revisionnistes font ce que vous 
souhaitez. lis ne cessent de repeter que «beaucoup de ce que Ton tient pour 
prouve est incertain et meme impossible. » A ce titre, ils citent, par exemple, 
non seulement les magiques chambres a gaz mais aussi les chambres a 
vapeur, les chambres a electricite, les pompes a faire le vide, les piqures d'air, 
les piqures d'acide cyanhydrique, le savon ou les engrais fabriques avec de la 
graisse de juifs, les abat-jour en peau humaine, les viols systematiques de 
juives, les experiences impossibles sur les jumeaux, les juifs precipites 
vivants dans des fours crematoires ou dans des hauts-fourneaux, les 
confessions delirantes de soldats, d'officiers et de fonctionnaires allemands, 
les chiffres extravagants de victimes (les quatre millions d' Auschwitz; le 
million et demi d' Auschwitz; le total, chez Hilberg, de cinq millions cent 
mille; le total, chez Reitlinger, de quatre millions quatre cent mille)... 
Voulez-vous que je continue la liste interminable des mensonges sur le 
compte des vaincus ? A cote de cela, jamais les revisionnistes n'ont conteste 
la realite de certaines horreurs de la guerre dont les juifs ont ete les victimes, 
parmi des millions d'autres victimes de cette sanglante boucherie. Voyez, par 
exemple, le tableau ci -joint des souffrances subies par les juifs; j'avais dresse 
ce tableau pour les jures du second proces Ziindel en 1988 a Toronto. Vous 
trouverez mention de tout cela dans la transcription des deux proces : celui de 
1985 et celui de 1988. Vous en avez, je l'espere, le compte rendu minutieux 
dans le livre de Lenski et surtout dans l'opus magnum de Barbara Kulaszka, 
que j'ai preface. 

6. II vous semble, dites-vous, «tres vraisemblable que les revisionnistes 
vous accorderont au moins un effort d'objectivite tandis que 1'autre partie 
manifestera une grande indignation » parce que vous aurez parle de nous. 
Vous avez tort, je le crains, de raisonner ainsi. Ne comptez pas sur notre 
comprehension de ces deux arguments-la. Vous ne serez pas juge de cette 
facon, c'est-a-dire sur des notions aussi vagues qu'un «effort» et une 
« indignation ». Nous mettrons cote a cote ce que nous avons reellement dit et 
ce que vous nous aurez fait dire; s'il y a adequation, vous serez bien juge 
mais, s'il n'y a pas adequation, vous serez mal juge. Les hauts cris pousses 
par la partie adverse ne nous interessent pas ; ils ne seront pas la preuve que 
vous avez ete honnete et courageux. Ne vous presentez pas d'avance en vic- 
time prise entre l'enclume et le marteau. Cette partie adverse pousse toujours 
des cris de ce genre. Ces cris ne signifient plus grand-chose. Votre carriere - 
bien sage - est derriere vous, de toute facon. 

J'en ai termine avec les six points annonces. Je vais maintenant aborder un 
bien triste sujet: celui du comportement des historiens allemands, tels que 



Broszat, Jackel, Benz, Jagschitz, etc. Ces gens ont deshonore, deshonorent la 
science historique allemande par leur couardise et leur malhonnetete. Je les 
trouve, aussi, betes et lourds. lis font partie de ces gens qui n'ont a la bouche 
que le mot de Kontext, un mot facile qui donne l'impression qu'on est 
serieux, mais qui est vague et permet toutes les echappatoires dont une en 
particulier: celle qui conduit a ne pas traiter du plus difficile, c'est-a-dire du 
texte. II ne faut pas aller du contexte au texte mais du texte au contexte. II 
faut commencer par le commencement. Le reste - qui est si facile - vient 
apres. 

J'esperais qu'un Nolte ferait montre de courage et d'honnetete mais il a 
inexplicablement decline mon offre d'une rencontre, pourtant indispensable. 
A moins que je ne me trompe, il n'a pas meme pris la plume pour me dire 
qu'il declinait cette offre. Et je constate aujourd'hui les degats avec cette lettre 
adressees a ma sceur et qui contient tant de graves ambigui'tes qui, en une 
rencontre d'une heure, auraient ete levees. Notez bien que, dans cette 
rencontre, je n'aurais rien ajoute a ce que nous avons ecrit mais, voila: 
d'abord, nous avons enormement ecrit et vous n'avez pas pu tout lire et, 
enfin, on peut mal lire ce qu'on lit. Je vous aurais prouve, textes en main, 
que certaines de vos affirmations sur notre compte etaient infondees. 
Ma lettre est longue parce que je veux prendre date avec l'histoire. Quand 
votre ouvrage paraitra, je pourrai dire que je vous ai averti et que je n'ai pas 
menage ma peine pour le faire endepit de la vie terrible que m'imposent les 
ennemis de 1'exactitude historique. 

Sauverez-vous, par votre livre, l'honneur des historiens allemands ? II me 
reste ale souhailcr. 

P.J. - Les quatre tableaux de Toronto (1988), en particulier le troisie- 
me: "What Really Happened to the Jews ? They suffered specific 
measures (equals persecutions), war, internment, deportation, transit 
camps, concentration camps, labour camps, ghettos, diseases, execu- 
tion of hostages, reprisals, massacres. " [Qu'est-il reellement arrive aux 
juifs ? lis ont subi des mesures specifiques (ce qui equivaut a une per- 
secution), la guerre, 1'internement, la deportation, les camps de transit, 
de concentration, de travail, les ghettos, les maladies, les executions 
d'otages, les represailles, les massacres. 

- «Les chambres a gaz en voie de disparition ?» (10 avril 1992, 
article qui me vaut poursuite pour un fragment de phrase) 

- «Une date dans l'histoire du revisionnisme : le 22 avril 1993... » 
(six pages) 

- « L'aventure revisionniste» (deux pages) 

- « A Memorable Quotation*, Remarks, novembre 1992 

- « Pierre Vidal-Naquet tuerait Faurisson. » (une page) 



- « Les temoins [...]» (deux pages) 

l er juin 1993 

L'Union des athees et Robert Faurisson 

Le 30 mai 1993, a Paris, lors de son eongres annuel qui s'est tenu 
dans une salle de la Mutuaiite, I" Union des athees a, pom' la quatrieme 
jois depuis 1987, envisage Vexchtsion du professeur Faurisson. Pom' 
la quatrieme fois, cette exclusion afinalemenl ete refusee. 

Le professeur, a qui, de 1988 a 1992, toute possibilite de defense 
avait ete deniee par M. Albert Beaughon, president de I'Union, s'est 
vu accorder, le 30 mai 1993 an matin, dix minutes a/in de repondre a 
la motion d'un «Collectif Union des athees pour V eviction de Robert 
Faurisson ». Au cours d'un expose en six points, il a declare en sub- 
stance: 

1. J'appartiens depuis 1987 a I'Union des athees; j'y suis j'y reste et j'y 
resterai quoi qu'il advienne, meme en depit d'une eventuelle mesure officielle 
d'exclusion. 

2. L'article 10 des statuts de notre Union stipule expressement qu'«aucun 
membre ne peut etre exclu» ; je ne comprends done pas que M. A. Beaughon 
ait ouvert les colonnes de La Tribune des athees a un collectif qui s'est 
abusivement denomme «Collectif Union des athees pour l'eviction (de tel ou 
tel)» ; il y a la une contradiction dans les termes et une infraction aux statuts 
de notre Union. 

3. Deja a trois reprises (en 1987, 1991 et 1992), on a procede a un vote en 
vue de mon exclusion ; ces tentatives ont echoue ; la presente tentative - la 
quatrieme du genre - pourrait faire croire que notre Union pratique la 
democratie au marteau; je suis en faveur d'une democratie respectueuse des 
regies qu'elle s'est donnees. 

4. Le motif qu'on invoque cette fois-ci est que je couterais de l'agent a notre 
Union; mon adhesion en 1987 aurait provoque de nombreuses demissions qui 
auraient, elles-memes, entraine une forte baisse des cotisations. Ma reponse 
est que notre Union est une association a but non lucratif et que les 
cotisations n'y sont que facultatives et volontaires ; cet argument financier ne 
peut done, a lui seul, justifier mon exclusion. 

5. Le motif reel de ceux qui demandent mon exclusion tient a mes recherches 
et a mes opinions revisionnistes ; j'ai ecrit que je ne croyais pas plus aux 
magiques chambres a gaz hitleriennes que je ne crois aux pals, aux grils et 
aux fours des proces de sorcellerie. Mais que savent mes adversaires au sujet 
des arguments du revisionnisme historique ? A peu pres rien. Je constate que 
ce qu'ils en savent se resume a ce qu'en disent les grands medias, lesquels 



sont uniformement hostiles au revisionnisme. Pour juger, il faut avoir 

entendu le pour et le contre. On n'a entendu que le contre. On ne peut done 

pas formuler de veritable jugement en la matiere. 

6. Bien que je n'aie pas a m'en expliquer, je suis pret a fournir des 

eclaircissements sur les mobiles probables et les motifs certains de mon 

comportement de revisionniste. 

Je ne suis interesse ni par 1' argent, ni par les honneurs, ni par la publicite 

personnelle; aucun motif religieux ou politique n' inspire ou ne dicte mes 

recherches et mes opinions revisionnistes ; je suis athee et apolitique. 

Expliquer mon revisionnisme par une hostilite a la Synagogue n'a pas plus 

de sens, pour prendre un exemple celebre, qu'expliquer le revisionnisme de 

Galilee par une hostilite a l'Eglise, encore que, dans un cas comme dans 

1' autre, la repression antirevisionniste ait ete ou soit d' inspiration 

essentiellement religieuse et politique. 

Les mobiles ou les motifs qui peuvent expliquer ma conduite sont un trait de 

caractere, un gout, une experience et une conviction (ou une illusion). 

Ce trait de caractere est une curiosite pour les mysteres (les intellectuels 

aiment a qualifier cette curiosite d'«intellectuelle» : e'est un adjectif de trop) ; 

ma curiosite (comme celle de Sherlock Holmes?) s'aiguise des lors qu'on lui 

interdit de s'exercer librement. 

Le gout en question est celui de la recherche : de la recherche pour trouver ; et 

ce que je trouve, je veux le rendre public. 

L 'experience dont je veux parler est celle qui m'a conduit a me mefier des 

hommes politiques, des juges, des gendarmes, des policiers, des gardiens de 

prison, des professeurs et des journalistes quand ils paraissent unanimes a 

defendre une opinion qui m'est repetee chaque matin, chaque soir, chaque 

nuit, jour apres jour, pendant des annees ; j'ai tendance a croire que ce qu'on 

protege ainsi ne peut etre qu'un mensonge. 

La conviction - tout a fait immodeste - ou V illusion, peut-etre, qui m'anime 

est que je passerai a l'histoire et que, dans mon sillage, beaucoup de 

personnes (en particulier des historiens, des professeurs, des juges et des 

hommes politiques) ne passeront a l'histoire que pour autant que je les aurai 

nommes et comme je les aurai nommes. Je n'attends rien du jugement de 

mes contemporains car celui qui apporte ou illustre une idee neuve ne peut 

que surprendre et froisser les hommes de son temps. Je n'attends guere du 

jugement de mes enfants car le conflit des generations tend a obscurcir ce 

jugement. Mais je compte sur mes petits-enfants. Quand ils parleront de moi 

au passe, j'espere qu'ils reconnaitront que j'ai eu raison et que j'ai fait montre 

de courage: « II a dit une petite chose exacte ; il s'est battu comme la chevre 

de Monsieur Seguin». Je n' aspire pas a d'autre oraison funebre. 

En conclusion R. Faurisson a remercie les athees qui ont eu le couragede 

prendre sa defense. II a preconise le respect de V Union des athees, e'est-a-dire 

« I' union » (autour de la Charte et des statuts) et non pas la disunion; une 



union de tous ceux qui, sans exclusive politique et sans distinction 
ideologique, se definissent par le simple mot d'«athees». II a souhaiie que 
personne ne songe a demissionner ; il a suggere que chacun puisse, comme 
lui, declarer: « J'y suis ; j'y reste ; j'y resterai quoi qu'il advienne. » 
Notons qu'un incident s'est produit lors de ce congres: un denomme Pierre 
Courson, ancien interne a Buchenwald, s'est approche du professeur pour lui 
demander son nom, puis l'a violemment frappe a l'aide de sa canne-epee. Im- 
mediatement, deux amis qui accompagnaient M. Faurisson ont ceinture le 
perturbateur qui, aussitot, a choisi de quitter les lieux. Le lendemain, nous 
pouvions lire dans la presse: 

«Selon M. Pierre Courson [...]: "M. Faurisson a tenu 
des propos abominables et dislribuc des tracts niant l'exis- 
tence des chambres a gaz. Je lui ai donne trois coups de 
canne, et ses gardes du corps m'ont plaque au sol. Ensuite, 
M. Faurisson est parti [...]"'. » 
Qui sont les veritables n 



7juin 1993 

Autriche: journalistes et Stapo collaborent 
a la recherche et a la saisie des ecrits revisionnistes 

L'Autrichien Gerd Honsik a publie divers ouvrages ou il conteste, en 
particulier, l'existence de chambres a gaz homicides dans les camps de 
concentration allemands et ou il demasque Simon Wiesenthal. En mai 1992, 
au terme d'un proces qui s'est deroule dans des conditions proches de celles 
d'un proces de sorcellerie, il s'est vu condamner a une peine de dix-huit mois 
et dix jours de prison. II s'est exile a l'etranger. II continue d'ecrire et de 
publier le periodique Halt. 

News est un magazine d' informations paraissant a Vienne. Dans sa livraison 
du 7 juin 1993 (p. 14-16), sous la signature d'Andreas Kuba et d'Atha 
Athaniasadis, vient de paraitre un article ou se trouve rapporte, sur un ton 
d'intense satisfaction, un exemple de collaboration entre les journalistes et la 
police d'Etat ou Staatspolizei, dite « Stapo », dans la recherche et la saisie des 
ecrits de Gerd Honsik. 

Agissant sur renseignement, les deux journalistes de News se rendent dans un 
atelier de reliure. lis y decouvrent des exemplaires du dernier livre de Gerd 
Honsik sur Simon Wiesenthal. lis en font des photos et se precipitent au 
siege de la Stapo. 

«Nous en informons la police d'Etat. Nous lui commu- 
niquons tout de suite l'adresse de 1' atelier de reliure «Papy- 

1. Lc Quotidieu de Paris, lerjuin 1993. 



rus», rue des Favorites, ainsi que de l'iinprimcrie KLibarih 
[...]. La Stapo ne perd pas une minute [...]. En moins d'une 
heure, elle obtient les mandats de perquisition. Commence 
alors l'operation a grande echelle [Grosseinsatz]- Deux 
groupes de quinze policiers en tout font irruption en meme 
temps dans l'imprimerie et dans l'atelier de reliure. » 
La Stapo fait main basse sur trois mille exemplaires du livre consacre a 
Simon Wiesenthal ainsi que sur le film du livre et - «ce qui est tout a fait 
sensationnel» - sur le film de Halt, dont on ne connaissait pas jusqu'ici le 
lieu d'emission. 



A en croire les deux journalistes, la police am ait declare devoir a News «une 
here chandelle». 



Lettre a Alfred Lilienthal 

Cher Monsieur, 

II y a eu une tragedie juive parmi bien d'autres tragedies pendant et apres la 
seconde guerre mondiale. 
II n'y a pas eu de « genocide » juif. 

Vous n'avez pas d'argument, a mon avis, pour maintenir que : 
« La guerre entre les rcvisionnistes et les extermina- 
tionnistes est, semble-t-il, vouee a continuer puisque les 
deux parties refusent de comprendre la position adverse a 
cause des exagerations respectives de leurs points de vue. 
Ou bien les abominables chambres a gaz nazies ont existe, ou bien elles 
n'ont pas existe. II n'y a pas de milieu. 

Comparer, comme vous le faites, revisionnistes et exterminationnistes 
revient a comparer, d'une part, des gens qui n'ont aucun pouvoir, et, d'autre 
part, des gens qui ont tout le pouvoir. 

Je suis, dans mon pays, traite en Palestinien. Mes livres et articles sont les 
pierres de mon Intifada. 

La communaute juive mondiale en tant que telle a une terrible responsabilite 
dans un enorme mensonge historique: dans la naissance de ce dernier, dans 
son developpement et dans son maintien (un maintien par la force, la 
violence, des lois speciales, la terreur, le chantage, les insultes, les proces). 
Le devoir, a mon avis, de tout juif, en tant qu'individu devrait etre de 
denoncer clairement ce comportement colonialiste et imperialiste, de regarder 
bien en face les problemes historiques en cause (au lieu de les esquiver en 
disant que ces problemes ne sont pas importants, et autres bla-bla) et de dire: 
« En tant que juif, j'ai honte d'apprendre jour apres 
jour ce que "les juifs" (= les organisations juives) font 
onti I i >i i ■ mnistes au Canada, en France, en Grande - 
Bretagne, en Allemagne, en Autriche, en Suede, en Italie, 
en Australie, etc. Cela doit cesser. 
Ce 22 mai, Ahmed Rami et moi avons ete attaques a Stockholm par des 
groupes de juifs qui, pour la plupart, venaient de France. 
Le 30 mai, un juif m'a attaque a un congres d'athees. 

Le 8 juin, Rene Bousquet a ete tue par un dement qui repetait ce que les juifs 
ont repete jour et nuit contre Bousquet: « Crucifiez-le ! Crucifiez-le ! » 
Le meme jour, on a jete en prison un journaliste revisionniste, Alain 
Guionnct, directeur de Revision. 



Et maintenant, ecoutez-moi, M. Lilienthal: les medias francais refusent de 
publier la nouvelle «parce que ce serait faire de la publicite aux 
revisionnistes » (unejournaliste du Monde, le 17 juin). 
Depuis 1978 (depuis le commencement de cette «guerre»), avons-nous touche 
un seul cheveu d'un seul juif ? 

[Traduit de l'anglais. Le professeur Faurisson a fait savoir qu'il avait 
recu de M. Lilienthal une aimable reponse accompagnee d'excuses. Le 
D r Lilienthal est un juif antisioniste. II est l'auteur de The Zionist 
Connection. II vit a Washington. - NdE] 



Primo Levi sur Auschwitz 

Son vrai temoignage en 1947 - Son faux temoignage en 1976 

Ne a Turin en 1919, Primo Levi, qui a ete interne a Auschwitz (plus 
exactement, a Auschwitz-Monowitz) de fevrier 1944 a Janvier 1945, est mort 
(accident ou suicide ?) a Turin en 1987. Ingenieur chimiste et ecrivain, il est 
notamment connu pour avoir ecrit Se questo e un uomo. Compose de 
decembre 1945 ajanvier 1947, ce recit a ete publie en 1947 par un obscur 
editeur et reedite en 1958 par Einaudi. En 1961, la version francaise du recit a 
ete editee sous le titre de J'etais un homme, aux editions Buchet-Chastel, 
dans une traduction de Michele Causse. En 1987, une autre version francaise 
etait publiee sous le titre de Si c 'est un homme, aux editions Julliard, dans 
une traduction de Martine Schruoffeneger ; s'y ajoutait un appendice redige en 
1976, soit quelque trente ans apres la composition du recit. C'est a cette 
derniere edition de 1987 que je me reporterai ici. 

La difference est criante, et meme choquante, entre, d'un cote, les quelque cent 
quatre-vingts pages du recit originel, compose juste apres la guerre, et, d'un 
autre cote, les quelque vingt-cinq pages de l'appendice redige trente ans plus 
tard, pour, nous confie l'auteur, « l'edition scolaire de Si c'est un homme, afin 
de repondre aux questions qui me sont continuellement posees par les 
lyceens»; l'auteur ajoute: «Mais comme ces questions coincident dans une 
large mesure avec celles que me posent les lecteurs adultes, il m'a paru 
opportun d'inclure dans cette nouvelle edition le texte integral de mes 
reponses.» Comme on va le constater, sur un meme sujet Primo Levi a dit 
vrai en 1947 et a menti en 1976. 

Son vrai temoignage en 1947 



Le recit originel est poignant. Peu d'anciens internes d' Auschwitz et de ses 
sous-camps sont parvenus, comme P. Levi, a evoquer la decheance physique 
et morale, les souffrances quotidiennes dues a la faim, a la soif, a 
1'epuisement physique, a la promiscuite, a la maladie, aux epidemies (de 
typhus, de dysenterie, de scarlatine), aux mauvais traitements des capos, que 
ceux-ci fussent des prisonniers de droit commun, des internes politiques, des 
internes resistants ou des juifs. Encore P. Levi a-t-il eu «la chance», comme 
il le dit dans la premiere phrase de sa preface, de n'etre deporte a Auschwitz 
qu'en fevrier 1944, c'est-a-dire a une epoque ou les conditions de vie s'etaient 
ameliorees par rapport a l'annee 1942 ou le camp avait ete ravage par de 
graves epidemies de typhus. Son sort n'en sera pas moins detestable jusqu'au 
moment - tardif - ou il sera employe comme chimiste. Les derniers jours se- 
ront a nouveau redoutables, surtout apres le depart des Allemands, le 18 Jan- 
vier 1945, et en attendant l'arrivee des Sovietiques, le 27 Janvier. On sait que, 
le 18 Janvier, les Allemands ont evacue le camp, emmenant avec eux vers 
l'interieur de lAllemagne tous les prisonniers valides (pour eviter que les 
Sovietiques ne les enrolent dans 1'armee ou dans l'industrie) ; ils ont 
egalement evacue, parmi les malades ou les bouches inutiles, tous les 
volontaires, y compris les juifs, qui preferaient partir avec les Allemands 
plutot que d'attendre les Sovietiques; tel fut le cas d'Elie Wiesel et de son 
pere, ainsi que le rapporte l'interesse dans La Nuit. 

Apres l'evacuation des Allemands, les prisonniers sont laisses a eux-memes; 
le camp est touche par des obus ou des bombes sovietiques; des baraques 
sont en flammes; il n'y a plus ni eau ni electricite (les Sovietiques ont 
detruit la centrale electrique). L'auteur rapporte: «Une salete indescriptible 
avait envahi toutes les parties du camp. Les latrines, que naturellement 
personne ne se souciait plus d'entretenir, etaient toutes bouchees, et les 
malades de dysenterie (plus d'une centaine) avaient souille tous les coins [de 
l'hopital-infirmerie], rempli tous les seaux, tous les bidons qui servaient pour 
la soupe, toutes les gamelles. On ne pouvait faire un pas sans regarder ou on 
mettait les pieds; il etait impossible de se deplacer dans le noir. En depit du 
froid qui etait toujours intense, nous pensions avec horreur a ce qui arriverait 
en cas de degel: les infections se propageraient sans recours possible, la 
puanteur deviendrait insupportable, et, la neige une fois fondue, nous 
resterions definitivement prives d'eau»'. 

Les chambres a gaz dans le recit originel 

Dans le recit originel, compose juste apres la guerre, les chambres a gaz ou 
le gaz sont tres rarement mentionnes ; toute precision sur l'emplacement de 
ces chambres, sur leur structure, sur leur fonctionnement, sur la nature du gaz 



employe et sur le rendement est absente; pour commencer, a l'exception 
d'une seule occurrence, l'expression «chambre a gaz» n'apparait qu'au 
singulier. Aucun interne, apparemment, n'a vu ni cette chambre a gaz, ni le 
Sonderkommando; en effet, l'auteur ecrit: «la fameuse chambre a gaz dont 
tout le monde parle» l , ou, sur le mode de l'interrogation : « C'est done vrai ce 
qu'on raconte : les selections, les gaz, le crematoire ? 2 » ou encore: «Onparle 
du Sonderkommando 3 .» II s'agit done d'une rumeur, au demeurant tres vague, 
dont on ignore si elle prend sa source dans une realite quelconque. 
Dans ce recit de 1947, j'ai releve, en quelque cent quatre-vingt pages, huit oc- 
currences de «chambre(s) a gaz » et de «gaz» (les mots importants sont en 
italique) : 

« Ceux que le hasard faisait descendre du bon cote 
cnlraicnt dans lc camp; les aulrcs finissaicnl a la chambre 
agaz 4 .» 

« Pour etre soigne au K.B. [Krankenbau : hopital-in- 
i'inncricl, en effet, il faut etre enclin a guerir, la propen- 
sion contraire conduisant directement du K.B. a la cham- 
bre a gaz 5 . » 

« Quand bien meme aujourd'hui serait mon dernier 
jour, et cettc chambre, la fameuse chambre a gaz dont tout 
le monde parle, que pourrais-je y faire 6 ? » 

« C'est done vrai ce qu'on raconte : les selections, les 
gaz, le crematoire 7 ? » 

« Tous les musulmans [internes atteints de cachexie] 
qui finisscnl a la chambre a get:: | ...| s . » 

« [La cloche sonne indiquant qu'il faut rester dans les 
baraques:] cela se produit quand il y a selection pour que 
personne ne puisse y echapper, et quand les selectionnes 
partent a la chambre a gaz pour que personne ne les voie 

«Beppo le Grec [...] qui partira apres-demain a la 
chambre a gaz, qui le sait [...] 10 . » 

« On parle de Sonderkommando, le Kommando spe- 
cial propose attx chambres a gaz et aux fours cremaioircs. 
qui est lui-meme periodiquement extermine et tenu ri- 
goureusement isole du reste du camp u . » 



3. Id, p. 159. 

4. Id., p. 19. 
5.M.,p.48. 

6. Id, p. 51. 

7. Id, p. 55. 

8. Id, p. 96. 

9. Id, p. 135. 

10. Id, p. 138. 

11. Id., p. 159. 



Son faux temoignage de 1976 

Dans l'appendice, redige environ trente ans apres la guerre, les chambres a gaz 
ou le gaz sont, proportionnellement au texte, tres souvent mentionnes; des 
details (il est vrai, plutot vagues) sont donnes, qui concernent l'emplacement 
des chambres a gaz, leur structure, leur fonctionnement, la nature du gaz 
employe et le rendement; dans toutes les occurrences, l'expression de 
« chambres a gaz» n'apparait qu'au pluriel. Sauf en une occurrence ', ces 
« chambres a gaz» sont presentees comme une realite et non plus comme une 
rumeur ou un on-dit. 

Dans cet appendice de vingt-cinq pages (environ trente pages si la typogra- 
phic en etait la meme que pour le recit), j'ai releve onze occurrences de 
« chambres a gaz» et de «gaz» (les mots importants sont en italique): 
« L'extermination methodique et industrialisee de 
millions d'etres humains, les chambres a gaz, les fours 
crematoires, I'exploitation abjecte des cadavres, tout cela 
devait rcster cache et le resta effectivement pendant toute 
1; dui c dc 1 gucn mi pom un nombrc rcslrcinl d'indi- 

«Au lieu d'« extermination » on ecrivait "solution 
definitive", au lieu de ""deportation" "transfert", au lieu de 
"mort par gaz" "traitement special" et ainsi de suite 3 .. » 

« Ces longues heures (et parfois ces longs jours) d'at- 
tente qui precedaient leur entree dans les chambres a 
gaz 4 . » 

«Les chambres a gaz etaient en effet camouflees en 
salles de douches, avec tuyauteries, robinets, vestiaires, 
portemanteaux, bancs, etc. 5 . » 

« II suffit de rappeler que les chambres a gaz d'Ausch- 
witz furent tcstces \ur un groupe de trois cents prisonnicrs 
de guerre russes 6 . » 

« Birkenau, qui alia jusqu'a contenir soixante mille 
prisonniers, dont quarante mille femmes, et ou etaienl in 
stalles les foui'. crematoires et les chambres a gaz 1 ■ » 

« Vous remarquercz. par exemple, que je n'ai pas cite 
les chiffres du massacre d'Auschwitz, pas plus que je n'ai 
decrit le mecanisme des chambres a gaz et des fours cre- 
; ; cela parce que ce sont des donnees que je ne con- 
is pas quand j'etais au Lager [camp de Monowitz], et 



1. Id., p. 201. 

2. Id., p. 193. 

3. Ibid. 

4. Id, p. 198. 

5. Ibid. 

6. Ibid. 
l.Id.p. 199. 



quejen'ai possedees que par la suite, en meme temps que 
tout le monde '. » 

«A partir de 1941 environ, les Lager [camps] alle- 
mands deviennenl de gigantesques machines de mort: les 
chambres a gaz et les fours crematoires avaient etc delibe 
rcment coneus pour delruirc des vies et des corps humains 
par millions: l'horrible record en revient a Auschwitz. 
a\ cc \ inc.! quatic millc morts en une seule journee au mois 
d'aout 1944 2 .» 

« [Ce massacre] n'epargnait meme pas les enfants, 
qui furent tues par milliers dans les chambres a i>a::. cas 
unique parmi loulcs les alrocilcs de l'hisloirc de l'humani 
te 3 . » 

« Le moyen meme qui fut choisi (apres de minutieux 
essais) pour operer le massacre etait hautement symbo- 
lique. On devait employer, et on employa, le gaz toxique 
! I I ii ill i | oui I i ! ii.ii i lion i J i ii i m id 

locaux envahis par les punaises ou les poux 4 . » 

« Les convois de victimes a envoyer aux chambres a 
gaz ou a evacuer des Lager [camps] proches du front 
avaient la priorite sur les trains militaires 5 . » 

Differences entre le vrai et le faux temoignage 

Un simple calcul arithmetique montre combien «les chambres a gaz» et les 
mentions de «gaz» ont prolifere entre le recit de 1947 et 1'appendice de 1976. 
Supposons que le pluriel «chambres a gaz» implique 1'existence de deux 
chambres a gaz. On obtient ainsi, pour un texte de cent quatre-vingts pages, 
neuf occurrences du mot «gaz», soit une mention pour vingt pages, tandis 
que, pour un texte de quelque trente pages, on releve vingt occurrences du 
meme mot, soit une mention pour chaque page et demie. Ainsi le temoin a-t- 
il multiplie, au moins par treize, les «realites» dont il pretend rendre 
temoignage. Cette inflation quantitative d'au moins 1300 % s'accompagne, 
on l'a vu, d'une majoration qualitative tout aussi remarquable. Autant, dans le 
premier texte, la chambre a gaz est plutot de l'ordre de la rumeur et, par 
consequent, vague, autant, dans le second texte, l'auteur s'est efforce de 
donner a ses chambres a gaz (toujours au pluriel) un peu de consistance phy- 
sique. 

Avant d'en venir a la description du processus qui conduit a Iransformer, avec 
le temps, un vrai temoignage en un faux temoignage, arretons-nous un 

l./rf.,p. 201. 

2. Id., p. 201-202. 

3. Id., p. 202. 
I. Id., p. 209. 

5. Id., p. 210. 



instant sur une observation des plus simples: le cas, a lui seul, de P. Levi et 
l'experience dramatique que ce juif a vecue de la resistance armee, de la 
deportation et de l'internement dans le camp d'Auschwitz, prouvent que les 
Allemands n'ont jamais pu avoir une politique d'extermination physique des 
juifs et n'ont jamais concu, construit et utilise des abattoirs chimiques pour 
mener a bien cette politique. 

P. Levi etait une preuve vivante 
qu'il n'y a pas eu de genocide 

Si, comme on ose l'affirmer, les Allemands avaient pratique une politique 
d'extermination des juifs, ni P. Levi, ni tant d'autres juifs qui sont nes au 
camp d'Auschwitz ou qui y ont vecu, n'auraient survecu a la guerre. Un 
paradoxe veut meme que sa qualite de juif ait valu a P. Levi le fait de n'avoir 
pas ete fusille peu apres son arrestation le 13 decembre 1943. Comme l'ecrit 
son ami Ferdinando Camon, «les fascistes l'avaient capture en tant que 
partisan (il avait encore un pistolet sur lui), et il s'etait declare juif afin de 
n'etre pas fusille immediatement [conformement, ajouterons-nous, aux 
conventions internationales en vigueur]. Et c'est en tant que juif qu'il fut 
livre aux Allemands. Les Allemands l'envoyerent a Auschwitz et ce fut 
Auschwitz qui fit de lui un ecrivain '. » A Auschwitz, comme il le dira lui- 
meme 2 , c'est a peine s'il verra des SS. Assigne aux usines de Monowitz, il y 
sera blesse par la chute d'une poutrelle en fonte 3 . II est hospitalise. Au Kran- 
kenbau, ou il est soigne, la soupe lui est servie au lit, il ne fait pas froid, il 
ne travaille pas, il peut faire la sieste 4 . Soit dit en passant, c'est la qu'on lui 
parle des «selections» et des «gaz»; un juif polonais le designe a leurs 
camarades comme «l'Italien qui ne croit pas aux selections » 5 . II a la visite 
d'un compatriote, dont il dit: «[I1] a une tres legere entente, il est la depuis 
vingt jours, il s'y trouve bien, se repose et engraisse; il se fiche pas mal des 
selections et il a decide de rester au K.B. jusqu'a la fin de l'hiver, coute que 
coute 6 . » P. Levi restera une vingtaine de jours au K.B. 7 . 
Le 11 Janvier 1945, il contracte la scarlatine: «Et [je] fus», dit-il, «a 
nouveau hospitalise au K.B. Infektionsabteilung [section des maladies 
infectieuses] : une petite chambre en verite tres propre, avec dix couchettes 
sur deux niveaux : une armoire, trois tabourets, et le seau hygienique pour les 
besoins corporels. Le tout dans trois metres sur cinq 8 . » On lui administre de 

1. F. Camon, «Levi, la mort », p. 29. 

2. P. Levi, op. cit, p. 190. 

3. Id., p. 47. 

4. Id., p. 53. 
5.W.,p.55. 
6. Id, p. 57. 
1. Id, p. 60. 
8.M.,p. 162. 



fortes doses de sulfamides ', produit rare, a l'epoque, en Europe. II fera la 
connaissance d'un juif hollandais du nom de Lakmaker, age de dix-sept ans, 
grand, maigre, affable: «I1 etait alite depuis trois mois et on se demande 
comment il avait echappe aux selections 2 . II avait d'abord eu le typhus, puis 
la scarlatine ; entretemps nous avions decele chez lui une grave malformation 
cardiaque, et pour finir il etait couvert d'escarres au point de ne pouvoir rester 
allonge que sur le ventre. Avec tout 5a, un appetit feroce» 3 . Lakmaker allait 
mourir quelques semaines apres l'arrivee des Russes «a l'infirmerie russe 
provisoire d' Auschwitz 4 . » 

II est evident que, si les Allemands avaient conduit une politique d'ex- 
termination physique des juifs, ils n'auraient pas, a Auschwitz, preserve la 
vie de P. Levi, ni celle de ce juif hollandais et, apres la guerre, P. Levi 
n'aurait pas rencontre a Katowice des rescapes juifs comme Schenk et 
Alcalai 5 ou, a Dortmund, en Allemagne federate, le rabbin Mendi 6 , decrit 
comme «fluet, fragile » 7 ; Mendi, «le rabbin moderniste», etait venu de la 
Russie subcarpatique 8 . 



l.H.,p. 163. 

2. Selection (en pokmais dn camp: «Selckcjci »): «Pcrsonne ne sail lien de precis. 
e en parle. memc les ouvriers libres. polonais. ilalicns et I'rancais tjnc 
en cachette sur notre lieu de travail* (id., p. 133). 



I.', p : - 



Le processus du faux temoignage 

Selon un processus que j'ai observe chez de nombreux rescapes d' Auschwitz 
ou d'autres camps de concentration, P. Levi ne ment pas d'emblee mais se 
trouve graduellement conduit, entre 1947 et 1976, a mentir sur son 
experience d' Auschwitz. Pour commencer, cette experience a ete atroce, d'une 
atrocite vraie, quotidienne, sans rien de spectaculaire et, par consequent, 
difficile a decrire. Le besoin de relater cette experience et d'en faire sentir le 
caractere revoltant conduit a legerement pimenter le recit d'inventions qu'en 
un premier temps on n'ose tout de meme pas certifier vraies; on se fait l'echo 
de rumeurs epouvantables qui enveloppent les realites d'une sorte de halo 
sulfureux; on cree une atmosphere; on ne pretend pas avoir vu le diable mais 
on rapporte que d'autres font vu. Puis, les annees passant, on s'en entretient 
avec d'autres survivants et surtout on lit ce qui s'est ecrit sur le sujet; on finit 
par interesser des auditoires qui n'ont pas connu cette experience, des 
auditoires a la fois complaisants et exigeants : d'une part, ils sont prets a 
croire aux pires horreurs mais, d'autre part, il faut leur en fournir de toujours 
plus fortes, sous peine de les decevoir. C'est alors que, pour repondre a leur 
attente, on va puiser dans le fond d'une sorte de tradition ecrite et orale. On va 
«enrichir» sa propre experience de 1'experience supposee des autres et on va 
s'inspirer des ouvrages pretendument historiques et savants consacres au 
sujet. Peu a peu on en viendra ainsi a ne plus clairement distinguer entre ce 
qu'on a vecu et ce qu'on a trouve chez autrui. Le petit mensonge deviendra un 
gros mensonge qui, lui-meme, se mettra a enfler jusqu'a nourrir un mythe ne- 
cessaire aux chaudes retrouvailles entre gens qui ont subi les memes vraies 
souffrances et qui, par solidarite, se preteront main forte dans la defense et 
l'illustration du recit de leur odyssee. C'est le mensonge d'Ulysse. Vrai 
temoin en 1947, P. Levi est, progressivement, devenu faux temoin en 1976. 
II a cede a la tentation du mensonge d'Ulysse ; Paul Rassinier, lui, y a re- 



in peu « forte » de P. Levi, on consultera Pierre Marais, En li- 

sant de pres les ccrivains clhintir.s de la Shoali. Prima Let-, Georges Welters, Jean- 
Claude Pressae, p. 7-21. 



29juin 1993 

Un grand faux temoin: Elie Wiesel (Suite) 

En 1988, je publiais dans les Annates d'histoire revisionniste l un article 
intitule : « Un grand faux temoin : Elie Wiesel », ou j'ecrivais notamment : 
« Elie Wiesel a recu en 1986 le prix Nobel de la Paix. 
!1 esl generalement presente comme un temoin de l'«Ho- 
locauste» desjuifs et, plus particulierement, comme un te- 
moin de l'existence des pretendues chambres a gaz homi- 
cides [...]. Mais en quoi Elie Wiesel serait-il un temoin des 
diamines a gaz ? De quel droit exigerait-il que nous 
croyions un seul instant a ce mode d' extermination ? 
Dans le livre autobiographique cense rapporter son expe- 
rience d' Auschwitz et de Buchenwald, il ne mentionne nul- 
le part les chambres a gaz. II dit bien que les Allemands 
exterminaient les juifs mais... par le feu, en les jetant vi- 
\ arils dans des fournaiscs en plcin air au vu et au su de tous 
les depones ; ' » 
Dans une note, je precisais que l'auteur de La Nuit, recit autobiographique, 
ne faisait aux gazages homicides qu'une seule allusion vague et fugace a la 
page 109 : Elie Wiesel, qui aime bien prendre Dieu pour interlocuteur, lui 
dit: « [ces hommes-ci] que Tu as laisse torturer, egorger, gazer, calciner, que 
font-ils ? lis prient devant Toi 3 ! » 

En 1992, un revisionniste Suisse, Jurgen Graf 4 , eut la curiosite de comparer 
la version originale francaise de La Nuit (1956) 5 avec la traduction en 
allemand parue, en 1962, sous le titre Die Nacht zu begraben, Elischa (La 
Nuit pour enterrer les morts, petit Elie) 6 . Cette traduction due a Curt Meyer- 
Clason se revela scrupuleusement exacte, sauf sur un point : il semblait que 
toutes les occurrences ou se rencontraient, dans la version francaise, les mots 
de «crematoire(s)» ou de «four(s) crematoire(s) » avaient laisse place, sous la 
plume de l'excellent traducteur, au mot de «Gaskammer(n)» (chambres a 
gaz). Une revisionniste francaise, doublee d'une germaniste, A. W., voulut 
bien se charger pour moi d'un travail de verification, dont je la remercie. Le 
resultat de ce travail est le suivant: 



l.AHR, n°4. prinlcmps IdSS.p. I63-I6S. rcproduit idans le volume 1! a la pai 
606. 

2. E. Wiesel, La nuit, p. 163. 

3. Id., p. 168, n. 1. 

I. Jurgen Graf est I'aulcui' ilc Dcr Holocaust aufdcin I'llifsltiiul (L'Holocauste si 
la scllcliel. el dc Der Holocaust Sclnvindd. 
5. La Nuit. preface de Irancois Mauriae. 

/' 'i i i ' in mi tion de Martin Walzer et 

preface de Francois Mauriae: la traduction de La Nuit oceupc ie^ pages I '/■ I :i3. 



En treize occurrences, « crematoire(s) » ou «four(s) crematoire(s) » ont ete 
changes en «Gaskammer (n)» et, en une occurrence, en « Vernichtungslager» 
(camp d' extermination dote de chambre(s) a gaz). En une occurrence, 
«extermines» a ete change en «vergast» (gazes). Done, au total, en quinze 
occurrences, le traducteur allemand a mis du gaz la ou l'auteur 
n'en avait pas mis. Les pages ou peuvent se verifier ces manipulations 
sont les suivantes, respectivement dans 1' edition originale francaise et dans la 
traduction allemande : 

Page57 - Seite53 (2 fois); p. 58 - s. 54; p. 61 - s. 57; p. 62 - s. 57; p. 
67 - s. 62 (2 fois); p. 84 - s. 76; p. 101 - s. 90; p. 108 - s. 95; p. 109 - 
s. 95; p. 112 - s. 98; p. 129 - s. 113; p. 163 - s. 140; p. 174 - s. 150 '. 
II est interessant de noter que, dans les deux dernieres occurrences, le camp 
dont parle E. Wiesel n'est plus celui d' Auschwitz, quitte en Janvier 1945, 
mais celui de Buchenwald. Autrement dit, le camp de Buchenwald, dont tous 
les historiens ont fini par admettre qu'il ne possedait pas de chambres a gaz 
homicides, se voit ici pourvu... de chambres a gaz homicides ! 
A mes yeux, la responsabilite personnelle d'E. Wiesel est engagee dans ces 
manipulations frauduleuses, lesquelles, comme on peut le constater, revetent 



1. Primo Levi s'est livre a une operation du menu genre sans avoir recours a un 
traducteur. Voyez Si a'esi un hoinnic. La premiere panic du li\re esl la plus longue et 
la pin important: df eomprend it quatre ingt pa e (p 1861 eta ete redigee 
en 1947 l'auteui dit. ties la pa " ,i i I nit [i 1 ippri 1 iza 

des juifs a Birkenan: lui meme travaillait a Buna Monouitz et n 'avail jamais mis les 
pieds a Bnkenau i i I I i term n i i ils et seulement a 

cinq reprises de «la» chambre a gaz (p. 19, 48, 51, 96, 135); il se contente de la men- 
tionner, toujours au singulici et coninte une riimenr dont «tont le monde pai1e» (p. 
51). Soudain, dans son « Appendice», ecrit en 1976, soit pres de trente ans plus tard, 
les chambres a gaz font une entree en force: en I'espace dc \ ingt six pages (p. 189- 
211) qui. mi leur t\ poaraphie plus resserree. peuvcm ctre comptees pour trente pages. 
l'auteur les mentionne a on/e reprises (p. 193 (2 fois), 198 (3 fois), 199, 201 (2 fois), 
202. 209. 210) : a deux reprises, il parle de - ■?,);. » et a neuf reprises de « chambres a 
gaz » (toujours au pluriel): il ecrit comme s'il les avait vues:«Les chambres a gaz 
etaient en effet camoui i sail le doucl i In un i obinets vestiaiies 

portemanteaux, bancs, etc...» (p. 198). II ne craint pas d'ecrire encore: «Les 
chambres a gaz et les fours erematoircs awticnt etc deliberement concus pour 
detraire des vies et des corps humains pai millions; I'horrible record en revient a 
Auschwitz, avec vinal quatre mille morts en une seule journee au mois d'aout 1944» 
(p. 201-202). 

Elie Wiesel et Primo Levi ne sont pas les seuls a avoir ainsi « enrichi » leurs 



Primo Levi etail ingenieur chimiste. Sur sou naufrage ou son delire au point de 
\ue scientifique dans .V; < 'est un hamiiie. on eonsultera. de Pierre Marais, En lisant de 
pres les ecrivains chautres dc Id Sliocili. Prima Levi, Georges Wallers, Jean-Claude 
Pressac ; voy , en p rt uliei 1 himi i ■ \< a rii .! union ei le hamhrc a 
gaz » (p. / 21 I. ehapitre qui eoneerne Primo Levi. Ce dernier s'est suicide ou est mort 

i Mil i I I I i I u III 1 1 I 1 1 it du de n'etre pas 

fusille lorsqu'il avait etc fait prisonniei par la Milice fasciste le 13 decembre 1943, a 
l'age de 24 ans L i i i I i il ptui in nt in p rti m (il avait encore un 
pistolet sin lun, et il iin i 1 i juil il in d i in pi in dl immediatement. Et e'est 
en tant que juif qu'il lui li\re aux Allemands. Les Vllemands l'en\o\ereut a Auschw itz 
|...| » Lcrdinando Canton. « Chimie. Levi, lamort», p. 29. 



un caractere delibere et systematique. Cette responsabilite demeurera engagee 
aussi longtemps que l'auteur ne se sera pas publiquement explique sur son 
role dans 1' affaire de cette curieuse traduction en allemand. 
II est un autre point sur lequel j' attends depuis plusieurs annees une 
explication de notre homme: pourquoi, en Janvier 1945, a-t-il decide de 
quitter Auschwitz avec les Allemands plutot que d'attendre sur place les 
Sovietiques ? Pourquoi son pere et lui ont-ils, apres mure reflexion et alors 
que les Allemands leur en laissaient le choix, opte pour un depart avec leurs 
«exterminateurs» allemands plutot que pour une attente, sur place, de leurs 
«liberateurs» sovietiques ? 

II faut relire la fin de La Nuit sur ce troublant episode de la vie des Wiesel, 
pereetfils. Pour commencer, rappelons qu'E. Wiesel a toujours insiste sur 
le caractere strictement autobiographique de son ouvrage. Encore en 1990, il 
declarait: « Every word of it is absolutely true» (Chaque mot en est 
absolument vrai) '. Aux pages 124-130 de La Nuit, il raconte que, detenu a 
Auschwitz a l'age de seize ans, il eut, un jour de la fin 1944, a souffrir d'une 
infection au pied droit. «Un grand medecin juif, un detenu comme nous [mon 
pere et moi-meme] » decida qu'une operation chirurgicale etait necessaire 2 . Le 
jeune Elie fut admis a l'hopital d' Auschwitz «dans des draps Wanes [...]. Ce 
n'etait pas mal du tout, l'hopital: on avait droit a du bon pain, a de la soupe 
plus epaisse 3 . » Son medecin assista de bout en bout a l'operation chirur- 
gicale jusqu'au reveil du jeune patient. Peu apres, en Janvier 1945, les 
Allemands annoncerent 1' evacuation du camp: «Les malades peu vent rester a 
l'infirmerie. lis ne seront pas evacues 4 . » Le jeune homme consulta son pere. 
«I1 etait perdu dans ses meditations. Le choix etait entre nos mains. Pour une 
fois, nous pouvions decider nous-memes de notre sort. Rester tous deux a 
l'hopital, ou je pouvais faire entrer [mon pere] comme malade [ce qu'il 
n'etait pas] ou comme infirmier [ce qu'il n'etait pas non plus], grace a mon 
docteur. Ou bien suivre les autres 5 . » La suite du recit nous 1'apprend: bien 
que le jeune homme eut encore du mal a marcher, la decision fut prise d'un 
commun accord: ce serait - et ce fut - le depart vers l'Ouest avec les 
Allemands, le 18 Janvier 1945 6 . 

Comment tout cela peut-il s'accorder avec une politique d' extermination 
systematique des juifs, surtout des juifs malades ou incapables de travailler ? 



1. Cluctmo Tribune. H mai 1990. section 2. p. 5. col. A. 
2 E. Wiesel. up. cit.. p. 124. 

3. Ibid.. 

4. Id., p. 129. 

5. Id., p. 129-130. 

6.1d.,p. 130-133 : « We were wailing for the Russians as 1 waited for the Mes- 
siah* ([A Auschwitz | i I i i I I i n i i i I le Messic). ( 
in ii lii ii i i I I iesel I in mi sion televisee du 
27 novembre 1991 :« Facing Hate With Elie Wiesel and Bill Moyers» (Face a la 
haine, avec Elie Wiesel et Bill Moyers), PBS, transcription, p. 8. 



Le pere d'Elie Wiesel allait mourir de dysenterie a Buchenwald. Lui-meme et 
deux de ses soeurs allaient survivre a la guerre. Elie Wiesel se fait beaucoup 
voir et entendre. Ses soeurs sont d'une remarquable discretion '. 



Lettre a Ernst Nolte 

Mon cher collegue, 

Je vous remercie de votre reponse du 19 juin a ma lettre du 15 mai. 
Je vous avais reproche d'avoir employe a notre egard l'expression de 
«radikah>r Rcvisioiiisiniis». Vous me repondez que, pour vous, cette 
expression n'a rien d'infamant. Reportez-vous a ma lettre du 15 mai. Je vous 
y disais: « Cette epithete (de «radikal») implique, que vous le vouliez ou 
non, une critique... radicale». La question n'etait done pas de savoir quelle 
etait votre intention - non exprimee - mais quels etaient le mot et le fait 
exprimes. Vous etes un historien allemand. Vous savez done parfaitement les 
implications morales et politiques de cet adjectif qui est encore plus grave en 
allemand qu'en francais, pour les historiens, les journalistes et les hommes 
politiques de votre pays. Vous n'aviez pas le droit de nous appliquer cet ad- 
jectif, surtout sans meme avoir rencontre un seul d'entre nous, alors meme 
que, personnellement, je vous avais propose une telle rencontre. 
A la fin de votre lettre, vous ecrivez: «Pour terminer, je veux vous dire en 
toute sincerite la raison qui m'a fait ecarter votre aimable proposition de me 
rendre visite a Berlin. » Precisons d'abord que je vous proposals aussi de vous 
recevoir a Vichy, ou j'habite. Vous m'avouez ensuite, franchement, que vous 
avez tupeur. Vous avez craint que cette rencontre ne s'ebruite; ainsi, dites- 
vous, votre livre se serait trouve «liquide» avant son edition. Je comprends 
cette peur mais vous auriez du la surmonter. Personnellement, a votre place, 
j'aurais eprouve une peur encore plus grande que celle-la: celle d'ecrire un 
livre injuste et mai informe. Les historiens allemands sont decidement bien a 
plaindre. 

En ce qui concerne l'episode de la vieille juive que vous avez un jour apercue 
sur un quai de gare et dans le train, ne craignez-vous pas de speculer ? Si je 
compare votre recit du 23 avril avec celui du 19 juin, je releve d'etranges 
«enrichissements». Vous dites maintenant que, selon toute apparence 
(Aiischein), cette vieille femme etait l'epouse d'un «aryen»; vous ajoutez: 

1. LaNuitne scniblc cue que la \ersion. coiiMdeniblenicnl ahrct'cc. dun li\rc dc 
huit cents pages t|u'Hlie Wiesel aurait public en \iddish. dans une side d'Argenline. en 
1956, sous un titre signifiant «Et le mondc resta sileneieux» (E. Devereaux, «Elie 
Wiesel », p. 40). 11 serait probablement instructif de comparer cette premiere version, 
n succes, avec le condense en francais de LciNuit. 



d'un «aryen» mort peu auparavant. Vous dites meme qu'elle a ete deportee a 
l'Est ! Comment peut-on avancer ainsi, d'un seul et meme souffle, deux 
hypotheses et une certitude ? La-dessus, vous dites que vous «croyez» 
qu'une cruaute abstraite de ce genre n'avait pas d'analogie en France. Vous 
vous trompez. La France est un pays riche en decisions administratives de ce 
genre (et en cruautes point du tout administratives et reglementaires, et done 
d'autant plus horribles dans les faits). La cruaute «abstraite», comme vous 
dites, et les mesures d'autorite les plus cruelles, mais hypocrites, sont meme 
une specialite des grandes «democraties». Pendant et apres la seconde guerre 
mondiale, la police francaise a mis en camps de concentration, camps de 
regroupement, camps de transit une quantite de Francais et d'etrangers. Tous 
les camps ou ont ete internes des juifs avaient recu (avant mai-juin 1940) et 
ont recu (a partir d'aout 1944) des foules de non-juifs: Espagnols, 
Allemands, Autrichiens, «collabos», etc. Les fameuses photos du Vel' d'hiv' 
montrent, vous le savez sans doute, non pas des juifs en juillet 1942 mais 
des «collabos» en aout 1944. Pour moi, les horreurs de l'Epuration, sur 
laquelle les historiens ont longtemps observe le silence des laches, ont ete 
telles, en bien des pays d'Europe, qu'elles ne nous autorisent pas a la denon- 
ciation facile, le jour et la nuit, pendant pres de cinquante ans, des horreurs 
«nazies». Juger, e'est comparer. Si nous voulons condamner les atrocites des 
vaincus, observons d'abord nos propres cruautes, administratives ou non 
administratives (ces dernieres etant, je le repete, forcement plus horribles). 
Vous ne repondez pas a mes questions des pages 4 et 5. 
Vous repondez a ma question sur les «chambres a gaz». Vous ecrivez qu'on 
n'a «en aucune maniere apporte la preuve generate et definitive qu'une 
extermination en masse, notamment par le moyen de gaz toxique, n'a pas eu 
lieu, et cela ni en acte ni en intention*. Vous ajoutez: «I1 faudra encore une 
longue periode de recherches et de discussions pour elucider cette question. » 
Je vous repondrais que nous sommes ici dans le vague. Qu'appellerez-vous, 
eventuellement, le jour venu, une «preuve generale et definitive* ? Vous 
croyez certainement que, pendant la guerre de 14, les Allemands n'ont pas 
coupe des mains d'enfants beiges et je suppose que vous ne croyez pas non 
plus a une foule de recits d'atrocites concernant l'execution de juifs, pendant 
la seconde guerre mondiale, par l'eau bouillante (version officielle de Treblin- 
ka au proces de Nuremberg: PS-3311), par l'electricite, par des pompes a 
faire le vide, par le deversement en hauts-fourneaux, etc. De meme pour le 
«savon juif», etc. Voulez-vous me dire, dans chaquecas, quelle est la preuve 
«definitive» et «generale» qui vous a convaincu qu'il s'agissait de 
mensonges ? Mais soyons precis en ce qui concerne les «chambres a gaz»: 
en quoi F analyse, parmi d'autres, de Germar Rudolf ne prouverait-elle pas 
qu'il n'y a pas eu de chambres a gaz homicides a Auschwitz et a Birkenau ? 
Pouvez-vous me nommer des endroits precis ou, d' apres vous, les Allemands 
auraient pu gazer des juifs ? Quelles sont les «recherches» que vous appelez 



de vos voeux ? De quelles « discussions » precises voulez-vous parler sur ce 
point precis ? 

Je vais, moi, repondre a vos questions. 

Question n° 1 : Ma reponse est oui. Hitler a considere les juifs comme, 
d'ailleurs, la plupart des juifs ont considere Hitler et continuent de considerer 
Hitler. 

Question n° 2: Ma reponse est oui. On menace toujours d'aneantissement, 
particulierement en temps de guerre. Un ennemi est, par definition, voue, en 
de tels cas, a l'aneantissement ou a 1' extermination. Souvent, on va jusqu'a 
le declarer «aneanti» alors qu'en fait il ne Test pas. J'observe, par ailleurs, 
que les mots d'aneantissement ou d' extermination, comme ceux de 
Vemichlung ou A'Ausrottung , soul difficiles a definir. S'agit-il d'un 
aneantissement physique, d'une extermination physique ? La VP armee 
allemande a ete exterminee a Stalingrad. Cela veut-il dire qu'il n'y a pas eu de 
survivants ? Non, bien sur. II faut se mefier de mots de ce genre. 
Questions 3 a 6: Ces quatre questions n'en forment qu'une que je formulerais 
ainsi: «Hitler etait-il, pour vous, capable de decider le genocide des juifs et 
d'utiliser, pour cela, la methode (plus «humaine» dans son esprit) du 
gazage ?» Ma reponse est que n'importe qui, et, en particulier, les gens qui 
font profession de lutter pour le Bien contre le Mai, est capable des pires 
horreurs. Hitler etait, a ce litre, capable de decider le genocide des juifs et 
capable d'utiliser la methode du gazage, meme et surtout si cette methode lui 
paraissait particulierement cruelle. Hitler etait capable de commettre le crime 
de Katyn. II etait capable d'utiliser la bombe atomique contre les populations 
civiles. II etait capable de redecouper l'Europe a sa fantaisie, en cas de 
victoire, et de deporter des millions de gens. II etait capable d'une politique 
colonialiste et imperialiste. II etait capable de cent autres horreurs qu'on lui 
impute - sans les prouver - ou que ses ennemis ont bel et bien perpetrees. 
Cependant, la question pour un historien est moins de savoir si Charles- 
Quint, Napoleon, Hitler, Roosevelt, Churchill, Staline etaient capables de 
ceci ou de cela que de savoir si ces gens ont fait ceci ou cela. Pour 
commencer, ce «ceci» ou ce «cela» ont-ils existe ? 

Vous speculezet vous me demandez de speculer. Vous pensez qu'il existe des 
raisons de penser que... et vous me demandez: «Gibt es Grund zu der 
Annahme, daB...» Vous continuez ainsi: «Darf man annehmen... ?» [Peut- 
on supposer... ?] ; « War die Macht Hitlers im Dritten Reich so groB, daB er 
imsiaiule war... ?» [Le pouvoir de Hitler sous le IIP Reich etait-il si grand 
qu'il etait capable... ?]; «LaBt sich die Annahme warscheinlich machen, 
daB... ?» [Ne peut-on supposer avec vraisemblance... ?] Que de 
suppositions ! Moi, j'ai fait ces suppositions et puis, apres avoir beaucoup 
travaille, j'ai vu qu'elles ne correspondaient a rien dans la realite. 
Vous employez des expressions qui exigeraient des definitions. Qu'est-ce, au 
juste, qu'une « superstructure sans consistance» (luftiger Uberbau) par rapport 



a une force determinani (handh esti nem I < lit) ? Et, surtout, que 

veut dire «une simple indication ou un signe de tete de Hitler » (eine blofie 
Andeulung oder /. . . / ein Kopfnicken) ? Quelle representation physique vous 
faites-vous de ces choses-la ? Comment vous imaginez-vous la scene ? 
Hitler donnerait un signe de tete a quoi ? A qui ? En presence de qui ? Je ne 
l'imagine pas faisant a un fonctionnaire allemand un «signe de tete» qui 
equivaudraita: «Moi, chancelier du Reich, je vous donne l'ordre de lancer 
une formidable operation de tuerie generalisee au moyen d' abattoirs chimi- 
ques; vous avez mon autorisation non ecrite ; vous prendrez 1' argent ou vous 
voudrez; vous veillerez a ce qu'il n'existepas la moindre trace du plus grand 
massacre de l'histoire, un massacre dont je ne veux pas - vous le voyez - 
prendre la responsabilite devant l'histoire; salissez-vous, salissez l'armee, la 
police, mais ne me demandez pas de me salir moi-meme.» Puis-je vous 
demander ici, mon cher collegue, si vous avez lu ce que j'ai ecrit de la theorie 
du «nod» (signe de tete), chere a Christopher Browning ? Et avez-vous lu ce 
que j'ai ecrit sur la theorie, chere a Raul Hilberg, de la « communication de 
pcnscc» (consensus mind-reading /.../ by afar-flung bureaucracy) ? 
En conclusion, voyez a quel point nous sommes dans la speculation, lc 
vague, la psychologie, la metaphysique et loin, malheureusement, de la 
recherche des faits verifiables. Contrairement a ce que vous dites, je ne suis 
pas unhistorien empirique et j'espere que, de votre cote, vous n'etes pas un 
naif historien des « ideologies » confine dans le papier (un «historien de 
papier»). Je cherche a commencer par le commencement. Je cherche a etablir 
ce qui a bien pu se passer. Si j'agis ainsi, e'est par souci de prudence, par 
egard pour la logique et par amour, je ne vous le cacherai pas, de la difficulte. 
Car rien n'est difficile comme de commencer pur le commencement et de 
rechercher la realite des fails, humblement. 

Je me permets d'attendre une reponse a cette lettre. Au re§u de votre reponse, 
je vous ferai savoir si j'irai, ou non, vous voir a Berlin. 



«Faurisson» dans 
Henry Coston, Dictionnaire de la politique francaise, 
a paraitre 
[article soumis a Pinteresse pour verification] 

FAURISSON (Robert) - Universitaire, ne le 25 
Janvier 1929 a Shepperton (Grande-Bretagne), de pere 
ham ais ct de mere ecossaise. II est lui-meme titulaire de la 
nalionalilc brilanniquc et de la nationalhc franeaisc. Agrc 
ge des lettres et docteur es lettres et sciences humaines, ce 



I ialis'u d In u i iiun 11 u 11 ' ii od rm ci ml mpoi li 
ne ainsi que de « critique de textes et documents (litterature, 
histoire, medias) » a enseigne a la Sorbonne et, a partir de 
1973, a l'universite Lyon-II (universite Lumiere). Jus- 
qu'alors note comme « Ires brillant professeur, chercheur 
tres original, personnalite exceptionnelle», il fut du jour 
au lendemain prive de facto de toute activite d'enseigne- 
ment sur l'intervention, en particulier, d' associations jui- 
ves qui lui reprochaient ses opinions revisionnistes. Par la 
suite, sa chairc d'enscignement lui fut retiree par Lionel 
Jospin, ministre de l'education, sans recours a la moindre 
procedure administrative. F. n'avait jamais professe ses 
opinions dans ses cours. II est aujourd'hui rattache au 
Centre national d'enseigncmeni a distance. Considcrani lc 
ic isionnisme non comme une ideologie mais comme une 
mcthodc. li prcconise, en litterature comme en histoire, 
une relecturc particulierement attentive des textes et des 
documents. Cette methode lui a permis de renouveler pro- 
fondement l'etude de textes litteraires reputes difficiles: 
voy. A-t-on lu Rimbaud ?, A-t-on lu Lautreamont '/, La 
Cle des Chimcrcs et Autrcs Chimcrcs dc Nerval. Secretaire 
du SNE-sup, il a cotise au Comite Maurice Audin contre la 
torture en Algerie ; d'une rare liberte de pensee, il fut, peu 
apres, emprisonne a Riom, en 1962, pour avoir vivement 
proteste contre l'internement administratif d'un sym- 
[lathisant dc PAlgcrie frtmcaise. II est membre de l'Union 
des athees. Reprenant la these de l'ancien depute socialiste 
pacifiste Paul Rassinier, revenu de deportation sur un 
brancard el aulcur du Meiisonge d'Ulysse (1950, recdile par 
La Vieille Taupe, 1979), il est considere comme le princi- 
pal reprcscntant dans le monde, avec 1'Americain Arthur 
Butz, du revisionnisme historique. II affirme, au terme de 
ses recherches, que si l'Allemagne nationale-socialiste a 
effectivement suivi une politique anlijuivc et recherche une 
«solution definitive de la question juive» par l'emigralion 

i possible et la deportation si necessaire, elle n'a jamais 
pratique une politique d' extermination physique des juifs 
europeens ; selon lui, on ne trouve nulle trace d'un ordre, 
d un nlan, d'un budget pour cette extermination et «l'arme 
specifique du crime spccifiquc», c'esl-a-dire la chambre a 
gaz homicide, est une invention de la propagande de 
guerre. Parmi les nombreux auteurs revisionnistes, F. est 
le premier a avoir insiste sur ce qu'il appelle les «impossi- 
bilites physico-chimiques de la pretendue chambre a gaz 
hitlerienne ». II a mis au jour d'importants documents sur 
les crematoires censes contenir, comme a Auschwitz ou a 
Birkcnau. des chambres a gaz homicides. 



sin les chambres a gaz a eclate a l'occasion de deux articles 
de F. dans Le Monde (29 decembre 1978 et 16 Janvier 
1979); un premier article avait ete deja publie dans 
Defense de I' Occident (juin 1978). Les principaux soutiens 
tin il rccut lui vinrent, des 1979, de 1' ultra-gauche, reunie 
autourdu groupe de la Vieille Taupe anime par le militant 
libertaire Pierre Guillaume. Ceux-ci ont publie un ouvrage 
collcctif. Intolerable Intolerance (La Difference, 1981), 
qui comprend des contributions de Jean-Gabriel Cohn- 
Bendit, Eric Delcroix, Claude Karnoouh, Vincent Monteil, 
Jean-Louis Tristani. C'est aux editions de la Vieille Taupe 
qu'en 1980 Serge Thion, chercheur au CNRS, et F., 
publicnl Verile Itistorique cm verite polilic/iie '.' La (/neslion 
des chambres a gaz? Cet ouvrage contient aussi une etude 
da Journal d'Anne Frank (journal dont F. attribue la redac- 
tion, apres la guerre, au pere de la jeune fille morte du ty- 
phus en mars 1945 a Bergen-Belsen). F. a egalement 
publie Memoire en defense contre ceux qui m'accusent de 
' ' 'ustoire (pi le d'un avis de Noam Chomsky, 
1980) et Reponse a Pierre Vidal-Naquet (1982). II est 
I'auteur de nombreuses etudes publiees dans les Annales 
d'histoire revisionniste (1987-1990), la Revue d'histoire 
revisionniste (1990-1992) et The Journal of Historical Re- 
view idepuis 1980) edite a Los Angeles par VInstitute for 
Historical Review, il conseille ou dirige de nombreux tra- 
vaux en France et a l'etranger. II a ete le conseiller tech- 
nique du Canadicn Ernst Ziindel lors de deux longs proccs 
en 1985 et 1988 a Toronto; ses depositions a la barre ont 
fait sensation; les contre-interrogatoires qu'il inspirail 
ont ete desastreux pour les temoins et les historiens de la 
partie adverse. II est a l'origine de l'expertise de 
I'Americain Fred Leuchter concluant a l'impossibilite 
d'existence de chambres a gaz homicides a Auschwitz. 
Birkenau et Majdanek; d'autres expertises ont conclu dans 
le meme sens. Debatteur redoute, il est interdit d'antenne a 
la radio et a la television francaises. Depuis 1978, il a subi 
dix agressions physiques dont l'une, le 16 septembre 
1989, de la pari il urn: organisation se denommant « Fils de 
la memoire juive » ; cette agression, ou il manqua laisser la 
vie, fut approuvee par Serge et Beate Klarsfeld ainsi que par 
Frangois Leotard. De nombreux proces, suivis de lourdes 
ondamnation fin nci n et de peines de prison avec 
sursis, n'ont, jusqu'a present, pas reussi a briser l'energie 
d'un homme contre lequel, a l'instigation de certaines 
associations juives, Laurent Fabius a pris l'initiative de 
reclamer au parlement le vote d'une loi speciale: la loi 
Fabius Gayssot, alias «Lex Faurissonia» ( 13 juillet 1990) 



qui inlcrdit toulc contestation tic hi verite officielle en ce 
qui concerne l'histoire des crimes contre l'humanite, tels 
que definis et sanctionnes par le Tribunal militaire 
international de Nuremberg (1945-1946). «Montrez-moi 
ou dessinez-moi une chambre a gaz nazie avec Im- 
plication de sa technique et de son fonctionnement » : tel 
est le defi lance par F. et pour lequel il continue, dit-il, 
d'attendre une reponse. Francois Brigneau a publie: Mais 
qui est done le Professeitr Faurisson ? (Publications 
F. B. , 1992). 



13 September 1993 

Quelques denonciations du shoah-business 

1. The devastating barb: « There's no business like Slwah 
business* is, sad to saw a recognizable truth. 

(L'alTrcux jeu de mots «il n'y a pas de business qui 
vaille le shoah-business » est, e'est triste a dire, une verite 
palpable.) 

Leon A. Jick, «The Holocaust: its Use and Abuse 
within the American Public », 1981, p. 316. 

2. Dans le cas du genocide des Juifs, il est evident qu'une 
des ideologies juives, le sionisme, fait du grand massacre 
une exploitation qui est parfois scandaleuse. 

Pierre Vidal-Naquet, Les Juifs, la memoire et le 
present, 1981, p. 215. 

3. Many Israelis feci offended by the way in which the 
Holocaust is exploited in die Diaspora. They even fee/ 
ashamed ilia! die Holocaust has become a civil religion 
for Jews in the United Suites. They respect the works of 
Alfred Kazin, Irving Howe, and Marie Syrkin. But of other 
writers, editors, historians, bureaucrats, and academics 
they say, using the word Shoa, which is the Hebrew for 
Holocaust: « There's m> business life Shoa business ... 
(Bcaucoup d'Isracliens se sentent offenses par la facon 
dont l'Holocauste est exploite dans la diaspora. II 
ressentent meme de la honte a l'idee que l'Holocauste soit 
devenu une religion civile pour les juifs des Etats-Unis. lis 
rcspcctcnt les travaux dAlfred Kazin, Irving Howe et 
Marie Syrkin. Mais a propos des autres ecrivains, redac- 
teurs, historiens, bureaucrates et universitaires ils discnl. 
en utilisanl le terme Shoa qui est le mot hebreu pour Holo- 



causte : « il n'y a pas de business qui vaille le shoah-busi- 

Jacobo Timerman. The Longest War. Israel in Leba- 
non, 1982, p. 15. 

4. «The Eichmann trial in 1961 [...] was exploited in a 
eoh/ blooded way as «a means of practical policy, aimed 
at practical gains. - One of the principal gains, [Boaz 
Evronj says, was to heighten the sense of guilt of the Ger- 
mans : to put Germany in a situation of permanent disad 
vantage in the eyes of the world and to exploit this \itua 
tion not only by exttat at ir payments in repa- 
ration for tin crimes of the Ncijs. hut by insisting at the 
same tone [quite rightly I that mere money could not com- 

i of the Jews [...] moral black 

mail [...] moral blackmail. » 

(Le proces Eichmann, en 1961, [...] a ete exploits de 
sang-froid comme "moyen d'une politique concrete visant 
des benefices concrets. - L'un des principaux benefices, 
dit [Boaz Evronj, fut d'accroitre le sentiment de culpabilite 
des Allemands: de mettre l'Allemagne dans une situation 
d'inferiorite aux yeux du monde entier et d'exploilcr cette 
situation non seulement en extrayant le versement de re- 
parations toujours plus considerables pour les crimes 
commis par les nazis, mais aussi en insistant en meme 
temps (et a juste titre) sur le fait que l'argent ne peut pas 
compenser les souffrances des juifs [...] chantage moral 
[...] chantage moral.) 

Michael Adams [dans un long compte rendu d'un article de 

Boaz Evron publie en hebreu dans le magazine litteraire 

Yiton 77 de Tel Aviv], « About Use and Misuse of the 

Holocaust by the State of Israel », 1982. 

5. [A Los Angeles, le rabbin Schulweis declare:] «Ausch- 
witz nous a servi d'argument definitif quand tous les autres 
ont echoue. C'etait le moyen le plus sur pour collecter des 
fonds pour des yeshivoth [ecoles religieuses] ou l'ensei- 
gnement du judai'sme, pour des foyers de vieillards ou des 
orphelinats, et pour Israel. » 

Murray Zuckoff, « Contre le mauvais usage de l'holau- 
causte [sic] comme reference », 1982. 



plus en plus marque que l'Holocauste a ete et continue 
d'etre "banalise" et commercialise, a recemment affirme 
dans la revue Judaism, une universitaire, M me Deborah 



Lipsladl. profcsscur d'etudes juives a la prestigieuse uni- 
versite de Californie (UCLA). - Elle precise qu'un nombre 
croissant de juifs sont d'avis qu'il y a «beaucoup trop 
d'Holocauste», que trop d'argent, de temps et dcncrgic 
sont investis dans son evocation, et que l'attention dont il 
est l'objet a un aspect «malsain». D'autres juifs, ecrit-elle 
encore, pretendent que l'Holocauste a ete « commer- 
cialise* par divers groupes et institutions pour des ob- 
jectifs qui leur sont propres, et que les carrieres de certains 
groupcments et meme individus «ont ete edifiees sur l'ex- 
ploitation grossiere de l'interel suscite par l'Holocauste*. 
Traduction d'un extrait de Jewish Digest, 
«Choa. La Banalisation de l'Holocauste ». 
[R. Faurisson: The English original text should be found 
in Judaism (February 1983 ?)] 

7. « I first heard the bitter pun "there's no business like 
Shoti/i business" while working al YIVO / Institute for Je 
wish Research], on institution almost exclusively staffed 
by Holocaust survivors or their children The joke ac- 
knowledged the seemingly limitless appetite for Holo- 
caust materials, mainly as fund-raising tools within the 
Jewish community, but also as a source of identity - even 
a perverse ethnic pride - as well as the antidote to the 
fascination with Nazism outlined above. » 

|J'ai entendu pour la premiere ibis eel airier jcux de mots, 
«il n'y a pas de business qui vaille le shoah-business » 
alors que je travaillais a l'lnstitut Yivo (specialise dans la 
recherche sur les juifs). uric institution doni le personnel 
est presque exclusivement compose de survivants de l'Ho- 
locaustes ou de leurs enfants. Cette plaisanterie temoi- 
gnait de l'appelil apparemment sans limite dont ils temoi- 
gnaient pour les documents sur l'Holocauste, qui servaient 
surkuit a collecler des fonds a l'iniciieur dc la comrnunaule 
juive, mais aussi de source d'identite - et meme d'une cer- 
taine fierte ethnique perverse - aussi bien que d'antidote a 
la fascination exercee par le nazisme que j'ai evoquee plus 
haut.] 

J. Hoberman, «Film. Shoah Business*, 1986. 
[J. Hoberman defendait le film de Claude Lanzmann 
contre l'attaque lancee par Pauline Kael dans The New 
Yorker}. 

8. «///? a B u i i 

kobovits. tin lief I < loloi 

was not] an event different from any previous national ca- 



laslroph I for the Jews] in spite of the existence of "an en- 
are industry, with handsome profits for writers, resear- 
iionument -builders, museum planners 
and even politicians ". » 

([Dans une conference organisee par le B'nai B'rith a Jeru- 
salem. Sir Immanuel Jakobovits, le grand rabbin d'An- 
glclcirc. a dit que l'Holocauste n'etait pas] un evenement 
different des autres catastrophes rationales [qui avaient 
affecte les juifsj, en depit de l'existence de toute unc indus 
trie qui rapportait de confortables profits aux ccrivains. 
aux rcalisalcui's dc films, aux construclcurs tic monuments. 
aux museographes et meme aux politiciens.») 

Harm Shapiro [Jerusalem], 
« Chief Rabbi assails Holocaust "industry"*, 1987. 

9. « War and Remembrance [...] only minimalizes the his- 
torical events and issues it is exploiting. The deliberate 
extermination of millions of Jews and the death and mud 
lotion of many other millions in the Second World War 
are merely an expensive and logislicallx complex back 
droi> to the soap operatics of the plot, and the promotion 
of products sanctioned by author Herman Wouk. /.../ all 
the sufferings [...J have once again been reduced to mere 
fodder for the merchants of conspicuous consumption. » 
(11 / md Ren i am Guerre et souvenir) [...] ne fait 
que minimiser les evenements et les problemes histori- 
ques que le film exploite. L'extermination deliberee de 
millions de juifs ainsi que la mort et la mutilation de beau- 
coup d'autres millions d'hommes au cours de la seconde 
guerre mondiale sc reduiscnt a noire plus que l'ari'icrc plan 
coirteux et complexe a installer pour une intrigue de feuil- 
leton et la promotion de produits lies a l'auteur Herman 
Wouk. [...] toutes les souffrances [...] ont ete une fois de 
plus reduite en patee distribute par les marchands de con- 
sommation de prestige.) 

John Haslett Cuff, «War ami merchandising*, 1988. 

10. «The newspaper Ha'Aretz (December 16) published art 

attack by a director oj the Yad \ shorn Holocaust Center 
on dt i!'. . /, 'tali cunt in Los Angeles. The displeasure 
of Yad V'Shem over what it sees as the commercialisation 
> i it \\ i ' Cenlei been 

known, but this is the most open attack yet [... /. I Said the 
director:/ "The Jewish people does many vulgar tilings 
but the Wiesenlhal Center raised it to a complete level: 



The optimum use of \ensitive issues in order to raise 
money..." » 

(Lc journal | isruclicn] Haaretz, du 16 decembre U988] a 
publie une attaque du directeur de l'lnstitut Yad Vashem 
contre le centre Wiesenthal de Los Angeles. Le 
mecontentement de Yad Vashem devant ce qu'ils consklcrc 
comme une commercialisation de l'holocauste par le 
centre Wisenthal est connu depuis longtemps mais cette 
attaque est la plus explicite a ce jour. [Le directeur a 
declare : ] « Le peuple juif fait beaucoup de choses vulgaires 
mais le comble est atteint par le centre Wiesenthal: 
I'usage optimum des questions sensibles pour amasser de 
l'argent...») 

«Sad», The Jewish Press, 23 December 1988. 

1 1. « [...] "Ce que j'appelle le Shoah business". 
Ces mots ont ete prononces par Jean Kahn, dirigeant du 
Congres juif europeen le 7 Septembre 1989 dans un debat 
a la television francaise {La Cinq) avec un jesuite, le pere 
Martelet, au sujet du carmel d' Auschwitz. 

12. [Said Ms Miller:] «I do not feel comfortable with the 
Holocaust being used as the vehicle for these huge land 
raising dinners for this /Simon Wiesenthal I centre, the 
"celebratisation" of the Holocaust. [...] I think that using 
the Holocaust to raise money to sell Israel Bonds is not an 
appropriate way io contribute to those who died. I really 
don't want to see the Holocaust become another fund rai 
sing vehicle for any group. I'm not even comfortable 
with all these private, large donations to the US Holo- 
caust Museum. » [...] Ms Miller resents commemoration 
being used not only as a fund raising tactic, but in order to 
gain political support for Israel. 

([M me Miller a dit:] «Je n'aime pas qu'on utilise l'Holo- 
causte comme support pour ces enormes diners de bienfai- 
sance au profit de ce centre [SimonWiesenthal], la «mon- 
danisation» de l'holocauste. [...] Je pense que se servir de 
l'Holocauste pour collecter des fonds et vendre des bons 
d'Ltat israclicns n'esl pas une maniere decente de rendre 
hommage a ceux qui sont morts. Je ne veux pas voir l'Ho- 
locauste devenir un instrument de la collecte de fonds , 
quelqu'en soit le groupe beneficiaire. Je n'aime d'aillcurs 
pas non plus ces enormes dons prives en faveur de l'US 
Holocaust Museum. » M mc Miller refuse que les comme- 
s prennent place non seulement dans des strate- 



gies de collecte de fonds mais comme des moyens d'accroi- 
tre le souien politique apporte a Israel.) 

Andrew Silow Carroll, « How to Remember the 
Holocaust*, 1990 
A. S. Carroll est reporter an Washington Jewish Week, 
ou cet article est d'abord paru. II s'entretient ici avec l'ecri- 
vain american Judith Miller, auteur d'un nouveau livre 
One, by One, by One: Facing lite Holocaust, qui porte sur 
les facons appropriees - et inappropriees - de garder le 
ir de l'holocauste. 



13. «Too many books arc written on the Holocaust, '[here 
ore too ninny films and television plays that exploit the 
subject such as I... I. There is a fascination with the Holo- 
caust and with Nazism. There may, in fact, be "no bttsi 
ness like Shoah business". The problem is that many of 
these productions, if not most, are historically inaccurate, 
sentimental, roma/it/lic. exotic, and hyperbolic and so 
they ultimately distort and cheapen the Holocaust. - The 
popularisation and commercialization of the Holocaust is 
not only unhistorical but it is antihistorical /.../. - There 
are still many survivors alive and already their past has 
been turned into falsification and fiction. » 
(On cent trop de livres sur l'holocauste. II y a trop de films 
de cinema et de television qui exploitent le sujet, tels [...]. 
II y a une fascination exercee par l'holocauste et par le 
nazisme. II se pourrait, en fait qu' « il n'y a[it] pas de 
business qui vaille le shoah-business». Le probleme vient 
de ce que beaucoup de ces production, sinon meme la 
majoiiic d'entre elles, sont historiquement inexactes, 
sentimentales, romanliqucs. exoliques el hyperboliqucc. 
en sorte qu'en fin de compte elles deforment et banaliscnl 
l'holocauste. La vulgarisation ct la commercialisation de 
l'holocauste n'est pas seulement non-historique, elle est 
anti-historique. [...] II y a encore de nombreux survivants 
et deja leur propre passe a ete falsifie et transformer en 
fiction.) 

Michael N. Dobkowski (professor of religious studies), 
« German Reunification : a Jewish View », 1990. 

14.Le rabbin Dr Andre Ungar, du New Jersey, USA, ecrit: 
[Le professeur Eugf ;n Heimler] haissait l'emphase, l'hypo- 
crisie, les fonceurs et les poseurs, le jargon des universi- 
taires et la lavasse des psy, et les colporteurs profession- 
als de l'holocauste. 
| i rol >gic| Pro! or Eu ne Hi imler», 1990. 



15.«Das Shoah-Business ist die cinzi; c '•■ irkliche Wachs- 
lumindustrie der Vereinigten Staaten», spottet Brewster 
Chamberlin, Archivar am «Holoi u I I morial Vlu urn 
in Washington* [...]. Michael Lerner, Herausgeber der 
Zcilschrii'l Tikkun. orthodoxcr Judc und notorischer Quer- 
denker [sagte] : «Wir sollten langsam damil anfangen, uns 
eine Antwort auf diese Frage zu ilberlegen. "There is no 
business like Shoah business" wird unsere schwarzen und 
roten Brtider nicht zufriedenstellen. » 
(«Le shoah-business est la seule industrie qui commissi. 
une croissance aux Etats-Unis» plaisante Brewster 
Chamberlin. archivistc au Holocausl Memorial Museum de 
Washington. [...J Michael Lerner, directeur de la revue 
Tikkun, un juif orthodoxe et un penseur non-conl'ormisle 
[a dit] : «Nous devrions commencer lentement a apporter 
une reponse a ces questions. Le "il n'y a pas de business 
qui vaille le shoah-business" ne pourra pas satisfaire nos 
freres noirs et rouges. ») 
HenrykM. Broder (juif), «Das Shoah-Business », 1993. 
[Les traductions entre parentheses sont dues aux editeurs.] 



22 septembre 1993 

Les juifs pourraient renoncer au mythe 
de la chambre a gaz nazie 

Apres l'avoir denoncc, persecute, condamne comme le pire des criminels, les 
juifs se sont vus contraints, devant l'abondance des decouvertes revisionnistes 
sur la realite du camp de Treblinka, de relacher John Demjanjuk, a qui ils 
auront, au total, inflige un calvaire de seize annees. Quant a Yasser Arafat 
que, pendant vingt ans, ils ont presente comme un nouvel Hitler, ils 
viennent de lui faire, au moins en apparence, d'importantes concessions. 
Dans les deux cas, les juifs ont estime que le prestige et l'avenir de l'Etat 
d'Israel, ainsi que l'ideologie politique qu'est le sionisme, exigeaient ce genre 
de revisions. 

La religion de l'«Holocauste» est en peril; batie sur tout un ensemble de 
mythes, elle a exige, de la part des juifs, bien des renoncements et elle va, 
dans un proche avenir, exiger d'eux un renoncement supreme: il leur faudra 
abandonner le mythe de la chambre a gaz nazie. La surabondance des 
decouvertes et des publications revisionnistes sur ce mensonge se revele 
accablante pour les historiens et les intellectuels juifs. Pour devenir un pur 
article de foi religieuse, la croyance en l'«Holocauste» des juifs devra se 
delester du mythe de plus en plus encombrant de cette absurde chambre a gaz 
qui aurait defie, si elle avait pu exister, toutes les lois de la physique et de la 
chimie. 

Dans un recent passe, les juifs ont deja prouve qu'ils etaient capables, non 
seulement d' abandonner certains mythes de l'«Holocauste», mais de se 
presenter, par la meme occasion, en pourfendeurs de ces mythes. Ils sont 
alles jusqu'a s'approprier d'importantes decouvertes revisionnistes et a se 
presenter en champions de la verite historique. Apres avoir longtemps accuse 
l'Allemagne de crimes imaginaires fondes sur des rumeurs, ils l'accusent 
d'avoir elle-meme fomente ces rumeurs dans un esprit d'hostilite aux juifs. 
C'est ainsi que, dans leur ensemble, les historiens juifs ont fini par 
reconnaitre que l'histoire du savon juif, pourtant enterinee par le tribunal de 
Nuremberg, n'etait qu'une fiction. Par un extraordinaire retournement, ils ont 
ensuite mis cette fiction sur le compte des Allemands qui, selon la nouvelle 
version juive, auraient colporte cette histoire de savon en vue d'effrayerles 
juifs. 

Ces memes historiens ont du admettre que le chiffre de quatre millions de 
morts a Auschwitz, pourtant impose d'office par le tribunal de Nuremberg, 
constituait une enorme exageration. Ils avaient pris 1' habitude de preciser ou 
de laisser entendre que la plupart de ces victimes etaient juives. En 1990, ils 
ont reduit ce chiffre a environ un million, un million et demi, en maintenant 
que la plupart des victimes etaient juives et en imputant aux Polonais 



l'invention du chiffre d'origine; les Polonais, expliquent-ils, avaient ajoute 
de deux millions et demi a trois millions de victimes polonaises dans le but 
de minimiser la souffrance des juifs. Precisons, en passant, que le nouveau 
chiffre d'un million a un million et demi devra a son tour etre reduit a proba- 
blement cent cinquante mille morts (pour la plupart dues au typhus). 
Si, a son tour, le mythe de la chambre a gaz nazie devait etre abandonne, les 
juifs ne manqueraient probablement pas d'imputer l'invention et le succes de 
ce mythe aux Allemands et aux Polonais. Le principal responsable 
deviendrait l'Allemand Rudolf Hoss, prisonnier des Polonais apres l'avoir ete 
des Britanniques. Dans ses pretendus «memoires», dont nous sommes 
redevables a ses geoliers polono-communistes, ce SS se voit deja reprocher 
par certains juifs d'avoir glisse des absurdites ou des enormites relatives aux 
chambres a gaz « comme autant de bombes a retardement contre les j uifs » . 
Les historiens juifs, passant sous silence les decouvertes revisionnistes, 
s'institueraient en decouvreurs du «mensonge des chambres a gaz». lis 
rappelleraient que l'historienne juive Olga Wormser-Migot a ecrit, dans sa 
these universitaire, en 1968, qu'Auschwitz-I etait «sans chambre a gaz» et 
que, d' apres elle, d'une facon plus generate, il existait bel et bien un 
«probleme des chambres a gaz». lis citeraient l'historien juif Arno Mayer, 
professeur a Princeton, qui, en 1988, ecrivait que «les sources pourl'etude 
des chambres a gaz sont a la fois rares et sujettes a caution ». lis 
mentionneraient J. G. Burg et peut-etre David Cole. 

Sur le chapitre des persecutions subies depuis un demi-siecle par les 
revisionnistes, ils auraient la partie un peu moins facile mais ils pourraient 
decliner toute responsabilite en la matiere. Les persecutions subies par les 
revisionnistes allemands seraient imputees aux gouvernements allemands 
successifs; celles subies par les revisionnistes autrichiens seraient imputees 
au gouvernement autrichien et a ce «nazi» de K. Waldheim qui ont signe 
recemment la loi anti-revisionniste; quant aux revisionnistes francais, leur 
persecution serait le fait du gouvernement francais et de la loi qui porte le 
nom d'un communiste: la loi Gayssot. Dans tous les autres pays du monde 
il serait possible de rejeter ainsi sur les gouvernements en place et sur leur 
systeme judiciaire la responsabilite de la persecution. 

L'«Holocauste» lui-meme, desormais epure de toute contingence materielle, 
n'offrirait plus de prise a la contestation. D'un sens idealement vague et 
accedant au statut de verite hypostatique, il s'integrerait pleinement a la 
religion juive. II deviendrait l'article de foi privilegie d'une religion 
millenaire. 

Sa contestation n' en serait que plus sacrilege. Les revisionnistes se verraient 
alors accuser de vouloir persecuter les juifs pour leur foi. Ils seraient 
presentes en adeptes de l'intolerance religieuse. Les juifs, eux, se decriraient 
en apotres de la tolerance religieuse et en defenseurs de la verite historique ; la 



preuve: sans eux l'humanite aurait continue de croire au mythe de la chambre 
a gaz nazie. 

Les juifs qui, par le passe, ont tant oeuvre en faveur du communisme, n'ont- 
ils pas fini par se decrire en champions de l'anticommunisme, en 
denonciateurs du «mensonge communiste» ? 



23 septembre 1993 

Sur Auschwitz: encore un scoop bidon 

L' Express publie quelques articles ou documents a propos d'un ouvrage du 
pharmacien Jean-Claude Pressac, Les Crematoires d' Auschwitz. La 
Machinerie du meurtre de masse, editions du CNRS '. On y pretend, une fois 
de plus, river son clou au revisionnisme historique. Mais, en realite, une fois 
de plus, sous le couvert de pretendues revelations et de commentaires 
tonitruants, on est contraint d'y faire de nouvelles et importantes concessions 
aux revisionnistes. 

Pour commencer, ce livre n'a rien d'une nouveaute, si Ton en juge par les 
extraits qu'on en a choisis et le resume qui en est propose. II semble qu'il 
s'agisse seulement de la traduction, de l'adaptation et du resume en francais de 
l'enorme et grotesque ouvrage que J.-C. Pressac avait publie en 1989, a New 
York, a l'enseigne de la Beate Klarsfeld Foundation sous le titre prometteur 
et mensonger de: Auschwitz. Technique and Operation of the Gas Chambers. 
Selon toute apparence, l'ouvrage fut rapidement retire de la vente. J'en avais 
rendu compte dans la RHR n° 3 sous le titre de «Bricolage et "gazouilla- 
ges" 2 a Auschwitz et Birkenau selon J.-C. Pressac ». J'avais montre que 
l'auteur parlait surtout des fours crematoires et des chambres a gaz de di- 
sinfection. J'avais rappele que des mots comme «Vergasung», «Gas- 
kammer», «Gaspriifer»\ en lesquels il croyait voir des « indices », disait-il, 



1. L'Express, 23 septembre, p. 76-80, 82-87. 

2. Li mot d< * milki e(s) .1 I i |iii I liploie dans 
pri i il i nli I in i (ii il n croi pa i i In I ihese des gazages 
systcinatiqui i i i nd In II mai iileinent di / i urn I 
improvises que. d'un mot. il appelle des... «gazouillages». 

3. Le 2 mars 19 13. la I'irmc Topi' el tils d'Lrluri adresse a la direction des coi 
structions d'Austli itz tin Icltrc coi rn nt mi in i nd I di\ deteelenrs de g; 
cyauliydrique pour le Krenialorium II d' Auschwitz. II n"\ a la rien d'etrange. La let- 
trc est conmierciale el sans aueuii caractere secrel. Llle porlc en toutes lettres «Gas- 
prtifet Kiermtoin I i I Is son! appel 

ni i ' (deteelenrs pour i d i inlndriqu 

C'est ce que. dans moil Mcmoirc en defense.... p. 171. j'ai appele « appareil de detec- 
tion il i 11 I ii | i I i I h i i et Ces appareils 
se Irouvaient partoui i nti losail le maleriel d i \ sun I et partout ou 
se pi iliqu u nl d lesiiifeetions au klon I i s pai le typhus a 
Auschwitz et vu 1' accumulation des cadavres de typhiques dans les 



et non des «preuves», ajoutait-il, de gazages homicides n'avaient qu'un sens 
normal et benin. J'avais montre qu'en passant il avait procede, de son propre 
aveu, a une formidable revision des faits et des chiffres de la litterature 
holocaustique. 

Depuis la publication de ce pensum en anglais, l'auteur s'est rendu a Moscou 
et a Wiesbaden. En a-t-il rapporte des documents bouleversants ? Dans le 
dossier de {'Express, je n'apercois nulle trace de tels documents. Ceux que je 
vois sont connus depuis longtemps. Je constate seulement que, chez J.-C. 
Pressac, les incertitudes s'aggravent, les speculations se multiplient, les 
recits romanesques abondent. La «chambre a gaz» que les touristes visitent a 
Auschwitz continue de perdre son credit : elle n'aurait que «tres peu» servi 
(theorie du «gazouillage» chere a l'auteur). Les gazages systematiques de 
Birkenau n'auraient commence qu'en juillet 1942. II y aurait eu beaucoup de 
«pannes». Himmler aurait, en novembre 1944, donne l'ordre de cesser ces 
gazages mais cet ordre, presente jusqu'ici comme ecrit (et done prouvable), 
est devenu «oral» (et done improuvable). 

Et, surtout, le nombre des morts d' Auschwitz continue sa descente. II ne 
serait plus de 9 millions (e'est le chiffre fourni dans Nuit etBrouillard; il est 
faux que, comme le dit VExpress, le chiffre donne dans ce documentaire, 
plein d'erreurs, soit de 4 millions), ni de 4 millions (Tribunal de 
Nuremberg), ni de 1,2 million (Hilberg), ni de 1,1 million (Piper), ni de 
950.000 (Bedarida), mais de... 800.000. II faudra bien, un jour, parvenir au 
vrai chiffre qui doit se situer aux environs de 150.000 victimes (la plupart 
mortes du typhus ou, comme le dit Arno Mayer, de « mort naturelle»). 
Nous attendons depuis un demi-siecle un ouvrage technique intitule non pas 
Les Crematoires d'Auschwitz mais Les Chambres a gaz homicides 
d 'Auschwitz. Evidemment, cet ouvrage contiendrait ce que nous reclamons 
depuis si longtemps et qui serait elementaire: une photographie, un dessin ou 
une maquette de cet incroyable abattoir chimique avec l'explication de sa 
technique et de son fonctionnement. Pourquoi cette stupefiante lacune ? 



30 septembre 1993 

Liberation, Le Monde et Le Nouvel Observateur 

sur Les Crematoires d 'Auschwitz 

de Jean-Claude Pressac 



l'utilisation de ces detecteurs a papier sensible elait normale. Depuis 1922 et encore 
aujourd'hui, le Zyklon s'emploie a la disinfection des locaux d'habitation, des silos, 
des bibliotheques, des navires, etc. 



Le 23 septembre, j'ai rendu compte du dossier consacre par L' Express au 
livre du pharmacien Jean-Claude Pressac, Les Crematoires d' Auschwitz. La 
Machinerie du meurtre de masse, CNRS editions, 1993. 
Je passerai ici en revue ce que Liberation, Le Monde et Le Nouvel 
Observaleur ont publie sur le meme sujet. Je ne reviendrai pas sur les points 
deja traites dans mon compte rendu du 23 septembre. Prochainement, je 
produirai une recension du livre meme de Pressac. 

- Liberation ' 

L'article de Liberation n'apporte guere d'elements nouveaux par rapport au 
dossier de L'Express. J.-C. Pressac s'y presente comme un ancien «proche 
de Faurisson», un disciple repenti. II declare: 

« La these de Robert Faurisson [...] s'appuyait sur 
une assez bonne connaissance des invraisemblances tech- 
niques du processus d extermination [a Auschwitz] tel que 
les historiens 1 expliquaient [...]. J'ai ete un proche de 
Faurisson qui m'a assez bien forme a la critique negation 
niste a la fin des annees soixante-dix [...]. II faut savoir 
que Faurisson en savail beaucoup. !l disposait de plans et 
de photos qu'on n'avail jamais \ us. » 

- Le Monde 2 

L'article du Monde est surprenant. II est signe de Laurent Greilsamer, lequel, 
en son jargon, se felicite de ce que J.-C. Pressac «recus[e] une certaine idee 
de l'histoire qui voudrait que seule la memoire soit noble ». J.-C. Pressac 
confie au journaliste comment il en est venu a douter des temoignages, puis 
a les ecarter: «Personne ne pouvait m'expliquer les contradictions des 
temoignages auxquelles je me heurtais». Aussi a-t-il, en consequence, 
«deliberement tourne le dos aux temoignages des survivants pour s'interesser 
aux mines des crematoires et aux documents preserves de la destruction ». 
«Ledrame», ajoute-t-il, «c'est que l'histoire de 1' extermination ne reposait 
que sur des temoignages. Or beaucoup ne tiennent pas». II ne croit guere a la 
these du «langage code» : « II n'y a jamais eu camouflage, contrairement a ce 
que Ton dit» chez les SS constructeurs des crematoires et des chambres a gaz. 
II evalue «a 800.000 le nombre des morts dans [le camp d' Auschwitz] alors 
que leschiffres les plus couramment cites etaient de plusieurs millions*. II 
estimequ'«en France, la loi Gayssot interdit de s'exprimer librement». II 
revise «ce que la communaute des historiens croyait acquis ». II denonce la 
«couardiseuniversitaire» et les chercheurs qui «se sont tus pour conserver 
leurs precieux fauteuils». 



1 .« Des documents ignores sur la Shoah. Le devis d' Auschwitz », , 
septembre 1993. 

2. L. Greilsamer, «Un chercheur amateur revele la machinerie de 
d' Auschwitz. Les plans de la moil »>. Lc Minnie, 26-27 septembre 1993. 



L. Greilsamer a la prudence de ne pas faire etat du document sur les 

detecteurs de gaz. 

- Le Nouvel Observateur ' 

L'enquete du Nouvel Observateur est encore plus surprenante. Elle est de 

Claude Weill. En plus d'une interview de J.-C. Pressac, elle comprend des 

interviews de Pierre Vidal-Naquet, Raul Hilberg et Claude Lanzmann. J'y 

suis nomme plus de vingt fois mais la parole ne m'est pas accordee une seule 

fois bien que je paraisse dans cette enquete en posture d' accuse et meme de 

faussaire. 

J.-C. Pressac denonce en Faurisson «une intelligence brillante, mais 

perverse, diabolique». 

A la question: « Pensez-vous que dorenavant les revisionnistes seront reduits 

au silence ?» P. Vidal-Naquet repond : «J'en doute. Les revisionnistes sont 

rci'raclaircs a tout argument. Le seul revisionniste que Pressac ait convaincu, 

c'est lui-meme». 

Pour R. Hilberg, le livre de Pressac semble soulever plus de questions 

«cruciales» qu'il n'apporte de reponses. 

De son cote, a la question: « Quelle importance accordez-vous a la parution 

du livre de Jean-Claude Pressac ?» C. Lanzmann repond: 

« C'est une pierre supplementaire qui vient s'ajouter 
a l'immense edifice du savoir deja accumule sur la solution 
finale. Rien de plus, rien de moins. Cela seulement. Pre- 
senter ce livre comme l'ont fait le journal de TF 1 et cer- 
tains autres medias releve de la disinformation. Si Ton ex- 
cepte le document de la firme Topf und Sonne sur les detec- 
teurs de gaz, il n'y a rien dans Fimmense article de L'Ex- 
press qui ne soit archiconnu.» 
C. Lanzmann emploie a six reprises, et avec raison, le mot d' «archiconnu». 
(En ce qui concerne les detecteurs de gaz (Gasprufer), il semble ignorerque 
ces instruments etaient d'un usage courant dans les operations de 
clesinfeclion.) II denonce chez Pressac un homme hante par Faurisson et 
Faurisson seul : 

« Faurisson est le seul interlocuteur qui compte aux 
yeux de ce converti. II doit, pour etre entendu de lui. parler 
son langage, faire sienne sa demarche, epouser sa proble- 
maliquc, exhiber la preuve cruciale, V ultima ratio qui con- 
vaincra son ancien maitre. D'ou l'importance demesuree 
allachcc au document (qui ne sera en aucun cas, on peut en 
etrc stir, le mot de la fin pour Faurisson) sur les detecteurs 
de gaz. Meme pour les refuter, on legitime ainsi les argu- 
ments des revisionnistes, qui deviennent ce par rapport u 



a mecanique de l'horreur», Le Nouvel Ob- 



quoi. a qui, tous se situent. Les revi 

C. Lanzmann annonce la partition en novembre dans sa revue Les Temps 
modernes d'un « article fulgurant» montrant que 1' extension du revisionnisme 
a pris les proportions d'une « catastrophe ». 

II juge «scandaleuses» les interviews ou J.-C. Pressac frappe de suspicion 
ou de nullite les temoignages sur les chambres a gaz homicides. 
II vise, en particulier, l'article susmentionne de L. Greilsamer dans he 
Monde. 

II considere que la publicite faite a l'ouvrage du pharmacien est «une faute 
morale». S'en prenant, sans le nommer, a P. Vidal-Naquet, il declare: 
«Le triste est qu'un historien, menace sans doute 
dans son statut ontologique par la veracite, la force, l'evi- 
dence des temoignages [rapportes par C. Lanzmann lui- 
meme dans son film Shoah] n'hesite pas a cautionner cette 
pcrversile. Un historien abdique devant un pharmacien. 
qui par ailleurs "revise" a la baisse, selon des calculs bien 
a lui, le nombre des victimes. Qu'on y prenne garde, on 
dira peut-etre dans vingt ou cinquante ans: "Bien sur, les 
chambres a gaz ont existe, mais on n'y a jamais gaze que 
des poux ou des menteurs." Ce sera l'ultime avatar du revi- 



Conclusion 

Ces articles de Liberation, du Monde et du Nouvel Observateur confirment 
l'impression donnee par le faux scoop de L'Express. On songe ici aux 
communiques de victoire des armees en retraite. Les declarations fracassantes, 
les coups de cymbales et le son du clairon ne parviennent pas a dissimuler 
l'ampleur du desastre. En 1943, apres leur capitulation a Stalingrad, les 
Allemands n'avaient plus eu pour unique ressource que de vanter, sur le mode 
heroi'que, les merites de la « defense elastique». On s'y croirait. C. Lanzmann, 
lui, est le seul a ne pas tenter de donner le change. II voit poindre a l'horizon 
la victoire des revisionnistes et la capitulation des exterminationnistes. Ses 
affres ont leur raison. Voila quinze ans, je prenais publiquement l'initiati- 
ve - e'etait la premiere fois au monde - de placer «le probleme des chambres 
a gaz» sur le plan scientifique et materiel. Mon audace avait longtemps paru 
sacrilege. Aujourd'hui, les adversaires des revisionnistes se voient contraints 
d'avancer sur le terrain ou j'esperais les voir s'engager. Et C. Lanzmann 
redoute que ne se leve cette fois-ci, pour son camp, le vent de la defaite. 



1 CT octobre 1993 



Lettre a Alice Kaplan 

aux bons soins de [la revue] Lingua Franca 

J'ai pris connaissance de votre article sur Maurice Bardeche, dont il se trouve 
que je ne partage pas les idees en politique mais qui est un honnete homme et 
un chercheur scrupuleux, un tres bon ecrivain aussi '. 
Je vous fais mes compliments de cet article. La haine y parle toute pure. 
Bonne chienne, ce dit-on, chasse de race. Votre pere etait-il Benjamin Kaplan, 
Sydney Kaplan ou tel autre des ces chiens de Nuremberg portant le nom de 
Kaplan ? 

Vous nommez Celine. Reliscz Bagatelles pour un massacre [des non-juifs, 
des goyim] et L'Ecole des cadavres [non-juifs ou goyim] 2 . 
Vous avez beaucoup menti et cela commence a se savoir. Un exemple parmi 
cent («le savon juif», etc.): aux dernieres nouvelles, il serait mort a 
Auschwitz 775.000 personnes (chiffre arrondi a 800.000) selon M. Jean- 
Claude Pressac, le neo-nazi repenti (il avait chez lui un buste de Hitler) et le 
protege des menteurs 3 . Dans le film Nuit et brouillard, qu'on montre a tous 
les enfants de France, encore aujourd'hui, le chiffre est de neuf millions. 
Selon les chiens de Nuremberg, il etait de quatre millions. Encore un effort et 
on parviendra au chiffre exact d' environ, sans doute, cent cinquante mille 
morts (surtout des victimes de «mort naturelle» comme le reconnait Arno 
Mayer: des victimes du typhus). Mais, peut-etre vous moquez-vous de 
l'exactitude en histoire ? Sincerement et sans chutzpah 4 ! 



Lettre a Ernst Nolte 

Mon cher collegue, 

Vous avez remarque que, dans ma lettre du 27 septembre, j'ai pris soin de 
n' engager aucune discussion, ni sur le contenu de votre livre ou de vos 
interviews, ni sur aucun point de votre propre lettre du 30 aout. 
Reflexion faite, j'ai pense qu'il etait imprudent de ma part de vous adresser 
une telle lettre sans proceder, pour le moins, a une mise au point pour la 
posterite. Vu le train ou vont les choses, la posterite me jugera et peut-etre 
vous jugera-t-elle aussi. Je ne veux pas qu'on puisse affirmer un jour 



1. A. Kaplan, «Out of the Past ». Lingua Franca, 1993. 

2. Alice Yaetn , I plan \ I ir de Irancais a Duke University 

(Caroline du Nord). est I'autcur d'un ouvnu/e bicn connu des celiniens, Releve des 
sources et des citations duns ' • , ■> our ti r iter. [NdE]. 

3. J.C. Pressac. Les Crcmotoires d'Aust hwitz, p. [148]. 

4. Terme yiddish qui designe 1' impudence. [NdE] 



qu'apres avoir lu voire Sireiipiinkie j'ai neglige de vous signaler une grave 

erreur que vous y avez commise a mon prejudice. 

Je veux parler de ma phrase de soixante mots. 

Deja, le 16 mars 1993, ma soeur vous avait mis en garde. Elle vous ecrivait 

alors : 

« Monsieur le professeur, permettez-moi de vous dire 
que vous avez commis une tres grave erreur dans votre 
transcription de ccllc phrase. Vous avez, en effet, oublie 
laprcs le mot ""mensonge'* | un mot essentiel: le mot "his- 



loriquc" ! C'est extremement grave et j'insiste beaucoup 
sur cette gravite. En effet, un "mensonge" laisse entendre 
qu'ily ades menteurs. Or, jamais Robert n'a ecrit que les 
juifs avaient menti dans cette affaire ! En revanche, un 
""mensonge historique" est tout autre chose et ce n'est pas 
a un historien comme vous que j'expliquerai la diiTercn 

Personnellement, je mettrai les points sur les «i» et, pour etre clair, je 
reprendrai ici la comparaison que vous avez lue sous ma plume et que j'ai 
souvent utilisee devant les tribunaux francais et canadiens (pour ces derniers, 
il existe une transcription litterale des debats) : ceux qui affirment que Neron a 
incendie Rome et qui propagent cette affirmation comme s'il s'agissait d'une 
verite historique ne sont certes pas des menteurs; ce sont des moutons de 
Panurge, des chiens de Pavlov, des perroquets, des victimes d'un mensonge 
historique ou, si vous preferez ce neologisme d'intellectuel, d'un «mythe». 
Plus on avance dans le temps ou dans l'histoire, plus le nombre et, parfois, 
la conviction des victimes s'accroissent; vous connaissez le raisonnement 
cheraux colporteurs de ragots: «I1 n'y pas de fumee sans feu». C'est ainsi 
qu'un simple mensonge ou une rumeur deviennent historiques. Les livres 
d'histoire en sont pleins. 

II suffit, d'ailleurs, d'un peu d' attention auditive pour se rendre compte que 
ma phrase est faite d'elements qui s'appellent et se repondent Fun l'autre. J'ai 
tenu a conferer au debut de cette phrase tout son poids d'histoire avec les trois 
mots suivants que je souligne pour la circonstance : 

«Les pretendues chambres a gaz hitleriennes et le pretendu genocide des juifs 
forment un seul et meme mensonge historique [...]» 

Hitler..., les juifs..., l'histoire... Sans jeu de mots, il me semble qu'il y a la 
toute l'histoire dont nous debattons. Si vous supprimez l'adjectif 
d'«historique», vous retirez a tout ce debut son poids d'histoire et vous 
m'attribuez une phrase qui est boiteuse. 

Certes, lorsque je parle ou que j'ecris, il peut m'arriver d'eviter l'emploi, a 
chaque fois, de l'adjectif «hislorique». Je ne vais pas assommer mon lecteur 
ou mon auditeur avec le binome lancinant de « mensonge historique », mais 



soyez assure que le contexte le plus direct est la pour leur faire entendre que 

«mensonge» signifie alors «mensonge historique». 

J'ai, par ailleurs, le droit d'etre lu avec un minimum d' attention, surtout par 

un homme que le mot meme d'«historique» ne saurait normalement laisser 

indifferent. 

Je suis a votre disposition pour les references, si vous les desirez. 

Cette mise au point, je le repete, me paraissait necessaire pour l'avenir, et 

meme pour le proche avenir. 



13 octobre 1993 

Lettre a H. F. Doeleman 

Amsterdam 
Monsieur, 

De retour d'un voyage, je trouve votre lettre du 4 octobre. 
Vous m'adressez une «mise en demeure» et des «sommations» dont 
m'etonnent a la fois l'imprudence et l'impudence. Plutot que d'impudence, 
d' ailleurs, je parlerai de «chutzpah». 

Le Journal d' Anne Frank, tcl que l'avait fait imprimer Otto Heinrich Frank, 
le pere de la malheureuse enfant, est une imposture. En 1986, pour essay er 
d'en demontrer 1'authenticite, on a publie de ce journal une edition 
faussement savante sous le litre Journaux d'Anne Frank (sic): De Dagboeken 
van Anne Frank. Les auteurs de cette edition, a la fois par ce qu'ils disent, 
par ce qu'ils deforment et par ce qu'ils cachent, confirment involontairement 
1'imposture. Avant de se livrer a cette escroquerie litteraire, O. H. Frank 
avait eu sa part, semble-t-il, de graves malversations financieres; sa banque 
avait eu de serieux ennuis avec la justice; les journaux en avaient parle. 
Toute sa vie, il a aime et pratique les fictions, les stratagemes et les subter- 
fuges. Le grand public 1'ignore. 

Nul doute qu'a l'occasion d'un proces (en premiere instance, en appel, en 
cassation et peut-etre plus), je me ferai un devoir de reveler a ce grand public 
ce que malheureusement il ne sait pas encore. Par la meme occasion, je lui 
devoilerai la grande imposture du siecle : celle de la magique chambre a gaz 
nazie dont personne ne peut nous fournir une representation materielle. Bref, 
comme on dit en bon francais: « A bon entendeur, salut ! » 



28 octobre 1993 



A Pierre Marais et a M e Eric Delcroix 
pour valoir ce que de droit 



Attestation concernant le Struthof 

Je, soussigne, Robert Faurisson, professeur d'universite, demeurant a 
l'adresse indiquee ci-dessus, atteste ce qui suit: 

En 1979, la LIC(R)A et huit associations juives ou d'anciens deportes 
un proces pour «dommage a autrui par falsification de 
» (sic). Ces organisations pretendaient detenir la preuve de 
:e de chambres a gaz homicides dans les camps de concentration du 
IIP Reich. Constatant qu'elles n'en possedaient pas, elles etaient conduites a 
sollicker l'acces aux archives de l'instruction du «proces du Struthof», 
archives detenues a Meaux par la Direction de la gendarmerie et de la justice 
militaire. Elles esperaient y trouver la preuve de l'existence d'une telle 
chambre a gaz au camp du Struthof (Natzweiler). 

La consultation de ces archives, transporters au palais de justice de Paris, leur 
etait accordee ainsi qu'a moi-meme. 

Du 27 mars au 5 juin 1980, lors d'un ensemble de huit seances, nous avons 
pu, M c Eric Delcroix, M. Pierre Guillaume, M. Jean-Claude Pressac et moi- 
meme, consulter ces archives et prendre des notes manuscrites de leur 



II ressort de ces archives qu'en 1945 une expertise avait ete demandee au 

professeur Rene Fabre, doyen de la faculte de pharmacie de Paris, afin de 

determiner si une chambre a gaz homicide avait existe et fonctionne au 

Struthof. 

Le texte de cette expertise a disparu. 

Mais, par le contenu d'un rapport d'expertise de MM. les professeurs et 

docteurs Simonin (de Strasbourg), Piedelievre (de Paris) et Fourcade (de 

Strasbourg), il est possible d'affirmer ce qui suit: 

- Le rapport d'expertise du professeur Rene Fabre etait date du l er decembre 
1945; 

- II devait repondre a deux questions: le local suspecte d'etre une chambre a 
gaz homicide fonctionnaiu a l'acide cyanhydrique avait-il pu fonctionner a cet 
usage et les cadavres d'anciens detenus du Struthof, cadavres conserves dans le 
formol a l'hopital civil de Strasbourg, etaient-ils, comme on l'affirmait, ceux 
de personnes tuees avec de l'acide cyanhydrique ? 

- Pour repondre a ces deux questions, le professeur Fabre avait, notamment, 
recueilli des produits de raclage et des platras de la « chambre a gaz» et il 
avait procede a l'autopsie des cadavres ; 

- Dans les deux cas,les conclusions du rapport d'expertise etaient negatives. 
MM. Simonin, Piedelievre et Fourcade rapportaient ces conclusions pour les 
contester. 

Tout cela peut se verifier en consultant, dans le premier carton d' archives, la 
piece 96 B : 



- a la page 52, pour 1' analyse des bocaux W (produit de raclage du mur 
exterieur de la chambre a gaz autour de la cheminee) et des bocaux X (platras 
provenant de la cheminee exterieure de la chambre a gaz au moment de son 
enlevement) ; 

- a la page 61, pour les recherches toxicologiques, les prelevements de sang, 
de visceres faits au cours des autopsies («Dans les visceres conserves dans le 
liquide conservateur (alcool + formol) et remis aux fins d' analyse, il n'a pas 
ete decele de liquides volatils, et particulierement d'acide cyanhydrique»); 

- a la page 67, pour les conclusions du rapport d'expertise du professeur 
Fabre»: MM. Simonin, Piedelievre et Fourcade affirment: «Les conclusions 
negatives du rapport d'expertise du professeur Fabre ne s'inscrivent pas en 
faux contre la possibilite et meme la grande probability de l'intoxication par 
l'acide cyanhydrique». 

Je possede, par ailleurs, toute une serie de documents ou d' informations, en 
provenance de ces archives ou d'autres sources, qui permettent de conclure que 
la pretendue chambre a gaz homicide du Struthof a ete, en un premier temps, 
une chambre froide, puis, en un second temps, une chambre a gaz pour 
1'entrainement des recrues au port du masque a gaz (on utilise dans ce cas un 
gaz qui est tres loin de posseder la toxicite du gaz cyanhydrique et qui, a la 
difference de ce dernier, n'adhere pas aux surfaces, s'evacue facilement et ne 
necessite pas des precautions draconiennes d'etancheite : d'ou le caractere rudi- 
mentaire de l'installation). 

Enfin, au proces dit du Struthof, soit en premiere instance (Metz, 1952), soit 
en appel (Lyon, 1954), il n'a plus ete question de l'existence et du 
fonctionnement d'une chambre a gaz homicide au camp du Struthof. 



10 novembre 1993 

Les temoins des chambres a gaz d'Auschwitz 

RESUME : Un icinoignagc doit ton jours arc verifie. II existe deux 
moyens essentiels de verifier un temoignage en matiere criminelle: la 
confrontation ih nwigiui ivec I element na < < s ( en particulier 
avec V expertise de I'arme du crime) et le contre-interrogatoire minu- 
tieux du temoin sur ce qu 'il pretend avoir vu. Or, dans les proces oil il 
a ete question des chambres a gaz homicides d'Auschwitz, aucun ma- 
gistral, ni aucun avocat n 'ont reclame ne fut-ce qu 'une expertise de 
I'arme du crime ; par ailleurs, aucun avocat n "a contre -interroge les te- 
moins en leur demandant de decrire avec precision un seul de ces abat- 
toirs chimiques. Celajusqu'enl985. Lorsqii 'enfin, en 1985, a Toron- 
to, au premie; places Ziindel, des temoins ont eleconlre-inlerroges 
ces sujels, leur deroute a etc lolale. A cause de eel echec 



111 u posterieurs a 1985, les defen- 

seui v dc In these de rexlerminalion des juifs oni commence a abandon- 
ner une histoire d 'Auschwitz esseniiellemeni fondee sur les temoi- 
gnages et Us s'efforcent, a Vheure actuelle, dc hit subsliluer une histoi- 
re scientijiqite on, du mains, d'appttrence scienlifiqiie, fondee sur la re- 
cherche desfaits et des preuves. « L 'histoire-temoignage » d' Auschwitz 
a la maniere d'Elie Wiesel et de Claude Lanzmann est discreditee. Elle 
a fait son temps. II reste aux exterminationnistes a essayer detravailler 
comme les revisionnistcs sin les Jails et sur les preuves. 

Dans la presente etude, «chambres a gaz» s'entend au sens de «chambres 
a gaz homicides » ou «chambres a gaz nazies». Par «Auschwitz», il faut 
comprendre aussi bien Auschwitz-I ou Auschwitz Stammlager qu'Auschwitz- 
II ou Birkenau. Enfin, par « temoins des chambres a gaz», je designe 
indifferemment ceux qui pretendent avoir assiste a une operation de gazage 
homicide en ces lieux et ceux qui se contentent de dire qu'ils y ont vu ou 
apercu une chambre a gaz homicide. Enfin, par « temoins », j'entends ceux 
qu'on designe habituellement comme tels, qu'il s'agisse de temoins 
judiciaires ou de temoins mediatiques ; les premiers se sont exprimes sous 
serment a la barred' un tribunal tandis que les seconds ont porte temoignage 
dans des livres, des articles, des films, a la television ou a la radio. II va de 
soi que certains temoins ont ete, tour a tour, judiciaires et mediatiques. 
Cette etude est depourvue de toute consideration psychologique ou socio- 
logique sur les temoignages concernant les chambres a gaz d' Auschwitz ainsi 
que sur les raisons d'ordre physique, chimique, topographique, architectural, 
documentaire et historique pour lesquelles ces temoignages sont inaccep- 
tables. Elle vise surtout a mettre en evidence un point que les revisionnistes 
n'ont jusqu'ici pas releve et qui est, pourtant, capital: jusqu'en 1985 aucun 
temoin judiciaire de ces chambres a gaz n'a ete contre-interroge sur la ma- 
terialite des faits rapportes; quand, en 1985, a Toronto, au premier proces 
Zundel, j'ai pu obtenir que de tels temoins fussent, enfin, contre-interroges, 
ils se sont effondres; depuis cette date, il ne s'est plus presente devant les tri- 
bunaux de temoins des chambres a gaz sauf peut-etre au proces Demjanjuk en 
Israel ou, la encore, les temoignages se sont reveles faux. 
Pour commencer, je m'attarderai sur les graves motifs pour lesquels, des 
1983, Simone Veil 1 a ete conduite a reconnaitre qu'il n'existait pas de 
temoin des chambres a gaz. 

La these de Simone Veil 

Apres la fin de la guerre s'etait progressivement accreditee l'illusion que les 
temoins des chambres a gaz d'Auschwitz etaient innombrables. A la fin des 

presidente du Parlement euro- 



annees soixante-dix, avec l'arrivee du revisionnisme historique sur la scene 
mediatique, particulierement en France, il commencait d'apparaitre a certains 
que ces temoins n'etaient peut-etre pas aussi nombreux qu'on l'aurait era. 
C'est ainsi que, lors des preparatifs du grand proces que m'intentaient les 
organisations juives, leurs avocats et, en particulier, Robert Badinter, futur 
ministre de la Justice, eprouverent au debut des annees quatre-vingt les plus 
grandes difficultes a decouvrir des preuves et des temoins. Prenant leur baton 
de pelerin, ils durent se rendre en Pologne et en Israel pour en ramener, si 
possible, ce qu'ils ne trouvaient pas en France. Peine perdue. Vint mon 
proces, d'abord en premiere instance (1981) puis en appel (1983). Pas un seul 
temoin ne prit le risque de comparaitre a la barre. Le 26 avril 1983, la cour 
d' appel de Paris rendit son arret. Petals, certes, condamne, comme on pouvait 
s'y attendre, pour «dommage a autrui», e'est-a-dire en fait pour dommage 
cause aux juifs par l'expose de mes theses dans la grande presse. Mais la cour 
assortissait cette condamnation de remarques propres a jeter la consternation 
dans le campde mes adversaires. Mon travail etait juge serieux mais dange- 
reux. II etait dangereux parce que, de l'avis des magistrats, je laissais, parait- 
il, a d'autres personnes la possibilite d' exploiter mes decouvertes a des fins 
reprehensibles ! Toutefois ce meme travail etait serieux en ce sens que, de 
l'avis de la cour, on n'y decelait ni negligence, ni legerete, ni ignorance 
deliberee, ni mensonge, et cela contrairement a ce qu'avait affirme la partie 
adverse qui m'avait accuse de « dommage a autrui par falsification de 
rhistoire» {sic). 
Au sujet des temoignages, la cour allait jusqu'a prononcer: 

«Les recherches de M. Faurisson ont porte sur l'ex- 
islcncc tics chambres a gaz qui, a en croire de multiples ic 
nioii>n«t>ex. auraicnl etc ulilisccs durant la seconde guerre 
mondiale pour mettre a mort de facon systematique une 
panic ii.es personnes deportees par les autorites alleman- 
des | souligne par moi]. » 
La courresumait parfaitement ce qu'elle appelait ma « demarchelogique » et 
mon « argumentation* en precisant que, pour moi, 

«l'existence des chambres a gaz, telles que decrites 
habituellement depuis 1985, se heurte a une impossibilitc 
absolue, qui suffirait a elle seule a invalider tous les temoi- 
i,'i/:!to existants ou a tout le moins a les frapper de sus- 
picion [souligne par moi]. » 
Enfin, la cour, tirant une conclusion pratique de ces considerants, decretait le 
droit pour tout Francais de ne plus croire aux preuves et aux temoins des 
chambres a gaz. Elle prononcait: 

« La valeur des conclusions defendues par M. Fauris- 
son [quant au probleme des chambres a gaz] ivlcve done de 
la seule appreciation des experts, des historiens et du pu- 
blic. » 



Deux semaines plus tard, Simone Veil reagit publiquement a cette decision 
de justice - bouleversante pour elle et pour ses coreligionnaires - par une 
declaration d'une importance extreme. Elle admit l'absence de preuves, de 
traces et meme de temoins des chambres a gaz, mais ajouta que cette absence 
s'expliquait facilement car: 

«Chacun sail [affirmait-elle] que les nazis ont detruit 
ces chambres a gaz et supprimc systcmatiqucmcnt tous les 
temoins. » 
Pour commencer, «chacun sait» n'est pas un argument digne d'une juriste. 
Ensuite, S. Veil, croyant peut-etre se tirer d' affaire, aiiirravail son cas; en 
effet, pour soutenir ce qu'elle affirmait, il lui aurait fallu prouver non 
seulement que les chambres a gaz avaient existe mais que les nazis les 
avaient detruites et qu'ils avaient supprime tous les temoins: vaste entreprise 
criminelle dont on se demande sur quel ordre, quand, avec qui et par quels 
moyens les Allemands l'auraient menee dans le plus grand secret. 
Mais qu'importe! On prendra acte de cette concession de S. Veil: il n'y a ni 
preuve, ni traces, ni temoins des diamines a gaz,. II va de soi que, pour tenter 
de rassurer son monde, S. Veil enrobait cette surprenante concession de 
remarques conventionnelles. Voici done, en propres termes, ce qu'elle 
confiait dans une « interview-evenement » de France-Soit -Magazine dont le 
titre etait: «La mise en garde de Simone Veil a propos des carnets de Hitler: 
"On risque de banaliser le genocide" » : 

«Cequi me frappe aujourd'hui, e'est le paradoxe de 
la situation: on publie un journal attribue a Hitler avec 
grand renfort de publicite et beaucoup d'argent sans, 
semble-t-il. prendre de grandes precautions pour s'assurer 
de son authenticite, mais, dans le meme temps, au cours 
d'un proces intente a Faurisson pour avoir nie 1' existence 
des chambres a gaz, ceux qui intentent le proces sont con- 
tracts d'apporter la preuve formelle de la realite des 
chambres a gaz. Or chacun sait que les nazis ont detruit 
ces chambres a gaz et supprimc sysicmaliquement tous les 
temoins '. » 
Un choix aussi lourd de consequences que celui de S. Veil ne s'expliquait pas 
seulement par le desastre du 26 avril 1983 mais par toute une serie 
d'evenements qui, pour elle, avaient fait de 1982 une annee noire sur le plan 
de l'histoire des chambres a gaz et de la credibilite des temoins. Je ne 
rappellerai ici que trois de ces evenements : 

1) le 21 avril 1982, des historiens, des personnalites politiques et d'anciens 
deportes avaient fonde a Paris une association ayant pour objet la recherche de 
preuves de l'existence et du fonctionnement des chambres a gaz (ASSAG: 
Association pour l'etude des assassinats par gaz sous le regime national- 

1. France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47. 



socialistc); un an plus tard, cette association n'avait toujours pas decouvert 
de preuve [c'est encore le cas aujourd'hui en 1993, puisque, prevue, selon ses 
statuts, pour une «duree limitee a la realisation de son objet», cette 
association existe toujours] ; 

2) en mai 1982, le ministere des Anciens combattants avait lance a Paris une 
importante «Exposition de la deportation 1933-1945»; cette exposition 
devait ensuite faire le tourde la France; je diffusais immediatement un texte 
dans lequel je demontrais le caractere fallacieux de cette exposition: aucune 
preuve - sinon une preuve frauduleuse - ni aucun temoignage precis de 
l'existence des chambres a gaz nazies n'avaient pu etre montres aux visiteurs; 
aussi, M lle Jacobs, responsable de cette initiative au ministere, faisait-elle 
immediatement supprimer cette exposition itinerante ; 

3) du 29 juin au 2 juillet 1982 s'etait tenu a la Sorbonne un colloque 
international sur «l'Allemagne nazie et 1' extermination des juifs»; ce 
colloque avait ete annonce comme une replique decisive a l'offensive 
revisionniste en France; il devait se clore sur une retentissante conference de 
presse. La realite avait ete toute differente: le jour de l'ouverture, nous avions 
distribue dans le hall de la Sorbonne des exemplaires, tout recents, de ma Re- 
ponse a Pierre Viclal-Naqucl (ce qui 11 allail pas sans risques pour nous); le 
colloque allait se derouler a huis clos et dans une atmosphere houleuse; 
enfin, lors de la conference de presse, les deux organisateurs du colloque, les 
historiens Francois Furet et Raymond Aron, n'allaient meme pas prononcer 
l'expression de «chambre(s) a gaz». 

Je dis souvent que c'est a cette date du 2 juillet 1982 que le mythe des 
chambres a gaz nazies et de leurs temoins est mort ou est entre en agonie, du 
moins sur le plan de la recherche historique. En plein coeur de la Sorbonne, 
on avait ainsi decouvert avec consternation 1' absence de toute preuve solide et 
de tout temoin digne de foi. Or, on avait auparavant claironne que ce colloque 
mettrait fin aux «inepties de Faurisson» par la production d'une foule de 
preuves et de temoignages. Un tel silence apres un tel fracas etait eloquent. 

Le temoignage ecrit de Fajnzylberg-Jankowski 

J'ai dit plus haut qu'a mon proces pas un seul temoin ne prit le risque de 
comparaitre devant le tribunal. A la derniere minute, l'accusation avait tout 
de meme fourni le temoignage ecrit d'un juif qui vivait a Paris mais qu'on 
s'etait bien garde d'amener a la barre. Ce juif etait le fameux Alter Szmul 
Fajnzylberg, ne a Stockek (Pologne) le 23 octobre 1911. Cet ancien garcon 
de cafe, polonais, juif athee, communiste, delegue politique des brigades 
internationales en Espagne, avait ete interne pendant trois ans dans le camp 
d'Auschwitz-Birkenau. 



Dans son bref temoignage ecrit, il affirmait essentiellement que, travaillant 
au crematoire d' Auschwitz (Altes Krematorium ou Krematorium-I), il avait 
passe une bonne partie de son temps enferme, avec ses camarades, dans la 
cokerie, car, a chaque fois que les SS gazaient des juifs dans la piece d'a cote, 
ils prenaient la precaution de sequestrer le Sonderkommando clans la cokerie 
pour qu'aucunjuifne put constater de visu l'operation de gazage ! Une fois 
l'operation de gazage achevee, les Allemands liberaient les membres du 
Sonderkommando et leur faisaient ramasser et incinerer les victimes. Ainsi, 
aux memes personnes, les Allemands auraicnl dissiinulc le crime et revele le 
resultat du crime ! 

Ce temoin non oculaire est egalement connu sous les noms d' Alter 
Feinsilber, de Stanislaw Jankowski ou de Kaskowiak. On peut lire son 
temoignage sous une autre forme dans les Cahiers d'Auschuiiz l - 

La defaite des temoins au premier proces Ztindel (1985) 

L'importante victoire remportee le 26 avril 1983 par le revisionnisme en 
France allait se confirmer en 1985 avec le premier proces Zundel a Toronto. 
Je voudrais m'arreter un instant a ce proces pour en souligner la portee a tous 
les points de vue et, specialement en ce qui concerne les temoignages sur les 
chambres a gaz d' Auschwitz: pour la premiere fois depuis la guerre, des 
temoins juifs allaienl sitbir im conlre-inleirogatoire normal. Par ailleurs, sans 
vouloir minimiser l'importance du second proces Zundel (celui de 1988), je 
voudrais que Ton comprenne que le proces de 1985 contient deja en germe 
tous les acquis du proces de 1988, y compris le Rapport Leuchter et tous les 
rapports scientifiques qui, par la suite, allaient proliferer dans le sillage du 
rapport Leuchter. 

En 1985, comme d'ailleurs, par la suite, en 1988, j'ai ete le conseiller 
d'Ernst Zundel et de son avocat Douglas Christie. En 1985, je n'avais accepte 
cette lourde responsabilite qu'a la condition que tous les temoins juifs 
seraient, pour la premiere fois, contre-interroges sur la materialite des faits 
rapportes, et cela sans managements particuliers. J'avais, en effet, note que, 
de 1945 a 1985, les temoins juifs avaient beneficie d'un veritable privilege. 
Jamais aucun avocat de la defense n' avait pense ou ose leur demander des 
explications materielles sur les chambres a gaz (localisation precise, 
apparence physique, dimensions, structure interne et externe) ou sur les 
gazages homicides (procedure de l'operation de son debut jusqu'a sa fin, 
instruments utilises, precautions prises par les executants avant, pendant et 
apres l'execution). En de rares occasions, comme au proces Tesch, Drosihn et 
Weinbacher, des avocats avaient formule de rares questions d'ordre materiel, 
quelque peu embarrassantes pour le temoin, mais celles-ci se situaient 

1. Hefte von Auschwitz, Sonderheft (I), 1972, S. 32-71. 



toujours en marge des questions centrales qu'il aurait fallu poser 1 . Aucun 
avocat n'a\au ige d cl urcissements sur une arme qu'il n'avait pourtant 
jamais vue et qu'on ne lui avait jamais montree. Au grand proces de 
Nuremberg (1945-1946), les avocats allemands avaient ete sur ce point d'une 
totale discretion. Au proces Eichmann de Jerusalem (1961), l'avocat D r 
Robert Servatius n'avait pas voulu soulever la question; dans une 
correspondance sur le sujet, il m'ecrivait: «Eichmann hat selbst keine 
Gaskammer gesehen; die Frage wurde nicht diskutiert ; er hat sich aber auch 
nicht gegen deren Existenz gewandt» [Eichmann lui-meme n'a pas vu de 
chambre agaz; la question n'a pas ete discutee; mais il n'a pas non plus 
remis en cause leur existence] (21 juin 1974). 

Au proces de Francfort (1963-1965), les avocats se montrerent par- 
ticulierement timides ; il faut dire que 1' atmosphere fut irrespirable pour la 
defense et pour les accuses. Ce proces a grand spectacle restera comme une 
tache sur le blason de la justice allemande et sur la personne de Hans 
Hofmeyer, d' abord Landgerichtsdirektor, puis Senatsprasident. Pendant plus 
de cent quatre-vingts sessions, les juges et les jures, le ministere public et les 
parties civiles, les accuses et leurs avocats, ainsi que des journalistes venus 
du monde entier, accepterent que, pour toute representation physique de 
«l'arme du crime», on leur fournit seulement une carte du camp d'Auschwitz 
et une carte du camp de Birkenau ou figuraient, a l'emplacement des 
pretendues chambres a gaz homicides, cinq minuscules figures geometriques 
avecles mots, pour Auschwitz, d'«Altes Krematorium» et, pour Birkenau, 
de «Krematorium-II», « Krematorium-III», « Krematorium-IV » et «Kremato- 
rium-V» ! Ces cartes etaient exposees dans le pretoire 2 . On a souvent, chez 
les revisionnistes, compare le proces de Francfort aux proces de sorcellerie 
des annees 1450-1650. Cependant, au moins, dans ces proces-la, se donnait- 
on parfois la peine de decrire ou de dessiner les sabbats de sorcellerie. Au 
proces de Francfort, meme parmi les avocats qui mirent en difficulte un 
temoin comme Filip Miiller, pas un ne demanda a un temoin juif ou a un 
accuse allemand repenti de lui decrire plus en detail ce qu'il pretendait avoir 
vu. Malgre deux descentes de justice sur les lieux du crime, a Auschwitz, 
avec quelques avocats allemands, pas un seul de ces derniers n'exigea, 
semble-t-il, d'explication technique ou d'expertise criminologique de l'arme 
du crime. Au contraire, Fun d'entre eux, Anton Reiners, avocat a Francfort, 
poussa la complaisance jusqu'a se faire photographier par la presse en train de 

1 in i ii mi ii > i u iii un ii I ' ii I igisnumc Bendelpar l'avocat 
D' Zippel, voy. « Excerpt from transcript of proceedings... », p. 30-31 (doc. NI- 

1 1953). Sur cet abominabl proces il e dispensable le lire 1 1 1 William Lindsey, 

«Zyklon B, Auschw itz. and [he Trial of D" Bruno Tesch ». Cette etude a ete reproduite 

en partic pai L'do Walend} dans Histurische Tatsachen. 

2. Pour une reproduction de ces deux cartes, voy. Ii. Langbein, Dcr Auschwitz 
I'roz.ess.... p. 930 933. Pour une elude magistrale du proces. voy. I) Wilhelm Slaglich. 
Der Auschw it I U ' Ilichkat 



soulever le couvercle de la trappe par laquelle, disait-on, les SS deversaient 
les granules de Zyklon B dans la pretendue chambre a gaz d' Auschwitz. 
Aussi, a Toronto, en 1985, etais-je bien decide a rompre avec ces anomalies, 
a briser le tabou et, pour commencer, a poser ou, plutot, a faire poser par 
1' intermediate de D. Christie aux experts et aux temoins juifs les questions 
qu'on pose normalement dans tout proces ou Ton est cense etablir si un 
crime a ete commis et, si oui, par qui, quand et comment. Heureusement 
pour moi, E. Zundel acceptait mes conditions et D. Christie consentait a 
adopter cette ligne de conduite et a poser aux experts et aux temoins les 
questions que je lui preparerais. J'etais convaincu que, de cette maniere, tout 
pouvait changer et que le voile tisse par tant de faux temoignages se 
dechirerait. Je ne comptais pas pour autant sur F acquittement d'E. Zundel et 
nous etions tous resignes a payer le prix de notre audace mais j'avais l'espoir 
qu'avec l'aide de cet homme de caractere aux vues si profondes et grace a son 
intrepide avocat, l'histoire, sinon la justice, l'emporterait enfin sur la le- 
gende. 

Des le premier contre-interrogatoire, un vent de panique se mit a souffler dans 
les rangs de 1' accusation. Tous les soirs et pendant une grande partie de la 
nuit, je preparais les questions a poser. Le matin, je remettais ces questions, 
accompagnees des dossiers necessaires, a V avocat D. Christie qui, de son 
cote, avec l'aide de sa collaboratrice, menait une tache essentiellement 
juridique. Lors des seances de contre-interrogatoire, je me tenais tout contre le 
pupitre de l'avocat et, inlassablement, lui fournissais, sur des etiquettes 
collantes, les questions supplementaires a improviser selon les reponses de 
l'expert ou du temoin. 

L' expert cite par 1' accusation etait le D r Raul Hilberg, l'auteur de The 
Destruction of the European Jews. II eut a subir, jour apres jour, une telle 
humiliation que, sollicite en 1988 par un nouveau procureur pour un 
nouveau proces contre E. Zundel, il refusa de revenir temoigner; il motiva 
son refus dans une lettre confidentielle ou il avouait sa crainte d' avoir a 
affronter a nouveau les questions de D. Christie. Du contre-interrogatoire du 
D r Raul Hilberg il etait ressorti qu'en definitive on ne possedait aucune 
preuve de l'existence soit d'un ordre, soit d'un plan, soit d'une instruction, 
soit d'un budget pour la pretendue entreprise d' extermination physique des 
juifs ; on ne possedait non plus ni une expertise de l'arme du crime (chambre 
a gaz ou camion a gaz) ni un rapport d'autopsie etablissant le meurtre d'un 
detenu par gaz-poison. Mais, a defaut de preuves, d'arme et de cadavre, 
existait-il des temoins du crime ? 

Un temoignage doit toujours etre verifie. Le premier moyen usuel deproceder 
a cette verification est de confronter les assertions du temoin avec les 
resultats d'enquetes ou d'expertises portant sur la materialite du crime. Dans 
le cas present, il n'y avait eu ni enquetes ni expertises sur les pretendues 
chambres a gaz d' Auschwitz. Voila qui rendait difficile tout contre- 



interrogatoire. Mais, cette difficulte ne devait pas servir d' excuse et, meme, 
un contre-interrogatoire devenait d'autant plus indispensable car, sans lui, il 
ne restait plus aucun moyen de savoir si le temoin disait vrai ou faux. 

Des temoins juifs enfin contre-interroges : 
A. Friedman et D r R. Vrba 

Aux personnes interessees par les moyens techniques et documentaires grace 
auxquels nous fumes neanmoins en mesure de severement contre-interroger 
les deux principaux temoins juifs Arnold Friedman et le D r Rudolf Vrba, je 
ne peux que recommander la lecture de la transcription du proces de 1985 '. 
Les pages 304-371 retracent 1' interrogatoire et le contre-interrogatoire 
d' Arnold Friedman; ce dernier s'effondre aux pages 445-446 quand il finit par 
avouer qu'il n'a en fait rien vu, qu'il a parle par oui-dire parce que, disait-il, il 
avait rencontre des personnes convaincantes ; peut-etre, ajoutait-il, aurait-il 
adopte la position de D. Christie plutot que celle de ces personnes si D. 
Christie avait pu lui dire a l'epoque ce qu'il lui disait maintenant ! 
Le D r Vrba etait un temoin d'une exceptionnelle importance. On peut meme 
dire qu'a ce proces de Toronto F accusation avait trouve le moyen de recruter 
en matiere d' «Holocauste» F expert n° 1 avec le D r Hilberg et le temoin n° 1 
avecle D r Vrba. Le temoignage de ce dernier avait ete Fune des principales 
sources du fameux War Refugee Board Report sur les German Extermination 
Camps - Auschwitz ana Birkenau, publie en novembre 1944 par l'Executive 
Office of the President [Roosevelt]. Le D r R. Vrba etait egalement Fauteur 
del Cannot Forgive, ecrit en collaboration avec Alan Bestic qui, dans sa pre- 
face, declarait a son propos: « Indeed I would like to pay tribute to him for 
the immense trouble he took over every detail; for the meticulous, almost 
fanatical respect he revealed for accuracy - » 

Jamais peut-etre une cour de justice ne vit-elle un temoin s'exprimer avec 
autant d'assurance sur les chambres a gaz d' Auschwitz. Mais, au terme du 
contre-interrogatoire, la situation se renversa au point que le D r Vrba n'eut 
plus qu' une explication pour ses erreurs et ses mensonges: dans son livre il 
avait, reconnaissait-il, eurecours a la « poetic licence » ou, comme il se plut 
a le dire en latin, a la « licentia poetarum» ! 

Un coup de theatre se produisit a la fin: le procureur Griffiths lui-meme, qui 
avait fait venir ce temoin n° 1, apparemment excede par les mensonges du D r 
R. Vrba, le fusilla de la question suivante : 

« You told Mr. Christie several times in discussing 
your book / Cannot Forgive that you used poetic licence 



1. Queen vs. Ztindel. 

2. Rudolf Vrha. 1 Cannot Forgive, p. 2: «Jc \ondrais \ raiment lui rendre homma 
ge pour la peine immense qu'il a prise a propos de ehaqne detail: pour le respect 
metieuleux. quasi fanatique qu'il a iccie pour I' exactitude. » 



in w riting lhat book. Have you used poetic licence in your 

testimony ? '» 
Le faux temoin essaya de parer le coup mais le procureur Griffiths l'acheva 
d'une seconde question tout aussi perfide concernant, cette fois, les chiffresde 
gazes donnes par Vrba; le temoin repondit par des bavardages; Griffiths 
s'appretait a lui poser une troisieme et derniere question quand, soudain, 
l'affaire tourna court et Ton entendit le procureur dire au juge: «I have no 
further questions for Dr. Vrba 1 . » 

La mine decomposed, le temoin quitta la barre. L'interrogatoire, le contre- 
interrogatoire et le reinterrogatoire de ce personnage occupent quatre cents 
pages de la transcription 3 . Ces pages pourraient figurer dans une encyclopedie 
du droit au chapitre des methodes de detection du faux temoignage. 

L'accusation renonce a convoquer des temoins 

Trois ans plus tard, en 1988, lors du second proces contre E. Zundel, le 
ministere public jugea prudent d'abandonner tout recours a un temoin. La 
justice canadienne avait apparemment compris la lecon du premier proces : il 
n'existait pas de temoin veritable de l'existence et du fonctionnement des 
chambres a gaz nazies. 

Tous les autres pays du monde ont peu a peu compris la lecon. En 1987, en 
France, au proces de Klaus Barbie, on parla des chambres a gaz d' Auschwitz 
mais on ne produisit pas de temoins a proprement parler de ces chambres a 
gaz. L'avocat Jacques Verges, courageux mais non temeraire,preferaesquiver 
le sujet. Ce fut une chance pour les avocats juifs qui ne craignaient rien tant 
que de me voir apparaitre aux cotes de J. Verges. Si ce dernier avait accepte 
mon offre de le conseiller, nous aurions pu porter en France un redoutable 
coup au mythe des chambres a gaz. 

Toujours en France, lors de quelques proces revisionnistes, des temoins juifs 
sont quelquefois venus evoquerces chambres a gaz mais aucun n'a atteste, a 
la barre, en avoir vu une ou avoir assiste a un gazage homicide. 
Aujourd'hui, les temoins des chambres a gaz se font extremement rares et le 
proces Demjanjuk en Israel, qui a, une fois de plus, revele combien le faux 
temoignage etait courant en la matiere, a contribue a cette mutation. II y a 
encore quelques annees, il m'arrivait de me faire interpeller agressivement 
dans le fond du pretoire par de vieux juifs qui se presentaient a moi comme 
des « temoins vivants des chambres a gaz d' Auschwitz »; ils me montraient 

1. Queen vs. Zundel, p. 1636: «Vous avez dit a M. Christie plusieurs fois dans la 

di ii ion in hi i I ii li i ' ii ii z utilise la licence 

politique en ecnvani ce liwc. Avez vous utilise hi licence poelique dans votre temoi- 
gnage a la barre ? » 

2. Id., p. 1643: «Je n'ai pas d' autre question pour le D' Vrba.» 

3. Id, p. 1244-1643. 



leurs tatouages. II me suffisait de leur demander de me regarder dans les yeux 
et de me decrire une chambre a gaz pour qu'immanquablement ils me 
retorquent: «Comment le pourrais-je ? Si j'avais vu une chambre a gaz de 
mes propres yeux, je ne serais pas la aujourd'hui a vous parler; j'aurais, moi 
aussi, ete gaze». Ce qui, comme on le voit, nous ramene a Simone Veil et a 
sa declaration du 7 mai 1983, dont nous avons vu ce qu'il faut penser. 

Les temoins mediatiques 
A cote des temoins judiciaires, il existe des temoins mediatiques des 
chambres a gaz ou des gazages homicides d' Auschwitz ou de Birkenau. On 
songe ici aux noms d'Olga Lengyel, Gisela Perl, Fania Fenelon, Ota Kraus, 
Erich Kulka, Hermann Langbein, Andre Lettich, Samuel Pisar, Maurice 
Benroubi, Andre Rogerie, Robert Clary... Ma bibliotheque est pleine de ces 
recits qui se copient les uns les autres. Paul Rassinier a ete le premier a nous 
indiquer de quelle maniere pouvait se demontrer la faussete de ces 
temoignages; il l'a notamment fait, pour Auschwitz, dans Le Veritable 
Proces Eichmann ou les Vainqueurs incorrigibles ou l'appendice V est 
consacre hMedecin a Auschwitz de Miklos Nyiszli. 

Dans les annees cinquante a quatre-vingt, il y avait quelque interet pour les 
revisionnistes a entreprendre de telles etudes critiques des temoignages. 
Aujourd'hui, il me semble que cet exercice est devenu superflu. Abstenons- 
nous de tirer sur les ambulances et laissons aux exterminationnistes eux- 
memes et a Jean-Claude Pressac, en particulier, le soin de critiquer cette sous- 
litterature car - ainsi qu'on peut le constater aujourd'hui - les plus farouches 
antirevisionnistes se mettent enfin a l'ecole revisionniste. Le resultat est 
parfois plein de sel. En octobre 1991, le periodique Le Deporte pour la 
liberie, organe de 1' Union nationale des associations de deportes, internes et 
families de disparus (UNADIF), annoncait en premiere page: «En pages 
centrales de ce numero, premiere partie du temoignage de Henry Bily, Fun 
des rares rescapes d'un Sonderkommando. » Dans sa livraison de novembre 
1991, H. Bily continuait le recit de son experience d' Auschwitz sous le titre 
de «Mon histoire extraordinaire ». 

Or, dans la livraison suivante du Deporte pour la liberte, celle dedecembre 
1991-janvier 1992, paraissait une «Mise au point apres l'insertion dans nos 
colonnes du texte d'Henry Bily ». La direction et la redaction de la publication 
revelaient le faux: H. Bily avait, dans la plus grande partie de son 
temoignage, procede a: 

« la copie integrate sans aucune mention de referen- 
ces, de passages (notamment des chapitres 7 et 28) du li- 
vredu D r Myklos Nyiszli: Medecin a Auschwitz, ecrit en 
1946 et traduit et publie en 1961 aux editions Rene Jul- 
liard. Malencontreusement, les erreurs commises a l'ori- 
gine par le D r Nyiszli ont ete, elles aussi, reprises ; enfin, 
l'cmprunt le plus long porte sur la description du fonc- 



du Sonderkommando d'Auschwitz-Birkenau, 

dans lequel Henry Bily declare [s.e. mensongerement] 

avoir travaille... 

II resulte de cette analyse qu'il n'est possible, en au- 

cunc manicrc. dc considcrcr le texte d'Henry Bily comme 

un temoignage original et personnel. » 
A un lecteur attentif de ce communique, la phrase «Malencontreusement, les 
erreurs commises al'originepar le D r Nyiszli ont ete, elles aussi, reprises » 
pouvait laisser entrevoir que, pour comble de malheur, H. Bily, marchand de 
cravates juif, avait recopie un temoignage qui, par lui-meme, etait deja un 
faux. Depuis longtemps, P. Rassinier avait, comme je viens de le dire, 
prouve que Medecin a Auschwitz, oeuvre chere a Jean-Paul Sartre qui, en 
1951, en avait publie des fragments dans Les Temps modernes, ne pouvait 
etre qu'une imposture des plus grossieres. Bien des revisionnistes, et en 
particulier Carlo Mattogno, ont ensuite confirme ce diagnostic. Pour ma 
part, dans mon compte rendu du livre de Jean-Claude Pressac Auschwitz,: 
Technique and Operation of the Gas Chambers, j'ai glisse un developpement 
intitule: «Drolerie [involontaire] de Pressac apropos de M. Nyiszli ». Je me 
permets d'y renvoyer les amateurs de faux temoignages sur Auschwitz, faux 
temoignages que J.-C. Pressac, a force de contorsions, d' inventions 
laborieuses et de speculations oiseuses, cherche a defendre a tout prix mais 
que, sans le vouloir, il discredite pour toujours '. 



id Operation oi the Gas Chambers... 



Les faux temoins Elie Wiesel et Primo Levi 

Sur Elie Wiesel et Primo Levi quelques mots s'imposent. 
Sur le premier, je renvoie a mon article «Un grand faux temoin: Elie 
Wiesel» ainsi qu'a «Un grand faux temoin: Elie Wiesel (suite)». Dans La 
Nuit, compte rendu biographique en particulier de son internement a 
Auschwitz et a Buchenwald, E. Wiesel ne mentionne meme pas les chambres 
a gaz mais il appert que, par une sorte de convention mediatique universelle, 
on le tient pour le temoin par excellence de 1' «Holocauste» et des chambres 
a gaz. Selon lui, si les Allemands exterminaient des foules de juifs, c'etait en 
les precipitant dans des brasiers ou des fournaises ! La fin de son temoignage 
comporte un episode extremement curieux sur lequel j'attends depuis des an- 
nees qu'Elie Wiesel veuille bien nous fournir une explication: en Janvier 
1945, nous raconte-t-il, les Allemands lui laisserent, ainsi qu'a son pere, le 
choix entre rester au camp pour y attendre l'arrivee des Sovietiques ou partir 
avec les troupes allemandes; apres s'etre concertes, le pere et le filsdeciderent 
de partir avec leurs exterminateurs pour l'Allemagne au lieu d' attendre sur 
place leurs liberateurs sovietiques ' . . . 

Curieusement, depuis quelques annees, Primo Levi a, de maniere posthume, 
accede dans les medias au premier rang des temoins des chambres a gaz 
d'Auschwitz. II est l'auteur de Si c'est un homme. La premiere partie du livre 
est la plus longue et la plus importante; elie comprend cent quatre-vingts 
pages (p. 7-186) et a ete redigee en 1947; l'auteur dit, des la page 19, que 
c'est apres la guerre qu'il a appris le gazage des juifs a Birkenau; lui-meme 
travaillait a Buna-Mono witz et n'avait jamais mis les pieds a Birkenau; aussi 
ne parle-t-il qu'en termes extremement vagues et seulement a six reprises de 
«la» chambre a gaz et a une seule reprise des « chambres a gaz» 2 ; il se 
contente de la mentionner, toujours au singulier et comme une rumeur dont 
«tout le monde parte 3 ». Soudain, dans son « Appendice», ecrit en 1976, soit 
pres de trente ans plus tard, les chambres a gaz font une entree en force : en 
1'espace de vingt-six pages qui, vu leur typographic plus resserree, peuvent 
etre comptees pour trente pages, l'auteur les mentionne a onze reprises 4 ; a 
deux reprises, il parle de «gaz» et a neuf reprises de « chambres a gaz» 



1. E. Wiesel. La Nuit. p. 129 133. Un poinl qui ne manque pas d'interet: dans la 
traduction en allemand de ee lixre (Die Naelu :u bt'^rahen. Elisha p. 17 15.3). les 
fours crematoires de laxersion originale francaise sunt supprimes pour etre rempla- 
ces par des chambre a iv/ l\ eompris a Buchenwald). Je dois eelte decouverte au 
revisionni i in I i i une rexisionniste alien ide \nant en Fran- 
ce, A.W., que je suis rede\ able de la liste des occurrences oil le tradueteur allemand 
a cru bon, a quinze rep-rises, de mettre du gaz la oil il n'\ en a\ ail pas dans le texte ori- 
ginal. 

2. P. Levi. Si c'est un homme, p. 19, 48, 51, 96, 135, 198 et 159. 
3.H.,p.51. 

4. Id., p. 189-214: p. 193 ideas Ibis). 198 (trois fois), 199, 201 (deux fois), 202, 
209, 210. 



(toujours au pluriel) ; il ecrit comme s'il les avait vues : « Les chambres a gaz 
etaient en effet camouflees en salles de douches avec tuyauteries, robinets, 
vestiaires, portemanteaux, bancs, etc. ' » II ne craintpas d'ecrire encore: «Les 
chambres a gaz et les fours crematoires avaient ete deliberement concus pour 
detruire des vies et des corps humains par millions; V horrible record en 
revient a Auschwitz, avec vingt-quatre mille morts en une seule journee au 
mois d'aout 1944 2 . » 

Elie Wiesel et Primo Levi ne sont pas les seuls a avoir ainsi «enrichi» leurs 
souvenirs. 

Primo Levi etait ingenieur chimiste. Sur son naufrage ou son delire au point 
de vue scientifique dans Si c'est un homme, on consultera, de Pierre Marais, 
En lisant de pres les e'erivains clumlres tie hi Shoah. Primo Levi, Georges 
Wellers, Jean-Claude Pressac ; voy., en particulier, «Le chimiste, la batterie 
de camion et... les chambres a gaz» (p. 7-21), chapitre qui concerne Primo 
Levi. Ce dernier s'est suicide ou est mort accidentellement le 11 avril 1987. 
C'est a sa qualite de juif qu'il avait du de n'etre pas fusille lorsqu'il avait ete 
fait prisonnier par la Milice fasciste le 13 decembre 1943, a l'age de vingt- 
quatre ans. «Les fascistes 1' avaient capture en tant que partisan (il avait enco- 
re un pistolet sur lui), et il s'etait declare juif afin de n'etre pas fusille im- 
mediatement. Et c'est en tant que juif qu'il fut livre aux Allemands. Les 
Allemands l'envoyerent a Auschwitz [. . .] 3 . » 

Conclusion 

De 1945 a 1985, les pretendus temoins judiciaires des chambres a gaz 
d'Auschwitz ont beneficie d'un extraordinaire privilege : on leur a toujours 
epargne l'epreuve du contre-interrogatoire sur la materialite des faits qu'ils 
pretendaient rapporter. En 1985, au premier des deux proces Zundel, a 
Toronto, l'avocat Douglas Christie a bien voulu, sur ma suggestion et avec 
mon aide, contre-interroger selon la norme ce type de temoins. Le resultat en 
a ete la deroute des temoins Arnold Friedman et D 1 Rudolf Vrba. Cette 
deroute a ete si grave qu'on ne trouve plus aujourd'hui de temoins pour 
prendre le risque d'affirmer a la barre d'un tribunal qu'ils on vu un gazage 
homicide a Auschwitz ou dans n'importe quel camp de concentration du 
IIP Reich. 

Les pretendus temoins mediatiques continuent de se repandre dans le monde 
de la radio, de la television et des livres, ou ils ne courent guere le risque 
d'etre mis en difficulte par des questions embarrassantes. Mais meme ces 
temoins-la se font de plus en plus vagues et il peut leur arriver d'etre 
denonces par des representants de la these exterminationniste. Ces derniers se 



mettent, en effet, de plus en plus a l'ecole du revisionnisme parce qu'ils se 
rendent compte qu'ils ont jusqu'ici cautionne les mensonges de trop de faux 
temoins, des mensonges qui finissent par coflter cher a leur propre cause. 
Comme il y a notoirement de plus en plus de risques a se presenter 
maintenant en temoin des chambres a gaz - comme le faisait encore le juif 
Filip Muller en 1979 - la solution qui tend a prevaloir aujourd'hui est celle 
que, des le 7 mai 1983, Simone Veil avait du adopter a la suite d'une 
decision de la cour d'appel de Paris du 26 avril 1983, estimant que mon 
travail sur le probleme des chambres a gaz etait serieux, un travail ou je 
demontrais que les pretendus temoignages se heurtaient a des impossibilites 
physico-chimiques radicales. La solution ou, plutot, l'echappatoire 
preconisee par S. Veil consistait a dire que, s'il n'y avait effectivement ni 
preuves, ni traces, ni temoins du crime, c'est que les Allemands avaient 
detruit toutes les preuves, toutes les traces et tous les temoins. Une telle 
affirmation, outre qu'elle est absurde, aurait, a son tour, besoin de preuves 
que S. Veil ne fournit pas. Mais il importe peu. Prenons acte de cette 
affirmation et, apres S. Veil et ceux qui, dans la pratique, semblent se rallier 
a sa these, prenons bonne note de cette evidence depuis longtemps mise au 
jour par les revisionnistes : non seulement il n'existe ni preuves, ni traces des 
chambres a gaz nazies, mais il n'en existe nul temoin. 

Aujourd'hui, en cette fin d'annee 1993, les temoignages sur les chambres a 
gaz d' Auschwitz sont discredited y compris chez les exterminationnistes. 
L'histoire fondee sur les temoignages commence a laisser place a l'histoire 
fondee soit sur des faits, soit sur des arguments d'ordre scientifique. C'est ce 
que j'avais preconise dans mon article du Monde du 29 decembre 1978 et dans 
ma lettre au Monde Au 16 Janvier 1979. II aura fallu attendre plus de dix ans 
pour voir nos adversaires s'aventurer sur le terrain ou je les invitais a venir se 
mesurer avec nous: le terrain scientifique. J.-C. Pressac a ete charge, notam- 
ment par le couple Klarsfeld, de denoncer «l'histoire-temoignage» et de lui 
substituer une histoire scientifique ou, du moins, d'apparence scientifique. 
Claude Lanzmann et les tenants de «l'histoire-temoignage» en sont 
desesperes 1 . Les revisionnistes s'en felicitent. Un demi-siecle de te- 
moignages non verifies doit maintenant laisser place, definitivement, a la 



1. Voy., notamment I nicK i _ lit u< Robert Red kerqu'il publie, dans sa revue 
Les Temps Moilernes. sous le litre :« La Catastrophe dn revisionnisme* (novembre 
I "i I o 1 i ionnism < t ]i nt< omm I . i i atastiophique d'un 

changement d'epoque: « Auschwitz » etait - et teste pour 1'auteur - une « mystique », 
e'est-a-dire une croyance entouree d'un respect religieux; or, «Auschwitz » devient, 
dit-il en le deplorant. un sujcl dc consideration-, historiques ct technologiques. Cet arti- 
cle etait sous presse quand est parti dans L'Express unit un dossier sur le nouveau livre 
de J.-C. Pressac (23 septembre 1993, p. 76-80, 82-87). C. Lanzmann a protests avec 
virulence contre i I I irinii pri p i I In loin d I II. |.> u u II ecnt : « Meme 
pour les refuter, on legitime ainsi les arguments des rc\ isionnistes. qui deviennent ce 
par rapport a quoi, a qui, tous se situent. Les revisionnistes oecupent tout le terrain* 
(Le Nouvel Observateur, 30 septembre 1993, p. 97). 



recherche des faits et des preuves sur les plans judiciaire, scientifique et 
historique. 

[Ce texte constitue un chapitre de Grundh i < i chichn 

Handbuch iiber strittige Fragendes20. Jahrhunderts, ouvrage collectif 
publie en 1994 sous la direction d'Ernst Gauss [Germar Rudolf] aux 
editions Grabert de Tubingen. Le texte original francais est inedit. Le 
professeur Faurisson a egalement redige l'avant-propos de ce livre tres 
important, qui est classe ici a sa date de redaction, le 23 septembre 
1994. -NdE] 



3 decembre 1993 

Le nouveau livre de Pressac sur Auschwitz 

En 1989, le pharmacien Jean-Claude Pressac avait publie en anglais un 
enorme ouvrage au titre trompeur: Auschwitz: Technique and Operation of 
the Gas Chambers [Auschwitz : Technique et fonctionnement des chambres a 
gaz]. Dans mon compte rendu de ce livre, j'avais montre que l'auteur nous 
fournissait une plethore de details sur le camp lui-meme, sur les crematoires, 
sur les fours, sur les epidemies de typhus, sur les chambres a gaz de 
disinfection (fonctionnant au Zyklon B ou autrement), et meme sur sa vie 
privee 1 . 

Rien sur les chambres a gaz homicides 

Mais, comme je le faisais reinarquer, on ne trouvait rien, dans cet ouvrage 
de cinq cent soixante-quatre pages, sur les pretendues chambres a gaz 
homicides, sinon ce que Pressac lui-meme appelait, non pas des «preuves», 
mais seulement des « commencements de preuves » ou des « indices de 
crime». La montagne avait accouche d'une souris et, en fait, la souris etait 
revisionniste puisqu'un grand nombre des declarations de Pressac etaient 
revisionnistes. 
Mon defi n'a pas ete releve. 
Depuis 1978 je repete le meme defi: 

« Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre a gaz 
iidje ! Ccsscz dc m'abrcuver de mots ! Cessez de me 
montrer un bailment, une porte, un mur ou meme, parfois, 
simplement des cheveux ou des chaussures ! 11 mc faul une 
image complete de l'un de ces fanlasiiqucs abattoirs chi- 



miques. J'ai besoin d'une representation physique de l'ar- 
me extraordinaire d'un crime sans precedent. Si vous osez 
dire que ce qu'on montre auxtouristes dans certains camps 
est, ou etait, une telle chambre a gaz, eh bien, soit, dites- 
le...» 
Ce defi n'a jamais ete releve. A Washington, le memorial du musee de 
1' «Holocauste» montre aux visiteurs la porte d'une chambre a gaz, celle de la 
chambre a gaz de Majdanek dont Pressac dit lui-meme, dans son ouvrage de 
1989, qu'elle etait une chambre a gaz de desinfection, e'est-a-dire non 
homicide ' ! Pressac n'a pas releve mon defi en 1989. Le releve-t-il dans son 
dernier ouvrage, Les Crematoires d' Auschwitz. La Machinerie du meurtre de 
masse ? La reponse est manifestement: Non. 

Une preuve qui n en est pas une 

Le nouveau livre de Pressac n'est essentiellement qu'un resume de son 
ouvrage de 1989 en anglais. Sur les soixante documents fournis, aucun ne se 
rapporte veritablement aux chambres a gaz homicides, sauf un (et un 
seulement) que Pressac presente comme la preuve de l'existence d'une 
chambre a gaz homicide a Auschwitz. En realite, il s'agit d'une simple lettre, 
une lettre de caractere commercial, sans aucune mention de secret, provenant 
de la firme allemande Topf et fils et adressee a la direction des constructions 
d'Auschwitz («Bauleitung»). Elle concerne la fourniture de detecteurs de gaz 
cyanhydrique (HCN) pour l'un des crematoires. L'ingenieur signataire de la 
lettre ecrit qu'ils ont essaye sans succes d'obtenir aupres de differents four- 
nisseurs les dix detecteurs de gaz requis et que, des qu'ils auront des infor- 
mations a ce sujet, ils en aviseront la direction des constructions. Pressac 
pretend que des detecteurs de gaz cyanhydrique n'ont pas lieu d'etre utilises 
dans un crematoire a moins que ce dernier ne serve, comme e'etait le cas, 
selon lui, de chambre a gaz homicide ! 

II y a la une conclusion inadmissible. Le Zyklon B (compose essen- 
tiellement d'acide cyanhydrique) est un insecticide utilise dans le commerce 
depuis 1922, dans la plupart des pays du monde. A Auschwitz on l'utilisait 
intensivement pour la desinfection des locaux, surtout pour combattre le 
typhus. Dans les chambres froides des crematoires on entreposait un grand 
nombre de cadavres et il fallait de temps en temps desinfecter les lieux. En 
1980, j'avais publie un document allemand (classe par les Allies sous la cote 
NI-9912) concernant la procedure a adopter en cas de desinfection a l'aide de 
Zyklon B: le terme utilise pour designer la desinfection etait «Vergasung» 
(«gazage») et celui utilise pour designer le detecteur de gaz etait «Gasrest- 
nachweisgerat» (appareil de detection du gaz restant). C'etait une procedure 
assez repandue. A Auschwitz on utilisait le gaz pour tuer les poux, non pour 

1. J.-C. Pressac Ausi i I'cch, i I Opera on p i 



tuer les gens. L'utilisation de ce gaz ne peut a lui seul demontrer l'existence 
d'une chambre a gaz homicide ! 

Huit cent mille morts a Auschwitz ? 

Dans un film celebre de 1955, Nuit et Brouillard, diffuse dans toutes les 
ecoles de France, il est dit que le nombre des morts d' Auschwitz etait de neuf 
millions. Le Tribunal de Nuremberg a enterine le chiffre de quatre millions 
(doc. URSS-008). Le monument d'Auschwitz-Birkenau portait egalement ce 
chiffre de quatre millions mais, en 1990, les inscriptions figurant sur ce 
monument ont ete effacees. Dans son ouvrage de 1989 en anglais, Pressac 
ecrivait que le chiffre oscillait entre un million et un million et demi l . Au- 
jourd'hui, en 1993, dans son dernier ouvrage, il parle de 775.000 morts, chif- 
fre arrondi a 800.000 (dont, selon lui, 630.000 juifs gazes). Le veritable 
chiffre des morts d' Auschwitz, pour la periode 1939-1945, est probablement 
plus proche de 150.000, la plupart en raison des epidemies, du manque de 
nourriture et de 1'epuisement au travail. 

Lanzmann furieux 

Claude Lanzmann, auteur du film Shoah, est furieux contre Pressac. Tout le 
contenu de ce nouvel ouvrage, dit-il, est «archiconnu», mis a part le 
document sur les detecteurs de gaz qui, ajoute-t-il, ne convaincracertainement 
pas les revisionnistes. Pour lui, le revisionnisme est une catastrophe, aussi 
bien au sens ordinaire du terme qu'au sens philosophique, c'est-a-dire de 
«changementd'epoque» ! II pense que Pressac est en realite un revisionniste 
qui utilise les arguments materiels et physiques d'un Faurisson (voy. Le 
Nouvel Observateur, 30 septembre 1993). 

Une expertise de I'arme du crime 

Pressac est en realite un tricheur. C'est ce que j'ai demontre dans mon 
compte rendu de 1991 et c'est ce que je demontrerai encore dans un article que 
publiera The Journal of Historical Review. Mais 1'aspect positif du livre de 
Pressac tient en ce que les croyants a l'«Holocauste», du moins en France, 
reconnaissent enfin que la question de l'«Holocauste» doit desormais etre 
traitee de maniere scientifique. Je les prends au mot et je leur dis : 
D'accord ! Commencons par le commencement. II nous faut un rapport 
d' expertise sur I'arme du crime. Si vous estimez que Fred Leuchter a tort dans 
son rapport d'expertise - ainsi que Germar Rudolf, que Walter Luftl et que 
l'lnstitut medico-legal de Cracovie (au fait, d'ou vient votre silence a ce 
sujet ?) - il existe une solution evidente: produisez votre propre expertise, 
ou designez une commission internationale a cette fin. De la sorte, vous 



L. J.-C. Pressac, op. cit., p. 553. 



releverez mondefi: vous me montrerez ou me dessinerez une chambre a gaz 



Decembre 1993 

Le professeur Faurisson mis a l'epreuve 

Dans le celebre magazine americain Vanity Fair, le journaliste Christopher 
Hitchens consacre un reportage au developpement du revisionnisme 
historique aux Etats-Unis, en particulier dans les universites. Son article 
s'intitule « Whose History is it ?» [A qui appartient cette histoire ?] '. 
Desireux de mettre a l'epreuve les auteurs revisionnistes mais constatant que 
les antirevisionnistes refusent de discuter avec les revisionnistes, il a eu l'idee 
de ce qu'il appelle une «experience». Comme on va le voir, cette experience 
l'a amene a confronter, d'une part, deux professeurs antirevisionnistes 
(Deborah Lipstadt et Christopher Browning) et, d' autre part, un professeur re- 
visionniste (Robert Faurisson) a propos d'une confession de Rudolf Hoss au 
sujet, en particulier, du nombre des morts d' Auschwitz. 
Rappelons que R. Hoss avait ete Fun des trois commandants successifs 
d'Auschwitz. Fait prisonnier par les Britanniques apres la guerre, il avait 
confesse l'existence de chambres a gaz homicides dans son camp. II en avait 
temoigne au proces de Nuremberg le 15 avril 1946. Livre ensuite aux 
communistes polonais, il avait redige des memoires ou il confirmait son 
temoignage de Nuremberg ; puis, condamne a mort, il avait ete pendu a 
Auschwitz meme. La confession, le temoignage et les memoires de R. 
Hoss ont toujours ete tenus par les antirevisionnistes pour la preuve la plus 
solide de 1' extermination des juifs par le gaz dans le camp d'Auschwitz. 
Voici, par le journaliste americain, le recit de son experience : 
[Traduction] 
« [...] [U Institute for Historical Review (Institut de 
critique historique) de Californie] est la cible d'un livre 
recent dc Deborah Lipsiadt. professeur a Lmory University 
a Atlanta, qui a cent Den via:.; the Holocaust. The Growing 
Assault on Truth and Memory [La negation de l'Holocaus- 
te: l'attaque grandissante contre la verite et la memoircl 
comme une replique contre la proliferation de la "nega- 
tiori dans 1 debats telcvi ur 1( i mpus universi- 

taires et ailleurs - sans compter, plus recemment, une 
campagnc de tracts au National Holocaust Memorial Mil 
scum qui vicnt dc s'ouvrir a Washington. 



f . C. Hitchens, « Whose history is 



Deborah Lipstadt refuse tout debat en direct avec les 
Q( " item • de I Holoi auste parce qu'elle croit que ceux-ci 
cherchent a rehabiliter les Nazis ; elle a neanmoins accep- 
te de m' aider pour une experience. Prenant contact avec 
['Institute for Historical Review, je leur demandai de m'en- 
voyer leur meilleur coup. Je transmis celui-ci au professeur 
Lipstadt et au professeur Christopher Browning de la 
Pacific Lutheran University, auteur de Ordinary Men [Des 
hommes ordinaires], rapport d'activite cauchemardcsquc 
d'une equipe d' extermination nazie en Pologne pendant la 
guerre. Les revisionnistes nrenvoyerent un article d'un 
Francais du nom de Robert Faurisson, d'apres lequel 
Rudolf Hoss, l'un des commandants d' Auschwitz, aurait 
ii i" tun pai l( ; I ritai niques et aurait ainsi confcssc un 
nombre fantastique et incroyable d'assassinats: "Par la 
prcscntc. jc declare sous serment que, dans les annees 
1941 a 1943, sous ma responsabilite de commandant en 
exercice du camp de concentration d' Auschwitz, deux mil- 
lions de juifs ont ete mis a mort par le gaz et un demi-mil- 
lion par d'autres moyens." Cette declaration, speciale- 
ment mise en evidence et reproduite, est une piece impor- 
tante de V Holocaust Memorial. 

Je me mis alors en rapport avec Lipstadt et Brow- 
niny et leur demandai leurs reponses, qui furent surprcnan 
tes : "Hoss a toujours ete un temoin tres faible et confus", 
dit Browning, qui avait depose comme expert dans des 
proccs impliquanl Auschwitz. "C'estpour cette raison que 
les revisionnistes l'utilisent tout le temps, afin d'essayer 
de discrediter la memoire d' Auschwitz dans son ensem- 
ble." Et le professeur Lipstadt me signala la page 188 de 
son livre, et quelle page ! II y est dit que les histoires de 
nazis transformant les juifs en savon sont entierement 
fausses et il y est aussi dit que, bien qu'a Auschwitz le mo- 
nument de pierre lui-meme indique que le nombre des victi- 
mes - juives et non juives - est de quatre millions, le vrai 
chiffre sc situe plutot entre un million et demi et deux mil- 
lions. Comme Hoss a ete le commandant de l'endroit pen- 
dant une partie seulement de 1' existence du camp, cela si- 
gnifie que, selon les contre-revisionnistes, un element 
important des preuves asscmblccs par 1" Holocaust Memo 
rial n' est pas digne de foi. Une sensation de vertige, s'il 
en fut. 

"II en va de meme avec l'histoire du savon", dit 
Lipstadt. "Je recois des protestations de si 
sant que je ne devrais pas re 
parce que e'est donner des r 



seule m'interesse la decouverte de la verite." Un concept 

passe de mode. [...] '.» 
Cette «experience» d'unjournaliste americain conduit a se poser la question 
suivante: «Si le professeur Faurisson etait, comme il le demande depuis 
1978, confronte publiquement et directement aux Lipstadt et aux Browning, 
ne sortirait-il pas a son avantage de pareille mise a l'epreuve ?» 

N. B. : A la suite de la publication de cet article de C. Hitchens, 1' In- 
stitute for Historical Review a tenu a preciser qu'il n'avait pas, de sa 
propre initiative, choisi d'envoyer au journaliste l'etude de R. Fauris- 
son intitulee: « Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de 
Rudolf Hoss»: c'est le journaliste qui, dans l'ensemble des ecrits qui 
lui avaient ete envoyes, a choisi cette etude-la pour son « experience ». 



1994 



Lettre a Fran^oise Simon 
Presidente de la XI e chambre de la cour d'appel de Paris 

Voyezla piece ci-jointe. Vous constaterez que s'y trouve cite a comparaitre 
devant votre cour, le mercredi 9 fevrier 1994, a 13h30, un certain Robert 
Faurisson ne a Brunei Darussalam. Je suis ne en Grande -Bretagne. 
Half British, je ne cesse, depuis 1947, d' observer les magistrats francais et le 
fonctionnement de la justice francaise. J'y trouve, comme j'ai eu 1' occasion, 
je crois, de vous le dire, un sujet d'emerveillement devant la servilite des 
magistrats francais (a de rares exceptions qui indignent leurs collegues), 
devant leur mauvaise tenue, leurs negligences, leur desordre et, surtout, 
devant le fait qu'a de rarissimes exceptions pres aucune transcription des 
propos tenus dans un proces n'est consultable, pour la bonne raison... qu'il 
n'y a pas de transcription. La maniere dont vous vous etes personnellement 
conduite a mon egard est edifiante : pendant une heure cinquante (duree de ma 
defense personnelle a la barre) vous avez ostensiblement detourne votre regard 
de celui qui vous parlait; quand j'ai voulu une fois - une seule fois - vous 
lire un court extrait du statut du tribunal militaire international de 
Nuremberg, vous m'avez lance: «Ah non ! Pas de lecture !» et cette 
interdiction, vous ne l'avez pas fait acter par la greffiere, si bien qu'il n'en 
reste aucune trace. Par la suite, vous avez rendu un arret parfaitement inique : 
pour une interview, vous m'avez condamne, solidairement avec Le Choc du 
mois, a des peines dont le montant s'elevait a trois cent soixante-quatorze 
mille francs. A l'heure qu'il est, j'ai personnellement verse cent vingt-huit 
mille cinq cents francs. Je suis un professeur a salaire unique et j'ai eleve 
trois enfants. Mon crime : avoir dit la verite sur l'atroce bobard - votre cher 
et ignoble bobard - des pretendues chambres a gaz hitleriennes. Selon 
l'usage, dans le texte de votre arret, on n'apercoit pas l'ombre d'un seul des 
arguments que, pendant une heure cinquante, j'ai pu developper devant vous. 
Je vous ai dit l'horreur que m'inspirait votre conduite. Par la suite, j'ai appris 
accidentellement que mon avocat, M c Eric Delcroix, avait pris 1' initiative de 
vous demander une entrevue afin de vous presenter ses excuses (!) pour mon 
comportement a votre egard. II n'en avait pas le droit, ainsi que je le lui ai 
fait savoir quelques jours plus tard. 



J'ai la faiblesse de croire que j'honore ce pays, qui n'est qu'a demi le mien, 
par mes recherches historiques. 

J' attends une convocation reguliere pour decider de la suite que je donnerai 
aux injonctions de votre justice (francaise). 

[La citation est adressee a «Faurisson Robert. Ne le 25/01/1929 a 
Londres (BRUNEI DARUSSALAM)». Par quel miracle un scribe ou 
une machine ont-ils pu ainsi localiser la ville de Londres (qui n'est 
nullement le lieu de naissance de 1 inlcresse) dans la ville-Etat du nord 
de Borneo, un emirat petrolier dont le nom officiel est effectivement 
"Brunei Darussalam" ? II y a la un mystere que nous leguons aux 
generations futures. -NdE] 



Les chambres a gaz des penitenciers americains 

Pour l'execution des condamnes a mort, certains etats des Etats-Unis 
emploient des chambres a gaz dites « execution gas chambers ». Le produit 
utilise est toujours le gaz cyanhydrique (hydrogen cyanide). Depuis 1922, 
c'est precisement ce gaz que les Allemands emploient pour la destruction des 
parasites dans les bailments, les navires, les silos... ou encore dans des 
chambres a gaz speciales dites chambres a gaz de disinfection, de 
desinfestation ou d'epouillage. La denomination commerciale du produit, a 
base d'acidc cyanhydrique. est «Zyklon», qui veut dire «cyclone». Le plus re- 
pandu de ces produits s'appelle «Zyklon B ». La legende pretend que, pendant 
la seconde guerre mondiale, en particulier a Auschwitz, les Allemands se sont 
servis du Zyklon B non seulement comme insecticide mais aussi comme 
moyen chimique d'extermination physique des juifs. 

Ceux qui, au proces de Nuremberg et dans d'autres proces du meme genre, se 
sont permis de porter une aussi terrible accusation auraient du exiger une 
expertise de l'arme du crime pretendument utilisee par les Allemands. lis ne 
l'ont pas fait, sauf dans le cas du Struthof-Natzweiler (Alsace) ou l'expertise 
du professeur Rene Fabre, en decembre 1945, a revele que la pretendue 
chambre a gaz n'etait pas une chambre a gaz homicide. lis auraient egalement 
du, pour comparaison, examiner les chambres a gaz des penitenciers 
americains pour s'interroger sur la procedure a suivre en vue d'executer un 
individu avec du gaz cyanhydrique. lis ne Font pas fait non plus. Mais le plus 
extraordinaire peut-etre est que les revisionnistes eux-memes ne semblent pas 
avoir songe a entamer une recherche sur les chambres a gaz americaines. Les 
revisionnistes allemands, pourtant armes de toute la science allemande, sur- 
tout en matiere de chimie, ont ete particulierement timides dans le domaine 



de l'investigation chimique et les revisionnistes americains, qui pourtant 
savaient que dans leur propre pays on executait des prisonniers avec du gaz 
cyanhydrique, ont, eux aussi, neglige l'argument chimique et, en particulier, 
l'argument des chambres a gaz americaines. 

C'est vers 1977 que j'ai personnellement pense qu'il etait indispensable 
d'examiner ces chambres-la. Je connaissais deja assez bien les precedes de 
disinfection, de desinfestation ou d'epouillage a l'aide du Zyklon B et j'avais 
notamment etudie sur ce sujet des documents relatifs aux chambres a gaz 
Degesch. Mais l'experience m'avait appris a me mefier des raisonnements par 
analogie. Du fait qu'on sait comment utiliser le gaz cyanhydrique pour 
desinfecter une matiere morte comme des tissus ou des vetements, il ne 
s'ensuit pas qu'on sache comment tuer des etres vivants avec ce meme gaz. 
Vers le milieu de 1978, je me tournais vers un avocat americain, Eugene 
Brugger, pour lui demander d'entreprendre une enquete aupres des penitenciers 
possedant des chambres a gaz. E. Brugger apporta a ses investigations le plus 
grand soin. II adressa a ces penitenciers deux questionnaires minutieux. II 
recut de six d'entre eux des reponses qu'il me communiqua. A la simple 
lecture des reponses et des documents accompagnant celles-ci, il devenait 
d'une evidence implacable que les pretendues chambres a gaz nazies («a l'etat 
d'origine», «reconstruites» ou «a l'etat de ruines») n'etaient que des 
impostures et que les pretendus recits de gazages homicides a Auschwitz 
n'etaient que des inventions de la propagande de guerre. L'execution d'un seul 
homme dans une chambres a gaz americaine exige une machinerie si 
compliquee qu'il est impensable que les Allemands aient pu, de leur cote, 
executer des centaines de milliers d'hommes dans des « chambres a gaz» aussi 
frustes que celles qu'on presente aux touristes d'Auschwitz ou que les temoins 
nous decrivent parfois si succinctement. 

La premiere execution d'un condamne par le moyen du gaz eut lieu a Carson 
City (Nevada) en 1924. Elle faillit tourner a la catastrophe. La raison de cette 
mesaventure vaut d'etre meditee parce qu'elle permet de mesurer la naivete de 
la plupart des gens - y compris des scientifiques, des ingenieurs et meme 
parfois des toxicologues - qui parlent des chambres a gaz nazies. Ces gens 
ont tendance a oublier que, de toutes les armes, le gaz toxique est 
probablement la plus difficile a utiliser, surtout si on l'applique a la matiere 
humaine. 

C'est, semble-t-il, vers 1917 que des Americains epris d'idees humanitaires 
ont imagine qu'une execution par un gaz mortel constituerait un procede a la 
ibis plus huinain. plus discrct et plus aise que la fusillade, lapendaison ou la 
chaise electrique. lis se trompaient. Se tuer soi-meme avec un gaz peut etre 
relativement facile (encore que beaucoup de tentatives de suicide par le gaz se 
soldent par des echecs, par des explosions ou par des catastrophes pour 
l'entourage) mais tuer avec un gaz quelqu'un d'autre que soi sans encourir de 
risques pour autant est particulierement difficile. 



Sur les champs de bataille de la premiere guerre mondiale, en Europe, il est 
souvent arrive que l'usage d'un gaz contre l'ennemi se soit retourne contre 
l'utilisateur. Plus recemment, un desastre comme celui de Bhopal, en Inde, 
montre a quel point, malgre les progres de la science, on maitrise encore mal 
l'emploi de certains gaz particulierement toxiques. Aujourd'hui encore, 
soixante-dix ans apres l'experience de Carson City, le probleme n° 1 des 
chambres a gaz americaines reste celui... de l'etancheite ! II faut savoir que 
l'acide cyanhydrique presente la particularite de ronger jusqu'aux joints 
d'etancheite. Apres chaque execution, il est d'usage de changer tous ces joints 
en vue d'une nouvelle execution ou d'un nouvel essai. 

J'ai explique par ailleurs la procedure du gazage d'execution aux Etats-Unis et 
je n'y reviendrai done pas. Je me contenterai d'apporter ici huit photographies 
de lachambre a gaz du penitencier de Baltimore que j'avais deja publiees en 
France en 1980 \ avec leurs explications et j'y ajouterai quelques 
observations complementaires. Mais, auparavant, il convient sans doute 
d'aller au devant de certaines objections qui pourraient se resumer ainsi : 
Si les chambres a gaz americaines sont si compliquees, ne serait-ce pas a 
cause d'une propension - bien americaine - au luxe de precautions, a la 
sophistication scientifique, aux egards pour le condamne et meme, dans ces 
dernieres annees, au souci de menager l'environnement ? Les nazis, eux, 
etaient brutaux, rudimentaires et n'avaient aucun egard pour leurs victimes. 
Cet argument n'a pas grande valeur. II est sur qu'avec le temps la technologie 
des chambres a gaz americaines a beneficie des acquis les plus recents de la 
science; par exemple, au lieu d'un simple stethoscope, le medecin qui 
surveille les battements de coeur du condamne dispose maintenant d'un 
stethoscope electronique. Mais, si on passe en revue tous les details de cette 
technologie (en prenant pour exemple une chambre a gaz americaine des 
annees trente, quarante ou cinquante) et si on elimine tous les details dont 
l'existence peut etre due soit a un exces de sophistication, soit aux egards 
pour le condamne, on decouvre que la simple necessite de proteger ceux qui 
emploient la chambre a gaz exige des mesures draconiennes, bien plus encore 
que pour les chambres a gaz qui servent a la disinfection des vetements. En 
effet, au terme d'une operation de disinfection, on peut, sans trop de difficul- 
tes, chasser les molecules de gaz cyanhydrique qui se sont accumulees dans 
les vetements: des courants d'air chaud et d'air froid chassent une grande partie 
de ces molecules et les vetements peuvent etre battus, tandis qu'au terme de 
l'execution d'un homme par le meme gaz il est extremement difficile de 
chasser ces molecules car celles-ci se sont incrustees dans la peau, la graisse 
et les humeurs : on ne peut ni chauffer ni battre ce cadavre pour en chasser le 
gaz. On a besoin, dans ce dernier cas, d'instruments particuliers et d'une 
procedure speciale. Le medecin et ses deux aides qui vont penetrer dans la 

1 Serge Thion, Veiite historit/ue on vcrile politique '.'.\i. 301 309. 



chambre a gaz ou se trouve le cadavre du prisonnier doivent d'abord attendre 
que des ventilateurs orientables et un systeme d'aspiration puissant balaient et 
expulsent le gaz qui est dans la chambre a gaz. Ce gaz est expulse vers un 
barboteur ou il est neutralise (au moins partiellement). Apres une attente 
plus ou moins longue, ce medecin et ses deux aides, munis de masques a gaz, 
de tabliers et de gants de caoutchouc, doivent decontaminer le cadavre et ses 
vetements. Le medecin commence par secouer la chevelure du cadavre, puis 
les deux aides vont laver le cadavre lui-meme a grande eau, jusque dans ses 
ouvertures naturelles, sans oublier le pli des bras et des jambes: rien de 
comparable avec une disinfection de vetements ! 

Au debut de 1988, Ernst Zundel, revisionniste etabli a Toronto (Canada), me 
demandait de lui communiquer les lettres que j'avais recues des differents 
penitenciers amcricains munis dc chambres a gaz. Grace a ces lettres, son 
avocate, Barbara Kulaszka, put se mettre en rapport avec Bill Armontrout, 
directeur de l'un de ces penitenciers, qui lui signala que le meilleur specialiste 
des chambres a gaz aux Etats-Unis etait Fred Leuchter, lequel habitait 
Boston. 

Sur la demande d'E. Zundel, je rencontrais F. Leuchter a Boston. Je decouvris 
que ce dernier croyait, comme presque tout Americain, a l'existence des 
chambres a gaz nazies sans s'etre jamais pose de questions sur la nature 
exacte, la configuration et le fonctionnement de ces extraordinaires abattoirs 
chimiques, capables, si Ton en croit la legende, de performances qui auraient 
laisse loin derriere elles les performances des chambres a gaz americaines. F. 
Leuchter, a qui je montrais des photographies et des documents concernant 
les pretendues chambres a gaz nazies, commenca a se poser des questions. 
Rapidement il se rendit compte qu'il existait un «probleme des chambres a 
gaz» nazies. Par la suite, il accepta de se rendre a Toronto pour y analyser la 
question de plus pres, notamment en examinant les maquettes qu'E. Zundel 
avait fait construire par Hans Beisner a l'aide des plans que j'avais trouves a 
Auschwitz en 1976. II accepta de se rendre en Pologne, bien decide a tirer 
l'affaire au clair, et en rapporta son fameux rapport sur les presumees 
chambres a gaz dAuschwitz et de Majdanek. 

Visite de la chambre a gaz de Baltimore 

Le 14 septembre 1979, je visitais la chambre a gaz du penitencier de 
Baltimore (Maryland) sous la conduite du lieutenant Walter Farrier. Celui-ci 
n'avait pas assiste a une execution et ce qu'il me dit fut, par consequent, 
simplement ce qu'il lui avait fallu apprendre pour le cas ou il aurait eu a 
proceder a une execution. II chargea un prisonnier, James F. P..., de prendre 



huit photographies selon mes instructions. On trouvera ci-dessous ces 
photographies '. 

La chambre a gaz de Baltimore a ete batie dans les annees cinquante mais, 
d'apres la documentation que j'avais obtenue d'autres penitenciers, sa 
technologie n'etait pas essentiellement differente de celle des chambres a gaz 
des annees trente ou quarante. 

Le lieutenant me fournit des explications sur la chambre, sur son fonc- 
tionnement ainsi que sur l'execution du condamne et sur le traitement du 
cadavre. Ces explications corroboraient celles que j'avais puisees dans ma 
documentation ecrite (avec des variantes, parfois surprenantes comme on en 
decouvre toujours chez les «specialistes» ou pretendus tels). Je compris, par 
exemple, que s'il suffit de quelques milligrammes de cyanure pour tuer un 
homme, il faut, en realise, jusqu'a une ou deux livres de cyanure dans une 
chambre a gaz car tout 1'espace de la chambre doit etre rempli du gaz mortel 
(ce qui complique l'operation d'evacuation de quantites si importantes). II 
m'expliqua egalement pourquoi l'habitacle devait etre fait d'acier et, pour les 
vitres, de verre Herculite (avec un dispositif pour empecher la formation de 
buee). 

A la fin de la visite, il me demanda la raison de ma curiosite. Je lui repondis 
que je m'interessais aux chambres a gaz nazies. C'est alors que cet homme 
me dit: « Terrible ! Have you seen Holocaust ?» II voulait parler du soap- 
opera consacre au pretendu genocide des juifs. Cet homme sense venait de 
m'expliquer combien l'execution d'une seule personne, aux Etats-Unis, par le 
moyen du gaz, etait compliquee et dangereuse, et voila que ce meme homme 
n'eprouvait apparemmem aucune difficulte a croire qu'en Allemagne on avait, 
pendant des annees et le plus aisement du monde, gaze des milliers de 
personnes par jour. 

Au cours des annees suivantes, j'allais me rendre compte que meme des 
ingenieurs, des toxicologues, des medecins, des scientifiques et des 
professeurs, meme des specialistes de la disinfection des vetements au gaz 
cyanhydrique, avaient de ces naivetes-la. II y a, meme chez l'homme barde de 
connaissances, une forme de credulite particulierement deconcertante. 
Le meilleur ouvrage technique que je puisse personnellement recommander 
sur les chambres a gaz americaines est The Third Leuchter Report: A 
Technical Report on the Execution Gas Chamber at Mississippi State 
Penitentiary, Parchman, Mississippi. 

Sur mes conseils, E. Zundel a juxtapose, a la page 2, la porte de la chambre 
a gaz de ce penitencier et une porte de la pretendue chambre a gaz 
d'Auschwitz-I : une miserable petite porte vitree. La juxtaposition des deux 
photographies est parlante. 



is L' cuiiicr photographiquc a paraitre. 



Au sujet de la premiere execution en chambre a gaz, celle de Gee Jon a 
Carson City (Nevada) en 1924, et au sujet de quelques autres parmi les 
premieres executions aux Etats-Unis, on peut lire Frederick Drimmer, Until 
You Are Dead / The Book of Executions in America. 



Debut, en France, de la controverse revisionniste 

(1974-1978) 

Au debut de 1974, je decidais d'adresser a de nombreux destinataires, 
historiens et specialistes connus, a travers le monde, une lettre a en-tete de la 
Sorbonne (ou j'enseignais alors). En voici le texte: 

« Puis-je me permettre de vous demander votre senti- 
ment, votre sentiment personnel, sur un point paiticulie 
rement delicat de 1'histoire contemporaine : les chambres a 
gaz hitleriennes vous semblent-elles avoir ete un mythe 
ou une realite ? Auriez-vous l'obligeance de me preciser 
eventuellement dans votre reponse quel credit, selon vous, 
il convient d'accorder au "document Gerstein", a la confes- 
sion de R. Hoss, au temoignage Nyiszli (faut-il dire 
Nyiszli-Kremer ?) et, d'une facon generale, a ce qui s'est 
ecrit de ce point de vue sur Auschwitz, sur le gaz Zyklon- 
B, sur le sigle "N. N." ("Nacht unci Nebel" ou "Nomen 
Nescio" ?) et sur la formule de "solution finale" ? Votre 
opinion sur la possibility d'existence de ces chambres a-t- 
elle varie depuis 1945 ou bien reste-t-elle aujourd'hui ce 
qu'elle etait il y a vingt-neuf ans ? 

Je n'ai pu, jusqu'a present, decouvrir de photogra- 
phies de chambres a gaz qui paraissent presenter quelque 
garaniie d'auihcnlicite. Ni le Centre de documentation jiii 
ve de Paris, ni YInstitut fur Zeitgeschichte de Munich 
n'ont pu m'en fournir. Auriez-vous, pour votre part, con- 
naissancc dc photographies a verser au dossier de la ques- 
tion ? 

Merci d'avance pour votre reponse et peut-etre pour 

Au nombre de mes destinataires se trouvait le D r Kubovy, responsable d'un 
centre de documentation juive a Tel Aviv. Mais - je l'ignorais alors - le D r 
Kubovy etait decede. Ses heritiers confierent ma lettre au quotidien Yedioth 
Alwwnoth, qui la publia le 26 mai 1974, sous une forme tronquee. En 
France, Tribune juive se fit l'echo de l'affaire le 14 juin de la meme annee. 
Puis, un hebdomadaire satirique, Le Canardenchaine, fit de meme le 17 



juillet. Les autorites de la Sorbonne denoncerent mes «allegations» et je fus 
ulterieurement chasse de mon syndicat. 

Pendant trois ans, les medias pratiquerent la politique du silence. Mais, 
pendant ces trois annees, tout en continuant mon travail de recherche, je ne 
cessais d'adresser au Monde et a quelques autres publications un abondant 
courrier sur le probleme des chambres a gaz et du genocide. 
C'est alors que Le Monde decida de passer a l'offensive contre le re- 
visionnisme historique. Le journaliste Pierre Viansson-Ponte consacra une 
chronique venimeuse a la version francaise de la brochure de Richard Harwood 
Did Six Million Really Die ? ' Je redoublais done d'activite et accablais Le 
Monde de lettres. En aout 1977, le magazine Historia publia une lettre de 
moi ou je parlais de «l'imposture du genocide». En juin 1978, une 
publication d'extreme droite, Defense de VOccident, dirigee par Maurice 
Bardeche, l'auteur de Nuremberg ou la Terre promise (1948) et de 
Nuremberg II ou les Faux Monnayeurs (1950), publia une etude que j'avais 
intitulee « Le Probleme des chambres a gaz». 
La pression montait. 

En 1978, Pierre Viansson-Ponte repartit a l'attaque et preconisa le recours a 
des poursuites judiciaires contre les revisionnistes 2 . Le 28 octobre, le 
magazine L'Express publia une retentissante interview de Darquier de 
Pellepoix, ancien commissaire de Vichy charge des questions juives et 
refugie alors en Espagne. Celui-ci etait cense avoir declare : «Je vais vous 
dire, moi, ce qui s'est vraiment passe a Auschwitz. On a gaze. Oui, c'est vrai. 
Mais on a gaze les poux 3 . » Bien des raisons donnent a penser que cette 
interview ne fut que le resultat d'un montage du a un journaliste discredits, 
Philippe Ganier-Raymond, deja condamne en justice, sur mon intervention, 
pour un montage de textes signes de Louis-Ferdinand Celine. II est probable 
qu'en France certains milieux, inquiets d'apprendre qu'un professeur 
d'universite deployait une intense activite pour rendre publics ses arguments 
revisionnistes, avaient decide d'allumer un contre-feu afin de pouvoir 
presenter eventuellement un jour R. Faurisson comme un continuateur du 
«nazi» Darquier de Pellepoix. Le journal Le Matin de Paris montait, a son 
tour, une provocation et me mettait directement et nommement en cause 4 . 
Tous les medias, a l'unisson, se dechainerent. L'indignation contre l'heretique 
prit de telles proportions qu'un journaliste juif et des organisations juives 
allerent jusqu'a suggerer l'usage de la violence contre le professeur. 
J'enseignais alors a l'universite de Lyon-II. Le 20 novembre, je fus 
violemment agresse a deux reprises. La presse relata les faits, a sa maniere. 



1. P. Viansson-Ponte, «Le Mensonge». 

2. P. Viansson-Ponte, «Le Mensonge (su 

3. L'Express, p. 173. 

I. Lr Matin clc Paris, p. 17. 



En France, il existe, du moins en principe, ce qu'on appelle le « droit de 
reponse ». En vertu de ce droit, toute personne nominee ou designee dans un 
journal peut exiger, sous certaines conditions precises, la publication d'un 
«texte en droit de reponse». Le Monde se vit ainsi contraint de publier un 
texte a la fin duquel je glissais les phrases suivantes : 

«J'attends un debut public sur sin sujcl que manifeste- 
ment on esquive: celui des "chambres a gaz". Au Monde 
que, depuis quatre ans, je sollicite en ce sens-la, je deman- 
de de publier enfin mes deux pages sur "La Rumeur 
d' Auschwitz". Le moment est venu. Les temps sont murs. » 
II est evident que les lecteurs du Monde n'auraient pas compris que leur 
journal refuse de publier les deux pages en question. On peut dire que Le 
Monde, en fin de compte, se trouvait pris a son propre piege. Pendant des 
annees, il avait traite un universitaire revisionniste soit par la calomnie, soit 
parle silence. II lui fallait maintenant, a contrecoeur, donner la parole a cet 
universitaire. Le 29 decembre 1978, Le Monde publiait done «La Rumeur 
d' Auschwitz », non sans accompagner mon texte d'un ensemble 
impressionnant d'autres textes uniformement hostiles au revisionnisme, 
lesquels m'ouvraient, automatiquement, un nouveau droit de reponse. Le 16 
Janvier 1979, Le Monde publiait mon droit de reponse sous le titre «Une 
lettre de M. Faurisson». La controverse allait se poursuivre longtemps 
encore mais sans que le journal m'accorde le moindre droit de repliquer aux 
innombrables mises en cause dont je devenais l'objet. 

On trouvera ci-dessous mon article et ma lettre tels que Le Monde les 
publiait respectivement dans ses livraisons du 29 decembre 1978 et du 
16 Janvier 1979 ', declenchant ainsi ce qu'on appellerait plus tard «la 
deferlante revisionniste » 2 . 

En France, le feu de la controverse s'est done allume en 1974; puis, il s'est 
vite eteint, du moins en apparence, mais il couvait sous la cendre. Pourquoi 
a-t-il repris en 1978 avec une telle virulence etpour ne plus s'eteindre depuis 
ce temps-la ? 

On peut imaginer plusieurs motifs qui tiennent aussi bien a Taction des 
revisionnistes en France et dans le monde qu'a la reaction des anti- 
re visionnistes. 

Pour ma part, je formulerais une hypothese : e'est a partir du moment ou j'ai 
utilise l'argumentation materielle (a base de considerations physiques, 
chimiques, topographiques et architecturales) que lapartie adverse s'est sentie 
veritablement en danger. Dans la lettre qu'en 1974 j'avais adressee au 
Dr. Kubovy et a bien d'autres historiens et specialistes, mon argumentation, 
implicite, restait de nature historique. En revanche, dans les lettres que j'ai 
ensuite adressees au Monde et, en particulier, dans mon article sur «Le 



Probleme des chambres a gaz ou la Rumeur d' Auschwitz », je m'engageais 
sur un terrain plus solide. Faisant appel 1) aux plans des crematoires 
d'Auschwitz-Birkenau, 2) a des documents sur le gazage de disinfection au 
Zyklon B et 3) au systeme americain d'execution en chambre a gaz, je 
quittais le terrain trop mouvant de l'histoire pour celui, plus ferme, de la 
science. C'est pour cette raison, me semble-t-il, que 1'adversaire a perdu pied 
et que, dans son affolement, il a desormais repondu par des manifestations de 
schizophrenic collective ainsi que par d'incessantes manoeuvres de diversion et 
d'intimidation, montrant par la qu'il voulait a tout prix eviter les risques d'un 
debat que - non sans raison - il sentait perdu d'avance. 



A propos de Titicut Follies 

Titicut Follies est un documentaire - impressionnant - qui a ete tourne en 

1966. II aurait ete interdit de projection pendant vingt-six ans. 

{Arte, samedi 12 mars 1994, 20h40, documentaire americain de Frederick 

Wiseman.) 

Je n'en retiens qu'un aspect qui interesse le fonctionnement des chambres a 

gaz americaines (au debut des annees soixante?). 

On y entend un gardien de la prison-hopital de Bridgewater raconter a un 

collegue quelques episodes a propos d' executions dans un penitencier, peut- 

etre du Massachusetts (?). Ildit qu'apres une execution il avait suspendu ses 

vetements dans la garde-robe. Tous les autres vetements en avaient ete 

empuantis par le gaz. II avait fallu, pendant huit jours, surchauffer l'endroit 

(la garde-robe et le couloir ?) et faire fonctionner les ventilateurs a plein 

regime. C'est la chaleur, precisait-il a juste titre, qui permet la disparition du 

gaz. A un moment, il dit: «Une bouffee, ca me rend malade. » II raconte 

aussi qu'apres une absence il etait revenu au penitencier. II ne savait pas 

qu'une execution avait eu lieu. II s'en etait rendu compte par l'odeur. «J'ai 

regarde le registre et j'ai compris: il y avait eu une execution deux jours 

auparavant. » 

Comme je n'ai saisi qu'au vol ce passage du documentaire, je ne garantis pas 

l'exactitude absolue du resume que j'en fais la. Mais je garantis que le sens 

general en etait le suivant: au debut des annees soixante, une execution par le 

HCN aux Etats-Unis n' etait pas une sinecure. Imagine-t-on Auschwitz avec 

ses milliers de gazes par jour ? 



«Wannsee» n'est plus «Wannsee» 

Les uns apres les autres, les historiens juifs de l'«Holocauste» abandonnent 
la « verite», dont ils se sont tant servis, selon laquelle les Allemands auraient 
decide 1' extermination physique des juifs a la conference de Berlin-Wannseele 
20 Janvier 1942. 

Dans un entretien avec Roger-Pol Droit, Leon Poliakov declare : 
« [L]a date a laquelle les nazis ont decide le genocide 
des juifs n'est pas encore nettement ctablie. Tout le monde 
croit que c'est le 20 Janvier 1942, a la conference de 
Wannsee. Cela permet aux revisionnistes allemands de 
souligncr que pcrsonne n'est coupable de cette decision 
tardive, prise par un SS inconnu dans le desarroi qui a suivi 



la defaite de Moscou. Nous sommes aujourd'hui un groupe 
d universitaires is ancais et allemands pour qui il existe une 
tres forte presomption pour que la decision soit bien 



On remarquera que, selon la coutume, un historien juif de 1' «Holocauste», 
au lieu de confesser son erreur et celle de ses confreres, estime que, s'il s'est 
trouve des gens pour exploiter cette erreur, ce sont. . . les re vis' 



A propos d'un article d'Alain Genestar sur Touvier 

Paul Touvier souffre d'un cancer. II a a peu pres soixante-dix-neuf ans. II est 
presume innocent... Alain Genestar le traite, en propres termes, de lache, 
d'ordure, de salaud, de mediocre, de minus, de minus-salaud, de minus malgre 
tout. II s'eleve contre l'intolerance. II voudrait des proces, encore et toujours 
des proces. Revenant a Touvier, il lui souhaite douze balles dans la peau 2 . 
Alain Genestar va-t-il mourir d'un cancer ? 

Ce serait dommage. Ne meriterait-il pas les douze balles dans la peau qu'il 
souhaite a un vieillard cancereux ? 



22 mars 1994 

Les juifs ont besoin du revisionnisme 

Paul Touvier affirme qu'il ne se souvient pas d' avoir pris conscience, pendant 
la guerre, de beaucoup de declarations ou d'evenements concernant les juifs. 
On ne le croit pas. On 1' accuse de feindre l'amnesie. On a tort. 
A l'epoque, le judeo-centrisme ne regnait pas comme il regne aujourd'hui, ou 
1'attention se concentre (se focalise) sur les juifs. Ni le chancelier Hitler, ni 
le marechal Petain, ni le president Roosevelt, ni le camarade Staline ou 
Churchill, premier ministre de Grande-Bretagne, n'accordaient aux juifs 
1'attention qu'on leur porte aujourd'hui. Hitler se souciait plus du peuple 
allemand et des dangers du communisme que du sort des juifs. La guerre etait 
mondiale. Elle se deroulait sur les cinq continents, sur terre, sur mer et dans 
les airs. Chacun des belligerants cherchait a ne pas perdre cette guerre atroce. 
Si le conflit a provoque un million de morts juives sur un total de quarante a 
cinquante millions de victimes, il n'y a pas de raison pour que ce million-la 



l'emporte, dans la memoire des peuples, sur les autres millions (des civils 
pour la plupart, des femmes, des enfants). 

Le revisionnisme invite a «revoir» les evenements en elargissant sa vue a 
tous les evenements. Galilee apportait une nouvelle vision de notre monde 
(le globe terrestre) en ce qu'il replacait ce petit monde (ce canton de l'univers) 
dans un ensemble beaucoup plus vaste. II faisait de plus remarquer que ce 
petit monde ne constituait pas du tout le centre de l'univers. 
Les juifs ramenent tout aux juifs. C'est ainsi que, non contents d'avoir une 
vision ou une image fausse de la realite, ils se complaisent dans une 
atmosphere intellectuelle confinee, propice a l'etroitesse d' esprit, a la 
rancceur, a la mefiance, a la haine. Le reste du monde les interesse, certes, et 
meme beaucoup, mais pour autant que le centre de ce monde reste le ghetto 
auquel, en pensee, ils reviennent inlassablement et dans lequel on dirait qu'ils 
veulent vivre et mourir. 

Le revisionnisme peut avoir pour les juifs une valeur curative. II peut les 
aider a s'extraire de leur ghetto. II apprend d'abord a analyser et a verifier les 
details puis, en un second temps, a classer et a placer ces details, la ou il le 
faut et comme il le faut, dans de vastes ensembles. II se nourrit de l'esprit 
c! analyse et il developpe l'esprit de synthese. Les juifs en ont besoin. 

[Publie dans Nouvelles Visions, n° 33, juin-aout 1994, p. 11-12.] 



11 avril 1994 

Jusqu'en avril 1945, personne n'a vraiment su 
l'extermination physique des juifs par les Allemands 

En avril 1945, a la decouverte des charniers de typhiques dans les camps de 
Bergen-Belsen, Dachau et Buchenwald, les Allies ont su (ou cru savoir) que 
les Allemands avaient physiquement extermine des etres humains, en 
particulier dans des chambres a gaz. Jusque-la d'innombrables rumeurs avaient 
couru sur le sujet, a partir, semble-t-il, de la fin de 1941, mais ces rumeurs 
etaient vagues, gravement contradictoires et, par moments, visiblement 
fantaisistes. Les autorites alliees avaient, bien sur, denonce a plusieurs 
reprises la politique d'«extermination» pratiquee, selon elles, par 
lAllemagne nationale-socialiste a l'endroit des Polonais, des Russes et de 
tous les peuples occupes mais elles n'avaient pas repris a leur compte les 
accusations de gazages systematiques. En 1943, elles avaient envisage de le 
faire, puis s'etaient ravisees devant l'insuffisance de preuves '. En novembre 
1944, un rapport du War Refugee Board, publie sous le timbre de la 



l. R. Faurisson Ion i i i In rcvi ionnisme» vol. Ill, p. 993. 



presidence des Etats-Unis et portant sur des « camps d'extermination » 
allemands avait ete diffuse mais il n'avait pas rencontre grande creance. 
En 1987, Stephane Courtois et Adam Rayski publiaient Qui savait quoi ? 
L' ex termination des juifs 1941-1945, La Decouverte. Dans cet ouvrage, ils 
cherchaient a demontrer que la presse clandestine des communistes juifs avait, 
a plusieurs reprises, fait etat d'informations sur l'extermination physique des 
juifs. En quelques mots l'historienne juive Annette Wieviorka a fait justice 
de cette pretention. Elle ecrit : 

«Mais l'interrogation majeure reside dans le fait que 
ceux la memes qui confectionnaient cette presse et la dis- 
iribuaicnt -je pense en particulier a Henri Krasucki [...] - 
ignoraient tout des chambres a gaz d' Auschwitz. Si savoir 
e'est, comme l'ecrit le Petit Robert "pouvoir affirmer 
l'existence de", ou encore "etre conscient de", force est de 
constatei que ceux la memes qui avaient confectionne ou 
distribue ces textes ne savaient pas '. » 
En 1964, l'historien Leon Poliakov, rapportant une reflexion des juifs de 
Salonique (deportes a Auschwitz du 20 mars au 18 aout 1943), ecrit: 
« Avec le recul du temps, une telle credulite parait in- 
vraisemblable ; mais a I'epoque, meme dans les pays occu- 
pes dc l'Occidcnl, l'existence des camps d'extermination 
etait communement considered comme une invention de la 
propaganda brinmniquc -.» 
En 1979, le meme L. Poliakov devait declarer dans une interview : 
« Songcz que deja, pendant la guerre, la purpart des 
juifs eux-memes etaient persuades que les deportes rentre- 
raient des camps de concentration. Je puis en temoigner, 
j'clais bicn renseigne, etant agent de liaison. Et cela jus- 
qu'en 1945, ou ont ete decou verts Auschwitz et Buchen- 
wald. Encore une fois, il y avait l'idee de bobards de 
guerre, venant de Londres... El puis il lain le dire, l'inexis- 
lenec de precedents qui rendait la "solution finale" inima 
ginablc. D'oii des yens qui nicnt aujourd'hui l'existence des 
chambres a gaz 3 . » 
Entre-temps, en 1973, Georges Wellers avait publie un ouvrage a la fois 
historique et biographique : L'Etoile jaune a I'heure de Vichy. De Drancy a 
Auschwitz- La preface etait de Jacques Delarue et la postface du R. P. Riquet. 
Dans sa preface, J. Delarue rappelle que G. Wellers fut «le seul temoin fran- 
cais au proces d' Adolf Eichmann a Jerusalem* 4 . II ajoute : 

« Aucun dc ces milliers de futurs deportes que Wellers 
vit pendant les dernieres heures precedant le depart n'avait 

1. A. Wievorka, « Histoire et tnemoire», p. 86. 

2. L. Poliakov, Auschwitz, p. 31. 

I Pol k( I \nli i mi il I ines du nial... », p. 153. 

4. G.Wellers. L'Etoile jainw a I'heure de Vichy. De Drancy it Auschwitz., p. 111. 



le moindre soupcon concernant le terrible sort qui fallen 
dait '. » 

G. Wellers ecrit pour sa part: 

« Au fur et a mesure que le temps s'ecoule il devient de 
plus en plus difficile de faire le partage entre ce que Ton 
i mi li hi u I poquc et ce que Ton apprit depuis la 
fin de la guerre. L'extermination systematique des juifs, 
l'existence des chambres a gaz specialement construites a 
cet effet en Pologne appartiennent a cette categorie de 
verites que Ton ignorait a l'epoque 2 . » 

«Je peux affirmci d'unc i'acon calegorique que I'on 
n'avait aucun soupcon concernant l'assassinat syslemati 
que auquel en realite etaienl voues les juifs au bout du voy- 
age en deportation 3 . » 

G. Wellers dit que e'est sur place, a Auschwitz, a l'occasion d'une 

conversation, qu'il a enfin compris «la verite tellement incroyable». II 

ajoute: 

« Et si quelqu'un me trouve nai'f et sot, qu'il sache que 
tous les juifs etaient pareillement na'ifs et sots 4 . » 

En 1991, Lucie Aubrac declarait: 

«A Lyon, en 1943, personne n'etait au courant des 
tortures, des camps de la mort. Cela parait enorme de dire 
ca aujourd'hui, mais a l'epoque on pensait que les gens ar- 
retes allaient en prison 5 . » 

En 1992, Andre Frossard ecrivait: 

«J'ai vecu, mieux vaudrait dire j'ai survecu long- 
temps dans hi "Baraque auxjuifs" du fort Montluc, a Lyon, 
ou j'ai eu des centaines et des centaines de compagnons, 
souvent livres a ia police allemande par la Milice. Pas un 
seul d'entre eux n'avait la moindre idee du sort qui l'atten- 
dait en Allemagne et pourtant il y avait la, je vous le ga- 
rantis, des esprits curieux. lis s n i i ■■ i ■ i h iu lis seraient 
envoyes dans un camp de travail et qu'ils y seraient sans 
doute malheureux, mais moins qu'en prison, et qu'en tout 
cas ils echapperaient aux rafles d'otages qui depeuplaient 
inopinement la baraque le jour ou la nuit. Je n'en ai jamais 
entendu aucun mettre cette illusion en doute, et quand on 
les alignait dans la cour pour les embarquer, ils avaicni un 
I inii ii ird i" qi t in, in aii poui i i \ qui ne par- 
laicnl pas et restaient exposes aux represailles. Moi-me- 
me, lorsque j'ai appris le 12 aout 1944 que je serais depor- 

l.Id.,p. V. 

2 hi., p. 1. 
3. Id., p. 5. 
4M.,p. 7. 
5. Le Figaro, 15 octobre 1991. 



te le 16, j'ai accueilli la nouvelle avec une sorte de soula- 
gement. Ni en prison ni au dehors, je n'ai entendu quel- 
qu'un parler de la "solution finale" avant le retour des 
rescapes et le devoilement de l'horreur '. » 
Ces remarques aident a mieux comprendre pourquoi Pierre Laval, sur 
intervention notamment des autorites religieuses, avait demande que les 
enfants juifs pussent etre deportes afin d'eviter la dislocation des families. 
Ces memes remarques permettent aussi de saisir pourquoi il existait des 
«optants» pour la deportation 2 . Enfin, elles expliquent qu'en certains cas les 
parents aient eu le droit de voter pour ou contre la deportation de leurs 
enfants 3 . 

Tel etait le degre de connaissance que les autorites juives franchises pouvaient 
avoir d'une politique d'extermination physique des juifs. 
II en etait de meme pour toutes les autorites juives de tous les pays occupes, 
y compris de Pologne, ainsi que pour les autorites juives de Palestine ou des 
organisations internationales comme le World Jewish Congress , Y American 
Jewish Congress, la Jewish Agency. C'est meme pour cette raison que des 
responsables juifs comme Ben Gourion se sont eleves contre l'idee d'un 
bombardement d' Auschwitz 4 . A Londres, Raymond Aron n' avait pas entendu 
parler de chambres a gaz. En 1981, interroge sur le genocide, il repondait: 
« La verite, c'est que je ne sais pas exactement ce que 
j'ai su. Bien entendu, j'ai su qu'il y avait des persecutions. 
Je sui-N sur que je n'ai pas connu a Londres l'existence des 
chambres a gaz, Li si ■ ee que j'ai su que des millions de juifs 
elaicnl exlei mines ? Je crois que je ne l'ai pas su, mais je 
suis lenlc aujourd'hui de penser que e'etait encore une for- 
me de confort emotionnel. Je ne voulais pas y songer. Je 
savais naturellement que les juifs de l'Ouest etaient depor- 
tes vers l'Est. Je savais aussi qu'il y avait des camps de 
concentration. [...] Je n'ai jamais imagine le genocide. 
[...] Finalement, quand ai-je connu de manierc eerlaine le 
genocide ? En France, plus tard, quand ca a etc public. 
quand ca a ete ecrit 5 . » 
Aucun gouvernement allie, y compris le gouvernement sovietique (meme 
apres la liberation, par ses troupes, du camp d' Auschwitz le 27 Janvier 1945) 
n'a agi jusqu'en avril 1945 comme s'il avait era a une extermination physique 
des juifs. Le Vatican, remarquablement renseigne (sur les evenements de 
Pologne en particulier), le Comite international de la Croix-Rouge (dont un 
representant s'etait rendu au camp d' Auschwitz en septembre 1944), la 

1. A. Frossaid, L>, i\ • Vetrefrangi \. p. 68-69. 

S I I u i I I I i i a i a iniee) piecedant la 

list c ::]pii;ibctique du convoi n° 21. 

3. G. Welleis. I/- p m li > i .i. juil p mi. 

4. E. Matz, « Britain and the Holocaust ». p. :'-) 

5. R. Aron, Le Spectateur engage, p. 102. 



Resistance allemande a Hitler, le Foreign Office, Edouard Benes, n'ont, pas 
plus que les organisations juives d'Europe ou d'Amerique, su, vraiment su, 
que le IIP Reich avait une politique d'extermination physique des juifs et tuait 
des juifs dans des chambres a gaz. Tous les accuses du proces de Nuremberg 
(1945-1946), y compris les plus portes a s'accuser eux-memes (Baldur von 
Schirach, Hans Frank et Albert Speer), ont affirme n'avoir rien su d'une telle 
politique et d'une telle arme. A ce proces, seul Rudolf Hoss, l'un des trois 
commandants dAuschwitz, a declare qu'un tel crime avait ete perpetre dans 
son camp. Or, nous savons aujourd'hui que ses aveux lui ont ete extorques si 
bien que les historiens de 1' «Holocauste» des juifs n'accordent plus de credit 
a la «confession» de R. Hoss '. 

Dans leurs memoires respectifs, ni Winston Churchill, ni le general 
Eisenhower, ni le general de Gaulle, pourtant tous si resolument hostiles a 
lAllemagne hitlerienne et a l'esprit de la Collaboration avec cette Allemagne, 
n'ont mentionne l'existence de « camps d'extermination » ou de « chambres a 
gaz homicides ». 

Comment Paul Touvier aurait-il su ce que tout le monde, a considerer les 
documents d'epoque, semble avoir soit totalement ignore ou «su» de 
facon tout a fait vague. Pour reprendre la remarque de 1'historienne Annette 
Wieworka et la definition du Petit Robert, personne a cette epoque ne savait 
l'existence du genocide et de ces veritables abattoirs chimiques qu'avaient 
constitue les chambres a gaz. Personne ne pouvait en affirmer l'existence, 
personne n'etait conscient de cette existence. Comment Paul Touvier 
pouvait-il en savoir plus que Leon Poliakov, Georges Wellers, Lucie Aubrac, 
Andre Frossard, Pierre Laval, Ben Gourion, le president Benes, Winston 
Churchill, le general Eisenhower, le general de Gaulle, le Vatican, la Croix- 
Rouge, la Resistance allemande, les organisations juives europeennes, ameri- 
caines et palestiniennes et, enfin, s'il faut les en croire, le marechal Goring, 
le marechal Keitel, le general Jodl ? 



11 avril 1994 

Les juifs bruns ont collabore avec PAllemagne de Hitler 

Les «juifs bruns », c'est-a-dire les juifs de la collaboration avec 1' Allemagne 
nationale-socialiste, ceux des Conseils juifs a travers toute l'Europe occupee 
(«l'internationale juive de la collaboration »), n'auraient evidemment pas 
donne leur accord aux deportations s'ils avaient su que celles-ci aboutissaient 
a 1'assassinat de leurs coreligionnaires dans des abattoirs chimiques. En 

1. Voy. Raul llilbcrg. Jean Claude Pressae el Christopher Browning sur le sujet 
ainsi que le texte iniimli I icmokui In mm; id i d n hwitz" est declare 

sans valeur», en date du 3 mars 1994. 



France, l'Union generate des Israelites de France (UGIF) avait collabore a la 
rafle du Vel' d'hiv'. En 1947, au proces de Xavier Vallat, Mll le Libers 
rappelait dans quelles circonstances elle avait ete engagee comme assistante 
parl'UGIFle 16 juillet 1942: 

« Je suis venue me presenter a l'UGIF parce que, jour- 
naliste n'ayant plus d'emploi pendant la guerre, j'ai pense 
qu'etant assistante sociale a l'UGIF je pourrais secourir 
quelques miseres humaines. — Je m'y suis presenter en 
mai 1942. lime fut repondu qu'en ce moment, il n'y avait 
pas de travail. J'attendis, et e'est le 15 juillet 1942 au 
soir que jc recus un pneumatique me prianl dc mc presenter 
a l'UGIF le 16 juillet au matin. Le 16 juillet au matin, je 
me rendis a 9 heures a l'UGIF et me trouvais la devant 
d'autres personnes qui venaient sollicker du travail a 
l'UGIF. Nous assistions, a ce moment, a une veritable mi- 
se en scene, e'est-a-dire qu'on nous faisail preparci tics cli 
quettes avec une petite ficelle, qui devaient certainement 
servir a etre accrochees a quelque chose ou quelque part. — 
Le 16 juillet, dans la nuit, eurent lieu les rafles monstres 
de femmes et d'enfants juifs. Nous comprimes, le 17 au 
matin, qu'on nous avail fait preparer ce tra\ ail parce qu'on 
savait deja des le 15 que les rafles auraient lieu '. » 
La meme M lle Libers ajoute que l'UGIF pourvoyait ses assistantes sociales 
d'ordres de mission signes des autorites SS pour aller chercher des enfants 
juifs et les amener au centre Lamarck d'ou ils etaient ensuite conduits a 
Drancy 2 . On sait que, de Drancy, certains etaient ensuite envoyes a 
Auschwitz. 

Le camp de Drancy etait, sous la surveillance des autorites allemandes et 
franchises, largement autogere par les juifs 3 . 

Pour juger de la politique de l'Etat francais vis-a-vis des juifs, il importe 
grandement d'ecouter aussi la voix et les arguments de l'accuse. Le livre 
susmentionne sur le proces de Xavier Vallat est, a ce point de vue, d'une 
importance primordiale. X. Valla! replace dans la perspective historique la loi 
portant statut des juifs. II rappelle qu'avant et apres cette loi il a existe en 
France des lois contre certaines categories de Francais. Avant cette loi, a 
l'occasion de la separation de 1'Eglise et de l'Etat, quatre-vingt-dix mille 
citoyens et citoyennes francais se sont vu interdire les droits de posseder, 
d'ester, de s'associer, d'enseigner, d'exercer des professions publiques; leurs 
biens ont ete confisques et n'ont pas, comme ceux des juifs, ete confies a la 
Caisse des depots et consignations. Apres cette loi, on a egalement pu voir 



1. Le Proces de Xavier \ cillal. p. 366 367. M ik Libers Icnioisnail il charge. 

2. A/, p. 368-369. 

3. M. Rajsfus, Drancy. I'n camp de concentration ires .ordinaire 1941-1944. 



cent mille citoyens et citoyennes francais transformed en «morts vivants» 
grace a l'ordonnance du 26 decembre 1944 creant l'indignite nationale '. 
Le produit de la vente d' un bien j uif etait verse, au nom du j uif proprietaire, a 
la Caisse des depots et consignations ou il portait interet; un dixieme etait 
preleve pour les juifs pauvres, c'est-a-dire essentiellement pour l'UGIF 2 . 
L' Alliance israelite etait subventionnee par le marechal Petain et quand, a la 
suite d' attentats contre leurs troupes, les Allemands infligerent aux juifs une 
amende d'un milliard de francs, ces derniers se tournerent vers le marechal 
Petain pour implorer son aide. Celui-ci leur obtint un pret d'un milliard 
garanti par le Syndicat des banques 3 (soit dit en passant etait-ce la le 
comportement d'un Etat coupable d'antisemitisme a la maniere des 
nationaux-socialistes ?). L'UGIF pouvait ainsi s'abstenir de taxer les juifs et 
de recourir a son propre argent; en fin de compte, elle ne versa aux 
Allemands que le quart du pret et conserva par devers elle le reste de 1' argent 4 . 
Apres la Liberation, l'affaire de la collaboration de l'UGIF avec les 
Allemands sera etouffee et le proces public evite. Un jury d'honneur se 
reunira sous la presidence de Leon Meiss, president du CRIF. II acquittera les 
accuses en premiere instance et en appel. Les pieces du proces n'ont jamais 
ete publiees. Personne ne sait ce que sont devenus les sept cent cinquante 
mille francs que s'est appropries l'UGIF: le CRIF se les est-il, a son tour, 
appropries 5 ? 

Le Consistoire central des Israelites de France, fonde en 1808, quitta Paris 
pour Lyon en 1940 6 . II refusa d'abord toute representation au sein de l'UGIF 
et voulut sauvegarder son independance et la maitrise de ses propres fonds. II 
conserva des liens privilegies avec F Aumonerie generate israelite et le grand 
rabbinat. Son president, Jacques Helbronner, entretint des rapports suivis 
avec le marechal Petain qu'il rencontra a vingt-sept reprises en un an et en 
qui il voyait le «pere de la patrie» 7 . II fut arrete par les Allemands le 
19 octobre 1943 pour des raisons obscures; il fut deporte et ne revint pas de 
deportation. Son successeur fut Leon Meiss (1896-1966) qui fonda le CRIF 
en 1944. Le Consistoire multiplia, bien sur, interventions et protestations en 
faveur des juifs mais tint jusqu'au bout a observer une attitude legaliste qui, a 
bien des Francais non juifs, devait valoir, pour « collaboration avec 



1. Le Proces tie Xtivier Vcilkit.. p. 90 91. 

2. Id, p. 96, 125, 257. 

3. Id., p. 131-132. 

4. P. Boukara, « French Jewish Leadership during die I lolocaust p. 50. 

5. Dans d'auties pays euro] i I iciens respon ibl des Conseils juifs qui 
ii II i I il ii I 1 n i i i i i i i in indulgence (\oy. 

Raul Hilberg, Perpetrators, \ n i u I s i s p 112-117). 

6. Ce paraaraphe esi rcpris de « A propos de I'arrel Tomicr. L'affaire des "juifs 
bruns" », vol. Ill, p. 1421-1433. [NdE] 

7. J. Helbronner approuvait en novembre 1940 cer 
franfais contre les i n i I ] irlait de «normal a 
«Lesstatuts des juifs du3\>ctobrc 19-10 etdu 2 



l'ennemi», l'execution sommaire, la fusillade ou la prison. On lui attribue 
parfois une protestation datee du 25 aout 1942 mais ce texte, que publie 
S. Klarsfeld dans son Memorial de la deportation dcs jitifs de France (d'apres 
des documents du Centre de documentation juive contemporaine de Paris), est 
hautement suspect; il ne porte, en particulier, ni en-tete, ni signature; il 
s'agit d'un texte dactylographie anonyme et manifestement incomplet. 
Les archives du Consistoire central sont actuellement soustraites a la 
communication pour la periode posterieure a 1937. II faudrait, semble-t-il, 
attendre l'an 2037 pour les voir ouvrir aux chercheurs. Elles ont ete deposees 
aux archives des Hauts-de-Seine (a Nanterre) avec, peut-etre, une copie a 
l'Universite hebraique de Jerusalem. Maurice Moch, archiviste du Consistoire 
central, aurait ecrit un ouvrage sur le Consistoire central pendant les annees 
1939-1944 mais ce texte, truffe de documents, nous dit-on, n'a pu encore 
voir le jour 1 . 

En France comme dans tous les autres pays occupes, y compris la Pologne et 
la Lituanie, il s'est trouve de nombreux juifs pour collaborer avec 
l'Allemagne. A la difference des autres collaborateurs, ils ont quasiment tous 
ete dispenses de rendre des comptes a la justice de leur pays 2 . Les 
organisations juives en place a la Liberation les ont aides a se soustraire a 
cette justice. Encore aujourd'hui, elles exigent le chatiment de tous ceux qui 
se seraient rendus coupables d'un « crime contre l'humanite » (deportation en 
particulier) sauf s'il s'agit de juifs. Pourquoi ? 

[Voir aussi « A propos de l'arret Touvier. L'affaire des "juifs bruns"», 
RHR n° 6, mai 1992, p. 69-82. Voir plus haut.] 



Lettre a M e Patrick Quentin 

Maitre, 

Vos plaidoiries - vous avez pu le constater - ont le don de me rejouir. Elles 
sont creuses et vous jouez merveilleusement faux. On sent le petit 
bonhomme inintelligent et paresseux. Au lieu de travailler, vous jouez de la 
corde sensible. C'est facile pour peu qu'on manque de sensibilite vraie. 
Le honteux proces intente a Paul Touvier vous a permis, une fois de plus, de 
mettre votre absence de talent au service du trust des martyrs. S'il faut en 
croire le journal La Montague d' aujourd'hui, vous avez evoque votre femme 



(juive), votre belle-mere et votre bebe. Cette etonnante belle-mere, une 
miraculee d' Auschwitz, aurait « pendant quelques semaines, a Auschwitz, ete 
chargee de deshabiller les enfants qui allaient a la chambre a gaz » ; ensuite 
«pendant un an» [apres votre mariage et la naissance de votre bebe], elle 
aurait ete «incapable de prendre votre bebe dans ses bras». 
Vous voila nanti d'une belle-mere qui, nolens, volens, a participe a un crime 
contre l'humanite. Mais peut-etre ignorait-elle sur le moment la portee de 
son acte ? L'avez-vous dit ? Et le journaliste aurait-il omis de dire que vous 
l'aviez dit ? En ce cas, ou, quand et comment la merveilleuse belle-mere a-t- 
elle appris qu'elle avait participe a un tel crime ? Quelle preuve en a-t-elle 
eu ? Lui intentera-t-on un proces pour etablir si elle savait ou si elle ne 
savait pas ? Va-t-on nous expliquer pourquoi, au bout de « quelques 
semaines», les Allemands extrayaient d'Auschwitz une femme qui en savait 
ou pouvait en savoir le plus lourd secret ? 

J'espere vous rencontrer a l'un de mes prochains proces. Je ne vous 
epargnerai ni mes questions ni quelques succulentes revelations sur 
1'imposture, titubante, de la magique chambre a gaz. 

PS. Mes compliments a votre confrere Freitag qui semble ignorer que 
meme le general Lucius Clay a denonce le mythe des abat-jour en peau 
humaine: peau de chevre a 1' analyse ! 



Proces Touvier 
M e Tremolet de Villers, la Shoah et Baldur von Schirach 

Le 20 avril 1994, en France, un homme age de soixante-dix-neuf ans, qu'on 
venait de soigner pour un cancer, a ete condamne a la reclusion a perpetuite. 
II a ete condamne cinquante ans apres Faction qui lui etait reprochee, et cela 
sur lefondement d'une loi retroactive. En un demi-siecle, cette loi qui punit 
les «crimes contre l'humanite» a successivement recu cinq definitions 
differentes. Les avocats de 1' accuse ont accepte de plaider pour leur client, 
Paul Touvier, sans pouvoir obtenir que le tribunal veuille bien preciser 
auparavant quelle etait la definition retenue pour le proces, ou si, par hasard, 
une sixieme definition ne serait pas, pour la circonstance, creee sur mesure. 
Meme le journaliste juif Laurent Greilsamer, dont les comptes rendus suaient 
la haine a l'egard de l'ancien milicien, a du ecrire au terme du proces Touvier: 
«Pour la premiere fois [en France], un justiciable 
ayant fait 1'objet dune grace presidentielle (en 1971) et 



d'un non-lieu general (en 1992) se voit, au terme de son 

proces [en 1994], signifier la reclusion a vie '. » 
Sur l'ensemble de ce proces et sur le systeme de defense adopte par les deux 
avocats de P. Touvier, je me reserve de publier eventuellement mes 
observations dans quelques mois. Mais il est un point sur lequel je souhaite, 
d'ores et deja, formuler une remarque. II concerne ce que le principal avocat, 
M e Jacques Tremolet de Villers, a dit au sujet de la Shoah et a propos de 
l'Allemand Baldur von Schirach. 

S'il faut en croire la presse, M e Tremolet de Villers a presente la Shoah 
(c'est-a-dire 1' extermination physique et systematique des juifs d'Europe) 
comme un fait avere. II aurait lance : « [Paul Touvier] est-il complice de la 
Shoah ? Non 2 !» Comme exemple de cette Shoah, il aurait evoque 
V extermination de cinquante mille juifs de Vienne: 

« Von Schirach, le Gauleiter de Vienne, responsable 

de I 'extermination de cinquante mille juifs, a ete condam- 

ne a vingt ans de prison 3 .» 
En realite, le tribunal de Nuremberg a condamne Baldur von Schirach, 
Gauleiter (c "est-a-dire pre let de district) de Vienne, a vingt ans de prison pour 
avoir sciemmcnl participe. sain I 'avoir provoqucc, a la deportalionitt non a 
1' extermination) de soixante mille juifs de Vienne. 

L'erreur, grave, commise par l'avocat se comprend. Elle prouve, s'il en etait 
besoin, que les tribunaux devraient s'abstenir de juger l'histoire. Ni les juges, 
ni les jures, ni le ministere public, ni les avocats de l'une ou 1' autre partie, 
n'ont la competence, le temps ni les moyens de faire oeuvre d'historiens. 
M e Tremolet de Villers n'avait pas disseque l'interrogatoire de B. von 
Schirach a Nuremberg ni le bref passage du jugement de condamnation et il 
n'avait fait appel pour l'eclairer sur ce point a l'aide d'aucun historien 
specialiste du proces de Nuremberg et des proces du meme genre. 
II suffit, en un premier temps, de lire avec attention 1' equivalent d'une seule 
page du jugement de Nuremberg pour se rendre compte de l'erreur commise 
par l'avocat de Touvier 4 . 

En un second temps, on se reportera a la page des debats ou l'avocat general 
americain, qui cherchait a impliquer B. von Schirach dans une entreprise 
d' extermination des juifs de Vienne, fut s< mdain oblige de battre enretraite 5 . 
Les juges de Nuremberg mentionnent a deux reprises le chiffre de « cinquante 
mille » mais ce n'est pas a propos des juifs deportes de Vienne. Le chiffre 
qu'ils retiennent pour ces juifs-la est de soixante mille (chiffre deux fois cite), 
lis rappellent qu'a la fin de 1940 Adolf Hitler, excipant de la crise du 



1. L. Greilsamer, «La Lecon Touvier », 

2. Id., p. 14. 

3. Ibid. 

4. TMI, I, p. 342-343. 

5. TMI, XIV, p. 542. 



logement a Vienne (en temps de guerre, rappelons-le), a fait deporter, presque 
tout au long des annees 1941 et 1942, soixante mille juifs de Vienne vers le 
Gouvernement General de Pologne (ou il envisageait, ajouterons-nous, la 
creation d'une vaste zone juive dans la region de Lublin). Tous les historiens 
qui defendent la theorie de la Shoah s'accordent a reconnaitre qu'a l'epoque ou 
Hitler prit cette decision, il ne songeait pas a exterminer les juifs. Quant au 
role que joua personnellement B. von Schirach dans cette affaire, lesjuges de 
Nuremberg le resument en trois phrases : 

«Le Tribunal estime que Schirach, bien que n'ayant 
pas provoque la deportation des juifs de Vienne, a partici- 
pe a cette deportation apres etre devenu Gauleiter de cette 
ville. II savait que ce que les juifs pouvaient esperer de 
plus favorable, c'etait de vivrc unc existence miserable 
dans les ghettos de l'Est. Son service recevait des rapports 
sur 1' extermination des juifs '. » 
Dans la premiere phrase, les juges parlent de deportation et non d' ex- 
termination; pour eux, l'accuse n'a pas provoque cette deportation mais il y a 
participe. 

Dans la deuxieme phrase, lesjuges concedent implicitement que l'accuse etait 
de bonne foi lorsque tout au long du proces il avait, a l'instar de tous les 
autres accuses, declare n' avoir jamais rien su d'une extermination des juifs. 
La troisieme phrase est interessante. Les juges qui venaient d'admettre 
implicitement 1'ignorance de B. von Schirach ne pouvaient plus l'accuser de 
savoir. Aussi, pour contourner la difficulte et pour faire tout de meme 
apparaitre le mot d' «extermination», ont-ils, a defaut de declarer: «I1 recevait 
des rapports sur V extermination des juifs», prononce : «Son service recevait 
des rapports sur 1' extermination des juifs ». 

Or, ces rapports accusateurs ne furent ni lus devant le tribunal ni presentes a 
B. von Schirach, pas meme par extraits. L'avocat general T. J. Dodd, qui 
comptait utiliser cette arme contre l'accuse, renonca de lui-meme a toute 
lecture. II faut dire que B. von Schirach venait de demontrer a l'avance, en 
quelques mots precis et percutants, qu'il ne pouvait pas avoir eu connaissance 
de tels rapports 2 . 

II est regrettable que M e Tremolet de Villers, aux merites eclatants duquel il 
sied par ailleurs de rendre hommage, ait ete conduit, pour les besoins de la 
cause de P. Touvier tels qu'il les estimait, a condamner une nouvelle fois B. 
von Schirach encore plus severement que ne l'avaient fait les juges de 
Nuremberg en 1946. Sur les quatre chefs d'accusation possibles, ces juges 
n'avaient retenu a l'endroit de l'accuse qu'un seul chef d'accusation: celui de 
« crimes contre l'humanite». Un seul « crime contre l'humanite» etait, a 



leurs yeux, etabli: celui d' avoir participe, sur ordre, a la deportation des juifs 
de Vienne vers la Pologne. 

M e Tremolet de Villers a manifestement voulu montrer que son client, 
responsable de la mort de sept juifs, ne pouvait etre compare a un Allemand 
responsable de cinquante (ou soixante) mille morts juives, mais il est 
dommage qu'il ait pour cela pris ses aises avec la verite d'un texte: celui du 
jugement de Nuremberg qui, par lui-meme, etait deja passablement entache de 
parti pris et d'erreur. 

Et puis, en posant la Shoah comme un fait avere et en presentant B. von 
Schirach comme un assassin patente, n'a-t-il pas renforce les juges et les 
jures dans la conviction que Touvier s' etait, a son echelle, fait le complice 
d'un regime qui aurait tue les juifs de maniere systematique et par millions ? 
En toute circonstance, mieux vaut etre exact. 



N. B. « Avocat et nazi, c'est incompatible !» aurait lance M e Tremo- 
let de Villers. En realite, on peut etre avocat et avoir, bien sur sans les 
manifester, des convictions national-socialistes tout comme on peut, a 
la facon de M c Joe Nordmann, etre avocat et stalinien ou communiste ; 
on se rappelle le comportement de ce dernier dans le proces 
Kravchenko. 



Le temoignage du «commandant d'Auschwitz» 
est declare sans valeur ! 

Depuis pres d'un demi-siecle, les historiens avaient l'habitude d'avancer le 
temoignage de Rudolf Hoss, l'un des trois commandants successifs du camp 
d'Auschwitz, comme la preuve par excellence de la realite du pretendu 
genocide des juifs et des pretendues chambres a gaz nazies. Or, voici que ce 
temoignage vient d'etre desavoue par deux professeurs americains, l'un et 
l'autre connus pour leur engagement en faveur de la these de 1' «Holocauste» : 
Christopher Browning et Deborah Lipstadt. Les revisionnistes avaient done 
raison, qui, depuis longtemps, deniaient toute valeur a ce temoignage, 
extorque, disaient-ils, par la torture. C. Browning, collaborateur de 
V Encyclopaedia of the Holocaust, est l'auteur d'un livre consacre aux 
activites d'un bataillon de police allemande sur le front de l'Est {Ordinary 
Men); toute la presse francaise en fait actuellement l'eloge. D. Lipstadt a 
publie en 1993 un ouvrage antirevisionniste dont il sera parle ci-dessous. 
Certes, en 1985, au premier proces du revisionniste Ernst Zundel, a Toronto, 
j'avais, par l'intermediaire de 1'avocat Douglas Christie qui lui posait des 
questions que j'avais moi-meme preparees, contraint le professeur Raul 



Hilberg a de surprenantes concessions quant au temoignage de Rudolf Hoss. 
L'auteurdece monument de fausse science qu'est The Destruction of the 
European Jews (La Destruction des juijs cl' Europe) avail du adincttre apropos 
de la deposition de R. Hoss (doc. PS-3868): 

« [It] seems to have been a summary of things [Hoss] 
said or may have said or may have thought he said by so- 
meone who shoved a summary in front of him and he si- 
gned it, which is unfortunate '. » 
En 1989, Jean-Claude Pressac, a son tour, avait dit que les «erreurs» 
commises par R. Hoss au sujet des gazages s'expliquaient par le fait que 
«H6ss was present without seeing 2 . » En 1993, il denoncait chez Hoss tout a 
la fois «une invraisemblance de taille » , un « anachronisme net», des «erreurs 
chronologiques [...]frequentes», une «visite imaginaire par Himmler», des 
chiffres de morts «regulierement multiplies par deux ou trois» et il 
concluait: «Hoss, malgre son role essentiel dans la "Solution finale", ne 
peut plus etre considere actuellement comme un temoin fiable sur les dates et 
les chiffres » 3 . 

Le temoignage de Hoss etait, par consequent, remis en question par les 
defenseurs memes de la these de 1' extermination des juifs, mais il gardait 
beaucoup de son prestige et de son utilite pour la legende d' Auschwitz. 
Or, s'il faut encroire un journaliste de Vanity Fair, le eclebre magazine de la 
vie culturelle des Etats-Unis, C. Browning vient de porter le coup de grace a 
ce temoignage et D. Lipstadt ne serait pas loin de partager le jugement de C. 
Browning. La sentence vient de tomber: «Hoss was always a very weak and 
confused witness » (Hoss a toujours ete un temoin tres faible et confus) et, 
pour mieux faire comprendre que ce temoignage n'est plus bon qu'a jeter aux 
chiens, C. Browning ajoute au sujet de Hoss: «The revisionists use him all 
the time for this reason in order to try and discredit the memory of Auschwitz 
as a whole. » (C'est pour cette raison que les revisionnistes l'utilisent tout le 
temps afin d'essayer de discrediter la memoire d' Auschwitz dans son 
ensemble). Cette derniere remarque est d'une rare impudence si Ton se 
souvient que le moyen le plus traditionnel de repliquer aux revisionnistes 
etait, immanquablement, de leur lancer a la face le nom de R. Hoss 4 . Voila 



1. « [Cette deposition | semhle a\ oir etc tin resume de chose-, qtie 1 1 loss] a elites on 
qu'il apeut-etre elites on qui! ,i pent etre pense qui! avail dites. un resume que quel- 
qu'un lui a foune ous le n et qu'il a si ml e qui est i lieu ('men h Ziindel, 
p. 1230. 

2. «Hoss, tout en etanl present. n"a\ait rien \u. ... J.--C. Pressac. Auschwitz: Tech- 
nique wul Operation..., p. 128. 

3. J.-C. Pressac, Les Crematoires d'Ausi ln\ itz, p. 102-103. 

4. Encore tout recemment, un certain Richard Malher. de Vancouver (Canada), 
croyait trouver une parade decisive contre ('argumentation re-, isionniste en m'opposant 
I il i a ii 1 'I i I ul hi. ust criminals refill proi numbers (Meme 
les criminels de I'llolocauste refute m les chiffres du prof). 



qu'aujourd'hui C. Browning ose pretendre que c'est nous qui «utilisons tout 
le temps » le nom de R. Hoss ! 

D. Lipstadt qui, elle, est d'origine juive, se contente, quand on 1'interroge 
sur R. Hoss, de renvoyer a la page 188 de son recent ouvrage: Denying the 
Holocaust. The Growing Assault on Truth and Memory (La Negation de 
l'Holocauste: l'attaque grandissante contre la verite et la memoire), mais le 
contenu de cette page revient a dire qu'on ne peut pas faire confiance au 
temoignage del' ex-commandant d' Auschwitz; il semble que, pour elle, les 
chiffres qu'il a donnes pour les morts de ce camp soient plus ou moins a 
ranger dans la meme categorie que le mythe du savon juif, qu'elle denonce 
egalement. 

Christopher Hitchens - tel est le nom du journaliste de Vanity Fair - a 
procede avec un melange d'ingenuite et d'ingeniosite. Constatant que les 
tenants de la these de l'«Holocauste» des juifs refusent tout debat avec les 
revisionnistes, il a eu l'idee de ce qu'il appelle une «experience». II s'est 
tourne vers C. Browning et D. Lipstadt pour leur demander de l'aiderdans 
son experience et il a apparemment obtenu leur accord. II s'est alors adresse a 
l'lnstitute for Historical Review de Los Angeles qui, depuis 1979, a publie 
des milliers de pages de litterature revisionniste. II raconte qu'il a demande a 
cet institut de lui envoy er son meilleur «coup» et qu'en reponse il a recu 
«un article d'un Francais du nomde Robert Faurisson, d'apres lequel Rudolf 
Hoss, Fun des commandants d' Auschwitz, aurait ete torture par les Bri- 
tanniques et aurait ainsi confesse un nombre fantastique et incroyable de 
crimes» (il semble qu'en realite notre institut lui ait envoye une importante 
documentation dans laquelle le journaliste ajete son devolu surmon article 1 ). 
Puis, s'adressant a nouveau a C. Browning et D. Lipstadt, il a sollicite leur 
opinion sur cet article. Mais laissons la parole a C. Hitchens: 
[Traduction] 
« [...] [L' Institute for Historical Review (Institut de 
critique historiquc) dc Californie] est la cible d'un livre 
recent dc Deborah Lipstadt. prot'esscut a Lmon University 
a Atlanta, qui a ecrit Denying the Holocaust. The drawing 
1 / ' ' nil Memo [La n ttion 1 lTlolocau 

te: l'attaque grandissante contre la verite et la memoircl 
comme une replique contre la proliferation de la "nega- 
tion dans les debats televises, sur les campus universi- 
taires et ailleurs - sans compter, plus recemment, une 
campagne de tracts au National Holocaust Memorial 
Museum qui vient de s'ouvrir a Washington. 

Deborah Lipstadt refuse tout debat en direct avec les 
negateurs de l'Holocauste parce qu'elle croit que ceux-ci 



chcrchcnl ;i rchabilitcr les Nazis; elle a neanmoins accep- 
te de m' aider pour une experience. Prenant contact avec 
l'lnstitute for Historical Review, je leur demandai de m'en- 
voyer leur meilleur coup. Je transmis celui-ci au professeur 
Lipstadt et au professeur Christopher Browning de la 
Pacific Lutheran University, auteur de Ordinary Men [Des 
homines ordinairesj, rapport d'activite cauchemardesque 
d'unc equipc d cxlcrmination nazie en Pologne pendant la 
guerre. Les revisionnistes m'envoyerent un article d'un 
Francais du nom de Robert Faurisson, d'apres lequel 
Rudolf Hoss, l'un des commandants d' Auschwitz, aurait 
etc torture par lcs Britanniques et aurait ainsi confesse un 
nombre fantastique et incroyable d'assassinats: "Par la 
prcscnlc. je declare sous serment que, dans les annees 
1941 a 1943, sous ma responsabilite de commandant en 
exercice du camp de concentration d' Auschwitz, deux mil- 
lions de juifs ont ete mis a mort par le gaz et un demi-mil- 
lion par d'autres moyens." Cette declaration, speciale- 
ment mise en evidence et reproduite, est une piece impor- 
tante de V Holocaust Memorial. 

Je me mis alors en rapport avec Lipstadt et Brow- 
ning et lcui demandai leurs rcponscs, qui furent surprenan- 
tes : "Hoss a toujours ete un temoin tres faible et confus", 
dit Browning, qui avait depose comme expert dans des 
proces impliquant Auschwitz. "C'estpour cette raison que 
les revisionnistes l'utilisent tout le temps, afin d'essayer 
de discrediter la memoire d'Auschwitz dans son ensem- 
ble." Et le professeur Lipstadt me signala la page 188 de 
son livre, et quelle page ! II y est dit que les histoires de 
nazis transformant les juifs en savon sont entierement 
fausses et il y est aussi dit que, bien qu'a Auschwitz le mo- 
nument de pierre lui meme indique que le nombre des victi- 
mes - juives et non juives - est de quatre millions, le 
\ raj chiffre se situe plutot entre un million et demi et deux 
millions. Comme Hoss a ete le commandant de l'endroit 
pendant une partie seulement de l'existence du cam}). « la 
signifie que, selon les contre-revisionnistes, un element 
important des preuves asscmblecs par Y Holocaust Memo 
rial n'est pas digne de foi. Une sensation de vertige, s il 
en fut. 

"II en va de meme avec l'histoire du savon", dit 
Lipstadt. "Je recois des protestations de survivants, me di- 
sant que je ne devrais pas reconnaitre que ce n'est pas vrai, 
parce que e'est donner des munitions a l'ennemi. Mais 



seule m'interesse la decouverte de la verite." Un concept 

passe de mode. [...] '» 
La soudaine concession de nos deux historiens de l'«Holocauste» est plus 
grave que toutes les concessions successives, tous les abandons, toutes les 
revisions dechirantes auxquelles, depuis quelques annees, 1'histoire officielle 
s'est vue contrainte sous la poussee du revisionnisme historique. 
Le 15 avril 1946, au proces de Nuremberg, le temoignage de R. Hoss avait 
bouleverse le monde entier. A l'epoque, il etait apparu si peu «faible et 
confus» que pas un avocat allemand n' avait ose contre-interroger le temoin 
sur ses fantastiques allegations. C'est ce temoignage qui avait servi de piece 
maitresse aux accusateurs de l'Allemagne vaincue et il figure en bonne place 
dans le texte meme du jugement de Nuremberg. R. Hoss, en fait, avait ete 
torture par des juifs de la securite militaire britannique. II lui avait fallu, a 
peine conscient, signer une declaration dont on peut dire qu'elle etait, en fait, 
tout droit sortie de cerveaux malades. Puis, R. Hoss avait ete livre aux com- 
munistes polonais. La encore l'attendaient des juifs. II «ameliora» son te- 
moignage etl'etenditconsiderablement. Apres quoi, condamne a mort, il fut 
pendu a Auschwitz le 16 avril 1947. Onze ans plus tard, pour la honte de la 
science historique allemande, il se trouva un historien du nom de Martin 
Broszat, membre a l'epoque - et futur directeur - de l'lnstitut d'histoire 
contemporaine de Munich, qui, en 1958, publia ces ecrits, non sans les 
tronquer, comme s'il s'agissait d'une oeuvre sincere et authentique. Au cceur 
di ; 1" Holocaust Memorial Museum de Washington qui a ete inaugure le 
22 avril 1993, les deux principales preuves de 1' extermination physique des 
juifs sont une porte de chambre a gaz... d'epouillage (reconnue comme telle 
meme par un Jean-Claude Pressac) et le temoignage de R. Hoss. Enfin, est-il 
besoin del'ajouter, les manuels d'histoire contemporaine de nos lycees font 
etat de ce meme temoignage comme d'un document authentique de la plus 
grande portee. 

Les revisionnistes ne cessent de proposer a leurs adversaires un debat public. 
L' article de Vanity Fair nous permet de comprendre pourquoi ces derniers 
fuient comme la peste l'offre d'un tel debat. C. Browning, en particulier, a 
des raisons personnelles de l'esquiver. En 1988, il avait commis 
l'imprudence de venir temoigner contre E. Ziindel au second proces de 
Toronto (R. Hilberg, echaude par son experience du premier proces, en 1985, 
avait refuse de revenir a la barre). L'avocat Douglas Christie, que je 
conseillais la encore sur le plan historique, avait litteralement aneanti C. 
Browning, qui etait apparu non comme un historien - son ignorance etait 
stupefiante - mais comme une sorte de procureur remarquablement naif pour 
qui 1'histoire de l'«Holocauste» des juifs ne peut s'ecrirequ'en ecoutant 1'ac- 
cusation. C. Browning n'avait jamais soupconne que, lorsqu'un «nazi» ou 

1. C. Hitchens, « Whose history is it ? », p. 1 17. 



un «criminel de guerre» comparaissaient en justice, il leur fallait composer 
avec l'accusation, entrer dans le jeu de l'adversaire tout-puissant et feindre 
d'admettre l'existence despires horreurs, quitte a minimiser ou a nier leur 
participation personnelle a ces horreurs. Aujourd'hui, C. Browning joue les 
autorites en matiere d'histoire de 1' «Holocauste» ! 

D'une certaine facon, C. Hitchens m'a personnellement mis a l'epreuve et 
confronte avec C. Browning. Je constate que mon etude sur le temoignage de 
R. Hoss a bien surmonte l'epreuve. Je m'en rejouis mais non sans un 
regret: celui de n' avoir pas eu en face de moi un homme capable d'affirmer 
que ce sont les revisionnistes qui «utilisent tout le temps » le cas de Hoss. II 
me semble que je lui aurais demande compte d'une telle affirmation qui me 
parait constituer l'un des plus hardis mensonges de ces dernieres annees. Je 
lui aurais aussi demande pourquoi, a son avis, R. Hoss avait «toujours ete 
un temoin tres faible et confus» devant ses interrogateurs britanniques, 
devant ses interrogateurs americains, devant le tribunal de Nuremberg, devant 
ses interrogateurs polonais et devant le tribunal de Cracovie. 
Mais oublions ces considerations et saluons ici l'une des plus importantes 
avancees de la science historique : le temoignage de R. Hoss est enfin declare 
sans valeur; du meme coup s'effondre la «preuve» la plus accablante dont on 
se soit jamais servi pour accuser 1'Allemagne vaincue du plus horrible des 
crimes. 

Pour reprendre l'expression de C. Hitchens, on en eprouve «une sensation de 
vertige, s'ilenfut». 

[Publie dans Nouvelles Visions, n° 33,juin-aout 1994, p. 111-117.] 



Une nouvelle fois, Jean-Claude Pressac revise 
a la baisse le nombre des morts d'Auschwitz 

Dans Les Cre'uuiloires e/'/l/nr/nr//;;, La Maehiiierie du 
pharmacien Jean-Claude Pressac evaluait le nombre des 
775.000, chiffre arrondi a 800.000 '. 



I. J.-C. Pressac. Les Cramitoires d'Aust hwit:... 



Dans ma Reponse a Jean Claude Pressac..., j'ecrivais: 

«Je sais, mais ne puis ici devoiler ma source, que 
Pressac envisage, le moment venu, d'abaisser le total des 
morts d' Auschwitz a 700.000 si les esprits lui semblent 
prepares a accepter cette nouvelle baisse. En 1989, il 
evaluait le nombre des seuls gazes a un chiffre compris 
entre "un million et un million et demi" '. » 
Or, void qifaujourd'hui. dans la toute recente traduction en allemand de son 
livre de 1993, il evalue le nombre des morts d' Auschwitz aux chiffres - 
arrondis - de 630.000 a 710.000; parmi ces morts, il faudrait compter de 
470.000 a 550.000 juifs gazes 2 . J.-C. Pressac qualifie d'«emotionnel» le 
chiffre de morts a Auschwitz retenu par les juges du proces de Nuremberg 
(1945-1946). Rappelons qu'en France il est defendu de contester ce meme 
chiffre de quatre millions de morts a Auschwitz sous peine de prison et 
d'amendes, sanctions prevues par la loi Fabius-Gayssot sur «la liberte de la 
presse» (sic); cette loi est parue au Journal officiel de la Republique 
frangaise, le 14 juillet 1990, sous la signature de Francois Mitterrand. Jugee 
insuffisante paries organisations juives, elle sera renforcee a la fin de 1994 
par une loi Pasqua-Gaubert (Goldenberg) qui a deja recu l'aval de Pierre Me- 
haignerie, ministre de la Justice. 

Rappelons aussi qu'a la fin deNuit et Brouillard, film d'Alain Resnais datant 
de 1955 et constamment projete dans toutes les ecoles de France depuis pres 
de quarante ans, le chiffre des morts d' Auschwitz est cense s'elever a neuf 
millions : « Neuf millions de morts hantent ce pay sage » ! 

[Publie dans Nouvelles Visions, n° 33, juin-aout 1994, p. 119.] 



Condamnation d'un libraire 

A Bordeaux, Jean-Luc Lundi, libraire de trente-neuf ans, pere de dix enfants, a 

ete denonce au parquet pour avoir detenu, dans ses rayonnages, les Annales 

d'histoire revisionniste et la Revue d'histoire revisionniste (quatorze 

volumes). 

Le president Louis Montamat (ne le 11 novembre 1939 a Tarbes) le 

condamne, le 6 juillet 1994, a un an d'emprisonnement dont six mois ferme, 

a vingt mille francs d' amende et, probablement, a d'autres peines financieres 



1. R. Faurisson, Reponse a J.-C. Pressac..., note 4 au bas des pages 13-14, < 
J.-C. Pressac, Auschwitz, Technique and Operation.... p. XS3. 
I.C. Pressac. Die Krei \ i i 



encore. Le condamne annonce son intention de faire appel. La Montagne ne 
souffle pas mot de 1' affaire. 

Ce meme 8 juillet, j'apprends que, le 6 juillet, la police s'est presentee au 
domicile de Pierre Guillaume aux fins de perquisition, une fois de plus. P. 
Guillaume est convoque le 11 aout (n-ieme convocation). 
Alain Guionnet est sorti de prison. 

Pour ma part, j'apprends que le proces, que j'ai perdu, contre Liberation va 
me couter environ cinquante mille francs. Liberation avait imprime que nous 
avions ete condamnes Le Choc du Mois et moi-meme a 30.000 F+ 30.000 F 
d'amendeen tout et pour tout. J'avais alors adresse au journal une lettre en 
"droit de reponse" oil j'avais rappele que la condamnation s'elevait, au total, 
non pas a soixante mille mais a trois cent soixante-quatorze mille francs; 
j'avais ajoute que nous etions en attente de deux autres proces pour la meme 
interview de moi dans Le Choc du Mois et que cela faisait, au total, trois 
proces pour un meme ecrit. 



30 aout 1994 

Pas de chambre a gaz nazie 
a VHolocaust Memorial Museum de Washington ! 

J'ai visite, a Washington, l'Holocaust Memorial Museum le 30 aout 1994. 

A la fin de ma visite, j'ai inscrit, sur le registre des visiteurs, les mots 

suivants : 

« I have visited this Museum on August 30, 1994. I 
have not found any answer to my challenge : Show me or 
draw me a Nazi gas chamber ! WHY ? ' » 

J'ai signe ce texte. 

Puis j'ai rendu visite a Michel Berenbaum, responsable scientifique de ce 

musee. En presence de quatre temoins (deux de son cote et deux du mien) il 

m'arepondu: 

« The decision had been made not to give any physi- 
cal representation of the Nazi gas chambers 2 . » 

Imaginons le Vatican decidant de ne donner plus aucune representation 

physique de «la croix de la crucifixion de Jesus-Christ » ! 

A l'origine, le musee devait contenir deux tres minces commencements de 

description qui figurent a la p. 138 du livre-guide {The World Must Know) 

publie le jour meme de la ceremonie d' inauguration: une porte metallique 



1. « J'ai visile ce musee le M) aout IWI. le nai trouve aucune reponse a mon defi: 
montrez-moi ou dessinez-moi une chambre a gaz nazie ! POURQUOI ?» 

2. « Nous avions pris la decision de ne donner aucune representation physique 

des chambrcs a gaz nazics. » 



avec son entourage de briques et une photographie representant un mur de 
«chambre a gaz» avec des taches bleues dues au gaz cyanhydrique. Mais, a 
l'epoque, j'ai fait immediatement savoir a la presse que cette porte et cette 
«chambre a gaz» appartenaient, selon Pressac lui-meme, a une chambre a gaz 
de desinfestation de Majdanek. - M. Berenbaum n'a pas meme essaye de de- 
fendre la maquette "artistique" et absurde de M. Stobierski. Les SS ne pou- 
vaient certainement pas deverser de Zyklon B par des "trous a cet effet" dans 
le toit du Krema-II. N'importe quel touriste peut constater que de tels trous 
n'ont jamais existe. 

No holes, No «Holocaust» ! 

(Pas de trous, pas d'«Holocauste») 



21 septembre 1994 

Livre de chair apres livre de chair 

Le 9 decembre 1992, M me Francoise Simon, presidente d'une section 
delaXP chambre de la cour d'appel de Paris, nous condamnait Le Choc du 
Mois et moi-meme a une peine de 374.000 F (soit 187.000 F pour chacun). 
II s'agissait d'amendes et de dommages-interets a des associations 
principalementjuives. L' argent que possedait Le Choc du Mois aux NMPP 
etait saisi, soit 257.000 F. Je versais la moitie de la somme, soit 128.500 F, 
a M. Penciolelli, responsable financier du Choc du Mois. M. Penciolelli a 
toujours refuse de m'adresser un quitus et des remerciements. 
J'ai du, pour ce proces, payer mon avocat (en premiere instance et en appel) 
ainsi que mon avoue. 

Le 19 septembre 1994, le Tresor me reclamait 30.688 F au litre de l'amende 
(fixee a 30.000 F). 

Entre-temps, le 18 mars 1993, M me Violette Hannoun, presidente elle aussi 
d'une section de la XP chambre de la cour d'appel de Paris, me condamnait a 
un surplus de 44.000 F pour avoir demande un echelonnement du paiement 
de ces 30.000 F (4.000 F pour chacune des onze associations qui, s'opposant 
a cet echelonnement, n'avaient delegue qu'un seul et meme avocat). 



Liberation a la curee 
Le 24 mai 1994, M me Violette Hannoun, toujours elle, me condamnait a 
verser 20.000 F a Liberation pour avoir demande a ce journal de publier un 
texte en droit de reponse qu'a son avis je n'avais pas le droit de demander. 
L'huissier Benabu, de Vichy, vient de m'envoyer, en consequence, des 
commandements aux fins de saisie-vente d'un total de 45.914,42 F (6.251,10 
+ 31.240. 10 + 8.423,22). Je sais de source sure qu'il s'appretait a operer 
une descente a mon domicile avec le commissaire de police et un serrurier. Le 
19 septembre, j'ai verse 5.000 F + 1.500 F = 6.500 F en especes a cet 
huissier. 



23 septembre 1994 

Preface a 

Grundlagen zur Zeitgeschichte 

(Fondements pour l'histoire contemporaine) 

Le revisionnisme historique est la grande aventure intellectuelle de la fin de 
ce siecle. 

Malgre ses dimensions, le present ouvrage n'offre qu'un apercu de cette 
aventure; aussi me parait-il necessaire de rappeler ici d'abord sur quel 
probleme historique precis les revisionnistes ont concentre leurs recherches, 
puis comment le revisionnisme a pris naissance dans les annees quarante et 
comment il s' est developpe dans les annees 1951 a 1978; enfin, comment il 
a vraiment pris son essor dans les annees 1978-1979 pour connaitre 
aujourd'hui une telle extension que, malgre les pires mesures repressives, 
plus rien ne semble devoir arreter sa marche en avant. 

Au proces de Nuremberg (1945-1946), l'Allemagne avait ete jugee et 
condamnee pour des «crimes contre la paix», pour des « crimes de guerre» et 
pour des «crimes contre l'humanite». Or, par leurs decouvertessuccessives 
sur ces trois points, les revisionnistes ont ete en quelque sorte conduits a 
demander la revision du proces de Nuremberg. Sur les deux premiers points, 
les revisionnistes ont pu presenter leurs arguments sans trop de difficultes et 
il est probable qu'aujourd'hui aucun historien serieux ne contestera qu'en 
matiere de « crimes contre la paix» et de « crimes de guerre », l'Allemagne 
n'avait de lecon a recevoir de personne: il est, en effet, devenu evident que les 
Allies ont, de leur cote, leur part de responsabilite dans le declenchement de 
la guerre et qu'ils ont, de leur cote, commis d'innombrables «crimes de guer- 
re» (si cette expression a un sens car la guerre elle-meme peut etre tenue pour 
un crime). En revanche, sur le troisieme point, e'est-a-dire sur les «crimes 
contre l'humanite», l'Allemagne, nous repete-t-on encore a satiete, aurait eu 
l'exclusivite de l'horreur avec le «genocide» des juifs. C'est sur l'etude de ce 



point precis que les revisionnistes ont concentre leurs efforts. Aussi, peu a 
peu, le revisionnisme historique est-il devenu ce que les Americains appellent 
maintenant Holocaust Revisionism. 

Selon ses accusateurs, l'Allemagne ne se serait pas contentee de persecuter 
les juifs, de les deporteret de les mettre dans des camps de concentration ou 
dans des camps de travail force ; ces « crimes »-la - tout historien le sait - 
sont malheureusement frequents dans l'histoire des hommes et il suffit 
aujourd'huid'ouvrirson poste de television pour constater que toutes sortes 
de communautes humaines continuent a souffrir de tels « crimes ». 
L'Allemagne, affirment encore ses accusateurs, serait allee beaucoup plus 
loin. Operant un saut de geant dans l'horreur, elle aurait decide vers 1941- 
1942 1' extermination totale des juifs europeens et, afin de perpetrer ce crime 
specijique, clle aurait mis au point et utilise une arme specifique : la chambre 
a gaz (ou le camion a gaz) homicide. S'aidant d'abominables abattoirs 
chimiques, elle aurait entrepris un assassinat collectif aux proportions indus- 
trielles. Ce crime (le genocide) et cette arme du crime (la chambre a gaz ho- 
micide) sont, en ce sens, indissociables et il est par consequent impossible de 
pretendre, comme le font certains, que «chambre a gaz ou pas, il n'y a pas de 
differencefondamentale». L'Allemagne aurait, de cette maniere, commis 
contre les juifs un crime intrinsequement pervers. Les juifs ajoutent que le 
monde entier aurait, en connaissance de cause, laisse les Allemands perpetrer 
ce crime. Le resultat paradoxal d'une si vaste accusation est qu'aujourd'hui, 
dans le box des accuses, les «criminels» Hitler, Himmler et Goering sont 
rejoints par leurs «complices»: Roosevelt, Churchill, Staline, le pape Pie 
XII, le Comite international de la Croix-Rouge ainsi que les representants de 
biend'autrespays et instances. C'est ce qu'aux Etats-Unis, par exemple, de 
Los Angeles a Washington, on s'acharne a repeter dans les «musees de 
l'Holocauste» ou les juifs d'aujourd'hui s'erigent en accusateurs du monde 
entier; ils vont jusqu'a incriminer les responsables juifs qui vivaient durant 
la guerre en Europe, en Amerique ou en Palestine ; ils osent leur reprocher 
soit leur collaboration, soit leur indifference, soit la mollesse de leurs 
reactions devant ^'extermination systematique » de leurs coreligionnaires. 
Les premieres rumeurs d'un gazage des juifs par les Allemands auraient 
circule en decembre 1941 dans le ghetto de Varsovie '. Mais, pendant toute la 
guerre, de telles rumeurs n'ont trouve qu'un faible echo dans les milieux 
hostiles a l'Allemagne. II suffit de lire un ouvrage comme celui de Walter 
Laqueur, The Terrible Secret pour se rendre compte que le scepticisme etait 
general. Pendant la seconde guerre mondiale, on gardait encore un souvenir 
vivace des inventions de la propagande d'atrocites durant la premiere guerre 

1. « Stockholm, Dec. 21 (JTA).- More than 1.000 victims of spotted fever in the 
densely crowded Warsaw ghetto ha\c heen put io death b\ gas |...], it is learned 
today from reliable sources* (Jewish Telegraphic ,\venc\ Bulletin. December 22, 
1941, p. 1). 



mondiale oil deja se colportaient des histoires de gazages de populations 
civiles (dans des eglises ou ailleurs) ainsi que des histoires d'usines a 
cadavres. Le Foreign Office ne voyait dans les nouvelles rameurs de la 
seconde guerre mondiale que des inventions juives et beaucoup de milieux 
americains partageaient cette conviction '. Edward Benes, president (en exil a 
Londres) de la Tchecoslovaquie, declarait en novembre 1942. apresenquelede 
ses services, que les Allemands, contrairement a ce qu'on lui avait rapporte, 
n'exterminaient pas les juifs 2 . L'Americain d'origine juive, Felix 
Frankfurter, juge a la Cour supreme, declarait sur le sujet a Jan Karski: «I 
can't believe you 3 .» En aout 1943, Cordell Hull, Secretary of State, 
prevenait par un telegramme l'ambassadeur americain a Moscou qu'il 
convenait de supprimer dans le projet de declaration commune des Allies sur 
«les crimes allemands enPologne» toute mention des chambres a gaz parce 
que, comme le faisaient remarquer les Britanniques, les preuves en la matiere 
etaient insuffisantes ^insufficient evidence*) 4 . 

Meme apres la guerre, de hauts responsables allies, comme Eisenhower, 
Churchill et de Gaulle, allaient s'abstenir, dans leurs memoires respectifs, de 
mentionner l'existence et le fonctionnement de chambres a gaz nazies. D'une 
certaine maniere, tous ces sceptiques etaient, a leur facon, des revisionnistes. 
Ni le Vatican, ni le Comite international de la Croix-Rouge, ni la Resistance 
allemande n' agirent comme s'ils ajoutaient foi a des rumeurs qui, d'ailleurs, 
prenaient les formes les plus fantastiques : invariablement les Allemands 
passaient pour exterminer les juifs mais les modes d' extermination etaient, 
eux, des plus variables: la vapeur d'eau, le gaz, l'electricite, lefeu, l'acide, la 
piqure d'air, la noyade, la pompe a faire le vide, etc. On ne sait trop exac- 
tement pourquoi, le gaz a fini par l'emporter sur le marche de cette Greuelp- 



Le Francais Paul Rassinier fut le premier veritable revisionniste d'apres- 
guerre. En 1950, cet ancien deporte commenca a denoncer dansLe Mensonge 
d'Ulysseet dans toute une serie d'ouvrages le « mythe des chambres a gaz» 5 . 
En 1976, l'Americain Arthur Robert Butz publia The Hoax of the Twentieth 
Century qui constitue a ce jour l'ouvrage revisionniste le plus profond sur le 
sujet du genocide et des chambres a gaz 6 . En 1979, un magistrat allemand, le 



1. Ibid., voy. « Foreign Office > dans ]'indc\ ainsi que p. 83, 91, 94, 116, 225, etc. 

2. Ibid., p. 162-163. 

3. « Je ne peux pas vous croire. », Ibid., p. 237. 

4. Foreign Relations of the United Slates. Diplomatic Papers, vol. 1 of 1943, p. 
416-417. 

5. P. Rassini i ; \ lenient Was ist Wahrheit '.' Die 
Juclen unci das Dritte Reich, qui constitue la traduction d'une autre ceuvre de P. 
Rassinier. 

6. A. Butz, The Hoax of the Twentieth Century... II convient de lire l'edition de 
1993 qui contient, en trois supplements distincts. les conferences prononcees par 
l'auteur en 1979, 1982 et 1992. Dans la conference de 1982, je recommande 



D r Wilhelm Staglich, publia a son tour Der Auschwitz Mythos; etude 
consacree principalement a la maniere dont les tribunaux allemands ont pu 
collaborer a la fabrication d'un mythe, unpeu de la meme maniere que, dans 
le passe, les juges des proces de sorcellerie, surtout de 1450 a 1650, ont cau- 
tionne les recits les plus extravagants sur les pals, les grils et les fours de 
Satan '. 

Sans vouloir reduire l'importance majeure de P. Rassinier, d'A. R. Butz et 
de W. Staglich, j'espere qu'on me permettra de dire qu'a la fin des annees 
soixante-dix le revisionnisme allait cette fois devenir materialiste et 
scientifique avec les recherches menees sur le terrain par le Suedois Ditlieb 
Felderer ainsi qu'avec mes propres decouvertes a Auschwitz meme, avec mes 
considerations sur l'emploi du Zyklon B pour la desinsectisation 
(Enikuisung) et avec mes reflexions sur 1' utilisation, dans les chambres a gaz 
des penitenciers americains, du gaz cyanhydrique pour executer des condamnes 
a mort. Ni P. Rassinier, ni A. Butz, ni W. Staglich ne s'etaient rendus en 
Pologne sur les lieux supposes du crime et aucun d'entre eux n'avait pu 
encore vraiment utiliser dans toute leur etendue les arguments d'ordre 
physique, chimique, topographique et architectural qui aujourd'hui, a la suite 
des enquetes de D. Felderer et de mes propres enquetes, sont couramment 
employes par la plus jeune generation des chercheurs revisionnistes. Les 
chercheurs juifs, defenseurs de la theorie de 1' extermination des juifs, etaient, 
eux, resolument demeures ce que j'appelle des «historiens de papier »: Leon 
Poliakov et Raul Hilberg etaient restes dans le papier, dans les mots et dans 
le domaine des speculations. 

II est surprenant que l'Allemagne, si riche en chimistes et en ingenieurs, et 
que les USA, eux-memes non depourvus d'esprits scientifiques qui 
disposaient sur place de l'exemple de leurs chambres a gaz fonctionnant a 
l'acide cyanhydrique, n'aient pas apercu le champ immense de 
1' argumentation proprement scientifique. En 1976, je decouvrais a Auschwitz 
a la fois la configuration exacte des crematoires censes avoir contenu des 
chambres a gaz homicides, les chambres a gaz de desinsectisation 
(Entlausungsgaskammern) et les plans (jusque-la caches) de certains 
crematoires. En 1978-1979, je publiais dans Le Monde 2 deux textes ou je 
resumais certaines de mes decouvertes. En 1979, a la premiere conference de 
Y Institute for Historical Review, a Los Angeles, je presentais le detail de ces 
decouvertes. Parmi mes auditeurs se trouvait Ernst Zundel, un Allemand 
etabli a Toronto. A partir de 1985, ce dernier allait se reveler le plus ardent, 

I bloni nil: d in i i m i nlcnue dans les i 3( in mr de « l'histoire de 

leiepliani invisible*. 

I i li ii / n W / lii nit sui oidie des 

anionics allemandes. L nc seconde edition a etc publiee en Grande Bretagne en 1984. 
Dans les deux editions, la documentation phototn'aphique pro\ ient do mes arehixes. 

2. Le Monde, 29 decembre 1978 et 16 Janvier 1979. 



le plus efficace et aussi - beaucoup semblent l'ignorer - Fun des esprits les 
plus novateurs parmi tous les revisionnistes. II a ete le premier a comprendre 
pourquoi j'insistais tellement sur l'argument chimique et, en particulier, sur 
l'importance, pour nous, de la technologie des chambres a gaz americaines 
dans les annees trente et quarante. II a compris pourquoi je souhaitais qu'un 
specialiste de ces chambres a gaz americaines aille examiner sur place, en 
Pologne, les pretendues chambres a gaz d' execution. Ayant, grace a ma 
correspondance des annees soixante-dix avec les penitenciers americains, 
decouvert un tel specialiste en la personne de Fred Leuchter, c'est E. Zundel, 
et lui seul, qui eut l'idee geniale de demander a ce dernier non seulement un 
examen des lieux mais un prelevement d'echantillons de materiaux 
constituant, d'une part, les chambres a gaz de desinsectisation et, d' autre part, 
les pretendues chambres a gaz d'execution. En fevrier 1988, il prit le risque 
d'envoyera ses frais en Pologne F. Leuchter et toute une equipe pour y 
etudier les pretendues chambres a gaz d'execution d'Auschwitz, de Birkenau et 
de Majdanek. Le resultat de l'etude des lieux et de 1'analyse des echantillons 
preleves se revela spectaculaire et totalement en faveur de la these 
revisionniste. Dans les annees suivantes, d'autres rapports allaient confirmer 
la justesse du «rapport Leuchter»': d'abord l'expertise, tres savante, de 
Germar Rudolf 2 , puis la contre-expertise, embarrassee et secrete, des 
Polonais 3 et enfin l'etude de 1' Autrichien Walter Liiftl 4 . 
II reste a dire que, si les accusateurs de l'Allemagne ne sont pas satisfaits de 
ces etudes, il leur est loisible de proceder eux-memes a leur propre expertise. 
Qu'attendent-ils, depuis cinquante ans, pour le faire au grand jour ? 
II faut comprendre le desarroi des accusateurs de l'Allemagne devant les 
succes du revisionnisme. Pendant un demi-siecle, ils ont sincerement cm que 
la tragedie vecue par les juifs durant la seconde guerre mondiale avait ete 
d'une gravite et d'une ampleur exceptionnelles alors que cette tragedie-la, 
ramenee a ses proportions reelles, c'est-a-dire sans genocide et sans chambres 
a gaz, s'inscrit parmi bien d'autres tragedies de cet atroce conflit. Leurs 
historiens ont du progressivement admettre, sous la poussee des enquetes 
revisionnistes, que, pour le pretendu genocide des juifs, on ne trouvait ni un 
ordre, ni un plan, ni un budget 5 ; que Wannsee n'etait tout au plus qu'une 



I l s hambers at 

Ausi h\\ it Birkc u d Majdan i tm indcl puhli ' i rl 

une pieface que | i , li I rill ji| luil . I uis le vol. II, p. 778. -NdE] 

2. RiulivxT Ivammcrcr. Armin Solnis. eds.. Das RutlolfCattachten. Cromwell Press, 
Londres, 1993 ; la premiere edition de ee rapport est de I ':>'•> 1 . 

lit (voy. note 11). 
Walter] iiftl I >locaust», p. 391-420. 

5. En 1961, dan-: la premiere edition de The Destitution of the European .lews, 
R.llilbeR' ai'firme tranqiiillement IVwiMcncc d'nn ordre (et meme tie deux ordres con- 
secutifs 1) pour (extermination des juifs. Hn I98."i. dans la seconde edition de son li\ re. 
il change du tout au tout son explication des fails: il ne mentionne plus aucun ordre; il 
ecrit qu'il n'y eut pas de « basic plan* (p. .13) et que « no single oi\!>tiiuziinon directed or 



« silly story »'; qu'il n'existait aucune expertise de l'arme du crime 

concluant: « Ce local (soit intact, soit "reconstruit", soit en mines) a servi de 
chambre a gaz homicide » ; que pas une autopsie ne permettait de conclure : 
«Ce cadavre est celui d'un deporte tue par gaz-poison» ; que l'aveu de Rudolf 
Hoss n'avait plus aucune valeur («Hoss was always a very weak and con- 
fused witness* 2 ); que leurs pretendus temoins n'avaient probablement jamais 
vu de chambres a gaz ou de gazages puisque, en 1988, le meilleur d'entre 
eux, le fameux Rudolf Vrba, avait du admettre devant un juge et un jury 
canadiens que, dans son fameux livre sur le sujet, il avait use de la «poetic 
licence* ou « licentia poetarum* 3 ; que le savon juif n'avait jamais existe 4 ; 
que le chiffre de quatre millions de victimes a Auschwitz n'etait qu'une 
fiction 5 ; et que les ^sources for the study of the gas chambers arc at once 
rare and unreliable [...]. Besides, from 1942 to 1945, certainly at Auschwitz, 
but probably overall, more Jews were killed by so-called "natural" causes 
[starvation, disease, sickness and overwork] than by "unnatural "ones 6 ». Des 
le 2 juillet 1982, a la fin d'un colloque international qu'ils avaient organise a 
la Sorbonne (Paris) pour tenter de me donner la replique, les 
exterminationnistes s'etaient reveles incapables de produire la moindre preuve 
de l'existence et du fonctionnement d'une seule chambre a gaz. En mai 1992, 
je lancais mon defi: «Show me or draw me a Nazi gas chamber !» Jean- 



coordinaled tlie entire process lof destruction j <> (p. 55) ; il ajoute: « No special agency 
was created and n il budget wt estroy the J f Europe s (p 62). 

I.i explique Ionic hi pretenduc entreprisc d'extcnninalion desjuiis par... la transmission 
de pensee ou la di\ illation par telepathic an sein de la bnreaucratie allemande : « an 

■literacy. » 
(propos tenus dan me conleren I in 19 I nilrm | i II II i 1 i 

de son contie inte I 1 ' i p. 

846-848.) 

1. Y. Bauer, professeur a l'uni\crsile hebraique de Jerusalem, declare exacte- 
ment :« The publii i >eats, lime of lei lie sill i at Wannsec tin c\ 
termination of tin ' i , ' \ 20 janvrei 1992, 
p. 8, reproduisant une depeche du /< n / / iphii \juin) 

2. C. Brow mil llaboratcur dc I / utst a Chustophei 
Hitchens « Whose histon is it? »>. p. 1 17. Le professeur a eu l'aplomb d'ajoutcr: « The 
revisionists use /A' i i it son in order to try and discredit the 
memory of Auschwitz as a whole. » 

3. Proces Zund | l „, , , | > i lograrnmes, p. 1447-1448, 1636. Le livre 
en question est . R.Vrba. / etinnot Forgive. 

4. Shmuel ki i I In ur d rchp d tad , hem I I prol in 
Yehuda Bauer ont Dili par admettre en 1990 que « the Nazis never made soap front 
human fat (The lentsal Edition. :i m n >' >)\ I ) in un i n i 
de Nice (France), un monument porte rinscription suivantc: « Ccttc urne renferme du 
savon i I i i i iii ii i I I i i I II ii I 1 1 
de nos freres deportes. » 

5. Pour Jean-Claude Pressac, le total des morts d'Auschwitz se situe, en chillies 
ronds, entre 630.000 et 710.000; parmi ceux-ci il faudrait compter de 470.000 a 
550.000 juifs gazes./'. ' , / von \tisehwitz, p. 202). 

6. Arno J. Mavcr. The ■ Final Solution- in History, p. 362. 365. L'auteur, d'origine 
juive, est professeur d'histoire a I'uim crsiu: de Princeton (Etats-Unis). 



Claude Pressac, sur qui les exterminationnistes comptaient tant, s'etait revele 
incapable d'apporter autre chose que ce qu'il appelait des « indices du crime » 
et il s'etait bien garde de nous fournir une representation physique totale de 
1'armedu crime '. 

Le 30 aout 1994, je rencontrai dans son bureau, en presence de quatre 
temoins (deux de son cote et deux du mien), Michael Berenbaum, responsable 
scientifique de YHolocaust Memorial Museum de Washington. Je le 
contraignais a admettre que son musee ne contenait, paradoxalement, aucune 
representation concrete d'une chambre a gaz nazie (la maquette du Krema-II 
n'etant qu'une creation artistique sans rapport avec la realite). Je lui 
demandais pourquoi. II finit par me repondre: «The decision had been made 
[by us] not to give any physical representation of the Nazi gas chambers ». 
Sa reponse equivalait a celle d'un pretre catholique - M. Berenbaum est un 
theologien juif - qui aurait decide de supprimer dans son eglise toute 
representation de la Croix. Pour en arriver a de telles extremites, il faut se 
sentir aux abois. 

Je pense que les coreligionnaires de M. Berenbaum finiront par abandonner la 
chambre a gaz comme ils ont abandonne le savon juif et les quatre millions 
d'Auschwitz. Ils iront plus loin. Comme dans ces deux derniers cas, ils se 
presenteront en decouvreurs du mythe et accuseront les Allemands, les 
Polonais ou les communistes d' avoir fabrique le « mythe des chambres a 
gaz». Ils invoqueront alors a l'appui de leur impudente these les noms de 
juifs totalement ou partiellement revisionnistes (J. G. Burg, Jean-Gabriel 
Cohn-Bendit, Roger-Guy Dommergue, Arno Mayer, David Cole, 
Christopher Hitchens, Stephen Hayward...). Ils se donneront le beau role. 
Mais, en meme temps, transformant l'«Holocauste» des juifs en une 
croyance religieuse, cette fois-ci debarrassee de tout contenu materiel, ils n'en 
seront que plus inflexibles pour denoncer chez les authentiques revisionnistes 
des «negateurs» ou des «negationnistes», intolerants, sans coeur, bassement 
materialistes et hostiles a la libre expression des sentiments religieux. Pour 
ces juifs, les vrais revisionnistes resteront done diaboliques en esprit, meme 
s'il faudra leur donner raison sur le plan des faits. 

Les revisionnistes ne sont ni diaboliques ni negatifs. Ils n'ont rien de 
«l'esprit qui nie». Ils sont positifs. Ils affirment, au terme de leurs 
recherches - qui sont de caractere positiviste - que certaines croyances ne 
sont que des mythes. Ces mythes sont nocifs en ce qu'ils entretiennent la 
haine. Les revisionnistes s'efforcent de decrire ce qui s'est passe et non pas ce 

1. [I csi remarquablc que dans anciin clc v> ou\ragcs J. C. Pressac ne se hasarde, 
lui qui sait pouit un i iner. a non i r nne re| nation ncrete de la totalite 

d'une chambre a gaz avec l'explication de sa « technique and operation*. Dans son 
enorme ouvrage \i \ I mil < 'iteration il dit qu'il n'existe pas de 

« direct proof » mais de , - criminal true: s » ides « indices du crime ») ou des « indirect 
proof[s]» (p. 429). 



qui ne s'est pas passe. A la pauvre humanite, ils annoncent, somme toute, 
une bonne nouvelle. Recherchant la simple exactitude historique, ils se 
trouvent lutter contre la calomnie et pour la justice. Ils ont souffert et ils 
continueront de souffrir mais je crois qu'en fin de compte l'histoire leur 
donnera raison et leur rendra justice '. 

[Ce texte constitue la preface de Grundlagen sur Zeitgeschichte, ouvra- 
ge collectif publie en 1994 sous la direction d'Ernst Gauss [Germar 
Rudolf] aux editions Grabert de Tubingen. L'ouvrage fut saisi et pilon- 
ne tandis que le responsable et les auteurs de certaines contributions 
etaient condamnes. G. Rudolf a connu, a cette occasion, sa troisieme 
descente de police avec saisie de toutes ses archives et de tout son ma- 
teriel informatique. II s'est exile a l'etranger avec sa famille. L'ouvrage 
est evidemment disponible sur Internet, ou il a ete publie d'abord par le 
CODOH (http://www.codoh.com) et repris ensuite par plusieurs sites 
revisionnistes. - NdE] 



24 septembre 1994 

En France, la repression du revisionnisme (suite) 

Mon avocat, M e Eric Delcroix, vient de publier La Police de lapensee contre 
le revisionnisme. Du jugemenl de Nuremberg a la loi Fabius-Gayssot. En 
guise d' illustration de son etude on pourrait mediter l'experience que, 
personnellement, je viens de vivre a mon retour des Etats-Unis, le 
17 septembre 1994 au soir. 

Aux Etats-Unis, j'ai pu, en quelques semaines, d'abord participer a la con- 
ference internationale de 1' Institute for Historical Review a Los Angeles puis 
donner, dans l'Alabama, une conference au sein d'une universite, sur le 
revisionnisme historique. Diverses chaines de radio et de television ont 
reproduit mes propos. 

Les Americains sont etonnes d'apprendre qu'en France il existe une loi qui 
permette de condamner a des peines de prison ou a de lourdes sanctions 
financieres ceux qui, comme moi, affirment qu'ils ne croient pas aux 
magiques chambres a gaz hitleriennes. Ils me demandent: «Mais la France 
n'a-t-elle pas pour devise: Liberte, Egalite, Fraternite ?» Je ne manque pas 
de leurrepondre que cette devise, qui figure au fronton de toutes nos prisons, 
date de 1792, annee ou fut pour la premiere fois utilisee la guillotine. La 



1. L'n oinragc tic base, indispensable a 1'eliide du revisionnisme historique. est 
celui de I'avocate eanadienne Barbara Kulaszka. Did Six Million Really Die ? Report 
!>] the Evidence in the Canadian ■ false News ■ Trial of Ernst Ziindel - I'JS'V 



France a une longue tradition de guerres civiles. Elle est a la fois anarchiste 
et monarchiste ou napoleonienne ; parce qu'elle est intimement portee au 
desordre gaulois, elle est aussi dirigiste et policiere; profondement 
indisciplinee, elle aspire sou vent a la trique et au dirigisme d'Etat. Elle est 
peut-etre la premiere au monde pour la repression qu'elle a, pendant des 
siecles, exercee contre ses intellectuels. La liste est impressionnante des au- 
teurs qui ont ete, dans notre pays, embastilles, contraints a l'exil, executes, 
epures. 

A mes auditoires americainsj'ai souvent dit que lorsque 1' avion me ramene 
en France ma gorge se noue. Je sais le sort que me reservent mes 
compatriotes. 

Le 17 septembre 1994 au soir, j ' apprenais qu'un huissier s'appretait a operer 
une descente a mon domicile en compagnie du commissaire de police de la 
ville et d'un serrurier. Me precipitant chez cet huissier, j'ai pu, en lui versant 
une somme de six mille cinq cents francs (sur quarante six mille qui 
m'etaient reclames), faire annuler provisoirement une telle descente. Rentre a 
mon domicile, je decouvrais dans mon courrier un avis du Tresor public 
exigeantqueje paie dans les trente jours une amende de trente mille francs. 
Bien entendu, tout cet argent m'est reclame sur le fondement de 
condamnations judiciaires pour « contestation de crimes contre l'humanite». 
En cinq mois, je viens deja de verser 128.500 F. Par ailleurs, comme, juste 
apres ma condamnation a verser ces trente mille francs, j'avais demande a un 
tribunal de m'accorder la faveur d'un paiement etale sur plusieurs mois, la 
cour d'appel de Paris, presidee par la juive Violette Hannoun, avait decide 
non seulement de me refuser cette faveur, mais de m'obliger a verser, au 
surplus, quatre mille francs supplementaires a chacune des organisations 
juives et autres qui s'etaient opposees a ma demande; autrement dit, me voici 
contraint de verser 30.000 F + 44.000 F + les frais d'avoues de la partie 
adverse + mes propres frais d'avocat et d'avoue. Et je ne parle pas d' autres 
sommes a verser pour d' autres condamnations. . . 

Telle est la France ou regne ce qu'Annie Kriegel elle-meme appelle la 
« police juive de la pensee». 



4 octobre 1994 

Ernst Nolte est un exterminationniste de droite 

Le 3 octobre 1994, l'hebdomadaire Der Spiegel a publie une longue 
interview de l'historien Ernst Nolte. 

Le meme jour, sous la date du 4 octobre, Le Monde se fait l'echo de cette 
interview. Les extraits qu'il donne de l'interview sont a peu pres exacts mais 
la presentation d'ensemble est tendancieuse tandis que le titre est fallacicux. 



E. Nolte semble appartenir a la droite conservatrice. II est hostile au 
national-socialisme. II n'est pas revisionniste mais exterminationniste. II 
soutient la these selon laquelle le IIP Reich a pratique une politique 
d' extermination des juifs, notamment par le moyen de chambres a gaz 
homicides. II est vrai qu'il defend cette these d'une maniere qui ne plait pas 
aux juifs. II pretend que la politique d' extermination des juifs par Hitler est 
une sorte de reponse a la politique d' extermination d'une classe sociale par 
Staline ! Cette interpretation - plutot speculative - tend, pour les juifs, a 
relativiser le genocide perpetre, disent-ils, par Hitler. 

En 1988, l'Americain Fred Leuchter avait redige une etude technique sur les 
presumees chambres a gaz d'execution a Auschwitz, Birkenau et Majdanek: 
le « Rapport Leuchter». Dans l'interview du Spiegel, on demande a E. Nolte 
si, a son avis, ce rapport constitue «une enquete serieuse et scientifique » 
(cine scriosc wisscnschaflUche Unlet suclumt>). Sa reponse est non '. 
Or, E. Nolte, «historien des ideologies », ne semble pas avoir la moindre 
connaissance du monde pratique, materiel, technique et scientifique. II veut 
bien admettre qu'il se cache dans les ecrits des revisionnistes une «once de 
verite» 2 et il lui arrive meme de rendre hommage a 1'etendue des 
connaissances chez certains revisionnistes mais il tient a se dire 
personnellement «convaincu qu'il y a eu, sur une grande echelle, de massives 
exterminations dans des chambres a gaz » 3 . 

Pourquoi en est-il «convaincu» ? Pour une raison qu'il exprime ob- 
scurement etqui est - je le cite: «l'emploi frequent du mot "humain" dans 
ce contexte» 4 ! Ce qui parait signifier que, selon E. Nolte, les nazis ont 
frequemment parle des chambres a gaz homicides comme d'un moyen 
« humain » deperpetrer de massives exterminations physiques ! E. Nolte ne 
fournit qu'un exemple, et cela dans un langage allusif que je traduis pour le 
lecteur. II dit que, dans l'une de ses toutes dernieres declarations, Adolf Hitler, 
qui va mourir, se declare rempli de satisfaction a la pensee que le principal 
responsable des horreurs de la guerre - le judaisme international - a expie sa 
faute «fut-ce de maniere plus humaine» 5 que la maniere utilisee par les Allies 
pour affamer ou massacrer les hommes, les femmes et les enfants europeens. 
Pour E. Nolte, les mots «fut-ce de maniere plus humaine » contiendraient 
une claire allusion a une politique d' extermination des juifs et a l'emploi 
massif d' abattoirs chimiques appeles chambres a gaz ! 
Une telle speculation est arbitraire. 



1. E. Nolte, Die Spiegel, p. 85. 

2. Ibid. : ein Kornschen Wahrheit. 

I i ' ' michningen in Gas- 

kammern gegeben hat. 

4. lb. : tier haufige (icbraiu h des Wortes luiiihin in diescm Zitswnmcnliang . 

5. Id., p. 90:wenn auch aufhumanere Weise. 



Le texte d'Hitler auquel il fait allusion est le « testament politique* redigepar 
le chancelier du Reich le 28 avril 1945, soit l'avant-veille de son suicide. On 
le trouve dans les documents du proces de Nuremberg '. Ce texte est 
remarquablement commente par le D r Wilhelm Staglich dans Der Auschwitz 
Mythos 2 . Hitler impute la responsabilite principale de la guerre en Europe au 
judaisme international (celui qui regne a l'Est comme a l'Ouest et qui a 
voulu une croisade en Europe). II rappelle qu'il avait prevenu les juifs que, si 
pour leurs interets financiers ils voulaient declencher une guerre en Europe, 
ils le paieraient cher. Hitler precise que, si des millions d'enfants europeens 
devaient mourir de faim, si des millions d'hommes adultes devaient perir sur 
les champs debataille et si des centaines de milliers de femmes et d'enfants 
devaient bruler et mourir dans l'incendie des villes, le coupable devrait expier 
safaute, «fut-cepardes moyens plus hurnains» (wennauch durch human ere 
Mittel) . 

Hitler n'a pas precise ces moyens et nous n'avons pas a speculer la-dessus 
mais, s'il fallait le faire, pourquoi ne pas commencer par les suppositions les 
plus simples et les plus probables avant d'en venir aux plus hardies et aux 
plus improbables (et meme, les revisionnistes le savent, aux plus 
impossibles pour des raisons d'ordre physique et chimique) ? A elles seules, 
la deportation des juifs et leur mise dans des camps de concentration ou de 
travail force ne pouvaient-elles pas etre considerees comme des « moyens plus 
liuinains » que 1' extermination par la famine, par le fer et par le feu ? 
Je saisis l'occasion de cette mise au point pour signaler que dans l'ouvrage 
qu'il a publie en 1993, Streitpunkte 3 , Nolte commet de nombreuses et de 
graves erreurs a la fois sur le chapitre de ce qu'il appelle 1' extermination des 
juifs et sur celui du revisionnisme. Tout recemment, il a commis d'autres 
erreurs (notamment en rapportant des chiffres attribues a Jean-Claude 
Pressac), dans un article publie par la Frankfurter AU^emeine Zeiluni; du 23 
aout 1994 («Ein Gesetzfur das Aufiergesetzliche»). 



28 octobre 1994 



1. TMI, XLl, p. 548-552. 

2. W. Staglich, Der Auschwitz Mythos, 1979, p. 85-89 et p. 83-87 de la version 

3. Dans cet ouuai'c (p. 306 307). H. Nolle m'impntait la rcsponsabilite des 
agressions physiques donl j'avais etc I'ohjet. i! eslimail que les jails poinaienl a hon 
droit estimei oil n i i i i i I i i i lont j avais, en une 
phrase de soixante mois. resume' le point de vne re\isionniste. Four commencer, il se 
rendail coupable d'une fScheuse omission en reproduisant ma phrase. Enfin, en 
fevrier 1994, il etait a son tour I'objel d'une agression a Berlin en raison de ses ecrits, 
sans doute juges trop pen conlornies a la norme. 



Traiter une personne de «faurissonniste» 
c'est Pinjurier ! 

Le bateleur Guy Bedos avait traite publiquement de «faurissonniste» un 
critique du Figt ro '■ a a ine. II devra verser ace dernier trente mille francs de 
dommages-interets. D'autres sanctions financieres s'ajoutent probablement a 
cette sanction-la. 

Le Figaro, 29-30 octobre 1994, p. 9: « Guy Bedos 
\ i- in d'etre condamne par le tribunal de Paris a payer tren- 
te mille francs de dommages et interets au critique du Fi- 
o Magi I ( q i Icrson pom I voii iraite de "fau- 

rKsonniste", terme que lejugement qualifie d'"injurieux". 
M. Bedos s'en etait pris a M. Nerson lors de l'emission 
"Synergie", le 4 Janvier sur France-Inter [...].» 
Deja en 1990, le professeur Bernard Lugan avait obtenu la condamnation du 
radioteur Ivan Leva'i pour un motif identique. Pour avoir tenu des propos 
«assimilant Bernard Lugan a Robert Faurisson», I. Leva! s'etait vu 
condamner a verser a B. Lugan un franc de dommages-interets pour 
diffamation publique. A cette sanction de principe s'etait ajoutee une 
condamnation a verser six mille francs, sans compter les frais du proces '. 
En 1992, le meme B. Lugan avait obtenu la condamnation d'une publication 
satirique, Le Canard enchaine, qui l'avait traite de «revisionniste». La 
publication avait ete condamnee a verser a B. Lugan cinquante mille francs 
de dommages-interets. A cette sanction s'ajoutait une condamnation a verser 
huit mille francs, sans compter les frais du proces 2 . 

Parlant de ce qu'il appelait les « theses revisionnistes», le president du 
tribunal avait ecrit: «[...] il est admis par tous et notamment par la 
jurisprudence que ces theses sont blessantes pour les survivants des 
persecutions raciales et de la deportation, et outrageantes pour la memoire des 
victimes». 

Mais, en 1610, un tribunal n'avait-il pas, en quelque sorte, decide que les 
theses de Galilee etaient blessantes et outrageantes pour les Chretiens ? 
L'ennui est que ces theses-la allaient etre corroborees par les donnees de 
l'observation astronomique. De meme, aujourd'hui, les «theses» 
revisionnistes sur les pretendues chambres a gaz homicides d' Auschwitz sont 
corroborees par les donnees de l'analyse chimique (a ce jour, quatre expertises 
differentes sur le contenu desquelles la grande presse se fait particulierement 
discrete). 



1. TGI de Paris, l r0 chambre, I" section, presidcnlc: M" Lefoyer de Costil, 
mai 1990. 

2. TGI de Paris, XVIF chambre, president : Jean- Yves Monfort, 8 juillel ! l Hi2. 



21 octobre 1994 

Rabin, prix Nobel de la paix 

en faveur de la torture, du nettoyage ethnique et de 

l'apartheid. 

Tel- Aviv. - [...] « Yitzhak Rabin va par ailleurs de- 
mander auParlement des pouvoirs speciaux pour reprimer 
le Hamas * responsable de trois attentats en moins de deux 
semaines. Le Premier ministre souhaite prolonger la de- 
tention preventive, aciucllcment limilce a six mois. 

II demande par ailleurs que les interrogatoires de ter- 
roristes soient conduits sans restriction. 

"Nous avons besoin d'une separation cntre nous et 
les Palestiniens, pas seulement pour quelques jours, mais 
dans notre maniere de vivre", a resume, mercredi soir 
[19 octobre], le Premier ministre '. [...] » 



14 novembre 1994 

Attention ! ceci n'est pas un appel a l'aide 
mais une information 

Les pages qui suivent portent sur mes dernieres condamnations financieres 

pour delit de revisionnisme historique. Au terme de trois recents proces il 

m'a deja fallu verser plus de cent cinquante mille francs en l'espace de dix- 

huit mois (avril 1993-octobre 1994); il me reste a verser pres de cent dix 

mille francs. Deux autres proces sont en cours. 

Depuis 1979, j'avais deja fait l'objet de bien d'autres condamnations pour le 

meme motif. 

Par ailleurs, de novembre 1978 a mai 1993, j'ai ete la cible de dix agressions 

physiques de la part de personnes qui me reprochent de dire que les pretendues 

chambres a gaz nazies constituent une impossibilite physico-chimique (fait 

maintenant prouve par quatre expertises que la grande presse s'attache a passer 

sous silence). 

Depuis 1950, d'innombrables revisionnistes ont connu un sort identique au 

mien, en France et a l'etranger. Voyez Eric Delcroix, avocat au barreau de 

Paris, La Police de hi pensee contre le 



* Le llamas, acroinme en arabe du Mou\emenl dc la Resistance islamiqiie. pro 
ne «l'expulsion de tous les juifs de la Palestine*, y compris du territoire israelien. 
«Notre lutte contre les juifs est une maniere de \enerer Dieu», a affirme [le 
20 octobre] un des principaux responsahles jdn I lamas], Imad Faloji. 

1. «La riposte d'lsrael •>. La Monhiiwe. \endredi 21 octobre 1994, p. 10. 



«Never complain, never explain*. Je ne me plains ni ne m'explique; 
j'informe. Et je n'informe que parce que les grands medias, des qu'il s'agit de 
1' argumentation revisionniste ou de la repression qui s'abat sur les 
revisionnistes, mentent, cachent ou deferment. 

Condamnations financieres 

pour un universitaire publiant le resultat de ses 

recherches 

- Septembre 1990: Le magazine Le Choc du mois publie une interview ou 
jedenoncela toute recente loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 instituant 
le delit de revisionnisme historique ; cette loi interdit toute « contestation des 
crimes contre l'humanite»; un an plus tard, le depute RPR Jacques Toubon, 
pour sa part, qualifiera cette loi de stalinienne et prononcera que «le delit de 
revisionnisme fait reculer le droit et affaiblit l'histoire» '. « [La loi Gayssot] 
est une tres mauvaise loi parce qu'elle consacre un delit d'opinion 2 » « Cette 
loi Gayssot est une loi atroce qui cree le delit d'opinion en France 3 . » Voyez 
egalement, M c Eric Delcroix, La Police de lapensee contre le revisionnisme 
historique. 

- 10 avril 1992: L'hebdomadaire Rivarol publie un article ou je rends 
compte du documentaire televise « Premier Convoi». 

- 9 decembre 1992: Par un arret de la XP chambre de la cour d'appel de 
Paris (M me Francoise Simon), nous sommes condamnes, Le Choc du mois 
et moi-meme, a verser au Tresor, separement, 30.000 F d' amende chacun et, 
a onze associations parties civiles, solidairement, 313.000 F de dommages 
divers. Le total des condamnations s'eleve ainsi a 373.000 F (30.000 F + 
30.000 F + 313.000 F). Pour ma part, j'aurai done a payer 30.000 F 
d'amende et 156.500 F de dommages divers. 

- 10 decembre 1992: Le Quotidiende Paris et Liberation, ironquanl la verile 
des faits et des chiffres, publient que nous sommes condamnes, le magazine 
et moi-meme, a 30.000 F d'amende chacun et ils passent sous silence les 
313.000 F de dommages divers a verser aux associations parties civiles. 

- 24 decembre 1992: Sur ma demande, Le Quotidien de Paris publie un 
texte en droit de reponse ou je retablis la verite des faits et des chiffres et ou 
j'ajoute que «contrairemenl ait principe "non bis in idem", deux autresproces 
sont en cours pour la meme interview. Nos frais out ete jusqu'ici 
considerables. L' ensemble des peines et des frais depassera vraisemblablement 
un million de francs. Dans le passe, on a dejd saisi man salaire. Je suppose 
que mon salaire (unique) sera saisipour le restant de mes jours. [...]» 

1 . Journal officicl dc In Rcpublic/iiv fmnccii.se. Asscmhlcc nationalc. 22 juin 1991. 
p. 3571-3573. 

2. M L ' Thierry Levy. 

3. M e Yves Baudelot, avocat du Monde, dans Liberation, 17 octobre 1994, p. 18. 



J'envoie a Liberation la page meme du Quoiidien clc Paris oil est paru ce 
texte en droit de reponse. D'une personne appartenant au service juridique du 
journal j'obtiens la promesse que le meme texte paraitra dans Liberation. 
Mais la promesse n'est pas tenue et je porte done plainte pour refus de droit 
de reponse. L' affaire trouverasa conclusion le 24 mai 1994, date a laquelle, 
par un arret de la XP chambre de la cour d'appel de Paris (M me Hannoun), je 
suis deboute de ma plainte et, au surplus, condamne a verser a Liberation, 
d'une part, et a Serge July, d' autre part, la somme de 30.000 F (5.000 F et 
10.000 F pour Liberation ainsi que 5.000 F et 10.000 F pour Serge July). 

- 29 Janvier 1993 : Le Choc du mois et moi-meme, nous avions sollicite le 
paiement echelonne sur deux ans des 313.000 F dus aux onze a 
parties civiles; par ordonnance de refere, le tribunal de grande ii 
Paris (M mc Ramoff) nous refuse tout delai de grace et nous condamne aux 
depens. Nous interjetons appel. 

- 20 fevrier 1993 : Sans attendre la decision de la cour d'appel, la SCP des 
huissiers Levy et Lachkar (156, rue Montmartre, 75002 Paris), sur la 
demande des onze associations, saisit aux NMPP la totalite des sommes 
appartenant au magazine, soit 259.253,69 F. 

- 19 avril 1993 : Je suis done contraint de rembourser au magazine victime 
de la saisie environ la moitie des sommes qui lui ont ete prises, soit 
128.500 F. J'opere ce jour meme un premier versement de 30.000 F. 

- 18 mai 1993: Par un arret de la XI e chambre de la cour d'appel de Paris 
(M me Hannoun, encore une fois) se trouve confirme le refus de tout delai; 
nous sommes, au surplus, condamnes a verser 4.000 F a chacune des onze 
associations, soit un total de 44.000 F alors que ces associations ne s'etaient 
fait representer devant la cour que par un avocat et un seul. 

- 28 mai 1993: J'opere un deuxieme versement de 30.000 F au profit du 
magazine, victime de la saisie. 

- 28 juin 1993 : Troisieme versement (35.000 F). 

- 28 juillet 1993 : Quatrieme versement (15.000 F). 

- 29 aout 1993 : Cinquieme et dernier versement (18.500 F). 

J 'ai done verse, a la date du 29 aout 1993, 128.500 F au magazine victime 
de la saisie diligentee par la SCP des huissiers Levy et Lachkar. 

- 6 septembre 1993: Par un jugement de la XVII e chambre du tribunal de 
grande instance de Paris (M me Ract-Madoux), nous sommes condamnes, 
l'hebdomadaire ^?/varo/ et moi-meme, pour l'article du 10 avril 1992 a 
10.000 F d'amende chacun, a 9.750 F de dommages-interets chacun et aux 
frais d'une publication judiciaire. Total: 39.500 F + frais de publication 
judiciaire. 

- Juin-octobre 1994: Le cabinet des huissiers Giolitto et Benabu, de Vichy, 
me delivre divers commandements (aux fins de saisie- vente) ou autres pieces 
et exige le versement de diverses sommes reclamees dans le cadre de 1' affaire 
de Liberation ou dans le cadre tie l'affaire du Choc du mois (demandes de 



parties civiles, de leurs avoues, etc.), cependant que le Tresor, de son cote, 
me reclame le versement sous trente jours des trente mille francs d' amende 
dans le cadre del' affaire du Choc du mois. Dans la semaine se terminant le 
samedi 17 septembre, le cabinet Giolitto-Benabu, informe (!) de ce que je 
suis a l'etranger, demande au commissaire de police de Vichy, Yves Maille, 
de proceder a une saisie-vente a mon domicile avec l'aide d'un serrurier. Le 
commissaire de police suggere qu'on attende mon retour de l'etranger. Je ren- 
tre de l'etranger le samedi 17 septembre au soir. Le lundi 19 septembre, je 
passe au cabinet Giolitto-Benabu ou je me vois reclamer 45.914,33 F 
(6.251,10 F pour l'avoue d'une association dans l'affaire du Choc du mois + 
31.240,10 F pour Liberation et Serge July + 8.423,22 F pour l'avoue de 
Liberation et de Serge July). Rentre a mon domicile, je trouve dans mon 
courrier l'avis du Tresor public me reclamant 30.688 F (amende dans l'affaire 
du Choc du mois). Pour cette seule journee du 19 septembre 1994 je me vois 
done reclamer 76.602,33 F (45.914,33 F paries parties civiles + 30.688 F 
par le Tresor). 

- 19 septembre 1994: Je verse aux huissiers de Vichy 6.500 F pour le 
compte des intimes (proces Liberation). 

- 30 septembre 1994: J'ai acheve le versement des 9.750 F de dommages- 
interets du proces Rivarol. 

- 12 octobre 1994: Je verse aux huissiers de Vichy 4.000 F pour le compte 
des intimes (proces Liberation). 

- 3 novembre 1994: Dans l'affaire de Liberation, mon propre avoue me 
reclame par lettre RAR la somme de 4.390,09 F en complement des 
3.558 F que je lui ai verses a titre de provision. 

- 7 novembre 1994: Le Tresor public m'annonce que le 15 novembre la 
somme de 10.600 F me sera reclamee dans le cadre de l'affaire de Rivarol 
(10.000 Fd'amende). 

Le total de mes versements aux parties civiles ou intimes (proces contre Le 
Choc du mois, Rivarol et Liberation) est de: 148.750 F (128.500 F + 9.750 
F + 10.500 F) et a mon avoue de 3.558 F. Au 15 novembre, il me restera 
done a verser aux parties civiles (dommages-interets et frais d' avoues pour les 
proces Le Choc du mois et Liberation) 63.414,33 F (28.000 F + 45.914,33 
F - 10.500 F), au Tresor public 41.288 F (30.688 F + 10.600 F) et a mon 
avoue 4.390,09 F. 

Nous ne vivons, mon epouse et moi-meme, que sur mon salaire de 
professeurd'universiteen fin de carriere (20.844,44 F nets par mois). Nous 
sommes accables de dettes parce qu'il nous a fallu emprunter une bonne 
partie des sommes jusqu'ici versees dans ces trois seules affaires du Choc du 
mois, de Rivarol et de Liberation et Serge July, soit 152.308 F (128.500 F 
+ 9.750 F + 10.500 F + 3.558 F). 

A cette somme de 152.308 F il convient d'ajouter les frais d'avocat qu'il m'a 
fallu verser, sans compter les frais - considerables - de correspondance, de 



telephone, de photocopies, de recherches, de voyage et de sejour dans la 

capitale pour les differentes instances des differents proces ainsi que pour la 

recherche d'emprunts financiers ai in dc subvenir, pour partie, au paiement des 

sommes que je suis condamne a verser. 

Bien d'autres sommes ne m'ont pas encore ete reclamees a ce jour mais 

risquent de l'etre sous peu, notamment les frais dus aux avoues des parties 

civiles qui ne se sont pas encore manifestos. Deux autres proces pour ma 

seule interview du Choc du mois sont a prevoir. 

Le 26 Janvier 1995, je serai a la retraite et mes revenus bais 

consequence. 

En resume 

Je me suis vu demander a ce jour: 

- dans le cadre de 1' affaire du Choc du mois : 

• par les parties civiles: 156.500,00 F 
•parl'un de leurs avoues :6. 251, 10 F 

• par le Tresor : 30.688,00 F 

- dans le cadre de l'affaire de Rivarol: 

• par les parties civiles : 9.750,00 F 

• par le Tresor : 10.600,00 F 

- dans le cadre de l'affaire de Liberation : 

• par les intimes : 31.240,10 F 

• par leur avoue : 8.423,22 F 

• par mon avoue: 7.948,09 F 

TOTAL: 261.400,51 F 



ET J'AI VERSE A CE JOUR: 

- dans le cadre de l'affaire du Choc du mois: 128. 500,00 F 

- dans le cadre de l'affaire de R ivarol:9. 7 50, 00 F 

- dans le cadre de l'affaire de Liberation: 14.058,00 F 

TOTAL:152. 308,00 F 

II me faut done encore verser (aumoins): 109.092,51 F. 



Novembre 1994 

Deux additifs a ma 
Reponse a Jean-Claude Pressac l 

L'ouvrage de Jean-Claude Pressac sur Auschwitz 2 vient d'etre traduit 
successivement en allemand 3 et en anglais 4 . Ces deux traductions sont riches 
de revelations a la fois sur le travail et sur la personnalite de J.-C. Pressac, 
pharmacien a La Ville-du-Bois (Essonne). 

Dans la traduction en allemand, l'auteur revise une nouvelle fois a la baisse 
son estimation du nombre des morts d' Auschwitz. En 1989, il evaluait le 
nombre des seuls gazes a un chiffre compris entre « 1.000.000 et 
1.500.000 » 5 , ce qui laissait supposerque, pour lui, le total des morts devait 
s'elever a un chiffre compris entre 1.500.000 et 2.000.000. En 1993, dans 
l'ouvrage auquel j'ai repondu, J.-C. Pressac reduisait le total des morts au 
chiffre de 775.000 (chiffre arrondi a 800.000), dont, precisait-il, 630.000 
juifs gazes 6 . Dans ma Reponse a J.-C. Pressac, j'annoncais que cette 
revision a la baisse serait probablement suivie d'une autre revision a la 
baisse. J'ecrivais en note: 

«Je sais, mais ne puis ici devoiler ma source, que 
Pressac envisage, le moment venu, d'abaisser le total des 
morts d' Auschwitz a sept cent mille si les esprits lui sem- 
blent prepares a accepter cette nouvelle baisse 7 . » 



1. Robert Faurisson, Reponse a Jean Claude Pressac sur le problcme ties 
chambres a gaz . 

2. J.-C. Pressac. Les Creinutoires d'Auschwitz, La Machinerie du meurtre de 

3. J.-C. Piess ic < Die 'I ' i 

!. J. C. Pi i I i i ii Pell I h lachinci n i lui I i at 

Auschwitz », chapiti p. 1 id I'ihi rag oil lit public par Yisrael Gutman 

un I Bci in mm. Anatoli th list D nth Camp 

n. J. C. Pressac. Auschwitz: Tcchiui/ue cud Operation of due (das Chambers, p. 
553. 



Or, dans la traduction en allemand, J.-C. Pressac evalue le nombre des morts 
d' Auschwitz aux chiffres - arrondis - de 630.000 a 710.000, dont, precise-t- 
il, de 470.000 a 550.000 juifs gazes \ 

La traduction en anglais est encore plus interessante. Pour commencer, elle 
ne contient plus aucune evaluation du nombre total des morts ou du nombre 
des gazes ! 

Je savais, mais la non plus je ne pouvais reveler ma source, que J.-C. 
Pressac rencontrait des difficultes a publier son ouvrage aux Etats-Unis, en 
anglais. II etait en traclalions dedicates avec Michael Berenbaum, directeur, 
sur le plan scientifique, de YHolocaust Memorial Museum, musee qui s'est 
ouvert a Washington en avril 1993. J.-C. Pressac, qui cherche a compenser 
une personnalite fragile par des attitudes de bravoure, assurait qu'il «ne se 
laisserait pas faire». Or, la traduction en anglais, parue en juillet 1994, 
montre non seulement qu'il « s'est laisse faire» mais qu'il a consenti a l'une 
des pires humiliations que puisse connaitre un auteur: il s'est vu imposer un 
tuteur ! On l'a oblige a amputer son ouvrage, a le refondre et a le reduire aux 
dimensions d'un chapitre d'un ouvrage collectif, et tout cela sous la sur- 
veillance d'un homme de confiance de M. Berenbaum. Pour commencer, on 
lui a interdit de publier ses propres chiffres de morts ou de gazes. II faut voir 
en quels termes M. Berenbaum remet a sa place le pharmacien. II ecrit en 
effet: 

« Robert-Jan van Pelt a travaille etroitement avec M. 
Pressac afin de garantir qu'un article technique fut clair et 
transparent en meme temps que precis et fonde sur les plus 
recentes donnees de la science 2 . » 
Comment mieux faire entendre qu'au gout de M. Berenbaum le livre de J.-C. 
Pressac en francais (Les Crematoires...) etait confus, obscur, imprecis et 
insuffisamment scientifique ? II faut dire que, malgre les efforts de 
R. J. Van Pelt, le texte de J.-C. Pressac est aussi detestable en anglais qu'il 
1' etait en francais. 

Le meme ouvrage collectif en anj 1 li ( irn tomy...) confirme que, des 1982 
(!), J.-C. Pressac, qui aimait a se presenter en chercheur independant, recevait 
de l'argent d'uneriche fondation juive (la Beate Klarsfeld Foundation). M. 
Berenbaum ecrit: 

«Depuis 1982, le travail de M. Pressac a ete encoura- 
ge cl soulcnu sur lc plan docuincniaire. editorial et finan- 
cier par la Beate Klarsfeld Foundation 3 . » 
En 1955, a la fin de Nuit et Brouillard, film d' Alain Resnais constamment 
projete, aujourd'hui encore, dans toutes les ecoles de France, le chiffre des 



1. J.-C. Pressac. Die Krcimiloncn.... p. 2!!:!. 

2. Y.Gutman et M. Berenbaum, Anatomy..., p. XV. 

3.W.,p.xm. 



morts d' Auschwitz est cense s'elever a neuf millions: «9. 000.000 de morts 

hantent cepaysage» ! 

Pourtant, dix ans auparavant, au proces de Nuremberg, un document ayant 

«valeur de preuve authentique» (sic) avait evalue ce nombre a quatre 

millions. 

En 1989, J.-C. Pressac reduisait le total des morts a un chiffre 

vraisemblablement compris entre 1.500.000 et 2.000.000. En 1993, il 

reduisait ce total a un chiffre d'environ 775.000. En 1994, il en vient a un 

chiffre compris entre 630.000 et 710.000. Du coup, on le fait taire. Et il 

accepte de se taire. 

Les revisionnistes, eux, ne se tairont pas. lis persisteront a poser des 

questions et a proposer leurs reponses : 

1. Quel est le total des morts d'Auschwitz ? Est-ce neuf 
millions, comme on ose encore 1'enseigner aux enfants de 
France ? Ou bien est-ce peut-etre 630 000, comme l'envisage 
aujourd'hui J.-C. Pressac ? 

Les revisionnistes proposent, etude a l'appui, le chiffre de cent cinquante 
mille. 

2. Pourquoi persiste-t-on a ne nous fournir aucune re- 
presentation physique de la chambre a gaz nazie, ce fan- 
tastique abattoir chimique a l'acide cyanhydrique ? Pourquoi 
s'abstient-on maintenant, dans les ouvrages historiques, de 
montrer en photographie la pretendue chambre a gaz homicide 
d'Auschwitz-I, qui a ete jusqu'ici visitee par des millions de 
touristes ? Pourquoi l'accusation n'a-t-elle jamais ose nous 
presenter une expertise de l'arme du crime ? 

Les revisionnistes, eux, ont des arguments pour dire que la plupart des morts 
d'Auschwitz sont dues aux epidemies et qu'il suffit d'un peu de jugeote pour 
se rendre compte que les locaux «en etat d'origine», «reconstruits» ou «a 
l'etatde mines » n' ont jamais pu etre des chambres a gaz homicides mais... 
de typiques chambres froides pour la conservation des cadavres en attente de 
cremation. Et les revisionnistes disposent d' expertises (rapport Leuchter, 
rapport Rudolf, document Luftl et meme l'ebauche d'un rapport polonais) 
pour soutenir ce qu'ils avancent. 

Seules les personnes indifferentes aux faits et aux chiffres pourront pretendre 
que tout cela n'a pas d' importance. 



19 decembre 1994 

Deux articles du journal La Montagne amenent a se 
poser des questions sur l'integrisme juif 

«Decede apres trente-deux ans et cinq semaines de prison 

pour avoir refuse de divorcer », 

La Montagne, 6 decembre 1994, p. 20 

Jerusalem. - Le plus ancien detenu d'Israel, Yihye 
Avraham, est decede dimanche apres avoir passe trente- 
clcux ans et cinq semaines en prison pour avoir refuse de 
divorcer. 

Yihye Avraham avait ete incarcere en 1962 sur ordre 
d'un tribunal rabbinique qui voulait le contraindre a se se- 
parer de sa femme. Pendant douze ans, avant son arresta- 
tion, il avait refuse de ceder aux injonctions des rabbins. 
Son epouse Ora, aujourd'hui agee de soixante-six ans, a 
toujours affirme que son mari ne l'avait jamais aimee et 
qu'il ne s'etait jamais occupe de leurs deux filles. 

Israel est-il un etat lai'que ? Se soucie-t-il des droits de l'homnie et de la 
femme ? 

A en croire cet article, un homme aurait, pendant douze ans, refuse de ceder 
aux injonctions des rabbins qui voulaient le contraindre a se separer de sa 
femme. En consequence, il auraii ete incarcere dans une prison de l'Etat 
d'Israel en 1962. Ilserait reste en prison de 1962 a 1994 et, en 1994, apres 
trente-deux ans de prison, il serait mort dans sa prison. Cet homme n' est-il 
pas un victime du fanatisme, de l'integrisme, de l'esprit de secte ? II aura 
subi douze ans de pression ou de persecution, suivis de trente-deux ans de 
prison, jusqu'a la mort, pour n' avoir pas accepte un divorce prononce par un 
tribunal religieux. En vertu de quelle loi l'Etat d'Israel, le ministre de 
1'Interieur etle ministre de la Justice ont-ils pu cautionner ainsi la decision 
d'un tribunal rabbinique ? 

Je suis persuade qu'il y a eu des protestations mais ces protestations-la ne 
semblent pas avoir trouve d'echo veritable dans les medias internationaux, en 
particulier, aupres de ceux qui s'emeuvent des cas de Salman Rushdie ou 
Taslima Nasreen. Pourquoi ? 

Un autre information amene a se poser les memes questions sur l'integrisme 
et le fanatisme juifs : 



« Malediction. Un divorce vieux de deux mille cinq cents 
ans empeche le mariage», La Montague, 19 decembre 
1994, p. 20 
Jerusalem. - Lorsque Massoud Cohen demanda la 
main de Chochana Hadad, il n'imaginait pas qu'un ancclrc 
de son elue avait faute il y a deux mille cinq cents ans. Le 
Grand rabbinat d'Israel s'en est souvenu et empeche depuis 
dix ans ces Israeliens de se marier, en raison de ce peche 
hcicdhaire. En l'an 580 avant J.-C, un lointain ancetre de 
Chochana avait epouse une divorcee, enfreignant l'in- 
terdiction faite a un «cohen» («pretre» en hebreu) par la 
loi juive. Sa descendance ete frappee du meme interdit. Le 
rabbinat de Tiberiade a decrete que Chochana ne pouvait 
pas epouser Massoud, 45 ans, car il est « divorce », que 
leui liaison ne pourrait jamais etre reconnue et que l'enfant 
ne il y a pcu dc Icur union rcslcrait le fils d'une celibataire. 



23 decembre 1994, 22h. 

Un jour dans la vie d'un revisionniste 

En quelques heures de cette journee, j'apprends que: 

- Thies Christophersen est oblige de quitter son refuge du Danemark; 

- Schonborn avait fait de meme ; 

- Althans est effectivement en prison a Munich pour dix-huit mois ; 

- En Suede, Felderer est condamne a un an de prison ferme, ses livres et 
documents sont confisques; d'autres proces lui sont intentes sur demande de 
tribunaux allemands pour les ecrits qu'il avait autrefois envoyes des ties 
Canaries a Wiesenthal et Cie; le gouvernement suedois a accorde un million 
et demi de couronnes pour l'erection d'un monument de l'«Holocauste» a 
Stockholm; les juifs suedois demandent l'edification d'un musee de 
l'«Holocauste» en Suede, et cela a l'heure ou le meme gouvernement suedois 
decide d'importantes reductions de l'aide sociale. 

Je re?ois, pour ma part, une lettre comminatoire des huissiers Ggiolitto. et 

Benabu apres avoir recu hier une lettre du meme genre de Tresor public- 

amendes. 

Toujours en Suede: une maison d'edition communiste avait publie Mein 

Kampf avec une preface evidemment antinazie ; elle est poursuivie sur la 

demande d'un tribunal de Munich. 

Un revisionniste doit s'attendre a une mauvaise nouvelle par jour et a une 

humiliation par semaine. 



Quelques evenements qui suivirent la signature 
du pacte germano-sovietique du 23 aout 1939 

23 aout 1939: Signature a Moscou du pacte de non-agression germano- 
sovietique. Pour l'Allemagne, Ribbentrop. Pour l'URSS, Molotov. Un 
protocole secret est annexe au texte de ce pacte. II y est dit que les deux 
plenipotentiaires 

«ont examine au cours d'un entretien extremement 

confiant la question de la determination des zones d'in- 

fluence respectives en Europe orientale». 
Les resultats de l'entretien interessent les Etats baltes (Finlande, Estonie, 
Lettonie et Lituanie), la Pologne et la Bessarabie. En termes diplomatiques, 
il est dit que l'URSS aura les mains libres en ce qui concerne la Finlande, 
l'Estonie et la Lettonie, qu'elle se partagera la Pologne avec l'Allemagne et 
qu'elle pourra s'emparer de la Bessarabie, laquelle appartient a la Roumanie. 
L'Allemagne aura les mains libres en ce qui concerne la Lituanie, elle se 
partagera la Pologne avec l'URSS et elle se declare completement 
ininteressee par la Bessarabie. Le partage de la Pologne se fera sensiblement 
selon la ligne des rivieres Pissa, Narev, Vistule et San. La formule 
diplomatique utilisee est: 

« Pour le cas ou il se produirait une modification ter- 

ritoriale et politique (dans tels Etats ou telles regions)... » 
Une photographie represente la signature a Moscou de ce pacte. Molotov est 
assis; debout, a la droite de Staline souriant, se trouvent Joachim von 
Ribbentrop et, a la droite de ce dernier, le colonel R. Schulze-Kossens. 

28 aout 1939: Signature du pacte d'assistance mutuelle entre la Grande- 
Bretagne et la Pologne. 

l er septembre 1939: l'Allemagne attaque la Pologne. 

3 septembre 1939: A 11 h la Grande-Bretagne declare la guerre a 

l'Allemagne; a 17 h, la France « entre en guerre » contre l'Allemagne. 

17 septembre 1939 : 1' Armee rouge penetre en Pologne. 

29 septembre 1939: Capitulation polonaise. Partage de la Pologne. Les 
armees allemande et sovietique s'etaient rencontrees le 19 septembre en 
Pologne a Brest-Litowsk. C'est dans cette ville qu'aura lieu un defile 
commun de la victoire des armees allemande et sovietique. 

31 octobre 1939: Discours de Molotov devant le Soviet supreme. Voici un 
extrait de ce discours, tel qu'il a ete publie en premiere page de la Pravda du 
ler novembre 1939: 

«I1 est possible d'admettre ou de repousser l'ideolo- 
gie de Thitlerisme comme celle de n'importe quel autre 
s) steme ideologique. Mais chacun comprend qu'on ne peut 



pas aneantir par la force une ideologie, qu'on ne peul pas 
en finir avec elle par la guerre. C'est pourquoi il n'est pas 
sculcmcnt inscnsc mais aussi crimincl lIc mcncr unc guerre 
comme la guerre "pour la destruction de l'hitlerisme" en 
couvrant celle-ci du faux drapeau de la lutte pour la 
"democratic". » 

14 novembre 1939: 1' Union sovietique est exclue de la Societe des Nations, 

comme l'avait ete, avant elle, l'Allemagne et l'ltalie. 

2 Janvier 1940 : l'Union sovietique attaque la Finlande. 

12 mars 1940: Signature, a Moscou, d'un traite de paix entre l'URSS et la 

Finlande. 

10 mai 1940 : debut de l'offensive allemande sur le front de l'Ouest. 

14 juin 1940 : les troupes allemandes entrent dans Paris. 

15 juin 1940 : l'Union sovietique occupe Kowno et Vilna en Lituanie. 

18 juin 1940: a Londres, le general (a litre provisoire) Charles de Gaulle 
lance un appel aux Francais pour continuer la guerre contre l'Allemagne et 
l'ltalie. 

21 juin 1940: a Rethondes, Hitler recoit les plenipotentiaires francais. (Son 
«pas de danse a Rethondes » n'a pas existe; il s'agit d'un montage de deux 
cineastes canadiens pour un film satirique contre Hitler.) 

22 juin 1940: a Compiegne, signature d'un armistice entre la France et 
l'Allemagne. 

26 juin 1940: l'Union sovietique lance un ultimatum a la Roumanie. 

26 juin-1™ juillet: l'Union sovietique occupe en Roumanie la Bessarabie et 

la Bukovine du Nord. 

3-6 aout 1940: l'Union sovietique occupe l'Estonie, la Lettonie et la 

Bessarabie, qu'elle transforme en republiques de l'URSS. 

7 octobre 1940: l'Allemagne occupe la Roumanie. 

Le 22 juin 1941, l'Allemagne, l'ltalie et la Roumanie declarent la guerre a 

l'Union sovietique. 



1995 

11 Janvier 1995 

Auschwitz: les faits et la legende 

Au debut de 1940, Auschwitz n'etait encore qu'une ville de Haute-Silesie 
allemande, peuplee de treize mille habitants. En mai 1940, dans la banlieue 
d'Auschwitz commenca de s'edifier, sur l'emplacement d'une caserne 
d'artillerie de l'armee polonaise, un «camp de transit* pour dix mille detenus 
polonais. Dans les annees qui suivirent, avec l'aggravation de la guerre, 
Auschwitz devint le centre d'un ensemble de pres de quarante camps et sous- 
camps et la capitale d'un enorme complexe agricole et industriel (mines, 
petrochimie, usines d'armement...) ou travaillaient de nombreux detenus, 
polonais et juifs en particulier, aux cotes de travailleurs civils. Auschwitz 
fut, a la fois ou successivement, un camp de prisonniers de guerre, un vaste 
camp de transit, un camp-hopital, un camp de concentration et un camp de 
travail force et de travail libre. II ne fut jamais un « camp d' extermination » 
(expression inventee par les Allies). En depit de mesuresd'hygienedrastiques 
et de la multiplicite des edifices ou des baraquements hospitaliers, parfois 
munis des derniers perfectionnements de la science medicale allemande, le 
typhus, qui etait endemique dans la population juive polonaise et chez les 
prisonniers de guerre russes, opera, avec la fievre typhoi'de et d'autres 
epidemies, des ravages dans les camps et dans la ville d'Auschwitz au sein de 
la population concentrationnaire, meme parmi les medecins allemands, et 
dans la population civile. C'est ainsi que, durant toute l'existence du camp, 
ces epidemies, alliees, pour certains detenus, a de terribles conditions de 
travail dans cette zone de marecages, a la faim, a la chaleur et au froid, 
causerent, du 20 mai 1940 au 18 Janvier 1945, la mort de probablement cent 
cinquante mille detenus '. 



1. Ce chiffre clc cent cinquante mille inons correspond pent etre au nombre 
tues du plus grand -crematoire pour-vivants» du monde: celui di 
Dresde, la « Florence de l'Elbe», en fevrier 1945, par les aviateurs anglo-americf 



La rumeur d'Auschwitz 

Comme il est normal en temps de guerre et de propagande de guerre, de 
multiples rumeurs se developperent a partir de ces faits dramatiques. Surtout 
vers la fin de la guerre et surtout dans les milieux juifs exterieurs a la 
Pologne, on se mit a raconter que les Allemands tuaient a Auschwitz des 
millions de detenus de maniere systematique, sur un ordre venu de Berlin. 
Selon ces rumeurs, les Nazis avaient installe des «usines de mort», 
notamment pour les juifs; ils dissequaient les detenus vivants (vivisection) 
ou bien ils les brulaient vivants (dans des fosses, dans des hauts-fourneaux ou 
dans des crematoires) ; ou encore, avant de les bruler, ils gazaient les juifs 
dans des abattoirs chimiques appeles «chambres a gaz». On retrouve la 
certains des mythes de la premiere guerre mondiale '. 

L'embarras des litterateurs sovietiques 

Les Sovietiques occuperent Auschwitz le 27 Janvier 1945. Ce qu'ils 
decouvrirent etait tellement contraire a ce que colportait la propagande qu'on 
peut dire qu'ils en resterent bouche bee. Par son organisation meme et par ses 
installations sanitaires, tellement modernes aux yeux des Sovietiques, ce 
camp etait tout le contraire d'un «camp d'extermination». Aussi, pendant 
plusieurs jours, la Pravda resta-t-elle silencieuse et, sur le moment, aucune 
commission d'enquete alliee ne fut invitee a venir constater sur place la verite 
d'Auschwitz. Enfin, le l er fevrier, la Pravda sortit de son silence. Ce ne fut 
que pour mettre dans la bouche d'un prisonnier, et d'un seul, les mots 



«Les hitleriens tuaient par le moyen de gaz les en- 
fants, les malades ainsi que les homines et les femmes in- 
aptes au travail. Ils incineraient les cadavres dans des 
fours speciaux. Dans le camp il y avait douze de ces 

Et d'ajouter que le nombre des morts etait evalue a «des milliers et des 
milliers» et non a des millions. Le lendemain, le grand reporter officiel du 
journal, lejuif Boris Polevoi, affirma que le moyen essentiel utilise par les 
Allemands pour ex terminer leurs victimes etait... l'electricite: 
« [On utilisail une] chaine electrique ou des centaines 
de personnes etaient simultanement tuees par un courant 
electrique ; les cadavres tombaient sur une bande lentement 



1. Pendant la premiere guerre mondiale, les Allies ont accuse les Allemands 
d'utiliser des eghses comme chambres a gaz et de faire fonctionner des usines a 

cadaxrev Sur le premier point, \oyez < Atrocities in Serbia. 700. 000 \ictims» (The 
Daily Telegraph. 22 mars 1916. p. 7) a comparer avec « Germans Murder 700,000 
Jews in Poland. Travelling Gas Chambers » I The Daily Telegraph, 25 juin 1942, p. 5). 



mucpar unc chainc cl avancaicnl ainsi vers im haul four 

La propagande sovietique etait dans le desarroi et put seulement montrer dans 
ses films les personnes mortes ou mourantes que les Allemands, en retraite, 
avaient laissees sur place. II y avait aussi, comme le montrent les actualites 
de l'epoque sur la liberation du camp, de nombreux enfants vivants ainsi que 
des adultes en bonne sante. La propagande juive vint alors au secours de la 
propagande sovietique. 

La propagande juive a la fin de 1944 

Au printemps 1944, deux juifs evades d' Auschwitz s'etaient refugies en 
Slovaquie. La, avecl'aide de coreligionnaires, ils commencerent a mettre au 
point une histoire des camps d' Auschwitz, de Birkenau (camp annexe 
d'Auschwitz) et de Majdanek, decrits par eux comme des «camps 
d'extermination». Le plus connu de ces juifs etait Walter Rosenberg, alias 
Rudolf Vrba, lequel vit encore aujourd'hui au Canada. Leur recit, hautement 
fantaisiste, passa ensuite, toujours dans des milieux juifs, en Hongrie, en 
Suisse et, enfin, aux Etats-Unis. II prit la forme d'un rapport dactylographie 
publie par le War Refugee Board, en novembre 1944, sous le timbre de la 
presidence des Etats-Unis ; le War Refugee Board devait sa creation a Henry 
Morgenthau Junior (1891-1967), secretaire au Tresor, qui allait se rendre 
celebre par le « plan Morgenthau » qui, s'il avait ete suivi par Roosevelt et 
Truman, aurait abouti a l'aneantissement physique, apres la guerre, de mil- 
lions d' Allemands. 

Ce rapport servit de matrice a la «verite» officielle d'Auschwitz. Les So- 
vietiques s'en inspirerent pour leur document URSS-008 du 6 mai 1945 qui, 
au proces de Nuremberg, se vit accorder, comme leur rapport sur Katyn, le 
statut de document «a valeur authentique», qu'il etait interdit de contester. 
Selon ce document, les Allemands avaient tue a Auschwitz plus de quatre 
millions de personnes, notamment en les gazant avec l'insecticide appele 
«Zyklon B ». Cette « verite» officielle allait s'effondrer en 1990. 

La confession de Rudolf Hoss 

Le 15 avril 1946, l'un des trois commandants successifs d'Auschwitz, Rudolf 
Hoss (a ne pas confondre avec Rudolf Hess) «confessa» sous la foi du 
serment, devant ses juges et devant les journalistes du monde entier, que, du 
temps de son commandement, c'est-a-dire du 20 mai 1940 au l er decembre 
1943, au moins deux millions et demi millions de detenus d'Auschwitz 
avaient ete executes parle gaz et qu'au moins cinq cent mille autres avaient 
succombea la faim et a la maladie, ce qui faisait un total d'au moins trois 
millions de morts pour cette seule periode. Pas un instant, R. Hoss ne fut 



interroge ou contre-interroge sur la mateiialiic des fails cxtraordinairesqu'il 
rapportait. II fut livre aux Polonais. Sous la surveillance de ses geoliers 
communistes, il redigea au crayon une confession en bonne et due forme. 
Apres quoi, il fut pendu a Auschwitz le 16 avril 1947. Curieusement, il 
fallut attendre 1958 pour avoir communication, partielle, de cette confession 
connue du grand public sous le titre de Commandant a Auschwitz. 

Impossibilites physico-chimiques 

La description, extremement vague et rapide, de l'operation de gazage des 
detenus, telle que la relatait R. Hoss dans sa confession ecrite, etait 
impossible pour des raisons physique et chimique. II ne faut pas confondre 
un gazage d'execution avec un gazairc suicidaire ou accidcnlcl : dans un gazage 
d' execution, on veut tuer sans etre tue ! 

Le Zyklon B est un insecticide a base d'acide cyanhydrique, utilise depuis 
1922 et encore aujourd'hui. II est d'une grande dangerosite. II adhere aux 
surfaces. II est difficile a evacuer. II est explosible. Les Americains utilisent 
le gaz cyanhydrique pour l'execution, dans certains etats, de leurs condamnes 
a mort. Une chambre a gaz d'execution est necessairement tres sophistiquee 
et la procedure est longue et dangereuse. Or, R. Hoss, dans sa confession, 
disait que l'equipe chargee d'extraire deux mille cadavres d'une chambre a gaz 
penetrait dans les lieux des la mise en marche d'un ventilateur et procedait a 
cette tache herculeenne en mangeant et en fumant, c'est-a-dire, si Ton 
comprend bien, sans meme un masque a gaz. Impossible. Personne n'aurait 
pu ainsi penetrer dans un ocean d'acide cyanhydrique pour y manipuler des 
milliers de cadavres cyanures, eux-memes devenus intouchables parce que 
impregnes d'un violent poison qui tue par contact. Meme avec des masques a 
gaz au filtre special pour l'acide cyanhydrique la tache eut ete impossible car 
ces filtres ne pouvaient pas resister en cas de forte respiration due a un effort 
physique, meme de faible intensite. 

Une reponse de trente-quatre historiens 

Dans Le Monde du 29 decembre 1978 et du 16 Janvier 1979, j'exposais 
brievement les raisons pour lesquelles, connaissant les lieux et la pretendue 
procedure suivie, j'estimais que les gazages d' Auschwitz etaient 
techniquement impossibles. Le 21 fevrier 1979, toujours dans Le Monde, 
parut une declaration de trente-quatre historiens qui se concluait ainsi: «I1 ne 
faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a ete 
possible. II a ete possible techniquement puisqu'il a eu lieu. » Selon moi, les 
«exterminationnistes», comme je les appelle, signaient la une capitulation 
en rase campagne. Sur le plan de la science et de l'histoire, le mythe des 
chambres a gaz nazies venait de recevoir un coup fatal. Depuis cette date, 



aucun ouvrage exterminationniste n'est venu nous apporter des eclair- 
cissements sur ce point, et surtout pas celui de Jean-Claude Pressac, 
fallacieusement intitule Auschwitz: Technique and Operation of the Gas 
Chambers. Pour commencer, le temps est fini ou les historiens osaient nous 
dire qu'etait authentique telle chambre a gaz presentee aux touristes comme 
«en etat d'origine», « a 1'etat de reconstitution» ou «a l'etat de ruines» (des 
mines peuvent etre parlantes). Les pretendues chambres a gaz d'Auschwitz 
n'etaient que des chambres froides pour la conservation des cadavres en attente 
de leur cremation, ainsi que l'attestent les plans que j'ai decouverts en 1976. 

Montrez-moi ou dessinez-moi... 

En mars 1992, je lancais a Stockholm un defi de portee internationale : 
« Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre a gaz nazie !» Je precisais que 
je n'etais interesse ni par un batiment cense contenir une telle chambre a gaz, 
ni par un pan de mur, ni par une porte, ni par des cheveux, ni par des 
chaussures. Je voulais une representation complete de l'arme du crime, de sa 
technique, de son fonctionnement. J'ajoutais que, si Ton pretendait 
maintenant que les Allemands avaient detruit cette arme, il fallait qu'on me 
dessine cette arme. Je refusals de croire a une «realite materielle» depourvue 
de representation materielle. 

^Holocaust Memorial Museum 

Le 30 aout 1994, je visitais YHolocaust Manorial Museum de Washington. 
Je n'y trouvais aucune representation physique de la magique chambre a gaz. 
Devant quatre temoins, dans son bureau, je demandais alors a Michael 
Berenbaum, Research Director du musee, de m'expliquer cette anomalie. 
Apres s'etre violemment emporte, il finit par me repondre que «la decision 
avait ete prise de ne donner aucune representation physique de la chambre a 
gaz nazie» ! II ne chercha meme pas a invoquer 1'existence dans son musee 
d'une maquette artistique du crematoire-II de Birkenau. II savait que cette 
maquette, qu'il ne reproduisait d'ailleurs pas dans son livre-guide du musee ', 
n'etait qu'une creation artistique sans rapport avec la realite. 

La debacle exterminationniste 

A M. Berenbaum, j'eus l'occasion de rappeler quelques evenements 
desastreux pour la cause exterminationniste. 

En 1968, dans sa these, l'historienne juive Olga Wormser-Migot avait 
reconnu qu'il existait un «probleme des chambres a gaz» et elle avait ecrit 



L. The World Mum Know. The History of I he Holocaust..., p. 137-143. 



qu'Auschwitz-I etait «sans chambre agaz» (cette «chambre a gaz» visitee 

par des millions de touristes !) '. 

En 1983, un Britannique, pourtant defenseur de la legende de 1' extermination, 

revelait comment Rudolf Hoss, avant de deposer devant le tribunal de 

Nuremberg, avait ete torture par des membres, juifs, de la Securite militaire 

britannique, puis etait passe aux aveux a force de coups de pied, de coups de 

poing, de coups de cravache, d' exposition au froid et de privation de 

sommeil 2 . 

En 1985, au premier proces d'Ernst Zundel a Toronto, le temoin n° 1, 

Rudolf Vrba, et l'historien n° 1 de la these exterminationniste, Raul Hilberg, 

s'etaient effondres lors de leur contre-interrogatoire mene par l'avocat 

Douglas Christie, que j'assistais 3 . 

En 1988, l'historien juif americain Arno Mayer, qui affirmait croire au 

genocide et aux chambres a gaz, ecrivait: 

« Sources for the study of the gas chambers are at 

once rare and unreliable [...]. Besides, from 1942 to 1945, 

certainly at Auschwitz, but probably overall, more Jews 

i i "natural" ca in In "iiniuilti 

En 1992, Yehuda Bauer, professeur a l'Universite hebraique de Jerusalem, 

qualifiaitde « silly » (inepte) la these selon laquelle la decision d'exterminer 

les juifs avait ete prise le 20 Janvier 1942 a Berlin-Wannsee 5 . 

En 1993, J.-C. Pressac evaluait le nombre des morts d' Auschwitz (juifs et 

non juifs) a un total de 775.000 et, en 1994, a un chiffre compris entre 

630.000 et 710.000 6 . 

Cette meme annee, le professeur Christopher Browning, collaborates de 

V Encyclopedia of the Holocaust . declarait: «Hoss was always a very weak 

and confused witness» et il avait l'aplomb d'ajouter: «The revisionists use 

him all the time for this reason, in order to try and disci edit the memory of 

Auschwitz as a whole 7 . » 



I. O. Wormsei Mi«ot. Le Sxsteme coneentratioimaire mi;i.... p. '■:•'!. 
541-545. 

2 R butlu Lilt | llii p. 23! 

3. B. Kulaszka. Did Six Million Really Die ?; voy. dans l'index « Vrba, Rudolf » et 
« Hilberg. Raul». 

4. « Les sources pom I'cnidc des chambres a «az sunt a la Ibis rares cl sujclles a 
caution [...]. Celadit, de 1912 a 19 IS. certainement a Auschwitz, mais probablement 
anssi partoul aillcurs. les causes diles "natiirelles" liierem plus de juifs que les causes 
"non naturelles"' [sons alimentation, maladie. epidemic. epnisement|.» A. Mayer, The 
■ Final Solution-' in, History, p. 362. 36:i. 

i \\ mn i | i i i i i I i I ! l \ lliL Canadian 

Jewish News, 30 January 1992. 

6. J.-C. Pressac, Les Crematoire d 'Auschwitz, p. 148; Die Krematorien von 
Auschwitz, p. 202. 

7. «Hbss a toujours ete un temoin tres faible et confus. C'est pourquoi les 
"isent tout le temps en vue d'essayer de jeter le discredit snr la 



A Auschwitz, jusqu'au debut de 1990, tout le monde pouvait constater que, 
sur dix-neuf plaques de metal du grand monument de Birkenau, etait inscrit en 
dix-neuf langues differentes que quatre millions de personnes etaient mortes 
dans ce camp; or, ces plaques etaient retirees vers avril 1990 par les autorites 
du musee d' Auschwitz qui, aujourd'hui encore, ne savent toujours pas par 
quel chiffre remplacer le chiffre mensonger devant lequel etaient venus 
s'incliner tous les grands de ce monde, y compris le pape Jean-Paul II. 
A l'appui de leur these, les revisionnistes disposent de trois expertises 
differentes (F. Leuchter, G. Rudolf, W. Luftl) et meme du commencement 
d'une expertise polonaise tandis que les exterminationnistes n'osent toujours 
pas entreprendre une expertise de 1'arme du crime. 

Tous les survivants juifs d' Auschwitz et, en particulier, les «enfants 
d' Auschwitz », c'est-a-dire ceux qui sont nes dans le camp ou qui y ont vecu 
leurs jeunes annees, sont des preuves vivantes qu' Auschwitz n'a jamais pu 
etre un camp d' extermination. 

Non seulement il n'a existe ni un ordre, ni un plan, ni trace d'une instruction 
ou d'un budget pour cette vaste entreprise qu'aurait ete 1' extermination 
systematique des juifs; non seulement il n'existe ni un rapport d'autopsie 
etablissant la mort d'un detenu par gaz-poison, ni une expertise officielle de 
l'arme du crime, mais il n'existe aucun temoin des chambres a gaz en depit 
de ce que quelques auteurs de best-sellers voudraient nous faire croire. Dans 
La Nuit, temoignage autobiographique publie en 1958, Elie Wiesel ne 
mentionne pas une seule fois les chambres a gaz d' Auschwitz; il dit que les 
juifs etaient extermines dans des fournaises ou dans des fours crematoires ! En 
Janvier 1945, les Allemands lui laisserent le choix, ainsi qu'a son pere, d'at- 
tendre les Sovietiques sur place ou de partir vers le coeur de l'Allemagne. 
Apres mure reflexion, le pere et le fils deciderent de fuir avec leurs 
«exterminateurs» allemands plutot que d'attendre leurs liberateurs 
sovietiques. Cela se trouve en toutes lettres dans La Nuit, qu'il suffit de lire 
avec attention 1 . 

Le mensonge d'Auschwitz 

En 1980, je declarais: « Attention ! Aucun des soixante mots de la phrase 
queje vais prononcer ne m'est dicte par une opinion politique. Le pretendu 
genocide des juifs et les pretendues chambres a gaz hitleriennes forment un 
seul et meme mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie 



memoire d'Auschw it/ dans -n lotalite. •> Cite pai C. Ilitchcns. « Whose History is it?». 
p. 117., 

1. H. Wiesel. La Nuit. p. I2S 1 30. II est a remarquer que. dans I edition allemande 
de ce celebre ouvrage, les mots de «crematoire(s)» ou de « fours crematoires » ont 
ete systematiquemi m mpl i pat li mo i h ml u i i a gaz» (en allemand 

«G<i.skmiiincr(n)» afin de meitre du gaz la ou E. Wiesel, en 1958, avait oublie d'en 



politico-financiere dont les principaux beneficiaires sont 1'Etat d'Israel et le 
sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple 
allemand - mats non pas ses dirigeants - et le peuple palestinien tout 
entier». 

Aujourd'hui, je ne vois pas un mot a retirer de cette declaration malgre les 
agressions physiques, malgre les proces, malgre les amendes dont j'ai 
souffert depuis 1978 et malgre l'emprisonnement, l'exil ou la persecution de 
tant de revisionnistes. Le revisionnisme historique est la grande aventure 
intellectuelle de la fin de ce siecle. Je n'ai qu'un regret: c'est de ne pouvoir, 
dans les limites de cet article, trouver la place necessaire pour rendre 
hommage aux cent auteurs revisionnistes qui, depuis le Francais Paul 
Rassinier et en passant par V Americain Arthur R. Butz, 1' Allemand Wilhelm 
Staglich, l'ltalien Carlo Mattogno et l'Espagnol Enrique Aynat, ont 
accumule sur la realite historique de la seconde guerre mondiale tant de 
travaux aux merites eclatants. 

Un dernier mot: les revisionnistes ne sont ni des negateurs ni des per- 
sonnages animes de sombres intentions. lis cherchent a dire ce qui s'est passe 
et non pas ce qui ne s'est pas passe. lis sont positifs. Ce qu'ils annoncent est 
une bonne nouvelle. lis continuent de proposer un debat public, en pleine 
lumiere, meme si, jusqu'ici, on leur a surtout repondu par l'insulte, par la 
violence, par la force injuste de la loi ou encore par de vagues considerations 
politiques, morales ou philosophiques. La legende d'Auschwitz doit, chez les 
historiens, laisser place a la verite des faits '. 

19 Janvier 1995 

Les falsifications d'Auschwitz 
d'apres un dossier de L'Express 

«Auschwitz: la memoire du mal». C'est sous ce titre que L'Express presente 
un dossier de vingt pages sur le camp de concentration d'Auschwitz- 
Birkenau 2 . Eric Conan est le principal responsable de ce dossier qui, tout en 
reprenant la these habituelle de 1' extermination des juifs, tend a donner raison 
aux revisionnistes sur deux points principaux: on a beaucoup exagere le 
nombre des morts et, sur le chapitre de la «chambre a gaz» qu'on visite a 
Auschwitz-I, onaeurecours aux «falsifications», au «travestissement» et a 
«1' artifice ». 

Sur le premier point, le public pourra prendre connaissance du nouveau 
nombre des morts, considerablement revise a la baisse, mais sans qu'on lui 



1. Pour les publications revisionnistes cv, francais, voy. RHR et, pour eel 
glais ou en allemand. Samisdat Publishers ou Institute for Historical Kc\ icu . 

2. L'Express, semaine du 19 au 25 Janvier 1995, p. 54-73. 



revele quel etait l'ancien nombre (4 millions) et sans qu'on lui dise que ce 

nouveau nombre (1,5 million) est, lui aussi, contestable car il resulte non 

pas d'une enquete historique proprement dite mais d'une decision de la 

presidence de la Republique polonaise ! 

Surle second point, le public continuera d'etre trompe: «Pour Vinstant, on 

laisse [la chambre a gaz] en Vetat et on ne precise rien au visiteur. C'est trop 

complique. On verra plus tard», a declare Krystyna Oleksy, l'une des 

responsables du musee national d' Auschwitz. 

Colligeons, page apres page, les extraits revisionnistes de ce dossier 

exterminationniste. Les soulignements sont de notre fait. Nous nous 

limitons a l'article meme d'Eric Conan. 

- Pages 54-55, legende de la photographie : «Nous 
ne pouvons pas prendre le risque de susciter de nouvelles 

- Page 57: «des batiments a l'authenticite 
deja bien malmenee [...]. Quelle part de ces vestiges 
date encore de 1945 ? "Au moins 60 %", precise Witold 
Smrek [conservateui general], agace par les critiques qui 
s'elevent a present contre quarante annees de preser- 
vation-construction d' Auschwitz. [...] Toutes ces 
precautions — ce souci de bien faire, de ne pas etre taxe de 
falsification — illustrent les efforts recents des auto- 
rites polonaises pour delivrer l'ancien camp d' extermina- 
tion de quarante ans d'une memoire communiste qui avait 
modele le site jusqu'a en nier la signification. » [Com- 

negateurs ou des negationnistes.] 

- Page 58 : « La morgue du crematoire [I] servit a cet 
usage [dc gazage homicide] dans les premiers mois de 
1942 » [Commentaire : E. Conan cherche a 
duree d'activite de cette embarrassante chambre a 
selon la version officielle, aurait fonctionne de 1 
1941 jusqu'a la fin de l'annee 1942]. 

- Page 60: Stefan Wilkanowicz [vice-president du 
Connie international du Musee d'Etat d' Auschwitz] : «Les 
plus grosses enormites ont ete rectifiees, mais les 
principales discussions n'en finissent pas et sont loin 
d'etre tranchees. Je peux meme dire que des debats 
essentiels, douloureux, parfois imprevus, ne 
font que commencer ! » 

«Le Comite international a tout de meme ete con- 
traint, il y a seulement quelques semaines, de mettre un ter- 
meaune controverse qui durait depuis cinq ans. 
II vient de remplacer, pour les prochai: 
cinquantieme anniversaire, la plaque i 
Birkenau (en vingt langues) qu'il avait fail immedialemenl 



deposer en I 1 -) 1 !*). Elle etait le signe le plus visible et le 
plus genant de l'emprise communiste sur le site. On 
pouvait, en effet, y lire: "Ici, de 1940 a 1945, quatre mil- 
lions d'hommes, de femmes et d'enfants ont ete tortures et 
assassines par les meurtriers hitleriens". Non seulement le 
chiffre etait grossierement errone, mais le texte ne 

faisait aucune allusion a l'identite juive de 90 % des 



«Pendant des dizaines d'annees, cette negation du 
judeocide fut l'une des constantes de l'approche stali- 
nienne.» [Commentaire : Pendant quarante ans, les grands 
de ce monde, y compris Valery Giscard d'Estaing et le 
pane Jean-Paul II, ont caulionne ce chiffre mensonger de 
quaire millions en venant s'incliner devant les dix-neuf 
-et non les vingt - plaques commemoratives. Les 

« genocide des juifs ». En realite, ils ont bel et bien men- 
tionne les juifs parmi les victimes, allant jusqu'a leur 
consacicr un pavilion particulier dans le musee. Selon 
1 usage, E. Conan accuse les communistes pour decharger 

- Page 62: [Commentaire: E. Conan explique que, 
pendant cinq ans, on s'est dispute sur le nouveau chiffre a 
inscrire sur le monument de Birkenau. II dit :] « Selon les 
evaluations les plus serieuses - celles de Raul Hilberg, 
Franciszek Piper et Jean-Claude Pressac - de 800.000 a 
1,2 million de personnes ont ete assassinees a Ausch- 
witz, dont de 650.000 a 1 million de juifs. » [Commen- 
taire: ces totaux sont ceux des morts et non des assassi- 
nes. En 1993, J.-C. Pressac evaluait le nombredes morts a 
775.000, chiffre arrondi a 800.000 ', mais, l'annee sui- 
vante, il revisait ces chiffres a la baisse: de 630.000 a 
710.000 morts et, parmi ceux-ci, de 470.000 a 550.000 
juifs gazes : . F. Piper, lui. evalue le nombre des morts a un 
chiffre compris entre 1,1 et 1,5 million 3 . Par consequent. 
les estimations du nombre des morts vont de 630.000 a 
1.5 million, ce qui donne une idee du caraetere specula! if 

«La discussion fut tendue. La solution logique con- 
sistait a reprendre l'estimation - 1,1 million de tues, dont 
960.000 juifs - etablie par le departement d'histoire du 
musee et issue de dix ans de travaux de Franciszek Piper. 
Ouan'indiquer aucun chiffre, comme le propo- 



1. J.-C. Pressac. Les Crematoires d'Auschu it:..... p. 1-1-8. 

2. J.-C. Pressac, Die Krematorien von Auschwitz..., p. 202. 

3. Y. Gutman and M. Berenbaum (editors), Anatomy of the Auschwitz Death 
Camp, p. 71-72. 



sait le musee. Serge Klarsfeld suggerait de ne pas 
mentionner de chiffre global, inconnu [...]. Ste- 
fan Wilkanowicz, en bon conciliateur, avait propose la 
formule : "Plus d'un million". Faute d'accord au sein du co- 
mite, l'affaire fut finalement tranchee a la 
chancellerie de la presidence de la Republi- 
que : 1,5 million". II n'y eut, en revanche, aucune dis- 
cussion sur la necessite de combler 1' "oubli" a propos de 
l'identite juive de la majorite des victimes. Le texte defini- 
tif est explicite: "Que ce lieu ou les nazis ont assassine 
un million et demi d'hommes, de femmes et d'enfanls. en 
majorite des juifs de divers pays d'Europe, soit a jamais 
pour l'humanite un cri de desespoir et un avertissement. » 

- Page 68: « Autre sujet delicat: que faire des fal- 
sifications leguees par la gestion communiste ? Dans 
les annecs einquante et soixante, plusieurs bailments, qui 
avaient disparu ou change d' affectation, furent recon- 
struits, avec de grosses erreurs, et presentes com- 
me authentiques. Certains, trop "neufs", ont ete fer- 
mes au public. Sans parler de chambres a gaz 
d'epouillage presentees parfois comme des 
chambres a gaz homicides. Ces aberrations ont 
beaucoup servi aux negationnistes qui en ont tire l'essen- 
tiel de leurs affabulations. L'exemple du crematoire-I, le 
seul d' Auschwitz [, esl significatif. Dans sa morgue fut in- 
stallee la premiere chambre a gaz. Elle fonctionna peu de 
temps, au debut de 1942 : l'isolement de la zone, qu'impli- 
quaient les gazages, perturbait l'activite du camp. II fut 
loin I i I la fin d i nl i ) ' de transferer ci i i 
mortels a Birkenau, ou ils furent pratiques, sur des victi- 
mes essentiellement juives, a une echelle industrielle 
[Commentaire : E. Conan fait du roman]. Le crematoire-I 
fut, par la suite, transforme en abri antiaerien, avec salle 
d'operation. En 1948, lors de la creation du musee, le cre- 
matoire ! ful reconstitue dans un etat d'origine sup- 
pose. Tout y est faux : les dimensions de la chambre a 
gaz, 1 emplacement des portes, les ouvertures pour le ver- 
sement du Zyklon B, les fours, rebatis selon les souvenirs 
de quelques survivants, la hauteur de la cheminee. A la fin 
des annees soixante-dix, Robert Faurisson exploita 
d'autant mieux ces falsifications que les respon- 
sables du musee rechignaient alors a les re- 
connaitre. Un negationnistc amcrieain vient tie lourner 
un film video dans la chambre a gaz (toujours presentee 
comme authentique) : on l'y voit interpeller les visiteurs 
avec ses «revelations». Jean-Claude Pressac, l'un des 
premiers a ctablir exaetemcnl l'histoire de cette chambre a 



gaz et de ses modifications pendant et apres la guerre, 
propose de la restaurer dans son etat de 1942, en se fon- 
dant sur des plans allemands qu'il vient de retrouver dans 
les archives sovietiques. [Commentaire : FAUX. R. Fau- 
risson avait trouve ces plans en 1976 et les avait publies 
en 1979; ces plans et les mines actuelles - tres parlan- 
tes - prouvent que les revisionnistes avaient raison !] 
D'autres, comme Theo Klein [ancien president du Conseil 
representatif des institutions juives de France], preferent 
la laisser en l'etat, mais en expliquant au public le 
travestissement : "l'Histoire est ce qu'elle est; il suffit 
de la dire, meme lorsqu'elle n'est pas simple, plutot que de 
rajouter de l'artifice a l'artifice." Krystyna Olek- 
sy, dont le bureau directorial, qui occupe l'ancien hopital 
des SS, donne directement sur le crematoire-I, ne s'y re- 
sout pas : "Pour l'instant, on la laisse en l'etat 
et onne precise rien aux visiteurs. C'est trop 
complique. On verra plus tard."» [Cor 



Conclusion 

En quoi peut-on me reprocher d' avoir denonce «a la fin des annees s 
dix» tant de falsifications ? Pourquoi m'a-t-on alors traite de falsificateur ? 
Pourquoi, aujourd'hui encore, me traite-t-on de falsificateur et pourquoi 
continue-t-on de me poursuivre devant les tribunaux, ou trois proces sont 
encore pendants pour « contestation » de la verite historique officielle ? 
Le dossier de L'Express constitue une revision de l'histoire mensongere 
d'Auschwitz. Bien d'autres revisions de cette histoire sont a venir. 
S. Wilkanowicz a raison de declarer que «des debats essentiels, douloureux, 
parfois imprevus, ne font que commencer». II faudra progressivement 
admettre qu'il n'a pas existe a Auschwitz la moindre chambre a gaz homicide 
et que le total des morts - surtout a cause des epidemies - a du s'elever a 
150.000 personnes. En attendant, les innombrables visiteurs du crematoire-I 
pourront, d'ores et deja, soumettre aux guides la declaration de M me Oleksy et 
exiger des explications sur l'imposture de la «chambre a gaz». 



3 fevrier 1995 

Des organisations juives et l'Etat d'Israel obtiennent 

le sabordage d'un magazine japonais 

tirant a deux cent cinquante mille exemplaires 



«Le plus grand tabou de l'histoire de l'apres-guerre : les chambres a gaz nazies 
n'ont pas existe. » : c'est sous ce titre que le magazine de luxe Marco Polo, 
tirant a deux cent cinquante mille exemplaires, a publie un article de dix 
pages du I> Masanori Nishioka. 

Des organisations juives etablies au Japon et aux Etats-Unis ainsi que l'Etat 
d'Israel ont immediatement lance une campagne de protestation et de pression 
a la fois aupres de l'editeur, aupres des annonceurs publicitaires du magazine, 
aupres de la representation diplomatique japonaise aux Etats-Unis et de la 
representation diplomatique americaine au Japon et, enfin, aupres du ministre 
des affaires etrangeres a Tokyo. En un premier temps, l'editeur a fermement 
defendul' article incrimine; en un second temps, le groupe de presse dont il 
depend, la puissante Bungei Shunju C°, a propose la publication d'un contre- 
article. La proposition a ete refusee sur un ton outrage. De prestigieux an- 
nonceurs ont fait savoir qu'ils retiraient toute publicite au magazine ; parmi 
eux, le bijoutier francais Cartier, les fabricants d'automobiles allemandes 
Volkswagen et japonaises Mitsubishi, ainsi que les groupes Philip Morris et 
Microsoft. La Bungei Shunju C°, estimant sans doute que ce boycottage 
risquait de s'etendre a toutes les publications de son groupe, a decide le 
sabordage du magazine. Deja, en 1994, des organisations juives avaient 
obtenu que fut retire du commerce un livre sur Hitler. Comme d'habitude, 
l'organisation qui a pris la tete de cette campagne de l'« insupportable police 
juive de la pensee» (Annie Kriegel) a ete le « Centre Simon Wiesenthal » de 
Los Angeles, dirige par les rabbins Marvin Hier et Abraham Cooper. 
En France, 1AFP et le journal Liberation ( 11 Janvier) ont rendu honnetement 
compte de l'affaire. En revanche, Le Monde (2 fevrier), sous la signature de 
son correspondant a Tokyo Philippe Pons, a totalement masque le role des 
organisations juives et de l'Etat d'Israel et a presente le sabordage de la revue 
comme une initiative purement japonaise dictee par une indignation 
spontanee ! Le Monde ajoute que l'opinion publique japonaise a une 
perception «nai've» d'une pretendue conspiration mondiale» des juifs. 
II est, certes, naif de croire a une conspiration ou a une conjuration juive 
comme il Test de crier au complot antijuif mais la puissance juive dans le 
monde est une realite. Les organisations juives et l'Etat d'Israel 
s'accommodent fort bien, quand ils n'en tirent pas profit, d'un antisemitisme 
qui reste verbal mais le revisionnisme historique, avec ses arguments 
imparables et ses conclusions scientifiques, leur inspire panique, colere et 
violence. 

Ce sabordage du magazine japonais prouve, une fois de plus, qu'aucune 
puissance financiere au monde ne peut enfreindre le tabou des chambres a gaz 
nazies sous peine de boycottage a l'echelle de la planete. II en va de meme 
pour les hauts dirigeants politiques. Un haut dirigeant - fut-il arabe et 



antisioniste - qui maintiendrait que ces chambres a gaz n'ont pas existe 

exposerait son pays au boycottage, au blocus, a la famine '. 

Pour Raymond Aron, « Israel est ne par la violence, ne dure que par la 

violence et risque de perir demain par la violence 2 ». 

Les revisionnistes, eux, repugnent a la violence. lis persistent a proposer un 

debat public. 



4 fevrier 1995 

Sur Auschwitz, lentement, 
la verite reprend ses droits 

Sur Auschwitz, les exterminationnistes ont beaucoup divague 3 et ils 
continuent de divaguer. Le cinquantieme anniversaire de la « liberation* du 
camp par les Sovietiques a donne lieu a l'habituel sabbat mediatique sur le 
theme des «chambres a gaz» et du «genocide» mais, pour l'observateur de la 
presse francaise, la fausse peinture dont on a ainsi recouvert les realites 
d'Auschwitz continue de s'ecailler, inexorablement. Sans bruit, en douceur, 
furtivement, les tenants de la legende eux-memes se voient contraints de 
revenir a la realite des faits. Du 19 Janvier au 4 fevrier 1995, soit en une 
quinzaine de jours et pour ne se limiter qu'a quatre periodiques francais 
(L' Express, Le Monde, L 'Humanile-Dimanche el Liberation), on a pu relever 
de nombreux indices de cette rectification insensible de l'histoire officielle 
d'Auschwitz. 

Eric Conan dans L Express 

Dans sa livraison du 19 Janvier, L' Express publie un dossier d'Eric Conan 
d'ou il ressort que le nombre officiel des morts d'Auschwitz n'est plus 
aujourd'hui de quatre millions, comme en avaient decide les juges de 
Nuremberg en 1946, mais d'un million et demi, comme vient de le decreter 
Lech Walesa en accord avec les autorites juives. E. Conan se garde de 
rappeler que, pour Jean-Claude Pressac, le vrai chiffre serait de 630.000 a 
710.000 4 et, bien entendu, il ne revele pas pour quelles raisons les 
revisionnistes proposent, eux, le chiffre de 150.000 (la plupart victimes du 
typhus, de la dysenterie, des conditions de travail et de logement). Mais il 
denonce, a son tour, bien tardivement, une quantite de falsifications 
exterminationnistes signalees depuis vingt ans par les revisionnistes. II 

1. L'Etat d'Israel est deja un partisan decide du blocus de I'lrak qui aboutit. pour 
beaucoup d'enfants Lrakiens, i ia famine et a la mort. 

2. R. Aron, Memoires, Julliard, 1983, p. 658. 

3. Voy. R. Faurisson. « Auschwitz : le-. i'aits et ia legende »>. ci dessus p. 1 633, 
d. J.-C. Pressac. Die Kremuninen von Ait.si hwitz. p. 2(12. 



emploie les mots suivants: «falsification», « authenticite deja bien 
malmenee», «falsification», «les plus grosses enormites», «grossierement 
errone», «falsifications», « grosses erreurs»; il ecrit: « Certains [bailments 
d' Auschwitz], trop "neufs", ont ete fermes au public. Sans parler de chambres 
a gaz d'epouillage presentees parfois comme des chambres a gaz homicides. » 
II parle d'« aberrations »; il ajoute: «En 1948, lors de la creation du musee, le 
crematoire-I [visite depuis cette date par des millions de touristes abuses] fut 
reconstitue dans un etat d'origine suppose. Tout y est faux [...]. A la fin des 
annees soixante-dix, Robert Faurisson exploita d'autant mieux ces 
falsifications que les responsables du musee rechignaient alors a les 
reconnaitre. » E. Conan parle aussi de «travestissement» et Theo Klein 
d'«artifice». II montre que la « chambre a gaz» encore aujourd'hui visitee par 
tant de touristes constitue un tcl arnas de falsifications, 'ic Iravcstissements et 
d'artifices que les autorites d' Auschwitz ne savent plus comment se tirer d'af- 
faire; un membre de la direction du musee declare a propos de cette chambre a 
gaz: « Pour l'instant, on la laisse en l'etat et on ne precise rien aux visiteurs. 
C'est trop complique. On verra plus tard.» Stefan Wilkanowicz, vice- 
president du Comite international du Musee d'Etat d' Auschwitz, declare pour 
sapart: «Les plus grosses enormites ont ete rectifiees mais les principales 
discussions n'en finissent pas et sont loin d'etre tranchees. Je peux meme 
dire que des debats essentiels, douloureux, parfois imprevus, ne font que 
commencer '.» 

Georges Snyders dans Le Monde 

Dans sa livraison du 22-23 Janvier, Le Monde publie un article de Georges 
Snyders sur la «liberation» d' Auschwitz par les Sovietiques. Cet ancien 
eleve de l'Ecole normale superieure a l'honnetete de confesser son embarras 
sur la realite des selections soit pour le travail, soit pour la « chambre agaz», 
selections qui, selon la legende, se seraient pratiquees a l'arrivee des trains de 
deportes. II ecrit: «Nous passons devant un officier allemand qui designe, 
d'unmouvement de tete, ceux qui doivent prendre le chemin de gauche, qui 
mene a la mort, et ceux qui iront vers la droite : le camp de travail. Mais cette 
scene, je n'arrive pas asavoir si je l'ai vecue ou si je l'ai vue dans un film 
americain sur la deportation - a moins que le film n'ait reproduit la rcalitc 2 . » 

Serge Klarsfeld dans L'Humanite-Dimanche 

Dans sa livraison du 26 Janvier, L'Humanite-Dimanche publie un article de 
Jacques Dion oil Ton peut lire a propos de Serge Klarsfeld : «Son pere Arno 
est mort a Auschwitz apres avoir assomme un kapo qui l'avait frappe.» 



Rappelons qu'un kapo etait un detenu, juif ou non juif. Or, a plusieurs 
reprises, dans le passe (proche ou lointain), Serge Klarsfeld, d'une part, et 
son epouse Beate Klarsfeld, d'autre part, avaient affirme qu'Arno Klarsfeld 
etait mort «assassine» ou «gaze». En 1977, S. Klarsfeld avait declare son 
pere «assassine» 1 . En 1979, il confiait: «Je ne sais comment il est mort, 
gaze ou a 1'infirmerie 2 . » En 1980, il le declarait «assassine» 3 . En 1991, 
Beate Klarsfeld declarait sur les marches du tribunal de Maiden (Massachu- 
setts), devant la television americaine, que le pere de son mari etait mort « in 
the gas chambers» (19 fevrier 1991). En 1993, la famille Klarsfeld rappelait, 
dans une annonce necrologique, qu'il avait ete «assassine» 4 . II est probable, 
tout compte fait, qu'Arno Klarsfeld est mort a 1'infirmerie d' Auschwitz des 
suites d'une rixe avec un co-detenu 5 . 

II serait interessant de savoir a quel litre A. Klarsfeld a ete arrete; est-ce pour 
avoir ete dans la Resistance (S. Klarsfeld declarait sur FR3 le 14 fevrier 
1986 que son pere avait appartenu a ladite Resistance) ? «I1 est evident », 
ecrit S. Klarsfeld, «que les resistants nuisaienl a la securite de l'occupant 6 . » 
II serait egalement interessant de savoir le motif de la rixe. 

Jean-Marc Theolleyre dans Le Monde 

Dans sa livraison des 29 et 30 Janvier, Le Monde publie un article de Jean- 
Marc Theolleyre, propagandiste de l'«Holocauste» et amateur d'atrocites 
fictives. II s'agit du compte rendu d'un spectacle cree a partir d'ecrits de 
Charlotte Delbo. Ce spectacle comprend la recitation des noms des femmes 
parties de Romainville le 24 Janvier 1943 pour arriver a Auschwitz le 27. II 
est remarquable que les noms des mortes soient suivis de la mention: «Morte 
au Revier (infirmerie) de Birkenau» et non pas de la mention «Assassinee 
[ou: gazee] au camp d' extermination de Birkenau». Et le journaliste de 
demander: «Morte de quoi ?» et de repondre: «Du typhus, de la dysenterie, 
de l'epuisement, des coups ("on ne s'habitue pas a voir battre les autres") ou 
de la seule el soudaine renunciation a ia condition huinaine ; . » 



Elie Wiesel dans Le Magazine de Liberation 

Dans sa livraison du 4 fevrier, Le Magazine de Liberation publie des propos 
d'Elie Wiesel d'ou il ressort que le chantre de 1' «Holocauste» aimerait bien 



1. S. Klarsfeld. Die Endlosim^ tier Jutlerifriii<e in Frankreieh. p. 5. 

2. A. Harris et A. de Sedou\. Juifs el Frangais, p. 112. 
i S U u 1, Id \d, |n°l | an Memo) p. 2. 

4. Le Monde, 1" octobre 1993, p. 22. 
.i. I. Dion. « L'n militant de la memoire ». 

i i i I I rge Klarsl'cl p nd II nri u t 

7. J. M. 'Iheollesre. «L'n poignant requiem de Charlotte Delbo pour ! 
impagnes d' Auschwitz ». 



que la curiosite du lecteur s'arrete au seuil de la chambre a gaz. II repugne 
meme a nommer ces abattoirs chimiques dont, pendant un demi-siecle, on 
nous a narre les prouesses. J'ai mis E. Wiesel et les autres «temoins» au 
defi de me decrire avec precision les chambres a gaz, leur technique, leur 
fonctionnement. lis se sont derobes. La derobade d'E. Wiesel prend ici la 
forme d'une pudeur reverencielle a nommer et a decrire l'instrument privilegie 
du supplice des juifs. II declare: «Je pense toujours au passage d'un livre de 
Vassili Grossman qui raconte l'histoire d'une mere raflee dans le ghetto, il la 
suit dans le train, jusqu'au camp, dans sa marche vers la ou vous savez et 
puis il ecrit: "Maintenant, lecteur, arretons-nous. On n'a pas le droit de 
suivre." Out, on n "a pas le droit de regarder, pas menus d'iinai/iner. Un moil a 
le droit au respect, alors que ceux qui l'ont condamne n'ont pas eu ce respect. 
Spielberg ne va pas jusque-la, meme sije n'aurais pas garde cette scene sous 
la douche '.» Rappelons que Spielberg, dans La Liste de Schindler (une 
fiction cinematographique inspiree d'un roman), montrait des femmes 
penetrant dans une « chambre a gaz» qui, soudain, se revelait etre une douche. 
Au gre de certains, l'episode etait apparu scabreux par son revisionnisme 
latent. Des 1989, a F occasion de la sortie de son film Shoah, Claude 
Lanzmann n'avait pu dissimuler son embarras devant 1' absence de tout 
document prouvant l'existence des chambres a gaz et l'impossibilite de 
fournir une representation physique de l'arme du crime. En 1993, il parlait 
encore de la difficulte «d'accoucher la chose » et de l'absence d'imagesd'ar- 
chives; il ajoutait: «De toute facon, meme si j'en avais trouve, je les aurais 
detruites ! 2 » Le 30 aout 1994, Michael Berenbaum, responsable scientifique 
du Memorial Holocaust Museum de Washington, me declarait en presence de 
quatre temoins que, si ce musee ne contenait pas de representation physique 
de la chambre a gaz nazie, c' etait precisement «parce que la decision avait ete 
prise» de n'en donner aucune « representation physique» ! 

Conclusion 

Le nombre officiel des morts d' Auschwitz, passant de 4 millions a 1,5 
million, fait officiellement l'objet d'une reduction de 2,5 millions de morts 
(en attendant d' autres revisions a la baisse) ! La « chambre a gaz» la plus 
visitee du monde (avec celle de Dachau ou, officiellement, il n'y a jamais eu 
de gazages) n'a officiellement mats confidentiellement plus rien 
d'authentique: «TOUT Y EST FAUX» ! L'histoire de la selection au 
debarquementdes trains a Auschwitz entre aptes et inaptes au travail, les 
seconds etant condamnes au gazage, inspire des doutes a un ancien deporte 
juif a Auschwitz qui se demande s'il a reellement vecu cette selection ou s'il 



ne l'aurait pas vue dans un film americain sur la deportation ! Serge 
Klarsfeld, qui n'hesitait pas a decrire en son pere un juif gaze uniquement en 
sa qualite de juif, se demande si ce pere, qui faisait de la resistance aux 
Allemands, n'est pas, plus simplement, mort a l'infirmerie du «camp 
d'extermination» (expression forgee par les Allies) a la suite d'une rixe avec 
un co-detenu exercant la fonction de kapo ! Des deportees envoyees dans ce 
meme «camp d'extermination» sont declarees mortes a l'infirmerie d'une ma- 
ladie, d'une epidemie ou d'epuisement ! Elie Wiesel, chantre de l'«Ho- 
locauste», souhaite qu'on ne s'interesse plus de trop pres aux chambres a 
gaz; il estime probablement que sur ce point la curiosite de l'historien ou du 
scientifique pourrait laisser place a la reverence de tous pour le sacre ! 
A en juger par ses fruits, la methode revisionniste est la bonne. Les pires 
ennemis des revisionnistes donnent, a leur corps defendant, raison aux 
revisionnistes sur des points essentiels de la controverse. 
De quel droit accusait-on les revisionnistes de « falsification de l'histoire» ? 
Ou etaient les falsificateurs ? 

A ces questions on aimerait avoir la reponse d'Eric Conan, de Georges 
Snyders, de Serge Klarsfeld, de Jean-Marc Theolleyre et d'Elie Wiesel. Mais 
surtout on aimerait avoir la reponse des magistrats francais qui se sont 
permis de lourdement condamner les revisionnistes. Personnellement, 
j' attends, en particulier, les reponses, parmi bien d'autres, de Claude Grellier, 
de Jean- Yves Monfort, de Martine Ract-Madoux, de Francoise Simon et de 
Violette Hannoun, toutes personnes que je ne manquerai pas de placer devant 
leurs responsabilites personnelles des que l'occasion s'en presentera, c'est-a- 
dire des que j'aurai a me defendre, une nouvelle fois, a Paris, devant leur 
juridiction ou devant celle de leurs collegues. Ce sera le cas le 9 mai 1995, a 
13 h 30, ou je comparaitrai, a la XVII e chambre du tribunal correctionnel de 
Paris, devant Martine Ract-Madoux, et cela sur la plainte du ministere public 
et d'associations diverses pour avoir publie ma Reponse a Jean-Claude 
Pressac. Je suis poursuivi pour avoir « contested, en particulier, les 
«crimes» commis par l'Allemagne a Auschwitz, tels qu'ils ont ete decrits et 
chiffres par le tribunal de Nuremberg en 1946 ! 



Les plaidoiries soumises a censure 
au proces de Nuremberg 

Au proces de Nuremberg, les plaidoiries des avocats etaient suivies des 
plaidoiries du ministere public ! Autrement dit, la plaidoirie des avocats etait 
prise en etau entre, au debut, 1' accusation formulee par le ministere public et, 
a la fin, l'accusation formulee a nouveau par le meme ministere public. 



(A la fin, bien entendu, les accuses eux-memes avaient le droit a une tres 
courte declaration avant la deliberation des juges et le prononce de la 
sentence.) 

Les plaidoiries des avocats devaient etre ecrites et prealablement soumises 
aux juges qui autorisaient ou censuraient a leur discretion la lecture de tel ou 
tel passage. Si bien qu'aujourd'hui, a la lecture des plaidoiries, on constate 
que reviennent de facon intermittente, dans la bouche des avocats s'adressant 
au president, des formules signifiant: «Je laisse ici de cote les pages tant a 
tant dont le Tribunal ne permet pas la lecture » ! 



Un exemple de bidonnage journalistique 
Rommel, Hitler et les chambres a gaz 

Dans le jargon du journaliste, le bidonnage consiste a fabriquer, a partir d'un 
peu de vrai, du faux qui fasse sensation. Sur la seconde guerre mondiale les 
journalistes bidonnent considerablement. Pour peu qu'on les peigne comme 
tout droit venus de l'Enfer, Hitler, la croix gammee, les SS, Mengele, 
Auschwitz et la Gestapo font vendre du papier. Sur le terrain de cette sorte de 
production pornographique, c'est a qui, chez les journalistes, parviendra a 
battre leur confrere Christian Bernadac. En ce domaine, la presse de province 
rivalise avec le journal Le Monde. 

Puisons un exemple dans un organe de presse de la France profonde: le 
quotidien La Montague, edite a Clermont-Ferrand, et arretons-nous un instant 
sur le cas de l'un de ses journalistes : Daniel Desthomas. Depuis de longues 
annees, avec son confrere Jean Baruch, lequel signe «J. B. », il publie dans la 
rubrique «On en parle» des articles ou il joue a l'erudit, en particulier sur le 
sujet de la seconde guerre mondiale. 

II y a quelques mois, dans un article intitule «Le Renard du desert », 
D. Desthomas apprenait ainsi a ses lecteurs que le marechal Rommel, a son 
retour dAfrique, avait fait a Berlin deux terribles experiences. Pour commen- 
cer, il avait tout d'un coup vu «clair» en apprenant «l'ignominie des cham- 
bres a gaz». Puis, il s'en etait alle trouver Hitler, mais ici ecoutons le 
journaliste: 

«Bouleverse, [Rommel] va rencontrer Hitler et de- 
nonce l'intolerable, propose la dissolution de la Gestapo 
et des SS au profit des troupes regulieres. Hitler l'ecoute 
mais lui signifie qu'il ne changera pas ses methodes. » 
Dans le passe, j'avais, a de nombreuses reprises, mis en garde D. Des- 
thomas, J. Baruch et les responsables de La Montague contre ce genre 
d'informations manifestement inventees de toutes pieces. Je le faisais en leur 



fournissant ou en leur proposant l'envoi de tous les documents desirables. En 
pure perte. Cette fois-ci, je decidais de proceder autrement. Je priais ma 
collaboratrice de bien vouloir adresser une lettre a D. Desthomas pour lui 
demander ses sources sur un point, un seul, et cela afin d'etre plus simple : 
d'ou venait l'information selon laquelle le marechal Rommel avait 
soudainement appris l'existence des chambres a gaz ? 

La reponse se fit longuement attendre. A vrai dire, le journaliste commenca 
par ne pas repondre du tout, meme apres une lettre de relance. II fallut en 
appeler a la direction du journal pour qu'enfin D. Desthomas fit, non sans 
aplomb, la reponse suivante : 

« Mes sources sont multiples. II s'agit du temoigna- 
ge du fils du marechal, Manfred Rommel, actuellement 
mairc de Sluligarl. dans l'hcbdomadairc Die Woche du 2.*i 
maiaul er juin 1994 relate par l'Agence France-Prcssc; de 
l'article d'Alain Decaux, dans le numero d'Historia de mars 
1978; du recit de la comtesse Waldeck, amie d'Erwin 
Rommel, recit paru dans le numero de Janvier 1949 de Se- 
lection du Reader (sic) Digest. » 
Sur quoi ma collaboratrice lui fit quatre observations : 

1) Ces trois pretendues sources n'etaient que des references. 

2) La comtesse Waldeck avait quittel' Allemagne en 1931 pour aller s'etablir 
aux Etats-Unis. Elle n'etait pas en Allemagne pendant la guerre. L'article en 
question ne mentionnait tout simplement pas les chambres a gaz '. 

3) Alain Decaux avait ecrit : « [Rommel] a appris l'extermination des Juifs, 
l'existence des camps de concentration, des chambres a gaz. II est atterre, 
bouleverse 2 . » Or, selon son habitude, A. Decaux avait ecrit la un article de 
style plus romanesque qu'historique. Non seulement il n'indiquait aucune 
source mais il commettait une grave erreur. Rommel savait, en effet, depuis 
des lustres l'existence des camps de concentration puisque le regime hitlerien, 
des 1933, se vantait de ces realisations-la et les presentait volontiers aux 
visiteurs etrangers comme plus humaines que les prisons. 

4) Manfred Rommel avait effectivement donne une interview a 
1'hebdomadaire Die Woche mais voici ce qu'on y trouvait sur le sujet: 
« [Manfred Rommel au sujet de son pere Erwin Rommel] Vers la meme 
epoque (fin 1943, debut 1944) il apprit du maire de Stuttgart que les Juifs 
deplaces etaient mis a mort dans des chambres a gaz. - Die Woche: Cela se 
savait done 1 - Manfred Rommel : Pas au point d'etre generalement connu. 
C'etait en quelque sorte un bruit 3 . » 

Ma collaboratrice ajoutait : 



1. «La Verite sur la mort de Rommel ». Reader's Digest. Janvier 1949, p. 1 

2. A. Decaux, « Rommel ehoisit sa moil;. Historia. mars 19/8. p. 2n .V>. 

3. A. Juhnke, « Das war unsere Befreiung ». 



«Bien que l'affirmation plutot vague de Manfred 
Rommel et sa reponse embarrassee a la question du journa- 
liste («C'etaiten quelque sorte un bruit. ») ne m'aicnl pas 
semble de nature a affirmer que le marechal Rommel tenait 
pour sure l'existence des chambres a gaz, j'ai voulu \ cri ficr 
ces propos a la source, e'est-a-dire en consultant le livre de 
Karl Strolin: Venxiter oder Patrioten ? Der 20. Juli 1944 
und das Reciu auf Widerstand. Pas un instant Strolin, 
maire de Stuttgart de 1933 jusqu'a la fin de la guerre, n'y 
mentionnait les chambres a gaz. » 
D. Desthomas aurait egalement pu se voir rappeler qu'au proces de 
Nuremberg K. Strolin, entendu comme temoin, le 25 mars 1946, avait parle 
du marechal Rommel sans evoquer le moins du monde les chambres a gaz '. 
En conclusion, D. Desthomas avait bidonne deux fois : d'abord en lancant une 
information denuee de fondement et, ensuite, en cherchant a se justifier, de 
maniere tardive et laborieuse, par la production de references fallacieuses. 
En poussant le jeu un peu plus loin, il aurait ete interessant de le voir 
repondre a la question subsidiaire que nous avions decide de lui epargner: d'ou 
venait l'autre information, celle selon laquelle le marechal Rommel avait 
denonce devant Hitler en personne 1'emploi des chambres a gaz, lequel Hitler 
lui avait signifie qu'il continuerait d'employer des chambres a gaz ? Car la 
aussi D. Desthomas avait bidonne. 

Additif 

Dix mois plus tard, nullement echaude par l'affaire, le meme journaliste 
signait dans la meme rubrique un article de plus sur le sujet des chambres a 
gaz 2 . Cette fois-ci, il m'obligeait a adresser personnellement une lettre au 
directeur de la publication ou j'epinglais D. Desthomas a propos de ses 
bourdes et inepties: Heydrich, en personne, avait preconise l'asphyxie par le 
gaz; le bourreau desjuifs s'appelait Heichmann (sic); il y avait eu «quelque 
5.978.000 victimes juives dont 2.800.000 pour la seule Pologne», etc. 
Le cas de D. Desthomas, journaliste a Clermont-Ferrand, est mal- 
heureusement typique de la profession: on fabrique une information; on 
l'assene avec aplomb; prie de citer ses sources, on fait la sourde oreille; 
contraint de repondre, on repond n'importe quoi; place devant l'evidenced'une 
fabrication journalistique, on ne manque pas de recidiver avec encore plus 
d'aplomb des que 1'occasion s'en presente. 



des chambres a gaz 



L'edition critique des Journaux d'Anne Frank 

- Rijksinstituut voor Oorlogsdocumentatie, De Dagboeken van Anne Frank, 
Uitgeverij Bert Bakker, Amsterdam, 1986, XX-716 p. + livret de 22 p. 

-- Niederlandisciics Slaalliches Institut fiir Kriegsdokumentation, Die 
Tagebucher der Anne Frank, S. Fischer Verlag, Frankfurt-am-Main, 1988, 
X-792 p. + livret de 30 p. 

- Institut national neerlandais pour la documentation de guerre, Les Journaux 
dAnne Frank, Calmann-Levy, 1989, 765 p. (livret integre). 

- The Netherlands State Institute for War Documentation, The Diary of 
Anne Frank. The Critical Edition, Doubleday, New York, 1989, 
719 p. (livret integre). 



II s'agit d'une entreprise maladroite qui, si 1'on y regarde de pres, confirme que 
j'avais raison d'incriminer Otto Frank '. Par ailleurs, on ne repond pas a mes 
arguments physiques et materiels ; d'abord on donne un resume caricatural de 
ces arguments; ensuite, on ne reproduit plus aucun plan des lieux ! 
L'expertise d'ecriture du laboratoire de Wiesbaden (traces d'une encre de stylo a 
bille) n'est ni clairement presentee ni clairement refutee. 
Les trois expertises sur lesquelles sefondait Otto Frank pour declarer que le 
journal elciil aitlhenlique sont, cette fois-ci, toutes les trois declarees sans 
valeur ! De meme pour le livre d'Ernst Schnabel, Spur eines Kindes, publie 
en 1958 ! 

Enfin, pour en revenir a l'ecriture des manuscrits, on a, depuis la publication 
de cette « edition critique» (en 1986 dans sa version neerlandaise), decouvert 
des specimens de l'ecriture d'Anne Frank qui sont sans rapport avec les 
specimens d'ecriture presentes dans cette « edition critique ». 
Last, not least, les responsables de cette « edition critique», pressentant que 
j'allais m'interesser a la vie d'Otto Frank avant et apres 1945, ont prefere 
prendre les devants et creer des contre-feux. C'est ainsi qu'ils ont ete conduits 
a faire d'extraordinaires revelations sur les malversations financieres, sinon 
les pures et simples escroqueries financieres d'Otto Frank et de son frere (tous 
deux possedaient une banque bien avant la guerre en Allemagne). Apres la 
guerre, Otto Frank a egalement eu des ennuis avec la justice neerlandaise 
pour collaboration economique de son entreprise commerciale avec l'ennemi 
pendant la guerre. 

D'une maniere generale, l'image d'Otto Frank qui se degage de la lecture de 
certains chapitres initiaux de ce gros livre est plutot celle d'un malhonnete 
homme sur le plan de la finance et de l'edition. 



I Voy. leur proprc « Conclusion ». p. 207-208 de l'edition franfaise 



Cette « edition critique » ne presente aucun modele de l'ecriture d'Isa Cauvern 
qui, avant de se suicider en 1947, avait collabore avec son mari et avec Otto 
Frank a la confection du Journal d'Anne Frank. Le role joue par Miep Gies 
est tout a fait trouble et celui d'Anneliese Schiitz est quasiment passe sous 
silence. 

Le Livre des Contes n'est ni presente, ni etudie. J'en ai vu le manuscrit a 
Bale en 1977. Ce manuscrit est stupefiant par son ecriture d'adulte, sa 
presentation et... son repertoire: le tout semble l'oeuvre d'un vieux comptable 
et non d'une jeune fille. 

Dans 1' « edition critique », j'ai note l'absence, dans les versions neerlandaise, 
francaise et anglaise, de la fameuse lettre (20 fevrier 1944) du « tapis brosse 
toutes fenetres fermees», qui est presente dans la version allemande. II est 
probable qu'une comparaison attentive des quatre versions ferait apparaitre 
d'autres anomalies. 

[Publie, en espagnol, dans: Enrique Aynat, El holocausto a debate. 
Respuesta a Cesar Vidal, Apartado de Correos 12.803, 46020 Valen- 
cia, Espagne, 1995, 189 p.; voy. Apendice 4. « La edition critica del 
diario de Ana Frank. Un comentario de Robert Faurisson», p. 175- 
176. Le texte est inedit en francais.] 



30 mars 1995 

Serge Klarsfeld divise par quatre le nombre 
des fusilles du Mont Valerien 

(Commentaire de deux articles dates du 30 mars 1995, parus dans Le 
Monde et Le Figaro, ce dernier elan i intitule « Mont-Valerien: les vrais 
chiffres. De Janvier 1941 a juin 1944, les nazis y ont fusille 1007 
resistants et non 4500. ») 

On y apprend que S. Klarsfeld vient de publier «la liste exhaustive » des 1007 
personnes fusillees entre le ler Janvier et le 15 juin 1944 au Mont-Valerien, 
a Suresnes. «Afin de retablir la verite historique, M e Klarsfeld demande au 
ministre des Anciens combattants et victimes de guerre, Philippe Mestre, de 
rectifier ce nombre. Cela permettrait, selon [Klarsfeld], «derevaloriser le role 
des juifs dans la Resistance, le nouveau chiffre evaluant a 17 % la 
participation des juifs au martyre du Mont-Valerien au lieu de 3,5 % alors 
qu'ils representaient 0,8 % de la population francaise. » (Le Figaro) Passons 
sur le calcul sordide et l'absurdite des considerations que ces chiffres entrai- 
nent dans l'esprit manifestement derange de cet avocat et notons la reaction 
du ministere, donnee par Le Monde : « [Cette rectification rapide] ne se fait 
pas d'un trait de plume et cela demande des contacts avec 1' ensemble des 



groupes de resistants, explique un membre du cabinet. Est-il opportun de le 
faire juste avant les commemorations du cinquantenaire ?» Le journaliste 
Greilsamer rappelle que, «en 1987, la communaute juive avait modifie la 
plaque commemorative de la grande rafle du Velodrome d'hiver pour indiquer 
que 8160 personnes, dont 4.1 15 enfants, avaient ete internees dans l'enceinte 
du stade en 1942, et non trente mille ». 

S. Klarsfeld vit dans la hantise des revisionnistes. II cherche a leur couper 
l'herbe sous le pied. Les revisionnistes n'ont cesse de dire que tous les 
chiffres officiels portant sur les «victimes du nazisme» sont conside- 
rablement gonfles. On en a ici un nouvel exemple. Au Mont-Valerien, les 
Allemands ont fusille environ mille « resistants » ou «terroristes» et on en a 
ajoute environ trois mille. Pourquoi se gener ? II est a noter que tous les 
arguments utilises par Klarsfeld sont precisement ceux des revisionnistes. 
Klarsfeld est soucieux de valoriser les juifs. II le fait ici, une fois de plus, a 
sa maniere. Les Allemands avaienl raison - on le voit - de considerer que les 
juifs jouaient un role primordial dans la «Resistance». Les «tueurs a la balle 
et au couteau» etaient souvent juifs ou aides par les juifs. («Ohe, les tueurs a 
la balle et au couteau, tuez vite ! » ; ces paroles du Chant des Partisans sont 
de deux juifs: Joseph Kessel et Maurice Druon.) 



Commentaire d'une lettre ouverte de Michael Shermer 

Le 14 mars 1995, Michael Shermer, directeur du « Skeptics Society » et de 

Sceptic Magazine a publie une « Lettre ouverte aux revisionnistes de 

l'Holocauste», dans laquelle il consacre une section de trois cent mots a une 

conversation que nous avions eue tous deux, a Los Angeles, en septembre 

1994, a mon invitation. II ne m'a pas envoye de copie de cette lettre ouverte. 

Aujourd'hui, 31 mars, j'en ai recu une copie du D r Toben (Australie), que je 

remercie de bien vouloir publier le present commentaire [dans Adelaide 

Institute]. 

J'avais appele l'attention de M. Shermer sur le fait qu'en accusant les 

Allemands 

1/ d'avoir decide la construction d'abattoirs chimiques pour tuer les juifs de 

facon systematique et en grandes quantites, 

2/ d'avoir construit cette «arme du crime », et 

3/ de l'avoir utilisee pendant des annees en usant d'une technique speciale et 

d'un mode d'emploi specifique, 

c'est a lui qu'incombait, du meme coup, la charge de la preuve. 

Personnellement je lui ai demande, comme c'est F usage en matiere 

criminelle, quelles etaient ses preuves materielles ou physiques. Pour 

commencer, j'aurais aime qu'il repondit a mon simple defi: «Montrez-moi 

ou dessinez-moi une chambre a gaz nazie». 

Les mots «Montrez-moi» signifient que, s'il croit que les chambres a gaz 

nazies qu'on montre a Auschwitz ou ailleurs sont en fait de vraies chambres a 

gaz nazies, il lui suffisait de prendre la simple responsabilite de dire: « Voici 

une chambre a gaz nazie. » Nous en aurions alors tous deux discute. 

Les mots «... ou dessinez-moi» signifient que, s'il considere que «les 

Allemands ont detruit toutes leurs chambres a gaz d' execution » ou que «les 

chambres a gaz nazies montrees aux touristes sont incompletes, reconstruites 

ou non-authentiques », il lui suffirait de me montrer, par un dessin, ce 

qu'etait dans la realite une vraie chambre a gaz nazie avec, bien sur, sa 

technique et son mode d'emploi. Nous en aurions alors tous deux discute. 

Dans son article, M. Shermer n'a rien montre ni dessine de ce genre. Dans 

notre conversation, il n'a pas traite du sujet. II m'a demande ce que 

j'entendais par «preuve». Mais j'avais deja repondu a cette question: c'etait, 

comme dans une affaire criminelle, une representation physique ou materielle 

del'arme du crime. S'il n'en etait pas d'accord, il lui fallait me dire ses 

raisons et m'apporter ce que, pour sa part, il appelait une preuve, non en 

theorie mais dans la pratique. 

J'ai insiste et repete que, pour sa part, il n'avait a me fournir qu' une preuve 

de son cru. Apres tout, il avait formule une accusation [contre l'Allemagne] ; 



la preuve lui incombait ; il ne dependait que de lui de decider quel genre de 
preuve il nous fournirait. Nous aurions alors tous deux discute de cette 
preuve. Malheureusement il n' a jamais rien soumis a notre reflexion. 
Aujourd'hui, le voila qui ecrit: «Je pensais que peut-etre l'esprit [de 
Faurisson] prendrait une tournure philosophique.» Mais c'est precisement 
parce que j'ai l'habitude d'entendre tant de considerations «intellectuelles» ou 
«philosophiques» (les Francais en sont friands), queje m'en mefie beaucoup 
lorsque le sujet de la discussion porte sur un crime ou sur l'arme d'un crime. 
J'insiste alors sur l'importance des preuves materielles ou physiques, car je 
prefere Sherlock Holmes ou Scotland Yard a Socrate ou a Pyrrhon (le 
sceptique). 

Andrew Allen assistait a notre conversation. Je reconnais avoir «pointe mon 
doigt, avec insistance», sur le visage de M. Shermer. II ne s'agissait pas de 
«tactique». Laraisonen etait que jerepetais: «Vous etes l'accusateur. Vous 
et personne d' autre ici. En consequence, fournissez-moi une preuve, une seule 
preuve a l'appui de votre terrible accusation. » 

C'etait une facon de dire a M. Shermer: «N'esquivez pas votre 
responsabilite !» 

Bref, aujourd'hui encore, nous en sommes a attendre de M. Shermer qu'il 
nous montre a quoi pouvait bien ressembler une chambre a gaz nazie (l'arme 
clu crime) avec, bien sur, sa technique et son mode d'emploi. 
Je rappelle que, le 30 aoiit 1994, en presence de quatre temoins, Michael 
Berenbaum, directeur de recherches a YHolocaust Memorial Museum de 
Washington, a ete amene arepondre en ces termes a mon defi: «Nous avons 
pris la decision de ne donner aucune representation physique de la chambre a 
gaz nazie. » Sur ce point ainsi qu'en ce qui concerne l'absurde maquette du 
Krematorium-II [cense contenir une chambre a gaz homicide] ainsi que mon 
argumentation sur «No holes, no "Holocaust"* (pas de trous, pas 
d'«Holocauste»), voyez Adelaide Institute, 10 novembre 1994, p. 4-5. 

Public duns Adelaide Institute, n°25, 20 avril 1995, p. 5. 



Selon le Talmud, Jesus est, pour l'eternite, 
plonge dans des excrements en ebullition 

Le Talmud impregne profondement la vie juive, y compris dans les aspects 
materiels de l'existence quotidienne. II est la transcription de la tradition orale 
juive. Ouvrage fondamental du judaiisme, il est destine a servir de code du 
droit canonique et, aussi, du droit civil. 

Les juifs se plaignent souvent de l'image que donnent d'eux a la fois 
l'Evangile et la doctrine chretienne. Mais quelle image trouve-t-on, par 
exemple, de Jesus dans le Talmud ? 

Cette image est atroce. A lui seul, le sort reserve a Jesus apres sa mort 
fournit un exemple de ce que le Talmud raconte sur le «faux Messie». 
«Au premier siecle de notre ere, [dit le Talmud] un 
certain Onkelos, I'ils de Kalonikos [ou Kolonikos] et de la 
soeur de l'empereur Titus, envisagea de se convertir au ju- 
dai'sme. En consequence i! decida d'evoquer par la necro- 
mancie les ombres de trois ennemis jures des juifs: Titus, 
Balaam et Jesus. Titus avait ruine Jerusalem en l'an 70; 
Balaam avait ete un prophete mesopotamien envoye par le 
roi Moab pour maudire les Hebreux; Jesus avait ete un 
« faux Messie » . 

Aux trois, Onkelos posa la meme question: «Qui, 
dans ['autre monde, est tenu dans la plus haute estime ?» 
Tous trois repondirent: «Israel.» Et Jesus,pour sa part, 
conseilla a Onkelos, a propos des juifs: «Recherche leur 
In n !i ii i ! ii i mi i in M in 1 ii on H i les 

touche touche a la prunelle de ses yeux. » 

Puis, a chacun des trois, Onkelos posa une autre 
question: « Quelle est votre punition ?» 

- Titus lui repondit que, chaque jour, ses cendres 
claicnl rassciiiblccs, faisaient l'objet d'une condamnalion. 
etaient brulees a nouveau et, enl'in. rcpanducs sur les scpl 

- Balaam lui repondit qu'ii etait plonge dans du sper- 
me en ebullition. 

- Jesus, pour sa part, lui repondit qu'il etait plonge 
dans des excrements en ebullition. » 

Sources: 

I )Dcr Babylonischc Talmud \Gilliu, V, VI, Fol. 57], neu ubertragen durch 
Lazarus Goldschmidt, Berlin, Judischer Verlag, 1932, p. 368 («Mit 
siedendem Kote ») ; 



2)The Babylonian Talmud [Seder Nashim, Gittin, Fol. 57], under the 
editorship of Rabbi D r I. Epstein, London, The Soncino Press, 1936, 
p. 260-261 («With boiling hot excrement »). 

P.S. La version juive allemande fait apparaitre le nom de Jesus dans le corps 
meme du texte et la version juive anglaise dans une note situee en bas de 
page. 

Explication: j'ai redige ce texte pour l'avocat de Marcel Junin, professeur 
retraite de l'enseignement catholique. Dans une lettre a Sud-Ouest, M. Junin 
avait, en termes moderes, exprime son disaccord avec M gr Eyt, archeveque de 
Bordeaux, qui, dans une conference, avait dit que seuls les Romains avaient 
ete les responsables de la mort de Jesus. Le grand rabbin de Bordeaux est 
intervenu pour dire que les juifs n' avaient aucune responsabilite dans la mort 
de Jesus, vu que le recit evangelique etait sur ce point truffe 
d'invraisemblances. La LICRA a porte plainte en justice contre M. Junin. En 
premiere instance, ce dernier a ete acquitte mais la LICRA a interjete appel. 
L'appel a ete plaide a Agen. L'arret sera rendu le 12 juin. L'avocat est 
pessimiste. 

C'est a Arthur Butz que je dois textes et references. II parait que dans ses 
versions actuelles, sauf les versions en hebreu, le Talmud est couramment 
falsifie. Voyez 1' extraordinaire petit livre d'lsrael Shahak, Jewish History, 
Jewish Religion, The Weight of Three Thousand Years '. 



Un etonnant numero special d'Historia 
sur «les camps de la mort» (mars-avril 1995) 

Le magazine Historama-HistoriaVwiW do consacrer son numero special n° 34 
a une serie d' articles sur «Les camps de la mort». Dans l'amas habituel 
d'exagerations et d'inventions sur le sujet, on discerne quelques articles ou 
quelques elements d' articles qui temoignent de l'avancee du revisionnisme 
historique dans l'esprit d'historiens et de journalistes pourtant attaches a la 
defense de la these du genocide des juifs et des chambres a gaz nazies. 



La tragedie de Liibeck 

Aux pages 10-11 figure un tableau intitule «Les camps de travail et les 
camps de la mort dans le Grand Reich». A propos du camp de Neuengamme 
on note : 

« Particularite : des avions britanniques coulent, le 
3 mai 1945, quatre navires charges de depones evacucs 
[de Neuengamme], provoquant la mort de 7.300 deportes 
et 600 Allemands (e'est la tragedie de Liibeck) '. » 
Passons sur les details et relevons ici un tragique fait de guerre, parmi bien 
d'autres, ou ce sont les Allies et non les Allemands qui sont justement 
rendus responsables de la mort de milliers de deportes. 

Les Tsiganes: des chiffres revus et corriges 

Aux pages 14-17, Denis Peschanski, chercheur au Centre national de la 
recherche scientifique, attache a I'Institut d'histoire du temps present, resume 
en un article son dernier ouvrage: Les Tsiganes en France 1939-1946. II 
ecrit: 

«Jusqu'a ce jour l'historiographie la plus serieuse re- 
tenait, pour la France, les chiffres suivants: 30.000 
Tsiganes internes dans les camps, un peu plus de 20.000 
deportes et 18.000 morts. Or, on a pu determiner aujour- 
d hui que J. 000 Tsiganes seulemenl (ce qui est deja consi- 
derable) out connu les camps francais enlrc 1940 et 1946. 
A l'echelle de l'Europe, le chiffre de 500.000 deportes 
avance par certains historiens semble, la encore, tres au- 
dessus de la realite. — II y a indcniablemcnl crime contre 
I'humanite puisque perpetre contre des gens non pour ce 
qu'ils ont Tail mais parce qu'ils sont nes. Mais il n'y a pas 
eu d'entreprise exterminatrice a l'echelle europcenne. 
comme ce fut le cas pour les luifs 2 . » 
La formule «non pour ce qu'ils ont fait mais parce qu'ils sont nes » releve de 
l'effet de style; elle pourrait s'appliquer pour toutes les guerres et pour toutes 
les victimes d'actes de guerre. Les enfants des cites allemandes briilees au 
phosphore mouraient, eux aussi, a ce compte, «parce qu'ils etaient nes». Ni 
pour les juifs, ni pour les Tsiganes, ni pour quelque autre groupe que ce fut, 
il n'y a eu d'ordre, de plan ou de politique d' extermination physique. Pour ne 
s'en tenir qu'au groupe ici considere, celui des Tsiganes, rappelons que, 
durant la guerre, certaines troupes de Tsiganes ont beneficie d'une relative 
liberte de mouvement tandis que d'autres ont ete, pour des raisons de securite 



notamment, internees dans des camps administratifs ou de concentration. 
Contentons-nous, pour l'heure, de retenir que «l'historiographie la plus 
serieuse» avait multiplie par dix le nombre reel des Tsiganes internes en 
France. Pour ce qui est du nombre des morts, «l'historiographie la plus 
serieuse» avancait le chiffre de dix-huit mille. D. Peschanski, lui, n'avance 
aucunchiffrede morts dans son article, de crainte, sans doute, qu'on se rende 
compte que, sur ce chapitre, «l'historiographie la plus serieuse» a multiplie 
le chiffre reel par bien plus de dix. 

Revision de Hoss et de l'importance 
des chambres a gaz d'Auschwitz 

Aux pages 25-33, Michael Marrus, professeur d'histoire a l'universite de 
Toronto (Canada), traite du «R61e d'Auschwitz dans la solution finale ». M. 
Marrus, qui est juif et qui a tenu sur les revisionnistes les propos les plus 
insultants, avait publie en francais, avec l'Americain Robert Paxton, Vichy 
et les Juifs. Les tenants de la these du genocide des juifs ont fait grand cas, 
pendant pres de cinquante ans, de l'aveu de Rudolf Hoss, l'un des trois 
commandants successifs du camp d'Auschwitz. Pour ces historiens, il fallait 
croire R. Hoss quand, dans ses aveux aux vainqueurs, il pretendait avoir ete 
informe au milieu de l'annee 1941, a Berlin, par Himmler, de ce 
qu'Auschwitz allait devenir un camp d' extermination et allait ainsi inaugurer 
une politique d' extermination physique des juifs. Au debut des annees quatre- 
vingt, les historiens officiels ont commence a mettre en doute cet aveu, si 
commode pour leur these, de R. Hoss. Mais a quelle date fallait-il faire 
commencer cette politique d' extermination physique ? La, faute de preuves, 
on s'est livre a des supputations, toutes plus arbitraires les unes que les 
autres. M. Marrus, pour sa part, semble se rallier a la these de Jean-Claude 
Pressac pour lequel cette politique n' a pas pu commencer en juin 1941 mais 
durant l'ete 1942. II ecrit: 

« [...] Jean-Claude Pressac pense que Hoss s'est trom- 
pe de toute une annee et que la reunion [avec Himmler, a 
Berlin] n'eut lieu en realite qu'au mois de juin de l'annee 
suivante [soit, juin 1942]. Rien ne semble indiquer qu'on 
• oil in! ii ,i i i issinci les Juifs sur une vaste echelle 
au cours de l'ete et del'automne 1941, ni meme de l'hiver 
1941-42 '.» 
M. Marrus balaie, en une phrase lourde de sens, toutes les elucubrations, 
meme les plus recentes, sur le nombre des pretendus gazes d'Auschwitz. II 
ecrit: 



« Personne ne sait avec precision combien de depor- 
tes furent assassines ni par quels moyens '. » 
Puis, ce qu'il dit des pretendues chambres a gaz homicides devient 
particulierement significatif du desarroi des exterminationnistes. Pour 
M. Marrus, il ne faudrait plus mettre 1' accent sur ces chambres a gaz et sur 
leurs prouesses. Dans son desir manifeste de passer discretement sur le sujet 
des chambres a gaz, il en vient a ecrire que, pour ce qui est d'exterminer, la 
science americaine a depasse, et de loin, la science allemande ! Mentionnant 
le «projet Manhattan », c'est-a-dire le projet americain de fabrication des 
bombes atomiques sous la responsabilite, en particulier, de R. Oppenheimer, 
un juif americain, il en vient a ecrire : 

«Le caraclcrc "remarquable" d' Auschwitz, a-t-on dit 
parfois, reside dans ['application sans precedent de tech- 
nologies de pointe et de methodes scientifiques ultramo- 
dcrncs au meurtre d'etres humains et a l'elimination de 
leurs cadavres L---J- 11 ne faudrait pourtant pas exagerer [le] 
niveau d'efficacitc lechnique on scicnlifiquc [des chambres 
a gaz nazies]. Auschwitz n'etait pas l'equivalcni allemand 
du projet Manhattan [...]. La machine de destruction con- 
struite par Topf et les autres entrepreneurs SS n'avaii rien 
d'une merveille scientifique. Le personnel de Topf et ses 
employeurs SS se servirent sans nul doute de leur savoir 
pour resoudre leurs problemes d' assassins, mais leur tra- 
\ ail fait penser bien plus a un atelier d'artisan qu'a un vrai 
laboraloire scientifique. L'histoire d' Auschwitz montre 
que, quelle que soit la maniere dont leur vint l'idee d'assas- 
siner les Juifs d'Europe, les nazis consacrerent peu de 
temps a la maniere dont ils viendraient a bout de leur 
tache 2 . » 
M. Marrus conclut: 

«Ce que nous pouvons dire avec certitude, e'est 
qu'ils voulaient la mort des Juifs et qu'ils la voulurent plus 
que jamais lorsque les perspectives du Reich s'assombri 
rent en 1943 et 1944 3 . » 
Toutefois, pas un instant M. Marrus ne nous dit sur quoi il fonde cette 
« certitude » qui ressemble plus a une persuasion du coeur qu'a une conviction 
de 1' esprit. 

Revision des chiffres de la deportation en France 

Aux pages 54-59, Olivier Lalieu, qui participe au seminaire d'histoire de la 
Shoah a l'universite de Paris-I et qui est l'auteur de La Deportation 

l.Id.,p. 33. 
2. Ibid. 
?, Ibid. 



fragmentee (La Boutique de l'Histoire, 1994), signe un article intitule 
«Survivre au quotidien». II revise a la baisse, de facon sensible, les chiffres 
jusqu'ici generalement admis, d'abord pour le nombre des deportes de France, 
raciaux ou non raciaux, puis, parmi ceux-ci, pour le nombre des morts. II 
ecrit: 

« En France, entre 1940 et 1944, 63.085 personnes 
sont deportees par les nazis au titre de droit commun, de 
resistants et d'otages. 59 % d'entre elles reviennent [en 
Fraiicc|. Fn revanche, sur les 75.721 juifs achemines vers 
les camps d'extermination, seuls 2.000 retrouvent le sol 
national en 1945, soit 3 % '. » 
Ce qui revient a dire qu'au bout de cinquante ans d'exagerations et de 
dissimulations on avance aujourd'hui, de source officielle, que pres de cent 
quarante mille personnes ont ete deportees de France (y compris les criminels 
de droit commun) et que pres de quarante mille ont survecu. Mais le chiffre 
des survivants juifs est entierement a revoir. Sans le preciser ici, O. Lalieu 
ne fait que reprendre les affirmations de Serge Klarsfeld. Ce dernier, qui 
evalue le nombre des survivants a deux mille cinq cents, et non a deux mille, 
dans son Memorial de la deportation des juifs de France 2 , a ajoute des 
survivants dans les Additifs de son memorial et, surtout, il a du admellre 
qu'il n'avait essentiellement comptabilise comme survivants que les juifs qui 
etaient revenus en France et qui avaient pris la peine, sans qu'on le leur 
demande officiellement, de venir se declarer vivants au ministere des Anciens 
combattants, et cela avant le l er Janvier 1946 3 ! Rappelons que la grande ma- 
jorite des juifs deportes de France etaient etrangers ou apatrides et qu'on voit 
mal pourquoi beaucoup d'entre eux auraient voulu, apres la guerre, revenir 
dans notre pays au lieu de rester dans le pays dont ils etaient originaires ou de 
s'expatrier vers la Palestine, les Etats-Unis ou d'autres pays. Je repete ici ce 
que j'ai si souvent dit: « Le vrai chiffre des survivants juifs de la deportation 
peut, avec les moyens modernes de l'informatique, etre determine a l'aide des 
innombrables documents detenus, en Allemagne mais sous la responsabilite 
du Comite international de la Croix-Rouge (CICR), par le Service inter- 
national de recherches d'Arolsen-Waldeck (SIR). Mais ce service a dissous en 
1978 sa "Section historique" et refuse tout acces aux chercheurs indepen- 
dants». 

La tenue rayee des deportes 

Detail qui a son importance pour l'image qu'on se fait en general du deporte, 
Hisloria ccrit au sujet du plus severe de tous les camps, celui de Mauthausen: 



« La tenue rayee est reservee a ceux qui travaillent 
hors du camp. Les autres detenus portent des vetements 
civils '. » 
D'ailleurs, cette tenue rayee ressemblait a s'y meprendre a la tenue rayee de 
certains bagnes americains d'avant-guerre, notamment dans l'Alabama. 

La raison des horreurs de Bergen-Belsen 

Le meme O. Lalieu reconnait que les visions horribles de Bergen-Belsen sont 

dues aux ravages exerces par le typhus. II ecrit: 

« A Bergen-Belsen, I'epidemie de typhus prend [a la 
fin de la guerre] une tournure dramatique. Sur les 1.200 sur- 
vivants francais a l'arrivee des Anglais le 14 avril 1945, 
les deux tiers vonl mourir avani lcui rapalricmcnt 2 .» 

Une resistance mythique 

Aux pages 66-71, Jean-Michel Chaumont, auteur d'un livre Autour 
d' Auschwitz, ecrit, dans un article intitule «Soulevements, revokes et 
resistance »: 

« Presque tout ce qui a ete ecrit sur la resistance dans 

les camps de concentration rc!c\ e davantage de l'apologie 

que de l'histoire stricto sensu 3 . » 

Regarder la verite en face 

J.-M. Chaumont conclut sur le sujet: 

« Apres cinquante ans, il faut se resoudre a regarder la 

Que dirait aujourd'hui Francois Mauriac de la propagande de guerre et de 
haine, lui qui, ainsi que le rapporte Gerard Chauvy 5 , estimait, des le l er juin 
1945, que l'horrible realite de tous ces cadavrcs«/;/.v/ que de toutes ces villes 
detruites imposait qu'on se passe desormais de propagande? II ecrivait, en 
effet: 

«Commencons par cela: efforcons-nous desormais 
i n 1 1 i i i i i in i i i i i i II 

propagande, voila l'ennemie. Devant ces images dont elle 
cherche a creer en nous ['obsession, penetrons-nous de 
cette verite que l'espece humaine vient de subir le plus 
grand de ses desastres, que les villes aneanties ne sont que 



1. Id., p. 56. 

2. Id., p. 58. 

3. Id, p. 66. 



Revision d'Auschwitz par Pressac 

Aux pages 114-125, J-C. Pressac, pharmacien d'officine dans la region 
parisienne, propose une «Enquete sur les camps de la mort». Jusqu'a la 
troisieme colonne de la page 119, il se contente de rappeler la these qu'il a 
developpee dans son ouvrage Les Cremaioircs d 'Auschwitz. J'ai commente 
cet ouvrage, depourvu de toute valeur scientifique, dans ma Reponse a Jean- 
Claude Pressac sur le probleme des chambres a gaz. Jc ne reviendrai pas ici 
sur les multiples concessions faites par J.-C. Pressac aux conclusions des 
revisionnistes. En bref, pour Pressac, les Allemands n'ont nullement concu 
de vastes abattoirs chimiques mais seulement des crematoires classiques et 
normaux; puis, a une date indeterminee, sans ordre ni instruction et selon 
une procedure dont on ignore tout, ils auraient bricole ces crematoires de ma- 
niere a transformer des chambres froides pour la conservation des cadavres en 
chambres a gaz homicides ! Pressac ne fournit pas la moindre representation 
physique du resultat de ces bricolages ; il ne montre aucune photographie, 
aucune maquette, aucun dessin qui nous permettrait de voir a quoi ces 
extraordinaires abattoirs chimiques auraient pu ressembler et quels auraient pu 
etre leur technique et leur fonctionnement '. II ne nous explique pas non plus 
comment les Allemands pouvaient entreposer, puis incinerer les cadavres de 
tous ceux, internes ou gardiens, qui mouraient de maladie ou d'epidemie, 
puisque, aussi bien, les crematoires auraient ete transformed en «usines de 
mort». L'originalite de la these aberrante de Pressac est la: en fin de compte, 
il n'y avait pas a Auschwitz-Birkenau de crematoires ! 

A partir de la fin de la page 119 et jusqu'a la fin de son article, Pressac va 
etendre son analyse, toujours selon le meme systeme, a Belzec, Treblinka, 
Sobibor, Majdanek et Dachau. II regale alors son lecteur de considerations 
tellement iconoclastes que les tenants de la these officielle sur 
1' extermination des juifs ne peuvent qu'en fremir. II accumule de graves 
accusations contre «l'historiographie la plus serieuse». 

Revision de Belzec, Treblinka, Sobibor par Pressac 

Pour Belzec, Treblinka et Sobibor, il rejette la version, jusqu'ici dotee du 
statut de verite intangible, selon laquelle ces camps avaient ete concus et 
avaient fonctionne comme des «camps d'extermination» (expression forgee 
par les Allies), dotes de chambres a gaz homicides. Pour lui, dans les 



I. II i ni l ii n i in i i ilk iii li ut piopo e deux 

dessins, grotesques, de David Olere : Tun represente le «vestiaire» de la chambre a 
gaz et l'autre la sallc des fours cremaioircs : il n'\ a. en revanche, aucun dessin de la 
chambre a gaz (p. 120). 



temoignages sur ce point - en 1' absence de tout document prouvant des 
gazages homicides - il y a des elements «incomprehensibles», des 
«bizarreries» (pour Treblinka encore plus que pour Belzec) et des 
« contradictions ». L'hypothese - car, a ses yeux, on en est maintenant reduit 
a une hypothese - est que ces camps etaient dotes de chambres a gaz 
d'epouillage comme pouvaient l'etre des camps de transit; les Allemands 
auraient ensuite bricole ces chambres d'epouillage pour en faire des chambres 
a gaz homicides ! Pressac en profite pour glisser que ces abattoirs 
fonctionnaient au «monoxyde de carbone» fourni par un « moteur a essence*. 
Sans doute s'est-il rendu compte que les revisionnistes ne pouvaient qu' avoir 
raison quand ils montraient que la version jusqu'ici retenue du gazage avec un 
«moteur Diesel» constituait une absurdite. II conclut sur ce point: 
« Si l'existence des stations d'epouillage est recon- 
nuc. ainsi que leur amenagemeni en installations homici- 
des, et que le passage des Juifs par les camps de la mort, 
apres avoir en' selectionnes aptes au travail, est plus am- 
plement etabli, I'histoire actuelle de ces [troisj camps de- 
vm el re profoiideineut remaniee '. » 

Revision de Majdanek par Pressac 

Sur Majdanek, 1' article de Pressac est devastateur. Certes, on y lit: 
« Ainsi a Majdanek, seules deux pieces du bloc 
d'epouillage ont servi a tuer des personnes - juives en ma- 
jority - avec du monoxyde de carbone durant quelques mois 
de l'ete 1943. Le Zyklon B etait reserve a l'epouillage des 
habits des detenus et son usage homicide est ici a ex- 
Mais cette affirmation, qui n'est etayee d'aucune preuve, a toute l'apparence 
d'une concession minimale a la these des gazages, concession qui permet a 
Pressac de denoncer absurdites, confusion, erreurs graves et faussete dans 
I'histoire officielle des gazages de Majdanek (chiffres des victimes compris). 
Dans ce camp, selon lui, on n'aurait, en fait, gaze qu'un nombre indetermine 
de personnes durant une breve periode, non delimitee, de l'ete 1943. Nous 
voila deja loin de la these officielle selon laquelle les Allemands auraient gaze 
des centaines de milliers de personnes au cours de plusieurs annees. 

Mensonges sovietiques, dit Pressac 

Pressac met en accusation les Sovietiques qui libererent le camp des le 
24 juillet 1944 et le trouverent intact. «L'histoire de ce camp», dit-il, «fut 
moulee dans un cadre" antifasciste"». Les Sovietiques presenterent un projet 



allemand de chambres d'epouillage comme un projet de chambres a gaz 
homicides '. 

Mensonges du musee de l'Holocauste, dit Pressac 

Mais Pressac va beaucoup plus loin et il denonce le musee de l'Holocauste a 
Washington. En particulier, il taille des croupieres a l'auteur du livre-guide de 
ce musee, The World Musi Know, qui n'est autre que Michael Berenbaum, 
directeur scientifique du musee. A propos de la «confusion» commise par les 
Sovietiques en 1944 entre chambres a gaz d'epouillage et chambres a gaz 
homicides, il ecrit : 

« Cette confusion, comprehensible au moment de la 
liberation, mais que le regime soviclique a laissc pcrdurcr 
jusqu'ii nos jours pour raisons politiques, conduit a de 
graves crreurs sur les chambres a gaz de Majdanek et qui 
sont actuellement diffusees massivement aux Etats-Unis 
dans, par exemple, le catalogue The Work! Musi Know (Le 
monde doit savoir) du musee de l'Holocauste a Washing 
ton. Ironiquement, les historiens americains ont accepte 
en 1990, par manque de controle historique, des donnees 
communisles pipecs alors qu'en 1945 l'armee americaine, 
ayantcommis la meme erreur initiale a Dachau en presen- 
tant cinq cellules d'epouillage au Zyklon B comme homi- 
cides, avait, apres expertise, abandonne cette accusation 
infondee 2 . » 

Mensonges des musees d'Auschwitz et de Majdanek, 
dit Pressac 

Pressac denonce enfin les autorites du musee d'Auschwitz et du musee de 
Majdanek, toutes deux responsables d'un «blocage historique entraine par 
l'axiome selon lequel les chambres a gaz furent directement projetees dans un 
but homicide». En son patois, Pressac veut dire que ces autorites posent en 
principe et sans aucune preuve que les Allemands ont voulu creer des 
chambres a gaz homicides en tant que telles, alors qu'en realite, selon lui, 
mieux vaudrait prendre en consideration l'hypothese selon laquelle les 
Allemands n'avaient pas l'intention de gazer les juifs mais, se decidant a le 
faire, ont du bricoler des chambres froides ou des chambres d'epouillage pour 
en faire des chambres a gaz homicides ! 



. Pressac omet de preciscr que Leon Poliakm allait reprendre a - 
usation des Smietiques dans Deis Dritlc Reich unci die .linlen. p. 137. 
2. Id., p. 122. 



Mensonges des Americains sur Dachau, 
dit Pressac 

Sur Dachau, Pressac denonce les conclusions hatives» des Americains. 
Ceux-ci commencerent par prendre des chambres a gaz d'epouillage pour des 
chambres a gaz homicides. Puis, ils appelerent «chambre a gaz» homicide un 
local qui, en fait, dans des plans retrouves, etait une «morgue» (chambre 
froide). Alors, les juges americains firent tout simplement disparaitre ces 
plans de leur dossier. Pressac fait remarquer qu'ils auraient pu utiliser la 
commode theorie du «codage» selon laquelle, quand les Allemands voulaient 
cacher une realite genante, ils lui donnaient un nom de code; mais, dit-il, 
cette theorie, qu'il denonce, n'apparut qu'ulterieurement. II ecrit en propres 
termes: 

Lc American! ayanl • , lisi intacts les dossiers de 
la direction des constructions SS du camp, retrouverent ce- 
lui du crematoire. Malheureusement, sur les plans du bati- 
menl. lc «Braitsch(uh | douche], avec ses fausses douches, 
emit designe sous le nom de morgue. Tres genes par ce fa- 
cheux detail et ne pouvant s'appuyer sur la theorie du «co- 
dage» des mots qui apparailra ullcricurcmcnt. Ics juges 
americains epurerent le dossier afin que toute trace de la 
fonction initiale de la piece disparaisse '. » 
Pressac pense apporter «une reponse probablement definitive » sur la 
« chambre a gaz» de Dachau mais, dit-il, il faudrait se mefier de «la 
presentation memorielle de l'histoire du camp» et il conviendrait 



que les Americains daignent «communiquer au musee de Dachau les archives 
de la direction des constructions SS saisies en 1945 et que personne n'a 
exploitees». L'histoire, dit-il, est «en cours»'. 

On aura note que, pourPressac, les juges americains «epurerent le dossier*. 
Le phenomene n'aurait rien de surprenant. Le Tribunal militairc international 
de Nuremberg donnait alors 1'exemple de ce procede avec 1'autorisation qu'il 
s'etait genereusement accordee de «rayer du proces-verbal des debats » tout ce 
qui pouvait lui deplaire 2 . 

Conclusion 

On se demande si ce n'est pas pour contrebalancer tant d' observations de 
nature proprement revisionniste que le magazine Historia s'acheve sur un 
article violemment antirevisionniste, signe de Charles Le Mesnil, sous le 
titre : « Le revisionnisme a ose la negation des chambres a gaz » et dont voici 
la conclusion: 

« Pour conclure, le revisionnisme. qui aurail pu avoir 
un sens noble et constructif en precisanl l'histoire du ge- 
nocide aim de valoriser les temoignages des deportes, fut 
perverti par Faurisson. Par son refus d'accorder la moindre 
valeur aux recits des participants, victimes et bourreaux, il 
s'est voue a une execration gencrale ei mcrilcc. II est a 
condamner sans recours pour toutes les existences que son 
idee fixe a insullces. brisecs, fait mourir ou fait basculer 
dans la decheance 3 . » 
S'il est des personnes habitees d'une idee fixe, ce sont celles qui, depuis un 
demi-siecle, ressassent, sur le mode de l'obsession, l'histoire de 
l'«Holocauste» et de la «Shoah» pour reclamer vengeance contre l'univers 
entier et pour en exiger des compensations financieres ou politiques. 
Les revisionnistes nourrissent, eux, une idee fixe des plus normales: ils 
veulent un debat public. Ce debat, ils le recherchent d'autant plus que, depuis 
une quinzaine d'annees, et ainsi que le confirme ce numero special & Historia, 
les tenants de «l'historiographie la plus serieuse» se rapprochent de plus en 
plus de l'historiographie revisionniste. On compte cent exemples d'ouvrages 
orthodoxes qui vont dans le sens des decouvertes revisionnistes; en revanche, 
il ne s'en est pas trouve un seul pour aller dans le sens contraire de ces 
decouvertes. Pour les chiffres, il n'y a eu de devaluations qu'a la baisse et, 
pour les faits, il n'y a eu de revisions que dans le sens indique par les revi- 
sionnistes. 



1. Id., p. 125. 

2. Voy., par exemple, in R. H. Countess, «Le Sergent John Woods, bourreau de 
Nuremberg ». 

3. Id., p. 137. 



Liberation, 27 avril 1995, p. 11. En titre: 
« Immolation en Allemagne» 

« Un Allemand de 75 ans est mort apres s'etre immo- 
le par le feu en plein centre de Munich pour protester con- 
tre « le flot de mensonges» proferes a 1' occasion du cin- 
quantieme anniversaire de la capitulation allemande.» 
D' apres une depeche de Munich (AP), un Allemand de 75 ans, Reinhold 
Elstner, s'est immole par le feu le mardi 25 avril 1995 vers 20 h en plein 
centre de Munich sur la plate-forme du monument des generaux commandants 
en chef (la Fcklcnhcircnhalle). II s'agit d'un ancien soldat de la Wehrmacht, 
refugiedes Sudetes. II entendait protester contre le « Niagara de mensonges» 
(Niagara-Lugerflut) qui se deverse sur V Allemagne depuis cinquante ans et, en 
particulier, a l'occasion du cinquantieme anniversaire de la fin de la guerre. 
Dans une lettre envoyee a un «editeur d'extreme-droite», il a ecrit: 
« Cinquante annees de diffamation et de diabolisa- 
tion, cela suffit. » 
D'apres la police, il s'agissait d'un retraite sans activite politique. 
(Communique AP/bj/kn du 26 avril 1995, 14:03.) 

Silence total de la presse francaise (sauf de Liberation dans cette ultra- 
« breve »), de la radio et de la television. Imaginez 1' immolation d'un juif ! 



29-30 avril 1995 

Les revisionnistes avaient done raison ! 

Une information qui vient de faire le tour du monde prouve que les 
revisionnistes avaient raison d'affirmer que l'on ne possedait aucune preuve 
technique de l'existence et du fonctionnement des «chambres a gaz nazies ». 
Voici cette information telle que rapportee, par exemple, dans un journal 
francais et dans un journal australien : 

France: Var-Matin, 29 avril 1995, p. 15: 
Decouverte de la premiere 
« preuve technique » des chambres a gaz 

Un ventilateur, utilise par les nazis pour aspirer le 
gaz contenu dans la chambre a gaz de 1' ancien camp de 

concentration autrichicn de Mauthausen apres la mort i\c:*, 
victimes, a etc decouvci'i par Jcs historiens autrichiens qui 
affirmenl qu'il s'agil du «premier element technique* te- 
moignant de ['existence des chambres a gaz. 



«Cette decouverte est capitale», a precise Florian 
Freund, l'un des historiens a l'origine de la decouverte. 
C'est 1' element supplementaire demontant les theories re- 

[Noter: « pour aspirer le gaz contenu dans la chambre a gaz de Mauthausen ».] 

Australie : Sunday Times, (Perth, Western 
Australia), 30 avril 1995, p. 7: 
Gas chamber proof discovered 

Vienna : Historians have found what they say is the 
first technical proof that the Nazis used gas chambers to 
exterminate concentration camp victims during World 
War II. 

"It is to my knowledge the only piece of technical 
equipment from gas chambers found until now. This is a 
major cli > ; lid hi lori n 1 lori n I i and. The dis- 
covery was of a ventilator used to pump poison into gas 
h nil hi 1 i ili i i i ii in i camp 120 km 

west of Vienna. 

He said it was part of a body of evidence refuting re- 
visionists' claims that gas chambers never existed because 
there was no technical proof. 

In the last months of 1945, the Nazis had destroyed 
all trace of the equipment from gas chambers. 

Freund said historians discovered the Mauthausen 
ventilator in the Czech Republic, thanks to a photograph 
taken in May 1945. 
[Noter: « pour injecter le gaz dans les chambres a gaz de Mauthausen ».] 

Commentaire 

Une nouvelle qui fait le tour du monde : des historiens auraient decouvert la 
premiere «preuve technique » de 1' existence des pretendues chambres a gaz 
nazies: un ventilateur ! En soi, la presence, ici, d'un ventilateur ne prouve 
l'existence d'aucun crime. Si des historiens avaient consulte des specialistes, 
ils sauraient que les chambres a gaz de disinfection, systeme Degesch, etaient 
dotees d'un... ventilateur. L'interet de la nouvelle est ailleurs: a leur corps 
defendant, ces historiens (et les journalistes) donnent implicitement raison 
aux revisionnistes sur un point de grande importance; ces derniersaffirmaient 
que, jusqu'ici, ni Jean-Claude Pressac ni personne d'autre, n'avait, en cin- 
quante ans, fourni de «preuves techniques » de l'existence de pretendues cham- 
bres a gaz nazies. On insultait, on agressait, on faisait condamner en justice 
des gens qui - on le constate aujourd'hui - disaient vrai sur un point 
essentiel de la controverse historique. Quant aux Allemands, ils ont, pendant 



un demi-siecle, ete accuses et condamnes, pour un crime gigantesque, sans 
meme une seule «preuve technique ».. . 



Toronto: la maison d'Ernst Ziindel devastee 
par un incendie criminel 

Hier, 7 mai, vers 5 h 30 du matin on a mis le feu a la maison d'Ernst Ziindel 
a Toronto. Le film de la camera d' observation, actuellement aux mains de la 
police, montre un homme a chapeau de cow-boy deversant de l'essence au 
pied de la maison. Un incendie, tres puissant, a devaste une bonne partie de la 
salle de documentation qui occupait le devant de la maison et a completement 
detruit le toit. Un bonne partie de la documentation a ete detruite soit par le 
feu, soit par l'eau (deversee par les pompiers). Trois jeunes gens d'une 
maison voisine ont echappe de justesse a l'incendie. 

Quelques heures apres, des manifestants («communistes», «trotskistes», 
« amiracistes») sont venus manifester leur joie. 

Seul Jiirgen Neumann etait a la maison d'ou il a pu s'enfuir pour donner 
l'alerte. Ernst Ziindel est en train de revenir de Vancouver. 



Proces Faurisson 

Compte rendu de l'audience du 9 mai 1995 

Trois mois de prison pour le professeur Faurisson ? 

Les embarras du temoin Jean-Claude Pressac 

En France, depuis pres de cinq ans, sevit une loi « sur la liberte de la presse » 
(sic) qui permet d'envoyer en prison quiconque se permet de «contester» 
l'existence des chambres a gaz nazies. 

Francois Cordier, substitut du procureurde la Republique, a requis, le 9 mai 
1995, une peine de trois mois d'emprisonnement ferme a l'encontre du 
professeur Robert Faurisson sur le fondement de la loi Fabius-Gayssot du 13 
juillet 1990 qui reprime la contestation de l'existence de crimes contre 
l'humanite» tels que definis et sanctionnes en 1945-1946 par le Tribunal 
militaire international de Nuremberg. 

Le ministere public avait cite le professeur Faurisson a comparaitre devant la 
XVIL chambre du tribunal correctionnel de Paris pour avoir « contested dans 
sa Reponse a Jean-Claude Pressac sur le problcmc des chambres a gaz 
n selon laquelle les Allemands auraient, pendant la seconde guerre 



mondiale, pratique une politique d' extermination physique des juifs 
notamment par l'emploi, a Auschwitz, de chambres a gaz homicides qui 
auraient fonctionne a 1' insecticide Zyklon B. Robert Faurisson repondait dans 
son ouvrage a Jean-Claude Pressac qui venait de publier Les Cremalaires 
d 'Auschwitz- La Machinerie du meurtre de masse. 

Prevoyant la peine reclamee par le substitut ainsi que par M e Serge Lorach 
representant deux associations d'anciens deportes (la FNDIR et 1' UN AD IF), 
le professeur a declare en preambule de sa deposition: « Je suis pret a aller en 
prison; pour moi, ce serait un honneur et, pour ceux qui m'y enverraient, un 
deshonneur. Si je baissais pavilion, les generations presentes me le 
pardonneraient a cause du climat de terreur intellectuelle dans lequel nous 
vivons mais les generations futures, elles, noteraient simplement que j'ai 
faibli, et cela, je ne le veux pas. » 

M e Eric Delcroix, avocat du professeur, a fait l'objet d'une plainte de la part 
de son confrere M e Lorach qui l'accuse d'avoir, dans ses conclusions ecrites, 
pris fait et cause pour son client sur le plan historique. 

Jean-Claude Pressac perd pied 

Un temoignage etait tres attendu: celui de Jean-Claude Pressac, pharmacien a 
La Ville-du-Bois (Essonne), cite non par les associations d'anciens deportes 
ou par le ministere public mais par le professeur Faurisson. 
Avant la comparution du temoin, le professeur a declare a la barre que, dans 
son livre, J.-C. Pressac prouvait fort bien l'existence - non contestee - des 
crematoires d' Auschwitz mais nullement celle - contestee - des chambres a 
gaz homicides. R. Faurisson a ajoute que, dans le dossier photographique du 
livre de J.-C. Pressac, figuraient soixante photographies ou documents, 
parmi lesquels on ne trouve aucune photographie, aucun dessin, aucune 
maquette qui permette de se faire une idee d'un seul de ces « abattoirs 
chimiques» dont la structure et le fonctionnement auraient necessairementete 
d'une extreme complexite. Le professeur a ajoute que J.-C. Pressac n'avait 
fourni aucune photographie de la pretendue chambre a gaz d' Auschwitz (camp 
central) visitee depuis 1946 par des millions de touristes, ni aucune photo- 
graphie des ruines d'une pretendue chambre a gaz que tout le monde peut voir 
sur place aujourd'hui a Auschwitz-Birkenau. Comment de telles abstentions 
peuvent-elles s'expliquer dans un ouvrage sur Auschwitz, sinon par le fait 
qu'un lecteur attentif, avec de pareilles photographies sous les yeux, 
risquerait de deceler 1' imposture ? 

J.-C. Pressac n'a nulle part decrit la procedure du gazage, a rappele le 
professeur. II n'a fourni aucune preuve ni du crime, ni de l'arme du crime, ni 
aucune expertise. II s'est exclusivement appuye, en la matiere, sur des 
temoignages ecrits ou oraux alors que, pourtant, dans 1' introduction de son 



ouvrage, il se fait fort d'apporter au lecteur «une reconstitution historique 
enfin affranchie des temoignages oraux ou ecrits, toujours f aillibles » . 

Aucune preuve 

J.-C. Pressac a perdu pied des la premiere question posee par M e Delcroix, 
qui lui a dit : « A la page 2 de votre livre, vous promettez "une reconstitution 
historique enfin affranchie des temoignages oraux ou ecrits, toujours 
faillibles et se contractant en sus avec le temps"; or, a la page 34, quand 
vous parlez du "premier gazage perpetre au camp d' Auschwitz", vous 
n'invoquez, en propres termes, que des "temoignages"; comment expliquez- 
vous cette contradiction ? » 

A cette question, comme a toutes les questions qui ont suivi, J.-C. Pressac a 
tente de se derober en multipliant les digressions. Devant l'incapacite du 
pharmacien a repondre aux questions de M e Delcroix, la presidente du 
tribunal a essaye, a son tour, d'obtenir des explications. La encore, en pure 
perte. J.-C. Pressac s'est montre particulierement confus. Nerveux, agite, 
incapable de rester a la barre ou la presidente l'invitait plusieurs fois a 
reprendre place devant le micro, perdant son sang-froid, levant les bras au 
ciel, declarant qu'on lui en demandait trop, qu'il n'avait qu'une vie, qu'il etait 
seul dans son combat, tentant de s'isoler dans des apartes avec M e Lorach, se 
portant vers le tribunal pour essayer de tenir avec la presidente des conversa- 
tions a voix basse de sorte que personne d' autre ne pouvait entendre ses 
propos, adoptant un veritable comportement de fuite, le pharmacien semble 
avoir consterne le tribunal par ses reponses dilatoires, par des references a des 
documents non produits, ou meme par le recours au bluff quand, par 
exemple, somme de montrer dans son livre une seule representation physique 
d'une chambre a gaz nazie, il a designe des extraits d'un plan allemand du 
10 mars 1942 intitule « Disposition des canaux d' aeration et de 
desaeralioii»' ! 

La presidente a reclame des preuves, M c Delcroix a reclame des preuves, 
M. Faurisson, revenu a la barre, a reclame des preuves. Pas une preuve n'a 
ete produite. 

La presidente a interroge J.-C. Pressac sur les «aveux» relatifs aux gazages 
que Rudolf Hoss, ex-commandant du camp d'Auschwitz, avait 
successivement faits, d'abord a ses gardiens britanniques, puis a ses gardiens 
polonais. «Hoss a-t-il ete torture» ? a demande la presidente. J.-C. Pressac a 
repondu que Hoss avait ete incontestablement torture et que, 
«malheureusement», au lieu de revenir sur des absurdites que les Britanniques 
«lui avaient mises dans la tete», il s'etait tenement penetre de ces absurdites 
qu'il les avait repetees a ses gardiens polonais ! 

I. Id., «Documents 13-14-15 ». 



J.-C. Pressac avait ecrit a propos d'Himmler: « [II] assista a la selection d'un 
convoi de Juifs hollandais et an gazage des inaptes dans lc Bunker-2. Enfin, il 
se rendit a la "Buna" de Monowitz qui n'etait alors qu'un immense 
chantier» 1 . Un appel de note renvoyait le lecteur a la note suivante, placee a 
la fin de l'ouvrage: « [Archives du musee national d' Auschwitz,] les trente 
photos de Himmler a Monowitz, neg. n° 361 a 390». M e Delcroix a 
demande quelle preuve le pharmacien pouvait bien avoir de ce que Himmler 
avait assiste a une «selection» et a un «gazage». II n'a recu aucune reponse 
sinon un developpement sur la visite, par Himmler, du chantier de 
Monowitz. 

J.-C. Pressac s'est vu demander sur quelle preuve il se fondait pour ecrire: 
«Fin novembre, sur ordre verbal de Himmler, les gazages homicides furent 
arretes 2 . » La encore aucune reponse claire n'a pu etre obtenue. 
Interroge sur les considerables revisions a la baisse du nombre des morts 
d'Auschwitz, J.-C. Pressac s'est livre a de nouvelles digressions. 
Jusqu'a 1990, ce total etait de quatre millions. II vient d'etre officiellement 
reduit a un million et demi: tel est le chiffre qui sera desormais inscrit a 
Auschwitz sur decision de Lech Walesa, president de la Republique 
polonaise. Or, pour J.-C. Pressac, le vrai chiffre etait, en 1993, de 775.000 
mais, en 1994, dans la version allemande de son livre, ce total etait a 
nouveau reduit pour se situer entre 630.000 et 710.000 ! «Comment ces 
revisions s'expliquent-elles ?» a demande M e Delcroix. Aucune reponse 
claire n'a pu etre obtenue. 

Un temoin de fantaisie 

L'embarras du pharmacien n'a fait que croitre lorsqu'il a ete interroge sur son 
temoin privilegie «a la fiabilite absolue», le dessinateur David Olere. 
Question de M e Delcroix au sujet du document n° 32: «Ce dessin de David 
Olere montre une salle de fours crematories situee a Auschwitz-Birkenau. On 
y apercoit, dans le fond et a droite, une porte - la porte d'une "chambre a 
gaz" - s'ouvrant surun amas de corps qui viennent d'etre gazes. Mais, dans 
votre commentaire, vous dites vous-meme que ce dessin ne peut pas 
correspondre a la realite puisque la pretendue chambre a gaz et la salle des 
fours ne se situaient pas au meme niveau du batiment : la pretendue chambre 
a gaz etait en sous-sol et la salle des fours au rez-de-chaussee. Done, non 
seulement vous avez recours, contre vos engagements memes, a un 
temoignage mais, d'apres vos propres dires, ce temoignage est dementi par la 
realite; vous precisez vous-meme: "en realite". Expliquez-vous ! » 



J.-C. Pressac, dans une reponse evasive, a invoque le droit pour son temoin 
privilegie - un artiste - au «raccourci artistique» et au «droit 
d'imagination » ! 

Une sensation 

M c Delcroix a cree une sensation en evoquant un enorme ouvrage que J.- 

C. Pressac avait publie en 1989 sous le titre Auschwitz: Technique and 
Operation of the Gas Chambers. A la page 258 de cet ouvrage, le document 
84 etait constitue par un dessin de D. Olere intitule: «Gazage par Zyklon 
B ». II representait des personnages en train de mourir dans la chambre a gaz 
d'un crematoire d'Auschwitz-Birkenau. Sur le sol, une boite ouverte de 
Zyklon B laissait echapper ses granules impregnes d'acide cyanhydrique. 
M c Delcroix a demande comment ce dessin pouvait se concilier avec la these 
de J.-C. Pressac selon laquelle un SS, se deplacant sur le toit de la chambre a 
gaz, ouvrait une ou plusieurs boites de Zyklon B et en deversait le contenu 
dans quatre orifices specialement amenages dans ce toit: les granules se 
seraient accumules au fond de chacune des quatre colonnes metalliques 
correspondant aux orifices; ces colonnes auraient ete perforees afin de 
permettre au gaz de s'epandre dans la chambre a gaz '. Reduit a quia, J.-C. 
Pressac s'est eerie: «J'ai finalement acquis la conviction qu'Olere 
n'a pas reellement vu de scene de gazage». [II faut dire que, dans 
son ouvrage en anglais, J.-C. Pressac etait alle jusqu'a ecrire que ce dessin 
pouvait etre «entierement imaginaire», que, dans ses differents dessins, 

D. Olere cherchait a «faire impression», qu'il commettait «certaines 
erreurs» et des «fautes», qu'il usait de « licence poetique », que ses creations 
pouvaient etre « allegoriques », «symboliques» et meme que le dessinateur 
souffrait de «Krematorium delirium » (sic) 2 .] 

Au lieu de preuves, des «indices» 

Avec une remarquable bonne volonte, le tribunal a voulu obtenir des 
eclaircissements sur ce que J.-C. Pressac a appele, a defaut de preuves, des 
« indices criminels » et, en particulier, sur une commande de « detecteurs de 



1. Une simple invest ition d I i 1 fail ju e d ecu lui nl i m i toil, 
aujourd'hui effondre. du Kreinaloriiini II ne coniportc pas la moindre trace dc ces 
quatre orifices. Si Ion se glissc sous lc toit effondre. on constate qu'en fait de colonnes 
metalliques perforees il n'y a que de robustes piliers de beton. La salle en question 
etait une banale ell nbre froid paniellcincnt cntcn i I tin I nti | d 
cadavres en attente d'incincralioii (en allcmand : Leicheiikellcr. connne indique sur les 
plans decouverts par le professcur Faurisson). Sotdignant tine telle absence de trous 
(pas de trous dans I I I i I i i i 1 i I >it). I professeur dans sa 
declaration au debut de raudience. a rappclc ce qu'il avail etc amene it dire lors d'une 
conference tenue a Los Ant'eles ea septembre 1')') 1 : -No holes, no "Holocaust"*. 

2. Id., p. 258-259,359,493,556. 



gaz cyanhydrique » ou sur des documents contenant les mots de «Gasraum» 
ou de «Gaskeller». Comme l'avait montre le professeur dans sa Reponse a 
J.-C. Pressac, il n'y avait aucun «indice criminel;» dans la presence de ces 
mots qui servaient tout simplement a designer des chambres d'epouillage et 
des appareils de detection indispensables pour les operations de desinfestation 
au Zyklon B. Les questions du tribunal ont ete claires et breves. J.-C. 
Pressac a formule des reponses embrouillees et riches de digressions. 
Le professeur Faurisson a rappele qu'a la fin des annees soixante-dix il avait 
lance un defi; il avait demande qu'on lui apporte «une preuve, une seule 
preuve» de l'existence et du fonctionnement d'une seule chambre a gaz nazie. 
En 1989, dans l'enorme ouvrage en anglais que nous avons mentionne ci- 
dessus, J.-C. Pressac, tout en soutenant la these des gazages homicides, 
condamnait severement les historiens qui jusqu'ici avaient soutenu cette 
these; d'apres lui, ces historiens avaient, dit-il, ecrit «une histoire fondee 
principalement sur des temoignages, assembles pour les besoins du moment, 
tronques pour correspondre a une verite arbitraire et parsemes de quelques 
documents allemands de valeur inegale et sans lien les uns avec les autres». 
J.-C. Pressac affirmait que sa propre etude en anglais demontrait «d'oreset 
deja la complete faillite de l'histoire traditionnelle (et, de la aussi, des 
methodes et des critiques des revisionnistes)». M e Delcroix lui a fait 
remarquerqu'a ce compte, jusqu'en 1988, les representants de l'histoire 
traditionnelle avaient, pour repondre au professeur Faurisson, utilise des 
arguments dont J.-C. Pressac lui-meme reconnaissait ainsi qu'ils n'avaient 
eu aucune valeur... Embarras du pharmacien ! Dans ce meme livre en 
anglais, il s'etait fait fort de relever le defi du professeur. Mais, au lieu 
d'apporter une preuve, il avait fourni... trente-neuf indices du crime. Un 
chapitre de son livre en anglais etait meme nai'vement intitule : « "Une preu- 
ve... une seule preuve" : trente-neuf indices du crime (criminaltraces).» Or, 
un indice n'est qu'un «signe apparent rendant probable l'existence d'une 
chose». 

Un impudent mensonge et une complete faillite 

J.-C. Pressac a mis le comble a ses errements en osant pretendre que le 
« rapport Leuchter» (du nom d'un specialiste americain des chambres a gaz) 
avait conclu a l'existence de chambres a gaz homicides a Auschwitz. 
M e Delcroix a rappele que Fred Leuchter avait abouti a une conclusion 
diametralement opposee et il a promis au tribunal 1'envoi dudit rapport. 
Faillite pour faillite, la prestation du pharmacien J.-C. Pressac devant la 
XVIP chambre du tribunal correctionnel de Paris a ete un modele du genre. 
On ne peut que remercier M e Delcroix d'avoir, par une citation devant le 
tribunal assortie des menaces legales de poursuites en cas de non- 



li. conlraint le temoin J.-C. Pressac a venir ainsi s'expliquer dans 
'unpretoire. 

Robert Faurisson 

Pour sa part, le professeur Faurisson a fait face a ses responsabilites. II a 
declare que son seul crime etait d' avoir eu raison avec quinze ans d'avance sur 
Eric Conan qui, dans L'Express du 19 Janvier 1995, venait d'ecrire a propos 
de la chambre a gaz d' Auschwitz, c'est-a-dire a propos de cette chambre a gaz 
veritablement emblematique et visitee depuis 1946 par des millions de 
touristes: «Tout y est faux [...]. A la fin des annees soixante-dix, Robert 
Faurisson exploita d'autant mieux ces falsifications que les responsables du 
musee rechignaient alors a les reconnaitre '.» 

A Auschwitz, on continue de mentir aux visiteurs, a dit le professeur qui a 
cite, toujours d'apres L'Express, les propos d'une responsable du musee: 
«Pour l'instant on la laisse [cette chambre a gaz] en l'etat et on ne precise 
rien aux visiteurs. C'est trop complique. On verraplus tard», ainsi que ceux 
du vice-president du Comite international du musee qui, de son cote, 
annonce: «Les plus grosses enormites ont ete rectifiees, mais les principales 
discussions n'en finissent pas et sont loin d'etre tranchees. Je peux meme 
dire que des debats essentiels, douloureux, parfois imprevus, ne font que 
commencer 2 ! » 

R. Faurisson a declare que, si d'aucuns ont decide - et c'est leur droit - de 
persister dans le mensonge, il continuerait, lui, de rechercher la verite 
historique et de publierle resultat de ses recherches, quoi qu'il puisse lui en 
couter. Le droit au doute et la liberte de recherche ne peuvent avoir de limites. 

Eric Delcroix 

Au cours d'une plaidoirie erudite et charpentee, dont on ne peut ici 
mentionner que quelques arguments juridiques et historiques, M c Delcroix a 
souligne que le Parquet avait fait preuve d'une insigne legerete en ne 
produisant meme pas le texte du jugement de Nuremberg que M. Faurisson 
etait cense avoir «conteste». De ce texte nous ne connaissons qu'une version 
officieuse et commerciale, d'aillcurs difficile a se procurer et couteuse. Ce 
jugement, devenu en quelque sorte partie integrante de la loi, aurait du etre 
publie au Journal officiel pour pouvoir etre invoque contre un justiciable 
(regie d'opposabilite). 

M e Delcroix a fait observer que 1' article de loi antirevisionniste (article 
24 bis rajoute par la loi du 13 juillet 1990 a la loi sur la liberte de la presse 
du 29 juillet 1881) est inapplicable en ce qu'il enfreint la Convention 

1. E. Conan, «Auschw itz, ia memoire du mal», p. 68. 



europeenne des droits de l'homme. Certes, cette convention prevoit de 
nombreuses restrictions a V usage de la liberte d' expression mais elle ne 
prevoit pas de restriction au droit au doute et a la liberte de recherche. Elle 
n'autorise pas qu'on decrete: «Tel sujet d'histoire a ete traite de maniere 
definitive a telle date, par telles personnes, pour l'eternite et ne peut plus etre 
sujet a revision ». Imagine-t-on un tel oukase, il y a un siecle, empechant a 
jamais la revision du proces du capitaine Dreyfus? En outre, Jacques Toubon 
n'a-t-il pas reclame le 21 juin 1991 a l'Assemblee nationale l'abrogation de 
cette loi antirevisionniste ? Ne l'a-t-il pas comparee aux lois de Staline;? 
N'a-t-il pas declare: « Je suis contre le delit de revisionnisme parce que je suis 
pour le droit et pour l'histoire, et que le delit de revisionnisme fait reculer le 
droit et affaiblit l'histoire » ? 

M e Delcroix a cite son confrere, M c William Goldnagel, avocat, vice- 
president du Renouveau juif et president de l'Association des juristes juifs 
pour les droits de l'homme, lequel a declare au periodique Cactus, organe du 
Betar, en mai 1991 : « Je suis tres reserve sur la possibilite pour les tribunaux 
dedire l'histoire [...]. Que cette loi [loi Gayssot] porte le nom d'un depute 
communiste est un magiiii'iquc cadcau fail a nos adversaircs, car c'est un parti 
specialiste de la contre- verite historique». 

M c Delcroix a rappele que, dans un jugement en date du 18 avril 1991 rendu 
contre le professeur Faurisson, la XVII e chambre correctionnelle avait elle- 
meme « contested le jugement de Nuremberg bien plus que ne 1' avait fait le 
professeur lui-meme. Le tribunal avait prononce: «Des critiques peuvent, a 
juste titre, etre developpees concernant 1' organisation, la structure et le 
fonctionnement du Tribunal militaire international de Nuremberg, sur le plan 
tant juridique qu'historique ou philosophique». 

M e Delcroix a souligne un extraordinaire paradoxe : la chambre a gaz nazie, 
arme effroyable d'un crime effroyable, n'a fait l'objet d'aucune expertise 
criminalistique complete de la part des accusateurs de 1' Allemagne sauf dans 
le cas du Struthof-Natzweiler (Alsace) ou la double expertise du professeur 
Rene Fabre, doyen de la faculte de pharmacie de Paris, a abouti, le l el 
decembre 1946, a un resultat doublement negatif, aussi bien en ce qui 
concernait la pretendue chambre a gaz qu'en ce qui concernait les cadavres de 
pretendus gazes conserves a Strasbourg. 

M c Delcroix a cite Arno Mayer, professeur d'origine juive a l'universite de 
Princeton: «Les sources pourl'etude des chambres a gaz sont a la fois rares 
etdouteuses ' » 

M e Delcroix a prouve par documents et citations que l'ecole historique 
officielle ne cessait, tout en l'invectivant, de se rapprocher du professeur 
Faurisson: toutes les revisions de faits et de chiffres, sans exception, vont 
dans le sens revisionniste. 

I . A. Mayer. La ■■ Solution finale » clans l'histoire. p. 1(16. 



II a souhaite que le tribunal ordonne une expertise de «l'arme du crime ». 
Pour terminer, il a declare que, s'il se felicitait d'avoir, dans le passe, pris la 
defense de Sakharov et de Soljenitsyne, il s'estimait aujourd'hui heureux de 
defendre le professeur Faurisson «dont le desinteressement et le courage 
personnels honorent la France ». 
Le jugement sera rendu le 13 juin 1995 1 . 



Un autre jour dans la vie d'un revisionniste 

Lu dans Die Bauernschafi (de mars 1995) maintenant edite par Zundel et non 

plus par Thies Christophersen, hospitalise. 

«J'ai ete hospitalise a la suite d'une attaque cardia- 
que. Mon hote, U Jorgen Kistrup, un Danois, mais qui 
habite en Allemagne, m'avait protege et se tenait a mes 
cotes. Les suites: sa famille s'est dressee contre lui et sa 
femme 1' a chassede leurdemeure commune. Le 16 Janvier 

II me faut maintenant conduire un proces contre la 
communaute de ses co-heritiers (en plus d'autres proces 
dont l'un avec menace d'une peine de 500.000 DM). Ma 
femme n'ose a peu pres plus me rendre visite a l'hopilal 
parce qu'elle ne supporte pas la terreur psychologique. 
Neanmoins, je ne renie rien,» etc. (p. 2) 
Voila qui s'ajoute a l'incendie criminel de la maison de Zundel a Toronto, au 
colis piege recu par ce dernier, a F immolation par le feu de l'Allemand de 
soixante-quinze ans pour protester contre le Niagara de mensonges deverses 
sur son pays. 

La voiture de T. Christophersen a ete totalement detruite. Son avocat Jurgen 
Rieger a ete attaque et blesse par une douzaine de pretendus «anarchistes» ; sa 
voiture a ete incendiee. Idem pour Wolfgang Juchen, etc. 



Reponse a M e Jean-Serge Lorach, 
page par page, alinea par alinea 



Pour comprendre cette « Reponse... » de six pages, il faut savoir que, sur 
l'initiative du ministere public, j'etais cite a comparaitre devant la XVIP 
chambre correctionnelle de Paris. On me faisait grief d'avoir, dans ma 
Reponse a Jean-Claude Pressac sur le proh'cmc des clunnbrcs a gaz„ cnfrcint 
l'interdiction de «contester» 1'existence des «crimes contre l'humanite» tels 
que definis et condamnes par le tribunal militaire international de Nuremberg 
en 1945-46. Le 9 mai 1995, jour de l'audience des plaidoiries, deux 
associations d'anciens deportes et internes, representees par M e Jean-Serge 
Lorach, joignaient leurs plaintes respectives a la plainte du ministere public 
(substitut Francois Cordier). 

Nous avions demande l'audition de Jean-Claude Pressac sous peine des 
poursuites d'usage. 



J.-C. Pressac est venu et a fourni une prestation tellement desastreuse qu'a un 
moment, perdant pied, il a cm devoir lacher dans un souffle que l'Americain 
Fred Leuchter, auteur du fameux rapport sur les presumees chambres a gaz 
d'execution a Auschwitz, Birkenau et Majdanek (1988), avait lui- meme 
admis qu'a Auschwitz il y avait eu des chambres a gaz d'execution ! Mon 
avocat, M e Eric Delcroix, est immediatement intervenu pour dire au tribunal 
que J.-C. Pressac avait dit la le contraire de la verite. II promettait l'envoi au 
tribunal d'un exemplaire de la traduction en francais du « Rapport Leuchter ». 
M c Eric Delcroix a tenu parole et, des le lendemain de l'audience, il a envoye 
cet exemplaire au tribunal avec une note d'accompagnement. 
M e Lorach a commis l'imprudence de vouloir repondre, manifestement apres 
avoir consulte Pressac. Dans sa reponse, il ne conteste a aucun moment que 
ce dernier ait ose affirmer au sujet de F. Leuchter une enorme contre-verite. 
Simplement, il se met a attaquer la credibilite de l'Americain et la valeur de 
son rapport, ce meme rapport sur lequel Pressac avait tente auparavant de 
s'appuyer. 

Notre propre «Reponse [...]», ci-jointe, a suscite de la part de M e Lorach 
une replique depourvue d'arguments et riches d'insultes a mon egard. 
M c Delcroix, de son cote, a ecrit a la presidente du tribunal pour lui dire qu'il 
n'entendait pas repondre a M e Lorach sinon par l'envoi de coupures de presse 
des 29 et 30 avril 1995 faisant etat d'une decouverte supposee etre 
sensationnelle: celle de «la premiere preuve technique de l'existence des 
chambres agaz». Des historiens autrichiens se vantaient d'avoir decouvert a 
Mauthausen un... ventilateur, « premiere preuve technique de l'existence des 
chambres a gaz » ! 

A elle seule, cette nouvelle montre que nous avions raison d'affirmer que les 
«preuves» du malheureux J.-C. Pressac ne valaient rien du tout. 



Page 1, alineas 1-2-3 (Fred Leuchter) 

Le « rapport Leuchter » (cent quatre-vingt-douze pages), de 1988, sur les 
presumees chambres a gaz homicides d'Auschwitz, de Birkenau et de 
Majdanek avait provoque l'irritation de certaines organisations juives des 
Etats-Unis et du Canada qui, faute de pouvoir y repondre par des arguments 
techniques ou scientifiques, se faisaient fort d'obtenir la condamnation de 
F. Leuchter en justice. La Beate Klarsfeld Foundation, sise a New York, 
deleguait sur place a Maiden (Massachusetts) Beate Klarsfeld elle-meme. Tout 
donnait a croire qu'on s'acheminait vers un long et tres couteux proces. En 
fin de compte, le juge acceptait une solution d'apaisement: F. Leuchter 
it a faire etat de son titre d'ingenieur, en particulier a l'occasion de 



toute diffusion de son fameux rapport ou de rapports du meme genre mais 
pourrait, s'il le voulait, faire acte de candidature en vue d'obtenir son 
inscription a la chambre des ingenieurs diplomes. 

Dans la piece JSL (Jean-Serge Lorach)-l, on n'a pas traduit les termes de cet 
accord a i'amiable (agreement). Cet accord serait inconcevable si le juge et la 
Chambre des ingenieurs diplomes avaient eu la conviction que, dans le passe, 
F. Leuchter avait abuse du litre d'ingenieur ou avait ete un «faussaire» (sic). 
Selon nos renseignements, l'etat du Massachusetts ou exercait F. Leuchter 
comptait a l'epoque cinquante-cinq mille ingenieurs (engineers) dont cinq 
mille ingenieurs diplomes (professional engineers). F. Leuchter faisait partie 
des cinquante mille ingenieurs (engineers) dont beaucoup travaillaient pour le 
celebrc Massachusetts Institute of Technology. II avait des brevets a son 
nom: l'un pour le systeme de codage optique des satellites de surveillance et 
l'autre pour le premier sextant electronique en usage dans l'US Navy. II etait 
l'auteur du systeme d'injection pour l'execution des condamnes a mort. II etait 
specialiste (consultant) des chambres a gaz d'execution des penitenciers ameri- 
cains. 

II est a noter que F. Leuchter a accepte de signer cet accord et n'a fait aucun 
acte de candidature. Commentaire de son avocat Kirk Lyons: « Klarsfeld peut 
sans mentir declarer que F. Leuchter n'est pas un ingenieur enregistre au 
Commonwealth of Massachusetts mais prelendre qu'il n'est pas un ingenieur 
est un mensonge patent. A suivre la theorie de Klarsfeld, Benjamin Franklin, 
Thomas Edison, Henry Ford, Alexander Graham Bell et les freres Wright 
auraient, tous, du etre arretes pour avoir pratique une activite d'ingenieurs 
sans avoir ete enregistres comme tels. » 

Loin d'etre l'oeuvre d'un «faussaire», le « rapport Leuchter » constituait en 
1988 un travail dont le caractere scientifique a ete, par la suite, pleinement 
confirme. 

Les deux pays ou les revisionnistes subissent la repression la plus severe 
sont l'Allemagne et l'Autriche. F. Leuchter, lui-meme, est paye pour le 
savoir. II n'empeche que le ministre allemand de la Justice, se rendant a 
1'evidence, a fait repondre par ses services, le 14 fevrier et le 13 mars 1990, 
qu'il tenaitle « rapport Leuchter » pour « une enquete scientifique » (eine wis- 
senschaftliche Untersuchung), non sujette, en tant que telle, a une poursuite 
judiciaire. (Revue d'histoire revisionniste n° 1, p. 163; copie des originaux a 
la disposition du TGI de Paris.) 

Les conclusions du « rapport Leuchter» ont ete confirmees par le « rapport 
Rudolf » (Allemagne) et le « Rapport Liiftl » (Autriche): 
- le «Rapport Rudolf (1992)» ne concerne qu'Auschwitz et Birkenau. Ger- 
mar Rudolf est ingenieur chimiste diplome du prestigieux Max-Planck- 
Institut de Stuttgart. II confirme pleinement les conclusions du « Rapport 
Leuchter» et, en particulier, les analyses de laboratoire portant «sur la 



formation de liaisons cyanurees dans les chambres a gaz d'Auschwitz et sur la 
possibility de les rechercher». 

- l'ingenieur diplome Walter Liiftl, president de la Chambre des ingenieurs 
d'Autriche, a redige un memoire intitule L'Holocauste, croyances et faits 
(Holocaust, Ghmbc and takten) qui a ete publie en anglais dans The Journal 
of Historical Review. Ce memoire ou rapport confirme les conclusions du 
« Rapport Leuchter» et meme refute sur le plan technique ou scientifique 
d'autres points de l'histoire de l'«Holocauste». II a provoque une vive 
emotion au parlement autrichien et W. Liiftl a du demissionner de son poste 
de president de la chambre des ingenieurs. Une plainte a ete deposee en 
justice. Cette plainte a abouti a un non-lieu en date du 8 juin 1994, porte a la 
connaissance de W. Liiftl le 15 juin 1994 '. Si son proces avait eu lieu, 
l'ingenieur Liiftl aurait pu demontrer a la face du monde que l'existence et le 
fonctionnement des pretendues chambres a gaz nazies sont materiellement in- 
concevables, comme l'avait si bien demontre ce pionnier de la science qu'a ete 

F. Leuchter. 

Page 1, alineas 2-3, et page 2, alineas 1-6 (Georges 
Wellers et Jean-Claude Pressac) 

Tres embarrasses par le fait que, plus de quarante ans apres la guerre, on 
releve d'abondantes traces de ferri-ferrocyanures dans les chambres a gaz de 
disinfection au gaz cyanhydrique (Zyklon B, invente en 1922) et des traces 
soit nulles, soit infinitesimales dans les chambres froides (Leichenhalle ou 
Leichenkeller) pretendument utilisees comme des chambres a gaz homicides, 
les adversaires de F. Leuchter recourent, en gros, soit a la these de G. 
Wellers, soit a celle de J.-C. Pressac, toutes deux evoquees par M e J.-S. 
Lorach: 

- These de G. Wellers: les poisons gazeux «entrent dans le corps humain 
avec chaque mouvement d'inspiration et y restent fixes chimiquement de sorte 
que l'air expire n'en contient plus. Resultat: a chaque mouvement 
respiratoire, le corps de la victime s'enrichit en poison et dans l'air ambiant 
sa concentration diminue d'autant 2 . 

G. Wellers commence par reconnaitre que F. Leuchter a raison de noter avec 
insistance que les «chambres a gaz» homicides ne possedaient aucun systeme 
de chauffage permettant de porter la temperature des pieces a un minimum de 
+ 25,7° necessaire au developpement normal et a l'efficacite du Zyklon B. 
Puis, il affirme qu'aucun systeme de chauffage n'etait necessaire. S'exprimant 

1. The Journal of Historical Review, hiver 1992 1993. p. 391-420; Aula [Vienne], 
juillet-aout 1994, p. 15, portant copie de l'attestation officiellc \.\mtszeugnis\ selon 
I II i i i I 1 1 1 I i i [ igestelli] 

2. G. Wellers, «A propos du "rapport Leuchter"" et les chambres a gaz 

d'Auschwitz •>. p. 17. 



au present, comme si le fait etait avere alors que celui-ci est l'objet meme de 
la contro verse, il ne craint pas d'ecrire: «Cette masse humaine deshabillee 
rechauffe en peu de minutes l'atmosphere, les murs, les plafonds, les 
planchers sans aucune installation de chauffage a une temperature bien 
superieure a 25,7°. » C'est oublier qu'une masse humaine, quelle qu'elle soit, 
nue, dans une vaste piece de beton (30 m x 7 m) concue comme une cham- 
bre froide pour la conservation des cadavres, n'obtiendrait jamais, surtout par 
temps d'hiver silesien, qu'au niveau du sol, la ou se trouveraient les granules 
de Zyklon B, la temperature se porte «en peu de minutes» a plus de 25,7°. II 
ne faut pas oublier que le gaz cyanhydrique est moins dense que fair et qu'il 
monte du sol au plafond. 

- These de J.-C. Pressac: «Si Ton a trouve, dans les chambres destinees a 
l'epouillage des vetements, beaucoup plus de restes d'acide cyanhydrique que 
dans les chambres a gaz homicides, c'est qu'il fallait de nombreuses heures 
pour tuer les poux, de telle sorte que l'acide avait le temps de s'impregner 
dans les parois, tandis que, pour tuer les hommes, quelques minutes helas 
suiTisaicnl 1 ... » 

Dans sa propre deposition, le professeur Faurisson a fait justice de ces 
affirmations sans preuves. Prenant l'exemple du crematoire II de Birkenau 
dont subsistent des mines tout a fait parlantes, il a rappele que les molecules 
du poison en question ne choisissent pas les endroits ou se poser ; celles-ci ne 
: pas cantonnees exclusivement dans l'appareil respiratoire des 
s mais seraient allees se fixer partout, au plancher, au plafond, aux 
murs, aux piliers de soutenement de la chambre froide semi-e 
(Leichenkeller-1) ainsi que sur toute la surface des corps, dans les o 
naturelles de ces corps et qu'il se serait aussi forme des poches de gaz entre 
ces corps. Penetrer dans une telle chambre a gaz encombree, parait-il, de deux 
mille cadavres (qui auraient ete cyanures) serait revenu a plonger dans un 
ocean de gaz cyanhydrique; ce gaz, partout fixe, aurait continue d'emaner de 
partout; l'eau de condensation aurait, elle aussi, fixe ce gaz mortel; quant au 
travail de Titan necessaire pour degager les cadavres enchevetres et pour les 
transporter, il aurait ete impossible : les efforts physiques auraient necessite 
une intense activite respiratoire alors que, dans la realite, le moindre effort 
physique est a proscrire parce qu'il risque d'intensifier l'activite respiratoire et 
d'empecher ainsi le filtre des masques de faire son office. 
Dans ses ecrits, le professeur a maintes fois rappele que, de l'aveu meme de 
ses fabricants, le Zyklon B presentait malheureusement l'inconvenient d'une 
« ventilabilite : difficile et longue a cause de la forte adherence du gaz aux 



l. Deposition de J.-C. Pressac du '•) mai I '■)'■).:• telle que rapportee par M' Lorach. p. 



surfaces »'. Au tribunal, il a rappele ses visites et entretiens au laboratoire 
central de la prefecture de Police de Paris (rue de Dantzig), ses entretiens et sa 
correspondance avec le toxicologue Louis Truffert, son etude des chambres a 
gaz du penitencier de Baltimore en 1979. II a accumule une considerable 
documentation technique sur les chambres a gaz de disinfection, sur le gazage 
au Zyklon B des nuisibles, sur le traitement au gaz Zyklon B des arbres 
fruitiers, du tabac, etc., sur les chambres a gaz pour l'entrainement desrecrues 
au port du masque a gaz (dans ce cas on utilise generalement du bromure de 
benzyle, lequel est inoffensif par rapport au gaz cyanhydrique) ; dans ses 
differents proces, le professeur a depose une abondante documentation sur ces 
sujets et, en particulier, sur le danger extreme que presente la penetration de 
personnes, meme munies de ma qui peci lux, en un lieu ou a sevi le gaz 
cyanhydrique; il a insiste sur les precautions drastiques a prendre pour la 
manipulation d'un cadavre qui vient d'etre abondamment impregne de gaz 
cyanhydrique. II a rappele que, selon le «temoignage» de Rudolf Hoss, si 
souvent invoque dans le passe le plus recent, le personnel charge de 
debarrasser les pretendues chambres a gaz d'Auschwitz ou de Birkenau 
penetrait dans les lieux en mangeant et en fumant, c'est-a-dire sans masque a 
gaz, ce qui est radicalement impossible. II a souvent rappele que, loin d'etre 
utilisees pendant un court laps de temps, ces pretendues chambres a gaz 
etaient decrites comme fonctionnant jour et nuit, et cela afin d'eliminer les 
victimes dans des proportions industrielles. Ces locaux abusivement decrits 
comme des abattoirs chimiques fonctionnant a plein rendement auraient done 
du, comme les chambres a gazde disinfection, «exsuder», avec le temps, de 
grandes quanliles de bleu prussiquc, visibles a l'oeil nu. Or, ce n'est 
absolument pas le cas. 

M e J.-S. Lorach, probablement induit en erreur par G. Wellers, semble tout 
ignorerdela dangerosite du Zyklon B, lui qui parle de «cadavresdefemmes 
tondues apres le gazage » ! D'abord, il n'existait aucune place dans le 
batiment pour proceder a cette operation. Ensuite, l'intoxication des 
« coiffeurs » aurait ete immediate. Rappelons, par exemple, trois textes qui 
avertissent du danger extreme : 

1. Le 12 aout 1942, a Auschwitz, le commandant R. Hoss signe un 
«Sonderbefehl» (ordre special) concernant un cas de leger empoisonnement 
par acide cyanhydrique. II rappelle les termes du reglement pour tous ceux qui 
participent a une operation de gazage de pieces d'habitation. Au moment de 
l'ouverture des pieces, les SS (qui sont de garde autour du batiment et ne 
portent pas de masque a gaz) doivent attendre au moins cinq heures et se tenir 
a une distance d'au moins quinze metres. II leur faut, en particulier, veiller a 



i. « Liifibarkeit: wegen starken Haftvermogens ties Cases an ObeijUiclien 
erschwert u. hmgu icriy,. •• Document de Nuremberg' M-')9l)8. tableau final tic-, hint 
gaz produits. 



la direction du vent. Le document est distribue a trente-neuf exemplaires en 
direction de multiples instances '. 

2. En 1943, un manuel technique de l'armee americaine sur le masque a gaz 
(manuel traduit en francais pour l'usage de l'armee francaise) porte 
notamment : 

« (2) On doit egalement se souvenir qu'un homme 
peut perdre connaissance par absorption d'acide cyanhy- 
drique gazeux a travers la pcau; unc conccnlralion de 2 % 
d'acide cyanhydrique est suffisante pour faire perdre con- 
naissance a un homme, au bout de 10 minutes. Par conse- 
quent, meme en portant un masque, ['exposition a des con- 
centrations superieures ou egales a 1 % en volume d'acide 
cyanhydrique gazeux ne doit etre toleree qu'en cas de ne- 
cessity et pour une duree ne depassant pas 1 minute. En ge- 
neral, les locaux ou Ton trouve ces gaz doivent etre aeres 
avant que le porteur du masque y penetre, 1; 
en acide cyanhydrique gazeux ayant et ' 
faible pourcentage 2 . » 

3. Le 3 avril 1981, Louis Truffert, toxicologue, expert honoraire pres la cour 
d'appel de Paris, president de l'Association internationale d'expertise 
scientifique, envoyait au professeur Faurisson une lettre par laquelle il 
rectifiait le contenu d'une lettre adressee a M e Korman le 16 fevrier 1981; il 
declarait: 

«Toutefois, l'observation que j'ai faite, concernant 
la possibility d'entrer sans masque dans une piece conte- 
nant des corps d'intoxiques par l'acide cyanhydrique, con- 
cerne le cas d'une chambre a gaz au niveau du sol, debou- 
chant a l'air libre et il est evident que d'importantes reser- 
ves doivent etre faites dans le cas d'installations en sous- 
sol. Une telle si malum ncccssiicrail un dispositif de ven- 
tilation tres important et des precautions draconiennes 
pour eviter des pollutions susceptibles d'etre a l'origine 
d'accidents.» 
Le 25 mars 1981, M. Truffert, d'abord trompe par la description qui avait pu 
lui etre faite des pretendues chambres a gaz homicides, n'avait pu cacher au 
professeur Faurisson et a l'editeur Pierre Guillaume, sa stupefaction devant 
les photographies et les plans montrant l'emplacement reel et la forme reelle 
des locaux. 

JAMAIS les antirevisionnistes n'ont repondu aux arguments les PLUS 
SIMPLES des revisionnistes : comment pouvait-on deverser des granules de 
Zyklon B dans le toit, par exemple, de la pretendue chambre a gaz du 

1. I.C. Pressac. Au.schwil;: ieclmiciuc and Operation of the Gas Chambers, p. 
201. 

2. Washinglon. 22 septembrc l')!3 Mamie! Icehiiiquc 'I'M 3 2(b. Le Masque a 



crematoire II de Birkenau puisque, aussi bien, les pretendus quatre orifices de 
deversement n'ont jamais existe, ainsi qu'on peut le constater encore 
aujourd'hui de visu ? Le trou qu'on peut voir, de forme totalement irreguliere 
avec fers a beton cisailles et replies est le resultat d'un defoncement du toit 
apres la guerre pour permettre la penetration d'une personne, de corpulence 
normale, sous ce toit : c'est ainsi qu'on decouvre que la pretendue chambre a 
gaz n'etait, comme indique sur les plans decouverts par le professeur, qu'une 
piece nue avec piliers de soutenement et sans aucune de ces pretendues 
conduites perforees qui auraient permis le deversement des granules de Zyklon 
B, leur accumulation au fond de ces conduites et l'emanation du gaz. 
Jamais non plus on n'a repondu aux revisionnistes qui faisaient remarquer 
que, si les chambres froides avaient ete, comme on le pretend, des chambres a 
gaz homicides, AUCUN ESPACE dans tout le crematoire n'aurait pu 
accueillir les cadavres (environ deux mille, nous dit-on) en attente de leur 
incineration et alors que, de leur cote, les nouvelles victimes attendaient deja 
dans la pretendue salle de deshabillage. Jamais on n'a explique aux 
revisionnistes ou pouvaient etre entreposes les cadavres des victimes 
journalieres du typhus ou detoute autre «mort naturelle» (gardiens, detenus, 
travaillcurs libres, etc.). 

Page 2, alineas 7-8, et page 3, alineas 1-2 
(l'expertise du Sovietique Robel) 

Le professeur Faurisson a bel et bien informe F. Leuchter de cette expertise 
dont il avait traite des 1982 dans sa Reponse a Pierre Vidal-Naquet ' . Cette 
expertise de l'ingenieur sovietique Robel ne presente aucun interet puisque, 
au lieu de porter sur la pretendue arme du crime, elle concerne des objets dont 
rien ne prouve qu'ils aient ete des elements d'un crime quelconque. Rien ne 
prouve que ces fermetures en zinc provenaient «des orifices de la chambre a 
gaz (Leichenkeller-l) du crematoire-U de Birkenau »; d'ailleurs, de tels orifices 
n'existent tout simplement pas a cet endroit, ainsi qu'on peut le constater 
aujourd'hui. Rien ne prouve non plus que ces vingt-cinq kilos (et demi) de 
cheveux provenaient «des cadavres de femmes tondues apres le gazage» ; dans 
toute l'Europe en guerre et en disette on a collecte des cheveux d'hommes et 
de femmes pour les desinfecter (par exemple au Zyklon B) et pour les 
employer dans l'industrie de la confection. II est, en revanche, remarquable 
qu'on n'ait procede a aucune expertise ou qu'on n'ait publie aucune expertise 
de l'arme meme du crime. 

Page 3, alinea 3 (Ernst Ziindel) 



l. R. Faurisson, Reponse a Pierre Vidal-Naquet, p. 34-35. 



E. Zundel a ete definitivement acquitte par un arret retentissant de la Cour 
supreme du Canada en date du 27 aoflt 1992. Les juges sont alles jusqu'a 
declarer anticonstitutionnelle la loi sur le fondement de laquelle il avait ete 
persecute pendant neuf ans sous la pression constante, en particulier, d'une 
association dirigee par M me Sabina Citron (Canadian Holocaust 
Remembrance Association). lis ont prononce que cette loi etait contraire a la 
Constitution garantissant la liberie d'expression; cette liberte a ses limites, 
ont-ils dit, mais, en l'espece, E. Zundel devait pouvoir librement exposer ses 
vues. Cette loi a ete abrogee. 

Page 3, alinea 4 (Robert Faurisson) 

Si le professeur s'etait, depuis 1974, laisse aller a des «elucubrations» (sic) 
dans tous ses ecrits et, en particulier, dans sa Reponse aJean-ClaudePressac, 
la communaute des historiens et des scientifiques l'auraient publiquement 
confondu depuis beau temps. Au lieu de cela, il ne se passe pas de mois 
qu'on ne lui concede, ainsi qu'a 1'ensemble grandissant des revisionnistes dans 
le monde, que le revisionnisme historique avait, en fin de compte, raison sur 
un nombre considerable de points importants et meme capitaux. 
Depuis un demi-siecle, les revisionnistes attendent, de la part de leurs 
adversaires, soit une expertise de l'arme du crime pretendument utilisee a 
Auschwitz et a Birkenau, soit, plus simplement, pour commencer, une 
photographie, un dessin ou une maquette representant cette arme et son 
fonctionnement. Le professeur Faurisson demande respectueusement au 
tribunal preside par M mc Ract-Madoux d'ordonner une telle expertise 1 . II 
rappelle que J.-C. Pressac, dans son livre Les Crematoires d'Auschwitz, a 
accumule plusieurs centaines d' affirmations sans preuve, qu'il n'a reproduit 
aucune photographie des locaux ou mines de locaux censes avoir servi 
d'abattoirs chimiques, qu'il n'a fourni aucun plan, aucun dessin ni aucune 



1. Tout aussi res| c n u m. nt il mcl i irdc lc tribiinal ii ! , i nl li n d i 
corder foi aux propos que le Tribunal mililaire international attribue a Rudolf Hoss ou 
a. Adolf Bichmann. K. I Kiss a etc torture et -.on lemoignage sur les ehambres a gaz est 
declare par lc professeur Christopher Browning, eollahorateur de \'Enc\clopedia oj 
the Holocaust to I'aibl lfu C. llitchen v lliston is it p. 1 1 

QuantaA.Eichmann.il est completemcni i'aux qu'il ait declare que « cette politique 
[d'extermination physique] avait cause la mort de six millions de Juifs. dont quatre 
millions pcrircnt dans les camps d'extermination* (Jugement in Proces des grands 
crimiuels tie guerre, 1. p. 266). Lc professeur Faurisson a deja eu I'occasion de lc 
rappeler, pretnes a fappui. lc tribunal de Nuremberg SAVAIT que ce propos etait 
pretc a Kichmann par Wilhclm llottl. collaboratcui du ministere public americain. et a 
refuse, en fin de compte. de comoquer llottl pour I'intcrroger ia dessus; Eichmann, 
en 1961, s'est inch i I call ition llottl n 19 ni par battre en retraite et 

a confie a une publication autrichienne qu'il ne fallait pas accorder trop d'attention a 

in ipo p I i Inn ni I I ii i [a'd p i i ii | i i ii i il ut i\ie, vers aofit- 

septembre 19 I I. Lc professeur Faurisson lieiil a la disposition du tribunal preside par 
M" Kact Madoux tous les elements dc sa demonstration sur ce point comme sur tout 



maquette de la chambre a gaz nazie et qu'il a, dans un ouvrage repute 
scientifique, entierement passe sous silence l'existence des rapports de 
l'Americain Fred Leuchter, de l'Allemand Germar Rudolf et de l'Autrichien 
Walter Liiftl (ce dernier etant, a l'epoque, president de la chambre des inge- 
nieurs d'Autriche), sans parler d'une tentative d'expertise de l'lnstitut de crimi- 
nologie de Cracovie tenue secrete par les Polonais mais revelee par les revi- 
sionnistes. Or, dans une controverse historique il faut exposer la these 
adverse, donner reference des ecrits et s'efforcer d'y repondre. C'est ce que, 
pour leur part, les revisionnistes n'ont cesse de faire. 

A titre d'information sur l'inevitable complexite d'une execution par le gaz 
cyanhydrique, le tribunal voudra bien trouver ci-joint une copie des pages 
301-322 de l'ouvrage publie en 1980 par Robert Faurisson et Serge Thion: 
Verile histamine an rente politique '.' La question des ehambres a gaz ainsi 
qu'un texte d'une page intitulee «Juger, c'est comparer » et montrant deux 
photographies dont la simple juxtaposition donne matiere a reflexion: la 
premiere montre la porte de la chambre a gaz de Baltimore (1954, technologie 
des annees trente et quarante) ; la seconde montre la petite porte vitree du 
crematoire-I d' Auschwitz (elle s'ouvre vers l'espace ou, parait-il, s'entassaient 
des centaines de cadavres). 

«I1 n'appartient pas aux tribunaux de dire l'histoire». II peut arriver que des 
magistrats ne rappellent d'abord ce principe que pour mieux l'oublier ensuite 
dans la pratique. Le professeur Faurisson demande respectueusement au 
tribunal de ne se faire d'aucune facon juge de l'histoire, ni dans le principe, ni 
dans la pratique. En la circonstance, l'histoire d' Auschwitz devient de plus en 
plus mouvante depuis le debut des annees quatre-vingt. Les historiens 
orthodoxes accumulent, a un rythme qui s'accelere, les revisions les plus 
dechirantes dans le sens meme que preconisaient les revisionnistes. Par 
exemple, le 18 Janvier 1995, la chambre a gaz d'Auschwitz etait encore 
«authentique» mais, le lendemain, les lecteurs francais de L' Express, el eux 
seuls, apprenaient qu'enrealite «Tout y est faux». A en croire Pierre Vidal- 
Naquet lui-meme, la tentation est grande chez «des personnes bien intention- 
nees» d'abandonner l'argument de l'existence des ehambres a gaz nazies: 
«Qu'ils me pardonnent, mais c'est la capituler en rase campagne '. » Or, cet 
abandon est ineluctable comme l'a ete celui du «savon juif», de «l'ordre de 
Hitler», de «Wannsee», du « document Gerstein», des «quatre millions de 
victimes d'Auschwitz », des «confessions» de Hoss, du «langage code», de 
l'«abondancedepreuves», des «temoignages innombrables». Des 1968, 
l'historienne Olga Wormser-Migot le reconnaissait dans sa these sur Ee 
Systeme concentrationnaire nazi (1933-1945): il existe un «probleme des 
ehambres a gaz » 2 . Et, avant cela, des 1951, Leon Poliakov avait admis, au 



sujet de ce qu'il appelait «la campagne d'extermination des juifs»: «Aucun 
document n'est reste, n'a peut-etre jamais existe'.» Des magistrats pour- 
raient-ils, eux, en savoir plus que ces historiens orthodoxes ? 
Enfin, si des magistrats ne peuvent se faire juges de l'histoire, sans doute 
peuvent-ils encore moins se faire les juges (encore une fois sans recours a des 
experts) d'un debat historique qui necessite aussi bien des recherches en 
chimie, en medecine, en technologies diverses que des investigations in situ. 
Note: M e J.-S. Lorach n'ayant fourni que deux documents, nous nous 
astreignons a ne fournir, a notre tour, au tribunal que deux documents, mais 
nous sommes a la disposition du tribunal pour lui communiquer toute preuve 
ou tout document a l'appui des divers points de cette «Reponse a 
M e J.S. Lorach, page par page, alinea par alinea». 



l er juin 1995 

Milices juives 
Quinze ans- et plus - de terrorisme, en France 

Dans sa livraison de juin 1991, le mensuel Le Choc du mois publiait une 
etude intitulee: « Milices juives. Quinze ans de terrorisme ». Le sous-titre en 
etait le suivant : 

«"Groupe d' action juive", "Organisation juive de 
combat", "Organisation juive de defense"... Sous ces di- 
vcrses appellations, des activislcs jails ne cessent depuis 
une quinzaine d'annees de semer la terreur, dans la plus to- 
lalc impunite. Des provocations qui n'ont d'autre but que 
de susciter des represailles. Comme si certains voulaient 
que la communaute juive se sente menacee ' . . . » 
L'etude passe en revue, du 19 juin 1976 au 20 avril 1991, cinquante cas 
d'agressions physiques commises par des juifs organises en groupes. Ne sont 
done pas mentionnees les agressions physiques, de toute facon assez rares, 
commises par des individualites juives. 

Dans les cinquante cas repertories par Le Choc du mois, les victimes se sont 
comptees par centaines. Chez les victimes de ces milices on releve: mort 
d'homme, blessures suivies de coma profond, inftrmites a vie, sequelles 
graves ainsi que vitriolage, « commission d'actes de barbarie», ceil creve, 
tabassage en regie en la presence de policiers ou de gardes refusant 
d'intervenir, nombreuses hospitalisations, nombreux guet-apens, dont un, au 
moins, avec la complicite de la presse (cas dujournal Liberation). La plupart 
de ces agressions sont passees sous silence par les medias ou brievement 
rapportees. Certaines sont approuvees par des publications ou des 
organisations juives qui, en general, apres quelques mots de reprobation, 
donnenta entendre que les victimes meritent leur sort, que e'est «naturel et 
normal» et qu'il ne faut s'attendre, dans l'avenir, a aucune indulgence si 
jamais on suscite a nouveau la «colere» des juifs. 

II est remarquable que pas un seul juif n'ait ete, en revanche, la victime d'une 
seule attaque d'un seul groupe dit « d' extreme droite» ou «revisionniste» 
(puisque, aussi bien, la presse fait l'amalgame entre «revisionnisme» et 
« extreme droite» alors que le revisionnisme historique est, en realite, un 
phenomene qui interesse tous les groupes de pensee, de 1' ultra-gauche a 
l'extreme droite en passant par tous les partis, saufle parti communiste, et 
celasans compter les apolitiques. Paul Rassinier, fondateur du revisionnisme 
historique en France, etait socialiste). 

Parmi les attaques ou les agressions commises par des milices ou des 
organisations juives, on se bornera a citer celles dont ont ete victimes 



«Milicesjuives-Quii 



Francois Duprat, un colloque du GRECE, Marc Fredriksen, Charles Bousquet 
et, a nouveau, Mark Fredriksen, Michel Caignet, Pierre Sidos, Olivier 
Mathieu, Pierre Guillaume, les « Amis de Saint-Loup» et Robert Faurisson. 
Beaucoup d'autres cas seraient a citer de 1976 (ou, le 2 novembre, 
l'immeuble dans lequel habitait Jean-Marie Le Pen devra etre entierement 
detruit apres avoir ete ebranle sur cinq etages lors d'un attentat a la dynamite 
revendique par un «Groupe du souvenir juif») jusqu' en 1991 (ou, le 2 avril, 
Fabrice Benichou, vendeur a la criee d'un journal de Jean-Edern Hallier, meurt 
a son domicile apres avoir ete roue de coups dans le quartier juif du Sentier a 
Paris). 

Francois Duprat 
Membre de la direction du Front national, auteur et diffuseur d'ecrits 
revisionnistes, F. Duprat a ete tue le 18 mars 1978 dans sa voiture par 
l'explosion d'une bombe sophistiquee. Sa femme a ete grievement blessee. 
L'attentat est revendique par un «Commando du souvenir ». En accordavec 
Serge et Beate Klarsfeld, l'escroc Patrice Chairoff avait publie, dans Dossier 
neo-nazisme, le nom et l'adresse de F. Duprat ainsi que de plusieurs autres 
personnes suspectees de fascisme, de neo-nazisme ou de revisionnisme '. 
Dans Le Droit de vivre, organe de la Ligue contre le racisme et l'an- 
tisemitisme (LICA devenue, par la suite, LICRA), Jean Pierre-Bloch, 
directeur de cet organe et de cette publication, commente l'assassinat de 
F. Duprat sans dire un mot du sort de M me Duprat. Son commentaire reflete 
une mentalite cabalistique: J. Pierre-Bloch affecte de reprouver un crime 
«inqualifiable» mais, pour lui, ce crime est du au fait que, a Ten croire, 
s'installent en France en ces annees 1977-1978 «l'anarchie et le regne du 
reglement de comptes politique » et que des «appels criminels sont lances 
contre les immigres, des juifs ou des tziganes». On aura note que J. Pierre- 
Bloch met ici en regard des actions criminelles incontestables avec des 
«appels criminels » dont il n'indique ni la teneur ni les consequences dans la 
realite. Plus revelateur encore est le passage suivant de sa declaration : «Oui, 
c'est vrai; nous sommes prets a nous battre et a mourir pour permettre a nos 
adversaires de dire ce qu'ils pensent en toute liberte, des lors qu'ils ne font 
pas l'apologie du crime ou qu'ils n'entretiennent pas la haine raciale 2 . » 
Replaces dans le contexte d'un assassinat precis, ces mots constituent un 
avertissement a l'endroit de ceux qui pourraient deplaire aux juifs en suivant 
l'exemple de F. Duprat. 

D'ailleurs, quelques mois plus tard, J. Pierre-Bloch, decrivant le professeur 
Faurisson comme un emule de Louis Darquier de Pellepoix, ancien 
commissaire general aux Questions juives dans le gouvernement de Vichy, 

1. Le Monde, 23 mars 1978, p. 7 ; 26 avril 1978, p. 9. 



annoncait: « Darquier sera extrade. Ceux qui marchent sur ses traces ne feront 
pas d'aussi vieux os. Tot ou tard, ils trouveront les antiracistes sur leur 
route '. ». La LICRA a ete fondee en 1927 par Bernard Lecache sous le nom 
de «Ligue contre les pogroms » pour defendre un juif russe qui, l'annee 
precedente, avait assassine a Paris le general ukrainien Simon Petlioura. Le 
tapage mene en faveur de 1' assassin amena a son acquittement ; le meme 
genre de tapage devait beaucoup plus tard conduire a d'autres acquittements 
d' assassins (par exemple, le 5 mai 1976, 1' acquittement du braqueur et 
assassin Pierre Goldmann). 

Dans une chronique du Monde, le journaliste Pierre Viansson-Ponte se livrera 
a une operation de pure delation au sujet d'une brochure revisionniste 
anglaise qui avait ete diffusee en France par F. Duprat; dans cette chronique 
il s'abstiendra de toute allusion a 1'assassinat de F. Duprat 2 . 

Un collogue du GRECE 
Le 9 decembre 1979, le XIV c colloque national du GRECE (Groupe d'etudes 
et de recherches sur la civilisation europeenne) est attaque par une centaine 
d'individus casqui qui a igenl li tand di livri I t indi idus deploient 
des calicots portant le nom de 1' « Organisation juive de defense* (OJD). Une 
quinzaine de participants sont blesses. L'un d'entre eux perdra un ceil. 
Plusieurs assaillants sont arretes par la police, puis relaches le soir-meme sur 
1' intervention de Jean-Pierre Pierre-Bloch, fils de J. Pierre-Bloch et ami de 
Jacques Chirac. Jean-Pierre Pierre-Bloch avait ete et sera, par la suite, 
implique dans d'autres agressions ou d'autres interventions en faveur 
d'agresseurs identiques. 

Marc Fredriksen 
Le 19 septembre 1980, un commando de 1' « Organisation juive de defense » 
(OJD) attaque au Palais de justice de Paris des sympathisants de Marc 
Fredriksen, responsable de la FANE (Federation d' action nationale et 
europeenne). On releve six blesses, dont deux graves. Les gardes du Palais de 
justice, pourtant charges du maintien de l'ordre, laissent, en fait, agir, 
librement ou plus ou moins librement, les milices juives dans cette 
circonstance comme dans toutes les autres circonstances identiques. Quant a 
Jean Pierre-Bloch, il declarera: « La loi du talion pourrait reapparaitre [...]. Si 
un seul des notres est touche, nous appliquerons la formule: ceil pour ceil, 
dent pour dent [...]. S'il faut nous organiser militairement nous le ferons 3 . ». 
La formule «Si un seul des notres est touche... » signifie qu'en fait pas un 
seul juif n'a ete touche. Ce qui etait vrai en 1980 reste vrai en 1995. Dans le 

1. Le Droit de vivre, decembre 1978, p. 23. 

2. P. ViansMin Pome. «Lc mcnson«e (suite)». 

3. Le Monde, Foctobre 1980. 



cadre de leur combat contre les nationalistes ou les revisionnistes, les juifs 
touchent, blessent ou tuent mais ne sont ni touches, ni blesses, ni rues ; si 
cela avait ete le cas, les medias du monde entier auraient publie avec force 
commentaires des photographies (non suspectes) qui en auraient atteste : juifs 
a ceil creve, a face vitriolee, dans le coma, dechiquetes, hospitalises, 
transported a la morgue, etc. Imagine-t-on l'exploitation qui aurait ete faite de 
ces horreurs sur les cinq continents ? 

Charles Bousquet, Mark Fredriksen 
Le 3 octobre 1980, un attentat a lieu contre la synagogue de la rue Copernic, 
provoquant quatre morts et vingt-sept blesses. Les quatre morts sont des 
passants; parmi ceux-ci se trouve une Israelienne dont la presence n' a jamais 
ete expliquee. Christian Bonnet, ministre de l'lnterieur, recoit, dans la 
journee meme, des informations qui lui permettent d'identifier en la 
circonstance un attentat palestinien mais, sous la pression des organisations 
juives et avec l'accord de la grande presse, il laisse croire a une action de 
l'extreme droite. On apprendra par la suite que l'attentat a ete effectivement 
commis par un Palestinien venu de Chypre. Le soir meme de l'attentat, les 
locaux de la FANE sont devastes et la Librairie francaise, rue de 1'Abbe- 
Gregoire, fait l'objet d'une nouvelle tentative d'incendie. Cette librairie, dont 
le proprietaire est Jean-Gilles Malliarakis, connaitra en quelques annees plus 
de dix attaques ou attentats. Le siege de l'(Euvre francaise, de Pierre Sidos, 
est mitraille. Des scenes de lynchage se deroulent dans Paris ou des groupes 
de manifestants juifs s'en prennent a de jeunes passants isoles, grands, blonds 
et a cheveux courts '. 

Le 7 octobre, a Neuilly, Charles Bousquet, quatre-vingt-quatre ans, est 
attaque et vitriole a son domicile par un groupe d'inconnus qui l'ont 
apparemment confondu avec le militant nationaliste Pierre Bousquet (sans 
rapport avec Rene Bousquet). II sera hospitalise pendant un mois a l'hopital 
Foch au service des grands brules. II conservera des sequelles de ses blessures. 
II renonce a porter plainte parce que son fils Pierre, professeur d'histoire a 
l'Universite de Paris IV, lui a demande d'agir ainsi «a cause des Israelites » : 
«Ils sont a Jerusalem ou a Tel- Aviv, ceux qui ont fait cela. Tout serait 
inutile. Je veux oublier 2 . » 

Le 12 octobre 1980, Mark Fredriksen est roue de coups et admis, dans un 
etat grave, a l'hopital de Rambouillet. En son absence, son appartement est 
devaste. En traitement a Berck-sur-Mer pour de multiples fractures, il manque 
de subir une nouvelle agression; trois jeunes gens se presentent qui 
demandent a le voir; leur signalement correspond a celui du groupe Aziza qui, 
ulterieurement, vitriolera Michel Caignet (voy. ci-dessous). 



Le 20 octobre, l'ecrivain Andre Figueras est attaque a son domicile. 

Michel Caignet 
Le 29 Janvier 1981, Michel (Miguel) Caignet, vingt-six ans, etudiant pre- 
parant un doctorat de linguistique anglais-allemand, quitte son domicile de 
Courbevoie pour se rendre a l'Universite lorsqu'il est aborde par quatre 
individus a proximite de son immeuble. Ceux-ci le renversent, 
l'immobilisent. L'un des quatre individus lui arrose de vitriol le visage et la 
main droite. 

M. Caignet avait appartenu a la FANE et il etait revisionniste. II avait ete 
denonceparl'hebdomadaire VSD. A la suite du vitriolage, son visage est 
devenu si atroce que seuls deux journaux ont ose en publier la photographie. 
L'auteur principal de V agression, Yves Aziza, etudiant en medecine, fils de 
Charles Aziza (preparateur en pharmacie a Montreuil), a ete connu de la 
police dans l'heure meme qui a suivi 1' agression mais la police et la justice 
francaises ont, dans des conditions scandaleuses et dont le detail est connu, 
laisse tout le temps a Y. Aziza de s'enfuir vers l'Allemagne et vers Israel. 
Au ministere de la Justice, un denomme Main, appartenant a la direction des 
Affaires criminelles (directeur Raoul Beteille), elude sur un ton sarcastique 
toute question sur le retard considerable (quatorze jours !) apporte a l'ouver- 
lurc dune instruction judiciaire... Parmi les correspondants d'Y. Aziza, on 
decouvre le nom de Daniel Ziskind, fils de Michele Ziskind, soeur de Jean- 
Pierre Pierre-Bloch, lui-meme fils de Jean Pierre-Bloch. 

Pierre Sidos 
Le 18 septembre 1981, deux cents membres de l'« Organisation juive de 
combat» (OJC) font la loi au Palais de justice de Paris oil se deroule le 
proces en diffamation intente par Pierre Sidos, president de l'(Euvre francaise, 
a Jean Pierre-Bloch. Comme d'habitude, les juifs rouent de coups plusieurs 
assistants. 

Le 25 novembre, les locaux de la librairie Etudes et documentation sont 
incendies par un commando. 

Le 8 mai 1988, place Saint-Augustin a Paris, des commandos de l'OJC 
attaquent a coups de barres de fer des militants de l'CEuvre francaise qui 
participaient au defile traditionnel en l'honneurde Jeanne d' Arc; ils font une 
quinzaine de blesses, dont deux tres grievement atteints. Quatre des personnes 
agressees seront hospitalisees. Un septuagenaire restera plusieurs semaines 
dans le coma. Dix membres de l'OJC sont interpelles par la police. Le soir 
meme, Jean-Pierre Pierre-Bloch intervient en leur faveur aupres de la police 
judiciaire. Des poursuites sont engagees contre quelques agresseurs. Certaines 
sont abandonnees avec la mention suivante du juge d' instruction: 
« Instruction inopportune »; d'autres agresseurs sont juges non sans que des 



pressions « venues du plus haut niveau politique » se soient exercees sur le 
parquet. Au total, seuls trois agresseurs seront juges; ils seront condamnes a 
deux ans de prison avec sursis ! 

Olivier Mathieu 
Le 6 fevrier 1990, des millions de telespectateurs ont pu assister a 
1'agression commise sur la personne d'Olivier Mathieu lors d'une emission 
animee par Christophe Dechavanne. Jean-Pierre Pierre-Bloch est venu sur le 
plateau avec un groupe de militants de l'OJC. O. Mathieu a juste le temps 
de lancer: «Faurisson a raison». Une dizaine de nervis le rouent de coups 
ainsi que sa fiancee et Marc Botrel. Un personnage important des milices 
juives est present: Moshe Cohen, ancien sous-lieutenant de Farmee 
israelienne, responsable, a l'epoque, du Tagar, la branche etudiante du Betar 
(59, boulevard de Strasbourg, Paris X e ). Les agressions continuent en dehors 
du plateau et jusque dans la rue. Un agresseur sera interpelle par la police et 
relache quelques heures plus tard sur 1' intervention de Jean-Pierre Pierre- 
Bloch. 

Pierre Guillaume 
Pierre Guillaume, qui appartient a 1' ultra-gauche, est le responsable de la 
Vieille Taupe, qui a publie des ouvrages revisionnistes, notamment du 
professeur Faurisson. II a ete la victime d'un nombre important d'agressions, 
soit contre sa personne a la Sorbonne, dans sa librairie de la rue d'Ulm, au 
Palais de justice de Paris (ou les gardes ne sont pas intervenus), soit contre 
ses biens (depot de livres, materiel video, librairie). En 1991, des groupes de 
manifestants, principalement juifs, sont venus assieger sa librairie de la rue 
d'Ulm de facon reguliere et ont fini par obtenir la fermeture de cette librairie 
en 1992 a force de violences diverses (bris de vitrine, injection de produits 
chimiques, intimidations physiques et autres). 

Les «Amis de Saint-Loup » 
Le 20 avril 1991, a la «Maison des Mines », a Paris, une cinquantaine 
d'individus se reclamant du Groupe d'action juive (GAJ), armes de barres de 
fer et de battes de base-ball, attaquent les participants d'un colloque organise 
en hommage a l'ecrivain Saint-Loup (Marc Augier). Onreleve treize blesses, 
en majorite des personnes agees, dont deux tres grievement atteints. Juliette 
Cavalie, soixante-sept ans, evacuee vers l'hopital Beaujon, y tombera dans le 
coma pour une duree d' environ trois mois; reprenant conscience, elle sera 
condamnee pour le restant de ses jours a ne pluspouvoir s'alimenter seule ni 
marcher. Le journaliste Alain Leauthier, de Liberation, et proche de Julien 
Dray, depute socialiste et maximaliste juif, a assiste, de bout en bout, aux 



preparatifs et a la perpetration de l'attaque. II en fournit un compte rendu 
satisfait et ironique '. 

Robert Faurisson 
Le professeur a ete la victime de dix agressions physiques entre le 20 
novembre 1978 et le 31 mai 1993 (deux a Lyon, deux a Vichy, deux a 
Stockholm et quatre a Paris). Sept de ces agressions sont dues a des 
organisations ou a des milices juives francaises (deux a Lyon, une a Vichy, 
une a Stockholm du fail de juifs i'rancais venus par avion de Paris et associes 
a des juifs suedois, une a la Sorbonne et une au Palais de justice de Paris). 
La premiere de ces sept agressions a eu lieu le 20 novembre 1978 ; elle a ete 
annoncee dans Liberation-Lyon par le journaliste juif Bernard Schalscha qui a 
indique le jour, le lieu et l'heure des cours du professeur. Des membres de 
l'Union des etudiants juifs venus en train de Paris, en premiere classe, 
attaquent le professeur a l'Universite; le D r Marc Aron, cardiologue, 
president du comite de liaison des institutions et des organisations juives de 
Lyon, est present sur les lieux. 

La deuxieme agression a eu lieu lorsque le professeur a tente de reprendre ses 
cours quelques semaines plus tard ; le D r Marc Aron etait encore present ce 
jour-la a l'Universite. 

Le 12 septembre 1987, a la Sorbonne, des membres d'une milice juive ont 
attaque Henry Chauveau (grievement blesse), Michel Sergent, Pierre 
Guillaume et Freddy Storer (Beige) ainsi que le professeur Faurisson, tous 
blesses. Les gardes de la Sorbonne ont apprehende 1'un des agresseurs. Un 
responsable, en civil, de la police a fait relacher l'agresseur et a utilise la 
violence pourexpulser le professeur de l'enceinte de l'universite. Rappelons 
que R. Faurisson avait enseigne a la Sorbonne. 

Le 16 septembre 1989, un guet-apens etait tendu a R. Faurisson pres de son 
domicile, dans un pare de Vichy, par un groupe de trois jeunes gens ; sans 
1' intervention d'un passant, il aurait etc achevea coups de pieds dans la tete. 
Blesse, il devait subir une longue operation chirurgicale. L'enquete de la 
police judiciaire confirmera que l'agression etait imputable a de «jeunes 
activistes juifs parisiens». La veille de l'agression, R. Faurisson avait note 
avec surprise la presence, a proximite de ce pare, d'un certain Nicolas 
Ullmann, ne en 1963; le 12 juillet 1987, ce dernier avait violemment frappe 
le professeur au Sporting-Club de Vichy. A la police judiciaire, N. Ullmann, 
interroge sur les raisons de sa presence en ces lieux, donnait des reponses 
vagues et contradictoires ; en outre, il pretendait avoir participe, le jour meme 
de l'agression, a Paris, a un «bal masque», d'oii l'impossibilite pour 
quiconque, sinon son hote et ami, d'attester de sa presence ce jour-la a Paris. 
II est a noter que le juge d'instruction de Cusset, pres de Vichy, n'a jamais 

1. A. Leauthier, «Un commando sioniste s'in\ ite au meeting neo nazi •>. 



convoque le professeurpour l'entendre; ce juge, Jocelyne Rubantel, ne l'a 
recu dans son bureau, comme un criminel, que pour lui signifier qu'elle 
demanderait un non-lieu. Ce qu'elle a obtenu. Aucune perquisition n'a ete 
operee au siege du Betar-Tagar a Paris. Une telle perquisition aurait cause 
trop de «colere» dans la communaute juive. 

Le 16 octobre 1989, soit un mois, jour pour jour, apres l'attentat de Vichy, 
une bombe explose devant la porte des locaux du Choc du mois, a Paris, qui 
sont saccages. L'attentat est revendique par l'OJC et des groupes d'extreme 
gauche. Eric Letty, qui avait consacre un article au professeur Faurisson, 
aurait ete tue par la bombe s'il n'avait pas, par miracle, decele a temps 
l'imminence de l'explosion. 

La place nous manque pour evoquer ici les autres agressions dont le 
professeur Faurisson a ete la cible. 

Denombreux autres cas pourraient etre cites d'attaques ou d' agressions en 
groupe menees par des juifs: en plus des cas repertories par V article du Choc 
du mois pour les annees 1976-1991, il faudrait prendre en consideration les 
cas non repertories et, enfin, des cas qui se sont produits depuis 1992. 
Repetons-le, le total des victimes s'eleve a plusieurs centaines tandis que pas 
un juif, en revanche, n'a ete la cible d'une attaque physique concertee. 
Le 14 Janvier 1988, a Lyon, le professeur Jean-Claude Allard etait hospitalise 
a la suite d'une attaque en groupe revendiquee par l'OJC qui lui avait tendu 
une embuscade surle parking de l'Universite Lyon-III; en juin 1985, il avait 
preside le jury de la these du revisionniste Henri Roques sur «les 
Confessions de Kurt Gerstein» (these dont la soutenance a ete annulee, fait 
sans precedent dans les annales de l'Universite francaise, sous la pression des 
juifs «encolere»). 

Le 13 avril 1994, lors d'une interruption de seance au proces des «houligans 
du Pare des Princes » (l'un, au moins, de ces houligans etait juif), des 
miliciens juifs armes se livraient a de nouvelles violences; pourtant, ces 
houligans avaient fait des victimes parmi les policiers et non parmi des juifs. 
Les miliciens s'etaient introduits au Palais de justice avec armes et barres de 
fer; parmi leurs victimes allait figurer un garde du Palais. « Detail 
interessant: aucune enquete n'a ete decidee pour tirer cette affaire au clair et la 
seule arrestation a ete celle d'un des "militants nalionalislcs" agresses et qui 
avait ose se defendre ? ' » 

Le 28 avril 1994, l'Allemand Ludwig Watzal, invite officiel de l'Universite 
de Nanterre, etait frappe par des membres d' organisations juives ou de 
gauche. 

1. «Les mill. 



Les saccages de librairie ont ete nombreux: en plus de Bleu-Blanc-Rouge, 
d'Ogmios, de la Librairie francaise, de la Librairie de la Vieille Taupe, on 
peut citer la Librairie Gregori et la Librairie de la Joyeuse Garde (dans ce 
dernier cas, bris de vitrine, glu empechant l'ouverture du rideau de fer, 
excrements, etc.)- Des bureaux, des immeubles, une eglise (Saint-Nicolas-du- 
Chardonnet, a Paris, le 21 decembre 1978), des expositions, un depot de 
livres ont ete la cible d'attentats revendiques par des organisations juives. 

Le lieu le pins dangei cux de France . 
le Palais de justice de Paris et ses abords 
Pour les victimes designees de ces milices, la ville la plus dangereuse de 
France est Paris. Dans Paris, l'undes arrondissements les plus dangereux est 
le premier arrondissement. Dans cet arrondissement, le point le plus 
dangereux est constitue par le Palais de justice et ses abords immediats. 
Pourtant, ce point est particulierement surveille par la police puisque le 
Palais possede son « commandement militaire » dote de centaines de gardes 
armes et puisque se trouve, a cote du Palais, le « Quai des Orfevres», siege de 
la police judiciaire. Mais, precisement, gardes et policiers ont, durant ces 
dernieres annees, laisse se perpetrer de nombreuses violences, en particulier 
contre les revisionnistes convoques au tribunal ou venus assister aux proces. 
Quand une milice juive decide de faire irruption au Palais, le scenario est 
invariablement le suivant: les nervis, dont le comportement trahit les 
intentions belliqueuses, ne sont en aucune maniere tenus par les gardes a 
distance des victimes designees; aucun officier de la garde ne cherche a 
prendre contact avec le meneur de ces troupes de choc pour lui signifier 
qu'aucune violence ne sera toleree; on laisse les assaillants insulter, 
provoquer, puis frapper; quelques gardes s'efforcent de proteger quelques 
victimes; si un militant se signale par une extreme violence, trois gardes 
l'emmenent precipitamment, puis le liberent; les victimes sur lesquelles 
pleuvent les coups ne peuvent ni faire interpeller les brutes, ni connaitre leur 
identite. Une fois que la milice a fait son ceuvre et qu'elle s' eclipse, les 
gardes se portent vers les victimes ensanglantees ou tumefiees et affectent un 
comportement de nounous eplorees. 

Le 9 mai 1995, un proces du professeur Faurisson s'est deroule sans la 
presence des milices en question. Rien de surprenant a cela: l'avocat Jean- 
Serge Lorach, representant les associations parties civiles, declarait dans sa 
plaidoirie qu'il avait demande aux «survivants» (et aux journalistes) de ne 
pas venir assister au proces. Mais, en fait, le responsable du Betar-Tagar etait 
present avec quelques complices devant la XVIP chambre correctionnelle, 
puis a la sortie du Palais de justice: Moshe Cohen, en personne. A la sortie 
du Palais, il surveillait avec quatre hommes, dont l'un muni d'un radio- 
telephone, le professeur Faurisson, son avocat et les personnes les 



accompagnant. Cette equipe disposait d'une voiture banalisee (une R 19 
immatriculee 356 JEK 75) rangee sur le trottoir de la grande grille du Palais 
(en position de depart). Moshe Cohen, l'homme de toutes les basses beso- 
gnes du Betar-Tagar, etait done la avec l'autorisation du commissaire du l er 
arrondissement de Paris, Robert Baujard, et avec l'assentiment du colonel 
Roger Renault, commandant les gardes du Palais, lesquels avaient pour 
consigne de repondre aux curieux que cette voiture appartenait «a la police ». 

Collusion du ministere de I'Interieur et des milices juives 
jyjme F ra ncoise Castro et son epoux, Laurent Fabius, sont tous deux juifs. En 
1986, a l'epoque oil L. Fabius etait le premier ministre de la France, F. 
Castro a revele que les milices juives et le ministere de I'Interieur 
travaillaient main dans la main. Elle a declare: 

« Extraordinaire nouveaute dans le comportement 
politique, la gauche a pennis a des milices juives de s'in- 
staller dans des quartiers de Paris, mais aussi a Toulouse, a 
Marseille, a Strasbourg [et d'avoir] des contacts regulicrs 
avec le ministre de I'Interieur '. » 
Par une sorte d'assentiment general il semble convenu que les juifs doivent 
etre traites en France comme une minorite privilegiee, dontil faut excuser«la 
colere» (cemot revient de facon lancinante dans la presse). Leurs milices sont 
les seules en France a beneficier du droit d'etre armees 2 . La police judiciaire 
francaise est paralysee dans ses enquetes sur les crimes commis par ces 
milices («les jeunes activistes juifs parisiens», comme il lui est arrive de les 
appeler pudiquement). 

En France, ces milices jouissent d'une garantie d'impunite au moins 
partielle. Le pire que ses membres aient a craindre est d'avoir a s'exiler pour 
un temps en Allemagne ou en Israel. 

Les apologistes de la violence juive 
Simone Veil, ancien secretaire general du Conseil superieur de la ma- 
gistrature et ancien ministre, presente l'exemple meme de ces personnes de la 
communautc |iu> Irani n j qui in itental'a i in it. En 1985, a propos de 
Klaus Barbie, elle a declare: «Ecoutez, tres sincerement, je crois que je 
n'aurais pas ete choquee par une execution sommaire [de Klaus Barbie] 3 » 
Elle a recidive le 22 avril 1992, lors d'une emission de la seconde chaine de 
television consacree a: «Vichy, la memoire et l'oubli», ou elle a declare a 
propos du proces Touvier qui l'avait degue (malgre la condamnation d'un 
octogenaire cancereux a une peine de prison a vie) : « Si on voulait un proces 

1. Le Monde, 7 mars 1986, p. 8. 

2. Vo\, la photographic d'un jail armc d'un pisiolct niitraillcur sur le toil d'un 
inuu ubli i I in le Nazareth, i rati I! octobi I 6. ] 6 

i.Lv Momlc.lA dcccmbrc I9S.S. p. I 1. 



dans lequel on parle vraiment des choses, qui ne se termine pas comme le 
proces Touvier, eh bien, il aurait fallu au fond que quelqu'un, comme moi 
par exemple, a un moment quelconque froidement assassine quelqu'un. » Cet 
assassin aurait alors ete en mesure, selon S. Veil, d'expliquer publiquement 
les raisons de son acte. S. Veil a, une nouvelle fois, recidive en 1994 a 
l'occasion de l'assassinat de Rene Bousquet, perpetre par un illumine enivre 
d'appels a la vengeance qui se multipliaient dans toute la presse francaise et 
dans les milieux juifs, lorsqu'elle a declare: «D'ailleurs, si j'avais eu du 
courage, je serais allee le tuer moi-meme '. » 

Le 14 decembre 1992, sur les ondes d'une radio americaine, on a pu entendre 
le professeur Pierre Vidal-Naquet declarer en anglais: «Je hais Faurisson. Si 
je le pouvais, je le tuerais personnellement ». 

La liste serait longue des declarations incendiaires de responsables juifs 
francais appelant a la violence physique. L'assassinat politique est une 
pratique a laquelle les juifs ne repugnent guere. Sur le sujet, on peut lire le 
recent ouvrage de Nachman Ben- Yehuda,Political Assassination by Jews, A 
Rhetorical Device for Justice. On sait le role considerable joue par les juifs 
dans la Revolution bolchevique: Lenine et Trotski n'etaient que les deux 
juifs les plus sanguinaires de la police politique des bolcheviks. En France, 
le chant des partisans a ete ecrit par deux juifs, Joseph Kessel (1898-1979) et 
Maurice Druon, tous deux membres, par la suite, de 1' Academie francaise ; le 
refrain de ce chant est connu: «Ohe ! Les tueurs a la balle et au couteau / 
Tuez vite ! » 

Le cas des epoux Klarsfeld 
Dans sa Lettre a un kepi blanc, Bernard Clavel ecrit: «La guerre empoisonne 
la paix. Regarde cette Allemande, Beate Klarsfeld, qui passe sa vie dans la 
haine, qui n'existe que pour la vengeance 2 . » 

A la suite de l'inculpation de Kurt Lischka, a Cologne, Serge Klarsfeld 
declarait le 24 juillet 1978, lors d'une conference de presse tenue a Paris: 
«Nous ne cherchons pas la vengeance. Si tel etait notre but, il nous aurait 
ete facile d'abattre tous les criminels nazjs dont nous avons retrouve la 
trace. » «Et si le tribunal de Cologne refusait de juger Lischka ?» lui 
demande-t-on. Reponse de S. Klarsfeld: «Ce seraii en qiieh/ue sorte signer 

En 1982, les Klarsfeld louaient les services d'un sicaire, un socialiste 
bolivien d'origine indienne, du nom de Juan Carlos, pour assassiner Klaus 
Barbie mais l'operation devait echouer 4 . 



1 . Globe Hebdo, 11-17 mai 1994, p. 21. 

2. B. Clavel, Lettre a un kepi bkine, p. 93. 

3. Le Monde, 26 juillet 1978, p. 4. 

4. Life, fevrier 1985, p. 65. 



En 1986, Beate Klarsfeld se laissait aller a des confidences dans un journal 
americain: « [Elle raconte] comment elle a pourchasse au moins trois anciens 
Nazis jusqu'a ce qu'ils se suicident ou meurent; comment elle a organise des 
tentatives pour en kidnapperd'autres; comment elle a eu recours a des trues 
pour obtenir de la presse des gros titres permettant de trainer en justice des 
gens convaincus que le monde les avait oublies ou permettant de ruiner leur 
carriere.» «[Elle raconte] comment elle a gifle en public le chancelier 
[allemand] Kurt Kiesinger en 1968. » «Une fois, avec plusieurs amis, elle 
avait essaye de kidnapper Kurt Lischka» mais la voiture prevue n' avait 
malheureusement que deux portes au lieu de quatre. Quant a Ernst Ehlers, 
«harcele par les manifestations que les Klarsfeld organisaient devant sa mai- 
son, il a d'abord demissionne de son poste [de juge], puis il s'est suicide». 
Les Klarsfeld avaient retrouve la trace de Walter Rauff au Chili; ils 
manifesterent devant son domicile et briserent ses fenetres. L'homme 
«mourut quelques mois plus tard. J'etais heureuse parce qu'aussi longtemps 
que ces gens vivent, ils constituent une offense pour leurs victimes». «Mon 
mari et moi, nous ne sommes pas des fanatiques [...]. Un jour, mon mari a 
place un pistolet sur la tempe de Rauff juste pour lui montrer que nous 
pouvions le tuer, mais il n'a pas appuye sur la detente '. » 
En 1988, S. Klarsfeld declarait: «Personne ne s'est vraiment mobilise contre 
Le Pen. II aurait fallu provoquer des affrontements pour [...] qu'il aille 
jusqu'au bout de ses positions 2 . » 

En 1990, lors de la convention de l'Union des etudiants juifs de France se 
tenant a Lyon ou avait enseigne le professeur Faurisson et ou enseignait 
encore Bernard Notin, S. Klarsfeld declarait aux etudiants: «Dans votre vie 
de juif, passez aux actes pour defendre la memoire, pour defendre l'Etat 
juif 3 .» 

En 1991, Beate Klarsfeld s'introduisait en Syrie avec de faux papiers pour 
renouveler devant le domicile suppose d' Alois Brunner (deja defigure et sans 
presque plus de doigts aux mains a la suite de V explosion de lettres piegees) 
le type d' operation mene devant les domiciles d'anciens nationaux-socialistes 
ou devant le domicile (fracture, pille et devaste) de Paul Touvier en 1972. 
En 1992, les Klarsfeld organisaient ce que Le Monde appelait «L'equipee 
sauvage du Betar a Rostock» «semant la terreur sur la place centrale de 
l'hotel de ville de Rostock, drapeaux francais et israeliens deployes, traitant 
les passants de "sales Allemands, sales nazis 4 !" » 

Beate Klarsfeld approuvait ensuite l'attaque de l'lnstitut Goethe a Paris par le 
Betar et y voyait une « violence legitime » parce que les policiers de Rostock 



1. The Chicago Tribune, 29 juin 1986. 

2. Le Soir(de Bruxcllcs) d'aprcs Rirarol. I" juillet 1988, p. 5. 

3. Le Progres de Lxon . 2 novembre 1990, p. 6. 

4. Le Monde, 21 octobre 1992, p. 4. 



avaient interpelle quelques agresseurs, pour les relacher '. On avait releve neuf 
blesses parmi les policiers dont plusieurs, battus a coups de battes de base- 
ball et de barres de fer et asperges de gaz «dedefense», avaient du etre hospi- 
talises. 

Le 8 juin 1993, Rene Bousquet, ancien secretaire general de la police a 
l'epoque du gouvernement de Vichy, puis deporte par les Allemands, etait 
abattu a son domicile parisien par un illumine; ce dernier, regurgitant des 
propos a la Klarsfeld, expliquait son geste comme celui d'un justicier qui, 
auparavant, avait cherche a abattre Paul Touvier. Annick Cojean, du journal 
Le Monde, ecrivait a propos de S. Klarsfeld: 

« N'etait-il pas le pourfendeur de Bousquet ? Celui qui 
I i <n Mm it i I [u un ml de demissionner de 
toutes ses responsabilites entre 1978 et 1989 ? Et ne lui 
a-t-on pas [par cet assassinat] vole ainsi un proces 
attendu, prepare de longue date ? - L'avocat sourit douce- 
ment: «Pourquoi le nier ? Ce que j'eprouve aujourd'hui, 
c'est avant tout du soulagement. Et tant pis si cela va a 
Tencontre des interets de la cause ! Je ne peux pas souhai- 
ter la vie de ces gens-la. C'est plus fort que moi 2 . » 
Deja, le 16 septembre 1989, en apprenant l'attentat perpetre contre le 
professeur Faurisson. S. Klarsfeld avail declare sur les ondes de «Radio J» 
(«J» pour «juive»): 

«Cen'estpas tellement surprenant car quelqu'un qui 
provoque depuis des annees la communaute juive doit 
s 'attendre a ce genre d'evenement. On ne peut pas insulter 
la memoire des victimes sans qu'il y ait des consequences. 
C'est quelque chose, je dirais. de regretiablc peul elre. 
mais de normal et de naturel. » 
Beate Klarsfeld, de son cote, affirmait: 

«Quoide plus normal que quelques jcunes gens se 
soienl pcut-etre mis en colere et aient essaye de donncr 
une lecon a Faurisson 3 ? » 
L'avocat S. Klarsfeld, officier de l'Ordre national du merite, n'a jamais cache 
son gout pour Taction violente des lors qu'il estime avoir affaire a ceux qu'il 
appelle des «criminels». Son recours au mensonge et au chantage, il ne le 
cache pas non plus 4 . 



1. Der Standard (Vienne), 23 octobre 1992. 

2. Le Monde, 10 juin 1993, p. 28. 

iii I > i I 

■I. Vo_\. Arno Klarsfeld. «Pourquoi je Miis juif» et S. Khirsfeld. « Lcltre a Francois 
Mitterrand », ou se lit la phi. < u in id u pn d in d la I publiqu 

«D'ou m'est venm I hi i l'c\oquei ul i i i \i ! i\ i di i m i 

puler [par une fausse information] pour vous diriger dans le bon sens : une lecture 
■ ■ • Vichy ?» 



En 1989, a la suite de 1' attentat dont il avait ete la victime a Vichy, le 
professeur Faurisson avait confie au Choc du mois ' des reflexions qui, avec 
le recul du temps et, en particulier, avec l'assassinat de R. Bousquet, 
prennent un certain relief comme, par exemple, celle-ci: «[...] il est aise 
[pour les Klarsfeld ou tel conseillerd'ambassadeisraelienaParis] d'echauffer 
les esprits et de susciter Taction de justiciers.» Le professeur concluait: 
«J'estime [...] qu'il existe un terrorisme juif; il est 
"gemissant" ; les gemissements couvrent les bruits des 
coups et les cris des victimes [...]. Pour me faire taire, il 
faudni me tuer. Une foulede revisionnistes, en France et a 
l'etranger, prendra alors la releve.» 

Violences autres que physiques 
La presente recension porte sur les violences physiques perpetrees par les 
milices juives. Elle prouve que, dans notre pays, la communaute juive, 
«heureuse comme Dieu en France» (proverbe yiddish), beneficie dc privileges 
exorbitants. 

Des violences qui ne sont pas physiques illustreraient tout aussi bien ces 
privileges. Ne prenons que deux exemples: a l'universite Lyon-II, Robert 
Faurisson et, a l'universite Lyon-III, Bernard Notin avaient le droit - 
incontestable aux yeux de la loi - d'exercer leur metier et de reprendre leurs 
cours. Le D r Marc Aron en a decide autrement et, avec lui, des organisations 
comme l'Union des etudiants juifs de France qui, cyniquement, ont declare 
que pour eux jamais plus ces enseignants ne pourraient travailler. Se sont 
plies a cet oukase, sans un murmure, tous les presidents de la Republique 
successifs, tous les premiers ministres, tous les ministres de l'Education, 
tous les presidents d'universite et tous les syndicats. R. Faurisson a appris, 
par un courrier ordinaire, plusieurs mois apres la decision et sans aucune 
forme d' explication, que sa chaire de professeur, dont il etait titulaire, avait 
ete supprimee. Quand, en juin 1994, Bernard Notin a cm trouver une issue et 
lorsqueLe Monde a annonce: « Bernard Notin part enseigner au Maroc 2 », on 
a pu lire que l'annonce de son depart pour l'universite d'Oujda «avait 
provoque une reaction "scandalisee" dc l'Union des etudiants juifs de France 
(UEJF) qui demande l'annulation de la convention signee entre les deux 
etablissements [francais et marocain] et "la radiation definitive de M. Notin 
du corps enseignant" 3 ». Dans la grande presse, pas une voix ne s'est elevee 
pour faire remarquer que le D r Marc Aron et ses institutions ou organisations 
enfreignaient gravement les droits de fonctionnaires, entravaient la liberte de 
travail et causaient un dommage considerable non seulement a des individus 
mais au fonctionnement normal des institutions de ce pays. Le D r Marc 

1. C. Ville, «Entretien avec R. Faurisson*. 

2. Le Monde . 9 juin 1994. p. 14. 

3. Le Monde, 11 juin 1994, p. 6. 



Aron et ses milices sont obeis dans la crainte et le tremblement. En un 
premier temps, ils veillent a ce que les professeurs qui suscitent leur 
«colere» ne puissent plus exercer leur metier; en un second temps, ils 
peuvent compter sur Le Canard enchatne pour denoncer le scandale de ces 
professeurs qui sont payes (a la portion congrue) et ne travaillent pas ! 
Les representants de la communaute juive et leurs organes de transmission 
triomphent dans la repression judiciaire ou mediatique. «La force injuste de la 
loi» s'exerce au profit de cette communaute et aux depens de gens qualifies 
d'«antijuifs»; ceux-ci, pour le moindre mot, pour la moindre pensee juges 
heretiques, se voient lourdement condamner. Amendes, dommages-interets, 
peines de prison brisent les vies, detruisent les menages, accablent les 
enfants. Les medias, dont jamais ne sechent les glandes a venin, apportent 
leur contribution a cette hysterie vengeresse. 

A l'etranger, le terrorisme juif semble presenter les memes caracteristiques : 
excepte dans le cadre particulier de la guerre judeo-palestinienne, les juifs se 
component en agresseurs sans etre, de leur cote, physiquement agresses par 
aucun groupe antijuif ou repute tel. 

Conclusion 

Pour la periode ici prise en consideration (1976-1995), la France n'a jamais 
connu de groupes, de commandos ou de milices qui aient exerce des violences 
physiques sur les juifs (les attentats arabo-palestiniens sont une autre affaire). 
Mais cette evidence semble echapper aux observateurs politiques de toutes 
tendances. Le bilan est, jusqu'ici, le suivant: d'un cote, une cinquantaine 
d' agressions organisees et perpetrees par des milices armees avec, pour 
resultat, des centaines de victimes et, de 1' autre cote, des agressions physiques 
et des victimes dont le total s'eleve a... zero ! 

Avec le Betar-Tagar, la minorite juive francaise possede, en accord avec le 
ministere de l'lnterieur, des formations paramilitaires dont l'equivalent 
n'existe pour aucune autre partie de la population francaise ni pour aucune 
autre minorite etrangere sur le sol de la France. 

Ainsi que le notait Le Choc du mois dans son dossier sur ces milices ', la 
cinquieme chaine de television francaise diffusait, le 4 avril 1990, un 
reportage sur les militants du Betar-Tagar. Un etudiant y etait vu se faisant 
tabasser par les «Tagarim» a la sortie de la faculte d'Assas, a Paris. Le 18 
mai 1990, la meme chaine de television diffusait un second reportage 
consacre a l'entrainement, «calque sur celui du soldat israelien», que les 
militants du Betar-Tagar recevaient deux fois par semaine dans un chateau des 
environs de Sarcelles (banlieue parisienne): exercices paramilitaires et 
entrainement au combat rapproche sous les plis du drapeau israelien. En soi, 

1. «Milices juives. Quinze ans de terrorisme» 



des exercices de ce type peuvent constituer une sorte de simulacre ou de 
«cinema» pour des esprits faibles mais, avec le Betar-Tagar, ces activites 
trouvent leur expression soit dans des attentats criminels, soit dans des 
actions de commandos qui beneficient de l'appui du ministere de l'lnterieur, 
du soutien (dans les faits sinon dans les paroles) de ligues ou d' organisations 
dites antiracistes et d'un traitement de faveur de la part des medias. 
Annie Kriegel denoncait en 1990 «une insupportable police juive de la 
pensee»'. Effectivement, cette police a force de loi grace au rabbin Sirat, qui 
a lance l'idee d'une loi antirevisionniste 2 , et grace a Laurent Fabius qui a pu 
revendiquer a juste titre l'initiative parlementaire du vote de cette loi 3 . Le 
repugnant montage mediatique organise autour de la profanation de tombes 
juives dans le cimetiere de Carpentras (profanation dans laquelle semble 
implique le fils d'un officiant de synagogue) a paralyse toute opposition au 
vote final de la loi Sirat-Fabius-Gayssot. 

Mais, a cote de cette insupportable police de la pensee, il existe en France 
une insupportable police armee, de style israelien, qui s'exerce a force 
ouverte. 

Le 7 mai 1995, a Toronto (Canada), la maison du revisionniste Ernst Zundel 
a ete devastee par un incendie criminel. Quelques jours plus tard, le meme E. 
Zundel recevait un colis piege (finalement remis a la police, qui Fa fait 
exploser). Bien d'autres exemples de cette violence - precedee d'une haineuse 
campagne de presse - seraient a signaler. Sur le sujet, on lira la brochure de 
Mark Weber: The Zionist Terror Network. En France, de telles violences 
risquent de se multiplier, si la minorite juive continue a disposer de milices 
armies. 

Nous reclamons la fin du privilege dont beneficie cette communaute. 
En attendant que soit prise une decision politique en ce sens, nous exigeons, 
a titre de premiere mesure d'urgence, que le Palais de justice de Paris et ses 
abords immediats soient interdits a tout groupe ou a tout responsable de 
groupe (a la Moshe Cohen) dont les intentions terroristes sont manifestes. II 
est inadmissible qu'une certaine categorie de justiciables et les personnes qui 
les accompagnent aient a redouter de passer directement des environs de la 
XVIL chambre correctionnelle (presidee par Martine Ract-Madoux ou Jean- 
Yves Monfort) ou de la XI e chambre de la cour d'appel (presidee par 
Francoise Simon ou Violette Hannoun) a l'hopital. II est odieux que des 
responsables de milices campent a demeure au Palais avec tous les privileges 

1. Le Figaro, 3 avril 1990, p. 2, et UArche, avril 1990, p. 25. 

2. Bulletin ih 1 \ n i 111 > I 

3. Francois Cordier. substitut du procureur de la Republiquc. went de requerir, le 
9 mai 1995, une peine de trois mois d'emprisonnemeni ferine a 1'encontre de Robert 
Faurisson sur le fond m n I I loi irat- Fabius- G ot du I juill i I "> 1 >i 
fesseur est. en effet. conpable de eontester l'e.\istencc tie-, chambres a gaz nazies. Le 
jugement sera rendu le 13 juin 1995 pai la XVII elianthre du tribunal correctionnel 



accordes aux membres des differents corps de la police nationale. «Les petits 

nazillons ont recu la raclee qu'ils meritaient devant le Palais de justice », 

lancait en 1980 Jean Pierre-Bloch a propos de lynchages qui s'etaient produits 

dans et devant le Palais de justice '. Personne ne peut pretendre ignorer ces 

violences physiques que le president de la LICRA approuvait publiquement il 

y a quinze ans et qui, depuis quinze ans, se reproduisent avec la complicite 

des forces de Vordre. Depuis quinze ans, ni les magistrats, ni les avocats, ni 

leurs syndicats respectifs n'ont exige que cesse cet etat de fait qui deshonore 

la justice francaise. Quant au denomme Moshe Cohen, il serait temps de lui 

rappeler les declarations qu'il a faites a L'Evenement du jeudi (26 septembre 

1991), et selon lesquelles tout juif aurait ses racines et son avenir en Israel et 

serait ainsi, en France, « une personne deplacee » (sic). A pres de cinquante 

ans, M. Cohen qui, a l'heure meme ou nous ecrivons, est en Israel avant de 

revenir en France, serait bien inspire de faire definitivement son aliyah, c'est- 

a-dire, sa «montee» (sic) en Israel. 

Le present texte, fonde sur une documentation fournie par le professeur 

Faurisson, a valeur d'avertissement et de mise en garde. II s'adresse aux 

autorites francaises et, en particulier, a celles qui portent les dix noms de la 

liste ci-dessous. Traduit en anglais, il sera diffuse aupres d'instances 

internationales. 

Dcslinalaires: 

Jacques CHIRAC, president de la Republique, 

Jacques TOUBON, ministre de la Justice, 

Jean-Louis DEB RE, ministre de l'lnterieur, 

Pierre DRAI, premier president de la Cour de cassation, 

Myriam EZRATTY, premier president de la cour d'appel de Paris, 

Colonel Roger RENAULT, commandement militaire du Palais de justice de 

Paris, 

Robert BAUJARD, commissaire de police du premier arrondissement de 

Paris, 

Moshe COHEN, responsable du Betar-Tagar, 

Henri HAJDENBERG, president du Conseil representatif des institutions 

juives de France (CRIF), 

Jean-Marc SAUVE, secretaire general a la censure et du gouvernement. 

Pieces joinles (i) diffusion reslreinle) : 

- «Entretien avec le professeur Faurisson », Le Choc du mois, decembre 
1989, p. 42-43, 

- «Milices juives. Quinze ans de terrorisme», Ibid., juin 1991, p. 7-13, 

- «Ces milices qui sement la terreur», Ibid., avril 1992, p. 37-39, 

- Photographies: «M. Fredriksen a l'hopital»; «M. Caignet vitriole»; 
«R. Faurisson a l'hopital»; «Juliette Cavalie avant de sombrer dans le 

1. Liberation, 24 septembre 1980. 



coma»; «Tabassage par un groupe de juifs»; «Homme a kippa arme d'un 
pistolet mitrailleur, a Paris ». 

Sous presse: Emmanuel Ratier, Les Guerriers d' Israel (Enquete sur les 
milices sionistes). 

P.S.Dans la presse de la communaute, les appels a la violence physique sont 
monnaie courante ; a ce titre, void la citation de la semaine: « Jacques 
Kupfer, president du Herout de France, a, quant a lui, une idee precise de la 
riposte juive au FN: "Je n'ai jamais considere que l'antisemitisme se reglait 
a coup de communiques ou de discussions philosophiques, dit-il. Mais je sais 
comment on regie le probleme des antisemites: d'une maniere tres physique. 
La jeunesse juive doit etre prete a cela: il ne faut ni pleurer, ni craindre, ni se 
lamenter" [...] '.» 



P r juilletl995 

Auschwitz. Documentaire televisuel 

La Mort en face (2): La machine [du meurtre de masse]. 

Deuxieme d'un ensemble de trois emissions, apparemment d'une heure 

chacune, sur Auschwitz. Documentaire de William Karen et Blanche Finger 

(1995) avec la collaboration de Philippe Alfonsi. Television cablee 

«Planete»; emission probablement du 31 mai 1995. Voix de Jean-Claude 

Dauphin. 

Le personnage central est le «temoin», survivant d'un Sonderkommando, 

Henryk Mandelbaum. 

Or, par inadvertance, les auteurs du documentaire discredited par avance ce 

temoin. Au debut, on entend, en effet, Franciszek Piper, responsable du 

musee d' Auschwitz, declarer que le nombre des victimes d'Auschwitz se situe 

entre 1 million et 1,1 million et que le chiffre de 4 millions a ete donne par 

les Sovietiques qui se sont fondes sur des temoignages et, en particulier, 

celui de H. Mandelbaum ! Done, ce temoin presente 1' inconvenient d'avoir 

multiplie les chiffres par pres de quatre. 

Le recit entraine legendes et ragots habituels sur les 1) Allemands) qui ont 

tout detruit des traces de leurs crimes, 2) sur le «langage code» a decoder pour 

comprendre ce que les nazis voulaient dire, 3) sur V ordre de Himmler d' arreter 

les gazages, sur les enfants jetes vivants dans les flammes des buchers ou des 

fours crematoires. 

On recourt aux des photos de V Album d'Auschwitz qui, en fait, plaident 

toutes contre la these de 1' extermination et des chambres a gaz. 



On utilise les grotesques dessins de David Olere (qui souffrait, d'apres Pressac 

lui-meme, de «Kreimttoriiun delirium »). 

On ne nous epargne meme pas les trois photos constamment citees comme 

preuves : femmes nues ainsi que cadavres sur le sol avec fumee claire dans le 

fond. 

Un comble: nous avons droit aux buchers pres desquels on recueillait la 

graisse coulant des cadavres ! On recuperait cette graisse et on la reversait sur 

les buchers ! 

Des vues de Mauthausen, de Majdanek, d'une evacuation de Dachau, etc. 

nous sont montrees comme s'il s'agissait d' Auschwitz. 

Aucune representation physique de l'arme du crime. Le Krema-I 

et sa chambre a gaz nous sont presentes comme s'ils etaient authentiques 

alors que «tout y est faux '». On se garde bien de nous montrer les deux 

petites portes de bois de la chambre a gaz. La procedure pretendument utilisee 

est vaguement decrite sans qu'a aucun moment on ne nous montre les lieux 

(orifices d' introduction, emplacement de la salle de deshabillage, de la 

chambre a gaz, place pour entreposer les cadavres en attente d' incineration). 

Mandelbaum dit qu'ils travaillaient, lui et ses collegues, sans masque a gaz 

dans la chambre a gaz ou s'amoncelaient les cadavres. «I1 y avait encore une 

odeurdegaz.» «I1 en restait certainement » mais «nous devions le faire [ce 

travail] » ! 

Un temoin parle des « trois fenetres» par lesquelles les SS versaient trois 

boites de Zyklon. 

Les Allemands avaient plante des arbres de sorte qu'on ne pouvait pas voir le 

lieu du crime ! 

Au sujet de la connaissancze ques les internes pouvaient avoir des «gazages», 

on nous dit indifferemment soit: «Personne ne savait», soit: «Tout le 

monde savait». Pour sa part, l'ingenieur Igor Trochanski declare qu'il savait 

tout. 

Le charpentier Wladislaw Foltyn raconte une histoire impossible, vue la 

configuration reelle des lieux: il parle d'une chambre a gaz de Birkenau 

comme si celle-ci etait a la surface du sol et comme si, la porte s'ouvrant, les 

cadavres etaient visibles. 

On nous debit les histoires habituelles sur Vergasungskeller (le mot n'est pas 

prononce), sur les testeurs de gaz, sur les sextravagantes prouesses des fours, 

sur Topf et sur Prtifer. On nous annonce qu'un SS a avoue; en fait, il a 

simplement vu, un jour, des cadavres. 

La musique, le son, la voix du commentateur, les images, tout est a l'aune 

de ce contenu ou Ton note plethore de cliches vagues, vides, emotionnels. 



s d' Auschwitz dans L'Exprt \.\ du 



Simon le menteur 

En decembre 1945, soit sept mois apres sa liberation du camp de Mau- 
thausen, Simon Wiesenthal, installe a Linz (Autriche), terminait un livre de 
quatre-vingt-cinq pages intitule KZ Mauthausen . II s'agissait d'un recueil de 
dessins ou de caricatures de la plus basse qualite artistique. Deja epris de 
vengeance, 1'auteur avait choisi pour epigraphe la priere suivante: « Seigneur, 
ne leur pardonnez pas, car ils savaient ce qu'ils faisaient ! » Le petit 
ouvrage s'ouvrait sur de pretendues « confessions sur son lit de mort» 
(Totenbettgestandnisse) de Franz Ziereis, commandant du camp de 
Mauthausen, grievement blesse par des sentinelles americaines. Juste avant 
de mourir, F. Ziereis, qu'on avait laisse agoniser pendant six a huit heures au 
lieu de le soigner, avait, a ce qu'on dit, avalise une «confessison» qui etait 
des plus folles par ses exagerations et ses extravagances. Je ne reviendrai pas 
sur ces dernieres que j'ai deja signalees dans «Bibliographie critique au second 
rapport Leuchter (Dachau, Mauthausen, Hartheim)»'. 

Parmi les dessins du livre de S. Wiesenthal figurait, sous le litre «Der 
Galgen» (La potence), un dessin representant trois detenus en tenue rayee aux 
corps pantelants encore attaches aux poteaux ou ils viennent d'etre fusilles. 
Ce dessin etait accompagne d'un commentaire ou S. Wiesenthal evoquait le 
plaisir sadique que les bourreaux SS prenaient, parait-il, a voir et a 
photographier de telles executions. 

En 1984, le revisionniste David McCalden consacrait une etude a la 
supercherie: S. Wisenthal s 'etait inspire d'une photographie parue dans Life 
du 11 juin 1945, p. 50, et montrant trois soldats allemands fusilles par des 
soldats americains pour avoir revetu des uniformes americains durant 
l'offensive des Ardennes {the Bailie of the Bulge) en decembre 1944 2 . 
II faut croire que les revisionnistes avaient raison quand ils denoncaient a la 
fois cette supercherie et l'emploi fait pas S. Wiesenthal de la pretendue 
confession de F. Ziereis. L'ouvrage de S. Wiesenthal vient d'etre 



l.Voy. p. 99-100, 110 sur Le documenl de Nuremberg PS-1515 du 24 mai 1945. 
Voir ici-meme, vol. Ill, p. 1073. Dans cette bibhn raphi i tiqu | euivais :« Cette 

seance de torture |subie par F. Zicrcis| s'esl deroulee en la presence du general ante- 
ricain Seibel, commandant la ll e Divisions himdec el loujours vixant. en 1989. a De 
fiance, dans l'Ohio.» La ie\u ul ienn i I ril 1995. p. 13 --44) qui consa 

ere un compte rendu elogieux a la rfiddition en 1995 de l'ouvrage de S. Wiesenthal, 
publie une photographic de Richard Seibel obscnant F. Ziereis sur son lil de morl:il 
est assis tout pres de la tete du lit; Ziereis. la mine defaite, semble parler a ses in- 

terlocuteurs. News dc ril cctli ph p phic ime ju qu'ici inconnuc I nt autre 

photographie montre S. Wiesenthal et R. Seibel cote a cote en 1995, comme des amis 
dc longuc dale. K. Seibel. 88 an-., ril a pleines dents. II est dil « colonel ». 
2. D. McCalden. Simon W'iescinluil exposed. 



luxueusement reedite. On n'y trouve plus ni la confession de F. Ziereis, ni le 

dessin des trois internes, pretendument fusilles a Mauthausen par les 

Allemands '. 

Un detail a noter: en 1946, S. Wiesenthal se presentait, en page de garde de 

son livre, comme ingenieur diplome. Bien des revisionnistes ont conteste 

qu'ils ait jamais possede cette qualite etde diplome. En 1995, S. Wiesenthal 

n'en fait plus etat. 

Entre Elie Wiesel et Simon Wiesenthal, quii se detestent cordialement, il est 

difficile d'operer un choix et de decider a qui revient la palme du faux 

temoignage 2 . 



Encore un jour dans la vie d'un revisionniste 

En cette seule apres-midi du 3 juillet 1995, je suis passe a ma banque pour 

1' affaire du versement de 42.208 F au Tresor public (Paris-Amendes) et chez 

les huissiers de mes adversaires pour leur verser en especes mille francs 

comme je le fais chaque mois. 

A peine rentre a mon domicile, mon avocat me telephone pour me dire que 

M e Lorach me reclame ses quatre mille francs d'un tres recent proces ou nous 

sommes condamnes a verser 29.000 F. 

Le 14 octobre 1994 (nouvelle mouture le 14 novembre), dans mon texte 

intitule « Attention ! Ceci n'est pas un appel a 1'aide mais une information », 

j'ecrivais, a la page 4, que j'avais verse en l'espace de dix-huit mois (avril 

1993-octobre 1994) 152.308 F et qu'il me restait a verser, au 14 octobre (14 

novembre) 1994, 109.092, 51 F. 

Depuis ce 14 octobre (14 novembre) 1994, je peux dire qu'a la date 

d'aujourd'hui (3 juillet 1995), j'ai verse 52.508 F (10.300 F aux huissiers et 

42.208 Fau Tresor). 

Autrement dit, en 18 mois, j'ai verse 152.308: 18 soit 8.460 F par mois; 

puis, en huit mois, j'ai verse 52.508 : 8 soit 6.563 F par mois. Au total, en 

18 + 8 mois = 26 mois, j'ai verse 152.308 F + 52.508 F = 204.816 F, soit 

une moyenne de 7.877 F par mois. 

Et je ne parle pas de multiples frais annexes. En gros, le revisionnisme me 

coute huit mille francs par mois, au minimum, pour les seuls proces. Et ce 

n'est pas fini ! 



1 . S. Wiesenthal. Demi .tie wussten. was .tie run. Zeii liniint>en n 
is tlem KZ Mauthausen. 

2 Voy. M. Weber, « Simon Wiesenthal, le faux "chasseur de n; 



L'historien Fernand Braudel 
(1902-1985) 

Le Figaro litteraire du 31 aout 1995 consacre un dossier a «Braudel: bilan de 
la nouvelle histoire». Ce titre est celui d'un article d' Alain-Gerard Slama qui 
ecrit a propos de Fernand Braudel, fondateur de ce qu'on a appele « la nouvelle 
histoire de l'ecole des Annales » : 

Dans un manuel redigepar Braudel en 1963, et reedite en 1987 sous le titre 
de Grammaire des civilisations, on ne lit pas sans surprise, par exemple, que 
la Revolution sovietique a cree une nouvelle civilisation, et que « l'annonce 
d'un plan de vingt ans qui conduira l'URSS aux felicites de la societe 
communiste n'est pas un vain projet » (p. 3). 

En effet, le plus prestigieux de nos historiens d'apres la guerre de 1939-1945 
croyait, comme beaucoup de ses collegues, aux felicites, toujours a venir, du 
communisme sovietique. 

Mais il y a mieux: encore une fois comme beaucoup de ses collegues, il 
croyait egalement aux chambres a gaz nazies. 

En 1979, Le Monde du 21 fevrier 1979 avait publie un dossier intitule «Les 
camps nazis et les chambres a gaz. La politique hitlerienne d'extermination: 
une declaration d'historiens». Cette declaration, redigee sur l'initiative de 
Leon Poliakov et de Pierre Vidal-Naquet, avait ete signee par F. Braudel. 
Elle constituait une replique a deux textes que j'avais publics clans Le Monde, 
ou j'exposais succinctement que, pour toutes sortes de raisons, en particulier 
techniques, les pretendues chambres a gaz nazies ne pouvaient pas avoir 
existe. Cette «declaration d'historiens» s'achevait sur les mots suivants: 
«I1 ne faut pas se demander comment, technique- 
merit, un tel meurtre de masse a ete possible. II a ete possi- 
ble techniquement puisqu'il a eu lieu. Tel est le point de de- 
part oblige de toute enquete historique sur ce sujet. Cette 
verite, il nous appartenait de la rappeler simplement: il 
n'y a pas, il ne peut y avoir de debat sur l'existence des 
chambres a gaz. » 
Le texte portait les signatures de trente-quatre historiens. En plus des noms 
de L. Poliakov, de P. Vidal-Naquet et de F. Braudel se trouvaient egalement 
ceux de Philippe Aries, Alain Besancon, Pierre Chaunu, Marc Ferro, 
Francois Furet, Jacques Julliard, Ernest Labrousse, Jacques Le Goff, 
Emmanuel Leroy-Ladurie, Robert Mandrou, Roland Mousnier, Madeleine 
Reberioux, Maxime Rodinson, Jean-Pierre Vernant et Paul Veyne. 
F. Braudel, qu'on presente en France et a l'etranger comme un genie de la 
science historique, aura cm, les yeux fermes, aux deux plus grossieres et 
impudentes mystifications du XX e siecle: le paradis du communisme 
sovietique et l'enfer des chambres a gaz nazies. 



Le pape de la nouvelle recherche historique au XX e siecle, «le pionnier, 
l'organisateur, le maitre», comble d'honneurs, encense par les medias, avait 
un jour declare : « II y a deux choses que je comprends mal : la psychologie et 
la religion '.» 

Mais comprenait-il l'histoire, qui veut, comme ne cessent de le rappeler les 
revisionnistes, qu'on etablisse les faits avant de les commenter ? J'en doute. 
Comme je doute que ce brillant professeur du College de France ait medite 
l'histoire de la dent d'or telle que nous la conte Fontenelle dans son Histoire 
des Oracles. 



I . Le Figaro litteraire, 3 1 ; 



25 septembre 1995 

La loi Fabius-Gayssot (1990) 

avait un precedent: 

une loi du dictateur Trujillo (1955) 

La loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 institue et reprime, en France, le 
delit de revisionnisme historique. Cette loi, qui a eu pour inspirateurs 
principaux le rabbin Sirat et l'historien Pierre Vidal-Naquet, permet 
d'envoyer devant les tribunaux et de condamner a de lourdes peines de prison 
ou d' amende tout Francais qui affirme publiquement ne pas croire aux 
chambres a gaz nazies ou au genocide des juifs durant la seconde guerre 
mondiale. 

J'avais ecrit que cette loi, qui decrete que la verite historique sur un important 
aspect de la seconde guerre mondiale a ete etablie une bonne fois pour toutes 
en 1946 par le Tribunal militaire international de Nuremberg, n' avait pas de 
precedent, meme en Union sovietique. 

Je me trompais, s'il faut en croire Hans-Magnus Enzensberger qui, dans un 
ouvrage publie en 1964, ecrivait a propos du regne du dictateur dominicain 
Rafael Trujillo (1891-1961): 

« 1955, im Jahre XXV der "Ara Trujillo", verabschie- 
dete der dominikanische KongreB ein Gesetz, das alle 
offentlichen AuBerungen, die mit der historischen Wahr- 
heit nicht uberstimmten, als Geschichtsfalschung unter 
Strafe slellte. Was als historische Wahrheit zu gelten 
hatte, daruber befand die Historische Akademie in Ciudad 
Trujillo '. » 
Le livre d'H.-M. Enzensberger est paru en francais trois ans plus tard. On y 
lit: 

«En 1955, soit en l'an XXV de l'«ere Trujillo », le 
Congres dominicain prit un decret selon lequel toulc decla- 
ration publique qui ne correspondrait pas a la verite 
historique serait consideree comme une falsification de 
1'Histoire et punie par la loi. Pour ce qui etait de la verite 
hisiorique, e'etait a 1'Academie d'histoire de Ciudad Tru- 
jillo d'en decider 2 . » 
Les juges dominicains de l'«ere Trujillo» devaient consulter 1'Academie 
d'histoire de leur pays. Les juges francais de 1'ere Mitterrand-Chirac ne 
consultent personne. lis executent aveuglement l'ordre qu'ils ont refu de 
chatier les revisionnistes qui ne croient pas a la version juive de l'histoire de 
la seconde guerre mondiale. 



La loi Fabius-Gayssot a ete discutee et votee (par la majorite socialo- 
communiste de l'epoque) dans l'atmosphere d'hysterie due a la decouverte de 
tombes violees dans le cimetiere juif de Carpentras. Une formidable 
campagne etait lancee en France et a l'etranger contre les lepenistes et les 
revisionnistes, immediatement accuses, sans aucune preuve, d'avoir suscite 
cette violation de sepultures. En premiere page de sa livraison du 13-14 mai 
1990, le journal Le Monde publiait un dessin de Plantu ou, a cote de tombes 
juives violees et d'un juif en pleurs, se tenaient deux brutes a crane rase, dont 
l'une portait sous le bras un ouvrage intitule These revisionniste. Laurent 
Fabius avait, avec son collegue Pierre Joxe, ministre de l'lnterieur, pris la 
tete de cette campagne. Francois Mitterrand, president de la Republique, 
s' etait personnellement joint, dans la rue, a un cortege herisse de drapeaux 
israeliens; Jean-Marie Le Pen etait denonce comme un assassin; Robert Fau- 
rissonegalement 1 . 

Or, voici qu'en septembre 1995, soit cinq ans plus tard, l'autorite judiciaire 
declare abandonner toute piste ideologique ou politique: la violation de 
sepulture serait due a des jeunes gens en goguette, originaires de la region. 
En 1990, petrifies par l'atmosphere de chasse aux sorcieres, deputes et 
senateurs hostiles a la loi Fabius-Gayssot n'avaient pas ose en saisir le 
Conseil constitutionnel. Le 21 juin 1991, le depute Jacques Toubon 
demandait 1' abrogation de cette loi scelerate en faisant observer que les 
evenements de Carpentras etaient maintenant bien loin. Peine perdue. 
Aujourd'hui, le meme J. Toubon, devenu ministre de la Justice, est rentre 
dans le rang. II est aujourd'hui en faveur d'une loi qu'il trouvait, il y a quatre 
ans, digne de Staline. II fallait dire: digne de Trujillo. 



15 novembre 1995 

Questions a Jacques Verges 
et a Jacques Tremolet de Villers 

Jacques Verges, avocat de Klaus Barbie devant la cour d'assises du Rhone en 
1987, et Jacques Tremolet de Villers, avocat de Paul Touvier devant la cour 
d'assises des Yvelines en 1994, se sont comportes avec courage et meme avec 
panache. Personne n'a mis en doute leur talent d'avocat. K. Barbie, cancereux, 
est mort en prison et P. Touvier, cancereux, risque d'y mourir. 
Places dans une situation perilleuse, J. Verges et J. Tremolet de Villers 
semblent n'avoir pas voulu aggraver leur propre cas en risquant le tout pour 
le tout dans la defense de leurs clients respectifs. Leur systeme de defense a 
ete «de connivence » plutot que «derupture». lis n'ont pas fait montre d'une 

1. Le Nouvel Observateur, 17 mai 1990, p. 68. 



audace comparable a celle de leur confrere canadien Douglas Christie, le 
« haul in -g barrister ■», qui, place dans des conditions identiques, a brave non 
seulement la fureur des medias mais aussi celle des juges. D. Christie que, 
des 1985, je n'avais consenti a assister, devant les tribunaux de Toronto, qu'a 
la condition qu'il ne tiendrait aucun compte des interdits ou des tabous, a eu a 
defendre au Canada des hommes accuses de divers crimes contre les juifs 
(crime de revisionnisme dans le cas d'Ernst Zundel, « crimes contre 
l'humanite» dans le cas du Canadien d'origine hongroise Imre Finta, sans 
compter d'autres cas de meme espece). Son audace a consiste a exiger de l'ac- 
cusation et des juges tout, absolument tout, ce qu'un avocat est en droit d'at- 
tendre, sans faire la moindre concession a l'esprit du temps qui veut que, dans 
de pareils proces, on se montre indulgent avec les temoins de I'accusaiion, 
accommodanl sur la qualite des preuves, conciliant sur les regies de la 
procedure. II se trouve, d'ailleurs, que D. Christie, au cours d'un extenuant 
combat de dix annees, est parvenu jusqu'ici, soit a obtenir l'acquittement de 
ses clients, soit a leur eviter toulc coiidarniialion definitive; il a meme obte- 
nu de la Cour supreme du Canada quelle declare iinalcment contraire a la 
Constitution la loi qui avait permis l'atroce persecution judiciaire du 
revisionniste E. Zundel. 

J. Verges et J. Tremolet de Villers ont ecrit, chacun de son cote, un livre sur 
le proces de leurs clients respectifs '. Dans ces livres, publies apres les 
verdicts, j'ai fait les memes constatations, lesquelles me conduisent a leur 
poser a peu pres les memes questions au sujet du systeme de defense que les 
deux avocats ont adopte dans le pretoire. 

K. Barbie etait principalement accuse de complicite dans l'assassinat de 
cinquante juifs arretes a Izieu, internes a Lyon, transferes a Drancy, puis 
deportes, par d'autres que K. Barbie, vers lEst ou ils auraient tous ete 
extermines soit a Auschwitz, soit ailleurs. Quant a P. Touvier, il etait 
principalement accuse de complicite d'assassinat de sept juifs fusilles, pres de 
Lyon, a Rillieux-la-Pape. 

En soi, ces accusations etaient graves mais ce qui leur donnait un caractere de 
gravite exceptionnelle, e'est que ces crimes etaient censes avoir ete commis 
«dans le cadre du plan concerte d'extermination des juifs». Or, 
loin d'exiger, comme l'aurait fait D. Christie, qu'on leur prouve l'existence 
de ce plan abominable, les deux avocats en ont affirme, avec insistance, la 
realite. De quel droit ? Meme une sommite de l'historiographie juive comme 
Raul Hilberg avait fini par ecrire, deux ans avant le proces Barbie, que ce 
qu'il appelait «la destruction des juifs europeens» s'etait fait sans «plan 
preetabli» ; il ajoutait meme qu'il n'y avait eu, pour mener a bien une aussi 
gigantesque entreprise criminelle, ni «agence unique », ni «organisme central 
charge de diriger et coordonner a lui seul l'ensemble du processus », ni 

1. J. Verges, Je defends Barbie et J. Tremolcl dc V illcrs. L'Affaire Touvier. 



«organisme special », ni « budget particulier». L'explication de R. Hilberg 
tenait de la magie: il y avait eu «une incroyable rencontre des esprits, une 
consensuelle divination par telepathie au sein d'une vaste bureaucratie»'. La 
machine administrative allemancle avait ainsi fonctionne a la communication 
de pensee ! 

Nos deux avocats ont agi comme s'ils avaient ignore que, des le debut des 
annees quatre-vingt, les historiens avaient renonce aux fallacieuses 
explications du « genocide des juifs» par «l'ordre de Goring du 31 juillet 
1941 » 2 , par «la conference de Wannsee» du 20 Janvier 1942, par 
«l'operation Reinhardt», etc. Ces historiens du « genocide » des juifs avaient 
fini par se scinder en deux groupes : celui des «intentionnalistes », convaincus 
qu'il avait du exister un ordre, introuvable, de Hitler d'exterminer 
physiquement les juifs, et le groupe, bien plus nombreux, des 
«fonctionnalistes», suggerant, sans aucune preuve, que tout avait du se 
passer pour ainsi dire automatiquement, sans aucun ordre, sans aucun plan. 
J. Verges et J. Tremolet de Villers auraient pu, en dix minutes, demontrer 
que leurs clients respectifs ne pouvaient pas avoir agi «dans le cadre d'un plan 
concerte d'extermination» puisque celui-ci n'avait tout simplement pas 
existe. Pretendre que cet assassinat concerte de millions d'hommes avait 
effectivement eu lieu mais que leurs clients l'ignoraient n'etait ni vrai ni 
vraisemblable. 

Pourquoi les deux avocats, que j'avais mis ou fait mettre au courant des 
derniers acquis de la science historique la plus officielle, ont-ils, l'un et 
l'autre, tenu, en matiere d'histoire (car ils ne se sont pas abstenus de 
considerations historiques sur le sujet !), des propos totalement perimes 
quant au « genocide » des juifs ? Pourquoi ont-ils refuse de destabiliser une 
armada d'accusateurs qui ne craignaient rien tant que de voir reveler en plein 
pretoire, devant les medias assembles, que les historiens specialises ne 
croyaient plus au «plan concerte de l'extermination des juifs » ? 
J. Verges est alle encore plus loin dans la defense «de connivence*. II n'a 
meme pas exige qu'on lui fournisse la preuve que lesquarante-quatreenfants 3 



1. The Destruction of the European Jews, 1985, p. 53, 55, 62. La Destruction tics 
juifs tVEurope, 1988, p. 51, 53, 60. villus came about not so much a plan carried out, 
but an incredible i v. a < tits t ind leading b\ a far -flung 
bureaucracy » (Ainsi se produisil i! non iani un plan mis a execution qu'une incroyable 
rencontie des espm un i n i II diwnation ] il in ui sein d'une vaste 
bureaucratie). Ces propos de R. Hilberg prononccS lors d'une conference ont ete 
rapportes par G. DeWan, «The Holocaust in Perspecth e ». p. II-3. Au premier proces 
d'E. Zilndel, en 1985, a Toronto, l'avocat D. Christie, que j'assistais, a obtenu 
confirmation de ces propos, et d'autres de meme nature, de la bouche meme de Raul 
Hilberg temoienant -.on-, serment Transcription du proces «Queen versus Ernst 
Ziindel», 1985, p. 846-848. 

2. J. Verges, op. cit., p. 152. 

3. De l'un d'entrc cux. Hans Anient. Serge Klarsl'cld n'hcSitc pas a ecrire qu'il a 
' a Sobibor ou a Mai'danek » mais, si on ne sait ou est morte une person- 



et les six adultes d'Izieu avaient ete assassines. Pourquoi ? II aurait fallu 
cinquante dossiers, temoignant, en particulier, de recherches menees en 
Allemagne aupres du Service international de recherches d'Arolsen-Waldeck 
sur le sort veritable de ces cinquante personnes. Par ailleurs, J. Verges ne 
semble pas avoir insiste pour obtenir l'audition ou, a tout le moins, la 
deposition sous serment de Laja Feldblum, une responsable de la maison 
d'enfants d'Izieu, revenue de deportation et qu'on avait miraculeusement 
retrouvee en Israel. On a propage la rumeur selon laquelle cette personne 
avait perdu l'esprit mais ou sont l'expertise medicale et la contre-expertise sur 
l'aptitude ou l'inaptitude de L. Feldblum a temoigner ? Tous les proces com- 
parables au proces Barbie reposent sur le scandaleux postulat israelien (voy. 
le proces Eichmann a Jerusalem en 1961) selon lequel, dans le cas des juifs, 
la deportation signifiait l'assassinat; en consequence, si la deportation est 
etablie, on se dispense de prouver l'assassinat du deporte. Avec le cas de L. 
Feldblum, J. Verges avait l'occasion de denoncer ce postulat, adopte par la 
cour d'assises du Rhone, et de rappeler que les survivants juifs d' Auschwitz 
etaient encore si nombreux en 1987 qu'ils peuplaient toutes sortes 
d'associations en France et a l'etranger. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Enfin, 
ou est l'expertise des locaux reputes avoir servi de chambres a gaz homicides, 
locaux dont certains qui sont soit « a l'etat d'origine», soit a l'etat de vestiges 
largement intacts, meritaient une enquete criminalistique ' ? Hors du pretoire, 
J. Verges a declare a la television, en reponse a une question du journaliste 
Patrick Poivre d'Arvor, qu'«evidemment» les chambres a gaz nazies avaient 
existe. En est-il si sur ? II sait que j'ai personnellement de bonnes raisons de 
penser qu'il ne croit pas a ces «chambres a gaz». 

J. Tremolet de Villers n'a cesse d'affirmer l'existence du «plan concerte 
d'extermination des juifs ». Pourquoi l'a-t-il fait avec une telle insistance ? Et 
pourquoi a-t-il laisse le proces de Paul Touvier se derouler, de bout en bout, 
sans exiger au prealable que la cour d'assises des Yvelines reponde aux 
conclusions qu'il avait deposees pour savoir quelle definition du crime contre 
l'humanite etait retenue contre P. Touvier. Comment peut-on defendre un 
homme contre une accusation qui reste indefinie 5 ? 

Dans les siecles passes et, en particulier, de 1450 a 1650 mais aussi encore a 
la fin du XVIIF siecle, les avocats des sorciers et des sorcieres accuses d'avoir 



t-on savoir si elle est morte et de quelle facon? (Les Enfants 
d'Izieu..., p. 39). 

1. De telles enquetes out etc menecs. a tilrc privc. par Fred Lenchter (USA), Ger- 
mar Rudolf (Allemagne) et Wallet Liiftl (Atitriehe). Leurs residtats ont confirme le 
point de vue revisionniste sur les «chambres a gaz». On attend toujours une enquete 
criminalistique. une ■ expertise de ramie dn crime > . conduite par les adversaires des 



5. Le 30 juin 1992, Eric Delcroix s'est trouve dans la meme situation. En plein 
pretoire, il a retire sa robe d'avocat et n'a accepte de la reprendre qu'apres que le 
tribunal de Fontaineblean em clarifie sa position. 



participe aux entreprises du Diable (avec ses pals, ses grils et ses fours) 
respectaient un interdit. lis n'osaient mettre en cause le «plan concerted entre 
le Malin et ses serviteurs. Aussi, tout en defendant leurs clients, 
cautionnaient-ils le systeme de persecution et de repression judiciaire qui 
allait condamner d'abord ces memes clients, puis bien d'autres accuses, par la 
suite, lors d'une infinite d'autres proces du meme genre. 
J. Verges et J. Tremolet de Villers, en depit, encore une fois, de leur courage 
et de leur talent, ont-ils fait mieux que leurs confreres des proces de 
sorcellerie ? Pourquoi ne se sont-ils pas battus comme leur prestigieux 
confrere canadien, D. Christie, lequel, sans entrer le moins du monde en 
conflit avec les regies en vigueur, a simplement exerce les droits, tous les 
droits, et les devoirs, tous les devoirs, de l'avocat ? 6 

Qu'on ne vienne pas pretendre que j'esperais voir les deux avocats francais 
defendre la these revisionniste de la non-existence du « genocide » et des 
«chambres a gaz» ! lis n'avaient, dans ces affaires, a ne prendre parti ni pour 
cette these ni pour son contraire. Or, ils ont pris parti pour la these officielle, 
celle que, depuis le 13 juillet 1990, defend la loi Sirat-Fabius-Gayssot. 
L'essentiel des questions que je leur pose peut, au fond, se resumer dans 
l'interrogation suivante : 

- Pourquoi avez-vous pris parti pour une these historique, celle de 
l'extermination physique des juifs ? Pourquoi, au surplus, avez-vous choisi 
de defendre, de facto, la forme la plus perimee de cette these, celle d'une 
extermination physique conduite selon un plan concerte ? Pourquoi, dans le 
cas de vos clients respectifs, n'avez-vous pas exige que fussent observes tous 
les usages relatifs a l'administration des preuves, au contre-interrogatoire des 
temoins et au deroulement de la procedure, des usages qu'on voit 
normalement respecter aussi bien dans une affaire de simple vol par effraction 
que dans une affaire criminelle jugee en cour d' assises ? 
J'ai lu de pres les livres de ces deux eminents avocats francais. J'espere, pour 
paraphraser Montaigne, qu'ils comprendront que mes questions, auxquelles 
j'aimerais avoir leurs reponses, sont celles d'«un lecteur de bonne foi». 



16 novembre 1995 



Apologie du crime 
(article 24 de la loi du 29 juillet 18 



6. D'une eloquence tvpiquenicnl aiudo saxonne. e'esl a dire depourvue 
d'emphase, de grande laille el de belle preslance. D. Christie a loujours oppose un 
mepris de fer aux medias; il refuse d'adresser la parole aux journalistes ou de 
repondre a leurs questions. 



Le 8 juin 1993, Christian Didier, qui avait tente d'assassiner Klaus Barbie 

dans sa prison de Lyon, parvenait a tuer de cinq balles de revolver Rene 

Bousquet, a Paris. 

II vient d'etre condamne a dix annees de reclusion criminelle. 

Des individualites ou des groupes ont fait l'apologie de son crime. 

L'un de ses deux avocats, M e Arnaud Montebourg, a, lui aussi, approuve cet 

assassinat: 

« II s'agit d'un crime d'utilite publique et d'initiative 

Quant a l'avocat general Philippe Bilger, il a denonce non le crime, mais le 
mobile du crime et il n'a deplore que la mediocrite intellectuelle de 
l'executant. Avec des circonlocutions, il a revele qu'il aurait prefere un crime 
politique et non «passionnel» (c'est son mot): 

« C'est vrai, on aurait peut-etre souhaite quelqu'un 
d'autre dans le box. Un criminel plus structure, plus intel- 
ligent, qui vienne dire : "J'ai lue un salaud. Jugcz moi." 

L'avocat general s'est, en quelque sorte, mis a 1'ecole de Simone Veil qui, 
lors de trois declarations successives a propos de Klaus Barbie, de Paul 
Touvier et de Rene Bousquet, exprimait le regret que personne ne se rut leve 
pour assassiner chacun de ces trois hommes afin de pouvoir, ensuite, declarer 
qu'il avait tue « un salaud » : 

- au sujet de K. Barbie, S. Veil avait dit: «Je crois que je n'aurais pas ete 
choquee par une execution sommaire 3 . » 

- au sujet de P. Touvier, elle avait affirme: «I1 aurait fallu que quelqu'un, 
comme moi par exemple, a un moment quelconque, froidement assassine 
quelqu'un 4 . » 

- au sujet de R. Bousquet, elle avait confie: «D'ailleurs, si j'avais eu du 
courage, je serais allee le tuer moi-meme 5 . » 

Dans cette atmosphere d'appels au meurtre ou a la violence, on n'est pas 
surpris d'entendre l'organisation Ras l'Front lancer: «Pour Le Pen une balle, 
pour le FN une rafale 6 . » L'organisation SCALP-Reflex preconise, quant a 
elle, de «frapper» les revisionnistes 7 . 

Arnaud Montebourg, Philippe Bilger, Simone Veil et cent autres de leurs 
pareils font l'apologie du crime, de facon claire ou voilee. Lajustice francaise 
les epargne. 

1 . Le Fiqtiro. 14 novembre 1995, p. 11. 

2. Liberation, 14 novembre 1995, p. 16 

3. Le Monde, 24 decembre 1985, p. 14. 

4. Deuxieme hain 1 I le\ision fnn li Vich\ 1 m moire et l'oubli», 
22 avril 1992. 

5. Globe-Hebdo, 11-17 mai 1994, p. 21. 

6. National Hebdo. 16 22 novembre 1995, p. 2. 

I . Cabier du Cc ' 1 i ml I 

[n°13],p. 110. 



[Editorial du Libre journal de la France courtoise, dirige par S. de 
Beketch, n° 82, 21 novembre 1995, p. 3.] 



17 novembre 1995 

Vassilij Grossman et Ilya Ehrenburg 

Lapresse mene grand tapage au sujet de la traduction en francais d'un ouvrage 
redige juste apres la guerre en langue russe par deux juifs sovietiques, 
Vassilij Grossman et Ilya Ehrenburg: Le Livre noir. Voyez, en particulier, 
Claude Roy, «La bete et le heros», et Nicole Zand, «Les voix du massacre », 
ainsi que Nicolas Weill, « Memorial ou document ?». 

V. Grossman et I. Ehrenbourg n'etaient que de grossiers propagandistes 
sovietiques. A litre provisoire, voici une piece a verser au dossier de V. 
Grossman, qu'on trouve sous la plume de Pierre Vidal-Naquet lui-meme, 
dansLes Juifs, la memoire et le present '. 

« Cette histoire a, bien entendu, comme tous les re- 
cils hisioriqucs. besoin d'etre critiquec. La critique peal cl 
doit etre menee a plusieurs niveaux. D'abord, toute une 
sous-litterature qui represente une forment proprement im- 
monde d'appel a la consommation et au sadisme doit etre 
impitoyablement denoncee 2 . Est a eliminer aussi ce quire- 
leve du fantasme et de la propagande. La tache n'est pas 
toujours facile, car et le fantasme et la propagande pren- 
iicni largement appui sur la realite. Mais il existe des ex- 
emples clairs, ainsi celui qui a cchappc a l'ardcur des revi- 
sionnistes. d'un Iheologicn protestant, Charles Hauter, 
qui fut deporte a Buchenwald, ne vit jamais de chambres a 
gaz. ct qui dclirc a leur propos : « Lc machinisme abondail 
littcralcmcnl quand il s'agissait dc l'extcrminalion: celle- 
ci. dcvanl sc lane * ne. cvigeait une industrialisation spe- 
ciale. Les chambres a gaz repondaient a ce besoin de facon 



1. P. Vidal-Naqucl. U li , le present, p. 212-213. 

2. «Chaciin completer;! ce que j'indiquc ici. Les iioiir- dc Christian Bcrnadac. i!c 
SilvainReinei.de h n Fi in< i teincr \ i niicnl i nm li I m il u bout de la plume. 
Voir lc bel article dc Cuilhia llai't : « Lcrire hi deportation. Lc sensationnel, avilisse- 
ment du tragique». cl hi conclusion -Jc son 1 i \ re : Tin Theme ft Nazi Concentration 
Camps in French Literature. \i. 190 m 1 ; voir aussi R. Krrcra. «. La deportation comme 
best-seller », p. 918 921. J'ai moi nicnic denonce en son temps une des plus infames 
de ces falsifications. Et la terre sera pit re dc Si Pain Reiner (\oii Le.Nonvel Ohserva 

ii i li i 69) i i i i I Ki in n hi i 

contrcfacon di lletlect 111 iszli. Je suis en re\ai Ik tomb dm le 

I I n i ; I i ii i i I i 2 mai 1966, dont 

je ne renie pas le fond. » [Note de P. V.-N.] 



fort diverse. Certaines, d'un gout raffine, etaient soute- 
niics par dcs pilicrs a malicrc porcusc a l'inlcncur dcsqucls 
le gaz se formait pour traverser ensuite les parois. D'autres 
etaient dc structure plus simple. Mais toutes presentaient 
un aspect somptueux. II etait facile de voir que les ar- 
chitectes les avaient concues avec plaisir, en y arrctant 
longuement leur attention, en apportant les ressources de 
leur sens esthetique. C etaient les seules parties du camp 
istruites avec amour ', Cote propagande, on 
le reportage du journaliste sovietique 
V. Grossman sur Treblinka 2 , ou tout est deforme et mon- 
slrucuscmcnl cxagci'c. dcpuis le nombre dcs victimcs qui 
est multiplie par plus de trois (d'environ neuf cent mille a 
trois millions jusqu'aux techniques ulilisccs pour donncr 
la mort. » 



L:Ch. Hauter, « Reflexion d'un rescape»,p. 525 :>26. [Note de P. V.-N.] 

2. V. Grossman. L'cnfer dc Treblinka: pour un dossier serieu.v voy. A. Rilckerl 
(ed.), NS Vernichti s ' ' lpio-tsse, ou A. Donat (ed.), 

The Death Camp 'Treblinka. 



24 novembre 1995 



Winston Churchill en faveur de la 
« purification ethnique» appelee «demelement» 
«transfert» de populations 

(15 decembre 1944) 

«En ce qui conceme la Russie ct la Grande-Bretagne, 
les Polonais sont libres d'etendre leur territoire a l'Ouest 
aux depens de l'Allemagne. Je ne me propose pas d'entrer 
dans les details exacts mais les agrandissements [exten- 
sions], qui recevront l'appui de la Grande-Bretagne et de la 
Russie, liees entre elles comme elles le sont par une Al- 
liance vieille de vingt ans, sont d'une haute importance. 
C'est ainsi que [les PolonaisJ gagneront, a l'Ouest et au 
Nord, des territoires plus importants et plus hautement de- 
veloppes que ceux qu'ils perdront a l'Est. D'apres ce que 
nous entendons dire, un tiers dc la Polognc dcvra clrc cede 
mais je dois mentionner que ce tiers comprend la vaste zo- 
ne des Marais du Pripct. region toul a fail dcsolee qui, tout 
en grossissant la supei ii i i u mente pas la richesse de 
ceux qui la possedent. 

« J'ai done, devant cette Chambre, esquisse a grands 
traits l'offre que font au peuple polonais les Russes sur qui 
repose encore le poids principal de sa liberation. Je ne 
puis croire que la Pologne rejette cette offre. Bien stir, cela 
devrait s'accompagner du demelement [disentanglement] 
des populations a l'Est et dans le Nord. Le transferl [trails 
ference] de plusieurs millions de personnes devrait etre ef- 
fectue de l'Est vers l'Ouest ou le Nord ainsi que l'expulsion 
[expulsion] des Allemands - car c'est ce qui est propose: 
['expulsion totale des Allemands - de l'espace a acqucrir 
par la Pologne a l'Ouest et au Nord. En effet, l'expiilsion 
est la methode, autant qu'on a pu le voir, qui sera la plus 
satisfaisante ct la plus durable. 11 n'y aura pas de melange 
[mixture] de populations pour causer d'interminablcs 
ennui-, [endless trouble] comme cela a ete le cas en Alsace- 
Lorraine. Je n'eprouve pas de craintes a la perspective de 
ce demelement [disentanglement] de populations, ni 
meme a cause de ces vastes trans lens \iraiisfereiice.s\. qui 
sont plus possibles dans les conditions modernes qu'ils 
ne l'ont jamais ete dans le passe. [W. Churchill donne 
ensuite comme exemple d'un « demelement » reussi celui 
des populations grecque et turque apres la premiere guerre 
mondiale.] 

«Jene vois pas non plus pourquoi il n'y aurait pas 
de place en Allemagne pour les populations allemandes de 



Prusse orientale el des autres territoires que j'ai mention- 
nes. Apres tout, six ou sept millions d'Allemands ont deja 
ete tues dans cette effroyable guerre ou ils n'ont pas hesi- 
te, pour la seconde fois en une generation, a plongci toute 
l'Europe. A present, on nous dit qu'ils ont dix ou douze 
millions de prisonniers ou d'etrangers qu'ils utilisent 
comme csclaves en Allemagne et qui, nous l'esperons, re- 
gagncronl leurs demeures et leurs pays quand la victoire 
sera acquise. En outre, nous devons nous attendre a ce que 
bien plus d'Allemands soient tues dans la bataille qui oc- 
cupera le printemps et Fete [1945] et qui, nous devons 
nous y attendre, connaitra les combats les plus grands ci 
les plus acharnes que nous ayons livres dans cette guerre. 

«[...] En fait, il n'y a pour moi absolument aucun 
doulc que lcsgiandcs Puissances, si elles se mettent d'ac- 
cord, pourront effectuer ce transfer! [transference] depopu- 



7 decembre 1995 

Jean-Francois Kahn a la memoire courte 
[lettre a National Hebdo] 

Dans National-Hebdo, « Topoline» se rejouit - ou affecte de se rejouir - de ce 
que Jean-Francois Kahn ait «fait preuve d'un peu de bon sens» en 1990 a 
propos de l'affaire de Carpentras. Topoline cite un extrait de L'Evenement dit 
jeudi du 16 novembre 1995 ou J.-F. Kahn declare: 

«LorsqueL'Evenementdu jeudi ecrivit [en 1990], au 
lendemain de la profanation de Carpentras, que le Front 
national [de Jean-Marie Le Pen], quelle que soil l'ampleur 
de ses turpitudes par ailleurs, n'y etait probablement pour 
rien, ce n' etait peut-etre pas politiquement correct, mais 
e'etait vrai. Et si on avait fait Feconomie, a l'epoque, d'un 
certain panurgisme hysterique, on ne lui aurait pas fait 
cadcau d'un argument susceptible, aujourd'hui. de lui faire 
recruter quelques nouveaux adeptes 2 . » 
J'ai eu la curiosite de me reporter a la livraison de L'Evenement du jeudi a 
laquelle J.-F. Kahn fait reference. J'y ai constate que, dans son editorial, le 
responsable du magazine ecrivait: 

« II faut le dire sans complexe : il est fort improbable 
que ce forfait [la violation du cimetiere juif] de Carpentras 

1. \V. Churchill. Prime Minister. House of Commons, 15 December 1944, 
Hansard, p. 1483-1484, 1486. 

2. National-Hebdo 23 au 29 novembre 1995, p. 17. 



ait etc commis par des adherents on des sympathisants du 
Front national. De ce crime contre la mort, mais de celui- 
la seulement, Le Pen est sans doute innocent [...]. Voila le 
paradoxe. Le Pen est eottpable de l'avant et de l'apres- 
Carpentras. Sans doute pas de Carpentras '. » 
Mais, comme le donne d'ailleurs a entendre cette derniere phrase, il s'agit la 
d'une clause de style. En realite, en 1990, J.-F. Kahn a saisi 1' occasion de 
«ce forfait» pour se livrer a des attaques hysteriques contre Jean-Marie Le 
Pen, Marie-France Stirbois, le Front national tout entier, Henry Coston, les 
revisionnistes et... Giscard d'Estaing. 

A l'epoque, en effet, sous sa signature et sous celles de Nicolas Domenach, 
Florence Assouline, Maurice Szafran, Jacques Derogy, Serge Faubert, 
Richard Bellet, Michel Winock et Jerome Garcin, la profanation du time ti ere 
juif de Carpentras etait presentee, dans les termes les plus affirmatifs, comme 
la revelation, par excellence, du racisme et de l'antisemitisme francais. Une 
caricature montrait Le Pen compissant un arbre a sept branches et la legende 
portait: « Is fecit cui prodest» (le coupable est celui a qui le crime profite). A 
onze reprises, un cartouche representait un chien serrant un os dans ses crocs 
et dans ses babines sanglantes, ce qui etait une facon comme une autre de de- 
noncerce « chien de Le Pen» (Claude Sarraute), deterreur de cadavres. Un 
dessin representait des mains tenant un soufflet a la «flamme tricolore» du 
Front national qui attisait un feu d'enfer ou dansaient trois diables brandissant 
des fourches. Un autre dessin representait un rat immonde se liberant de ses 
liens. Une caricature representait Le Pen levant les bras au ciel et s'ecriant: 
«C'est pas moi. J'ai rien fait ! J'ai juste donne l'idee !» 
A elle seule, cette caricature, qui refletait le contenu de tous ces articles de 
1990, y compris F editorial de J.-F. Kahn, inflige aujourd'hui un dementi au 
meme J.-F. Kahn qui, en 1995, ose venir affirmer que son magazine avait, il 
y a cinq ans, fait preuve de clairvoyance en affirmant, au lendemain de la 
profanation de Carpentras, que le Front national, «quelle que soit l'ampleur 
de ses turpitudes par ailleurs, n'y etait probablement pour rien». 
La page de couverture de L'Evenement du jeudi en question portait alors: 
« Contre la lepre antisemite, la decheance raciste, la haine de F autre: LA 
FRANCE ! », et cela sur un fond montrant une foule de manifestants dont 
tout donnait a penser qu'il s'agissait de la foule de Francais qui, Francois 
Mitterrand en tete, avait manifeste contre Le Pen, sur la place de la 
Republique, a Paris. En realite, J.-F. Kahn s'etait permis une incroyable 
supercherie. Cette foule n' etait pas francaise mais... allemande. On ne 
distinguait sur la photographie aucunc kippa, aucun drapeau israelien, aucun 
mannequin representant Le Pen en coupable mais beaucoup de tetes blondes 
et meme le kepi d'un agent de police allemand. J.-F. Kahn avait substitue a 

1. J.-F. Kahn, L'Evenement du jeudi. 17 au 23 raai 1990, p. 8. 



une vue de la manifestation place de la Republique a Paris une vue de la ma- 
nifestation des Berlinois a 1'occasion de la chute du mur de Berlin ! 
Pourquoi cette supercherie ? L'hebdomadaire Rivarol proposait une 
explication: 

«L'un des plus proches collaborateurs de Jean Kahn 
| president du Congres juif europeen ainsi que du Conseil 
reprcSentatif des Israelites de Franccl aurail confie: ' Kahn 
aexige [pour la page de couverturej un cliche sans kippa 
pom faire croire a cos lecteurs que cette manifestation etait 
surtout celle de Francais" 1 . » 
En tout etat de cause, J.-F. Kahn avait pris la decision de refouler une 
photographie de la manifestation de la place de la Republique a l'interieur 
meme de son imposant dossier (voy. p. 12), un dossier qu'inspirait 
vraiment, pour reprendre son expression, «un certain panurgisme 
hysterique». 

J.-F. Kahn devrait se relire. II devrait aussi montrer un peu plus de souci 
pour la verite des faits. 

[Publie sous le titre de « Jean-Francois Kahn a la memoire courte», 
National Hebdo, n° 594, 7-13 decembre 1995, p. 12.] 



18 decembre 1995 

Combien de morts a Auschwitz ? 

9 millions de personnes, selon le film documentaire Nuit et Brouillard 
(1955), dont les conseillers historiques etaient l'historien Henri Michel et 
l'historienne Olga Wormser 2 . 



\.Riva i 90 | ' 

\iutLi bK ll i i 1 i i ii i ii M i ii ! ti ii leux minutes mlassa- 

bl n i i il in. cl | mi i li i I' ii u ii Ion Ii i\ I oil :i s de France ainsi 

qu'a 1 1 ii Ii \i ion 1 1 hi 1 lisalcur: Alaii i n ill histoiiques : Henri 

Michel (president tin Comite d'histoirc dc hi deuxiemc guerre mondiale) et Olga 
Wormsei [plus tai m ligot| (tons dcu it puhli I'm edit tie la tie 

i /ni in 1 1 i | i I I u Ii me use I Texte : 

Jean Cayrol. Prix Jean Vigo 1956. Dans ce film, ii est dit que «rien ne distinguait la 
chambre a gaz [singulicr] d'un block ordinaire ». On \ inontrc le plafond de beton de 
la «chainbre a «az>> « lahoure par les ongles ., et 1'on ajoute a cc propos:«meme le 
beton se dechirait». On y affinne qu'avec les corps «on veut fabriquer du savon». 
«Quant a la peau» des corps, l'image nous montrc que les Vllemands la tannaient. 
Ces histoires de beton griffe, de savon humain et de peau tannee par les Allemands 
sont de l'ordre du imthc. La camera s'attardant sur le passage de Birkenau le com 
''' «Neuf million d morts hantcn! p ( II phrase est pronon- 

'S la fin du film. 



8 millions de personnes, selon 1' Office francais de recherches des crimes de 
guerre et le Service francais d'information des crimes de guerre (1945) '. 
7 millions de personnes, selon Raphael Feigelson (1945) 2 . 
6 millions de juifs, selon Tibere Kremer, prefacier de Miklos Nyiszli 
(1951) 3 . 

5 millions a 5,5 millions personnes, selon Bernard Czardybon (1945 ?), 
selon des aveux attribues a des SS et selon le journal Le Monde (1978), qui 
ajoutait : « dont 90 % de juifs» 4 . 
4,5 millions selon Henryk Mandelbaum (1945) 5 . 

4 millions de personnes, selon un document sovietique auquel le tribunal de 
Nuremberg a donne valeur de «preuveauthentique». Ce chiffre a ete inscrit 
dix-neuf fois, avec un commentaire en autant de langues differentes, sur le 
monument d'Auschwitz-Birkenau. II a ete repris par un nombre considerable 
de personnes, dont l'historien polonais Franciszek Piper. II sera declare faux 
en 1990 et remplace, sur le monument, en 1995, par le chiffre de 1.500.000 
avec 1' accord du meme F. Piper pour lequel ce chiffre est un maximum tandis 
que le chiffre minimum est de 1,1 million. Selon Miriam Novitch (1967), 
sur les 4 millions de morts, 2,7 millions etaient juifs. Selon le rabbin 
Moshe Weiss (1991), plus de 4 millions de personnes sont mortes a Ausch- 
witz dont 3 millions de juifs 6 . 



i . Jacques Billiet. clirecteur tin Sen ice d'inl'ormation des crimes tie guerre. Docu 

merits pour servir a Vhi.sioirc tic In imcrn p. 7 (J. Billiet lui memo ainsi que p. 196 

rie de rapports de I'OiTi din 1 I crim i neri cs merries rap 
ports evaluent a \ ingt six millions le nombre de prisonnicrs dc guerre ainsi que des de- 
tenns politiqnes moils dans tons les camp-, d'Allemagne el des lerritoires oceupes. p. 
197). Cet ouvraa i etc recti par Hneci \ioneanu. 

2. Id, p. 196. 

mill ii I i i h n > ii i ii h mi i Inn in I, ii 

] i ii ii i ' ii ndants procii u eloign it de reli ion Israelite ecrit 

Tibere Kremer dans sa preface a un texte attribue au D r Miklos Nyiszli, « "SS Ober- 
sturmfuhrer Docteur Mengele" ...» 

I. Bernard Czardybon an proces R. [loss de Craco\ ie. scion F. Piper. Auschwitz.... 
p. 7-8. Pom les u\ n in . i ' » | Ui h il no nient plus de cinq 

millions d'hommes. dc i'emmes ct d'eniants. don! 90 '"< de j nil's - dans « Manifestation 
du souvenir a Paris de\ant le memorial dn mailer jnii' inconnu» (Le Monde, 20 avril 
1978). 

5. Henryk Mandelbaum an proces It. I loss dc Craco\ie. selon F. Piper, Ausch- 
witz.... 1992, p. 7. 

6. De 1945 a 1990, e'est ce chiffre dc quatrc millions qui aura force de loi. II 
emane d'un document so\ictique ci\ date dn 6 mai 19 IS. Lc document a eu. pour le 
Tribunal dc Nurembcr". valeur dc «preu\e authcntiqueK t'race au stupefiant article 
21 du statut de ce tribunal (TMI, XXXIX, p. 241-26 1 ). [/original i usse a ete traduit en 
allemand et e'est eelte traduction en allcmand qui a etc reproduite dans l'edition fran- 
faise. Le resumt ii I I i I i n tamment: « Plus de 
quatre millions d'etres humai ncnes des | i i I \llemagne furent 
tues dans le camp [d' extermination d'Amchu it/ ]. la plupart gaze-, des leur arrivec. » 
(p. 241) En fait, lc document lui memc porte. en allemand: «pas moins dc quatre 
millions » (p. 261). Pour le nombre considerable de personnes qui ont repris a leur 
compte ce chiffre dc quatrc millions on d'environ quatre millions, on pourra. pour 

reporter aux noms des anciens detenus Shlomo Dragon, Henry Tau- 



3,5 millions de personnes, selon l'avocat d'un accuse allemand au proces de 
Nuremberg (1946) et selon lc Diclionnairc tic la hmgiie frtinctiisc public par 
Hachette(1991). Selon Claude Lanzmann (1980), il y a eu 3,5 millions de 
gazes dont 95 % de juifs ainsi que beaucoup d'autres morts . 
3 millions de personnes jusqu'au l er decembre 1943, selon un aveu 
extorque a R. Hoss (1946), ex -commandant d' Auschwitz 2 . 

ber, Erwin Olszou ka. dn juge d'inslriiclion Jan Selm tin procurciu Pechalski, tlu pro- 
fessciu in i nieni I nl) i I \ ' i t ji In Tri nal national upi nit tit Po 

logne, de procuieiu le tribunaii lil i ncri i i i lies tl luteins ou 

historiens et de responsables tin musee d' Auschwitz tels que Kazimierz Smolen, Da- 
nuta Czech et Fnmciszek Piper ■; scion F. Piper, Auschwitz..., 1992, p. 7-8, 12-14). « Sur 

les quatrc millii n ' n n n/ nil in i U tl iiulsetl 3 des non 

juifs. » (M. Novitch, La Verite sur Treblinka, p. 39) «More than 4,000,000 people 
perished [in Austli itzpalm liini.il them ueie lews (Rabbi D Moshe 

Weiss, Former Vice President Mizrachi llapocl llamiznichi. «Yom HaShoah- 
Holocaust Remembrance*. 

l.Bongre mil i I i I i ' ' i < ' mheig ont souvent 

fait cause commun I nsation. i i ii i | i il nic 1) Gusl icin 

bauer, avocat d' Arthur Scyss Inquart. a declare lc I'. 1 juillel 19 16 tlevant le tribunal: 
« Auschwitz a englouti. a lui sen I. trois millions ct demi d'etrcs Inimains, hommes, fem- 

mes et enfants I / <, I i uscl j | un I camp d'extcrmination 

oil perirent environ trois millions cl tlcmi dc juifs ct Polonais cntrc 1910 ct 1945. » 
(Dictionnuirc tic lc I I i i 1991) L'aun uivanlc. la maison 

d'etlition llachette recluira ce chiffre a un million (voy. note 2, p. 1735). «I1 n'est pas 
possible de donncr an millici pits le nombre exact de ceux qui perirent dans les 
chambn s a gaz dc Birkcnau If . lunation I phi cricu mm m utoui I roi 

millions ct tlcmi). mais par extermination il I'aut entendre csscnticllcment celle du peu- 
ple juif. Quatie vin (uinz i in it tl 1 I ii n u ient des juifs [ ] 

Beaucoup | d'autres detenus | encore ont perdu la >, it |... |. » (Preface de C. Lanzmann 
a Filip Milller, Trois ans dens une i hambre a gaz..., p. 12.) 

2. Lc 5 awil 19 16. Rudolf I loss, lc premier dc-- trois commandants succcssifs 
d" Auschwitz si in ii n un i a i u n i pun 1 li im n int colonel ameri- 

cain Smith W Bio 'i i laralion i rmeni , i s on il deel uc / 

commanded \n I • d estimate thai at least 2.500,000 

victims were executed and c\ terminated there by gassing and burning, and at least 
ii t d tkatl of about 

3,000,000» (doc. PS-3868). Dix jours plus tard, lc procureur adjoint amcricain lasso 
date trial counsel), lc colonel John Harlan Amen. Un lira, tics ant le tribunal ties 
cxtraits tin document PS 3868. dont I'cxtrait ci tlcssus. cl lui demandera: « Tout ccla 
est-il vrai, temoin ? »> R. 1 liiss rcpondra: «Ju. es stimmt» (Oui. e'est exact) (TMI, XI, 
p. 426 ; IMG, XI, p. 458). R. Hoss avail ete torture. II a fallu attendre 1983 pour 
obtenir, de la bouche meme de Fun de ses tortionnaires (des juifs appartenant a la 
Sccurite militairc britannique). les circonstanccs ct lc detail tics tortures (R. Butler. 
Legions of Death | ' i I I i i i i i mu ce point et sur 

les manipulations cl trichcrics dont les toxics attribucs a R. Hoss ont etc 1'objet de la 
part du mimstere public americain ainsi que sur des revelations connexes, R. Fau- 
risson, «Comment les Britanniqucs ont oblenu lc aveux tic Rudolf I loss, commandant 
d'Auschwitz». vol. II. p. (S57. Jusqu'a ccs dcrnicrcs amices. R. I loss etait tenu par la 
majorite des historiens tic I' - llolocaustc » pom lc temoin n" I tics crimes d' Auschwitz 
(gazages homicides et nombre des \ ictimes). En 1993, Fun de ces historiens, le pro- 
fesseur amenc tin i liri lopl 1 mu i , un | ui ili i britannique jnil tie 
donner son opinion in I in 1 i i in n mu ] i pondi Hoss was al 

ways a very weal i 1 n u 1 1 i it 1 1 1 p is l conclu 

re : «The revisionists use him ali the time for this reason, in order to try and discredit 
the memory of Auschwitz as a whole. » (Ch. Ilitchens. « Whose Histon is it?>». p. 



3 millions de juifs gazes, selon David Susskind (1986) et selon Heritage, It- 
plus important hebdomadaire juif calif ornien (1993) '. 

2,5 millions de personnes, selon Rudolf Vrba pour le proces Eichmann 
(1961) 2 . 

2 millions (?) a 4 millions (?) selon l'historien Yehuda Bauer (1982) 3 . 
2 millions a 3 millions de juifs tues ainsi que des milliers de non juifs, selon 
un aveu attribue a un responsable SS, Pery Broad 4 . 

2 millions a 2,5 millions de personnes tuees, selon un aveu attribue a un 
medecin SS, D r Friedrich Entress (1945 ?) 5 . 

2 millions de personnes, selon l'historien Leon Poliakov (1951); 2 millions 
de juifs gazes, selon l'historien Georges Wellers (1973) et selon l'historienne 
Lucy Dawidowicz (1975) 6 . 

117) R. Hoss a donnc bien d'anlrcs estimations que ccllc dc irois millions de morts jus- 
qu'au l" r decembre 1943. 

1. «Lorsque vous citez lc chiffre d'un million et demi juifs, la encore vous falsi- 
fies les chiffre s. Co soul Irois millions de juifs qui furcnl cwtennines a Auschwitz Bir 
kenau. » (David Susskind. president dn Centre connininantaire laic juif de Bruxelles, 
I i i i I i i ; Ohs > l! I i I Dans un editorial con- 

sacrc it 1" affaire des Carmelites d" Auschwitz. Heritage, the Californian largest Jewish 
weekly, affirme:«| | I in e i/uan i i 'on B pellets [...] ended the 

lives of some Three Million Jews at Auschwitz.* CI juin 199}). L" affirmation prouve 
I'indiffcrence des redactcurs de cet hebdomadaire au fait que. depths trois ans deja, 
la presse mondiale. dans son ensemble, avail revele qu'un tel chiffre constituait tine 
enorme exageration. 

// roll in Concen- 
tration Camp Ami. i , os (1.00(1 4 ce que declaie sous seiment Rudolf 
Vrbale 16 juillet I' 1 "! 1 i I d d I i ,i I i Lon i pour I procc Kichmann a 
Jerusalem. R. Vrba a l'aplomb d'ajouter que ce chiffre rejoint celui donne par 
R. Hoss au proces de Nuremberg, alors que ce dernier avail estime le nombre des 
morts a trois millions jusqu'au 1" decembre 1943, sans fournir devaluation pour les 
quatorze mois sun i it i i i i « oj tin death roll in 
Auschwit and the cstii f the death roll mad ' t i ' 
dependenth of eat i afferent t vertheless in good 
agreement. » (R. Vrba and A. Bcstic. / Cannot Forgive, p. 269-272.) 

3. II est probable que pom I i i I I t i le total des morts d' Ausch- 
witz est de deux a quatre millions vu qu'il ecrit. en 1982. a propos des seuls gazes: 
« Between \pitl l L ()\\s the gas ex- 
tin iif.ln.cl th It \ / Hindu I mot 

viet 1'OWs and 'h i 00.000 and >().()()() J \ \ His of the Holocaust, 

p. 215) En 1989 oil i ns plus lard. Y. Ban lim i a I lid mort (gazi s ou 
non gazes) a 1,6 million dont 1.352.980 juifs (voy. note 3, p. 1734). 

4. Le sergent SS Pery Broad, membre de la Section politique (dite «Gestapo ») du 
camp, est cense avoir ecrit: «Deux a trois millions de juifs furent mis a mort [a 
Auschwitz]! Outi d milli i Polonais. I In mi ou o 1 1\ ct 

n i m I n I w i i n 111). 

5. «An SS physician. Friedrich Hntress. who served a-, the camp doctor in 19 12 
1943, stated that, in his view, 2,000,000 to 2,500,000 people were killed in Ausch- 
witz.* (F. Piper, Auschwitz..., p. 8). 

6. «Par prudence, nous allons done nous arrcter an chiffre de deux millions [de 
morts a Auschwitz]. - (L. Poliakow Breviaire de la Inline, p. 496). «[...] on ne saura 

jamais le nombie i i i i | ii 'if hambi i li descentc des 

trains. L'estimation prudente est de l'ordre de deux millions... » (G. Wellers, L'Etoile 
jaiine a 1'heure de Vichy..., p. 290) ; cettc estimation ne concei nam que le nombre (1) 



1,6 million de personnes, selon l'historien Yehuda Bauer (1989), dont 

1.352.980 juifs '. (Ce dernier chiffre est de Georges Wellers, 1983.) 

1,5 millions de personnes : ce chiffre, choisi par Lech Walesa, a remplace, en 

1995, sur le monument de Birkenau, celui de 4 millions qui avait ete retire 

en 1990 2 . 

1.471.595 personnes, dont 1.352.980 juifs, selon l'historien Georges 

Wellers (1983) 3 . 

1,25 million de personnes environ, dont 1 million de juifs tues et plus de 

250.000 non juifs morts, selon l'historien Raul Hilberg (1985) 4 . 

1,1 millions a 1,5 million personnes, selon les historiens Yisrael Gutman, 

Michael Berenbaum et Franciszek Piper (1994) 5 . 

1 million de personnes, selon Jean-Claude Pressac (1989) et selon le 

Dictionnaire des noms propres publie par Hachette (1992) 6 . 

des juifs. (2) gazes, i 3 1 a leur arm ce, il est probable que pour l'auteur le nombre total 
des personnes mortes a tout moment et pour Unite raison est hien superieiu au chiffre 
de deux millions: dix ans plus tard, ce nombre total sera lvalue par le meme auteur a 
moins d'un million et demi de personnes (\o\ . note 5. ci dessousi. Pour Lucy Dawido- 
wicz, le chiffre dc deux millions semblc else celui de-. juiis sizes (The War against 
the Jews..., p. 148-149). 

1. «There were never lour million vietims in Auschwitz [...]■ The total number of 
people who dial time [ ] was in the ne i I I 600 000 [...]. The figure for 
.lews murdered camp (\ B tuei 

\u hwitz ind tin ! >l i htin th di i m m i 1 ulcui lit qu il fait ici etat 

des estimations de G. Wellers en 1983 mais il a transiorme le total de 1.471.595 (chif- 
fre de G. Wellers) en... 1.600.000 ! Pour sa propre estimation en 1982, voy. note 3, p. 
1733. 

2. Jusqu'au 3 a\ril 1990. les plaques comnic'moratnes d'Ausehwitz-Birkenau por- 
taient : « Ici. de 1940 a 19 Is ! millions ddiommes. de femmes et d'enfants out ete tor- 
tures et assassines par les genocides hitleriens ... Le nouxeau lexte. mis au point apres 
des annees de tergiversations, est le suivant: « Que ce lieu ou les nazis ont assassine 
1 .500. 000 hontmes. femmes et enfants. en majoritc des juiis de divers pays d' Europe, 
soit a jamais pour riiumanile un cri dc desespoir et un avertissement. » (L.Ro- 
senzueig « Auschu iiz. la Polognc ei le genocide »). 

3. G. Wellers, L'etoile jaune a I'lieure de Drancx..., 1983. A comparer avec 
l"c\alualion du meme auteuren 1973 lvo\. note 2. ci dessus). 

4. «. Auschwitz. I... I Number j of Jews f Killed : 1.000.000 [...]. The number of non- 
.lews who died in [uschwilz. inn hunted on the basis tions and transfers 
at more than 250.000 Ho < ' R. llilbet 'lie D, • >n of the European 
7etvs, 1985, p. 895), Pour R. Hilberg. il semblc que les juifs soient toujours «tues» 
tandis que les non juiis sont simplement «morls ». 

5. « At least 1,500,000 peo • lerei iuschwitz-B nau»(p. 11). «Ar 
least 1,100,000 persons were filial or dial in the i amp. Bui if if is number is regarded 
as a minimum estimate, what figure can we accept as a hypothetical ceiling? [...] 
about I 150,000 1.1 i ' ' / f Auschwii victims reachituz about 
1,500,000. » (p. 71-72) La phrase de la page 11 figure sur une carte inseree dans un 
chapitre signc d' Yisrael Gutman. « Auschwitz - An Overview*. Les phrases des 
pagi at i i n mi li | hi t i i i i i i / I ' ii i The Number of 
Victims» (Anatomy i tin i mi Death Camp) ipara^ ml pout i Piper. I 

it I IK I 1 I I 1 III I I i ill I I II I i 1 1 I 

n 1 In figure o) i I i \ ml and should 

really [be] more in i ' i ' I li Technique and 

Operation..., p. 264). «Auschwitz [...] ou perirent environ 1.000.000 de juifs et de Po- 



800.000 a 900.000 personnes, selon l'historien Gerald Reitlinger (1953) '. 
775.000 a 800.000 personnes, selon Jean-Claude Pressac (1993) dont 
630.000 juifs gazes 2 . 

630.000 a 710.000 personnes, selon Jean-Claude Pressac (1994) dont de 
470.000 a 550.000 juifs gazes 3 . 

A ma connaissance, cette derniere estimation (de 630.000 a 710.000 
personnes) est la plus basse qu'aient jamais fournie ceux qui croient a 
1' extermination physique des juifs. On dit parfois qu'en 1946-1947 les 
autorites judiciaires polonaises ont admis le chiffre de 300.000 morts. C'est 
une erreur. Ces autorites ont estime le total des morts a trois cent mille 
personnes enregistrees a leur arrivee, mais a ce chiffre elles ont ajoute celui 
de trois a quatre millions de personnes non enregistrees 4 . 
Pendant plus de quarante ans, les autorites sovietiques, polonaises et de la 
Republique federal e d'Allemagne se sont montrees tres discretes sur 
l'existence de registres mortuaires (Sterbebucher) qui avaient ete tenus 
pendant la guerre par les autorites du camp d' Auschwitz. Sous la pression des 
revisionnistes (Robert Faurisson et Ernst Ziindel), notamment aux deux 
proces Ziindel (Toronto, 1985 et 1988), ces autorites ont fini par faire des 
revelations sur ces registres a partir de 1989. Elles affirment n' avoir retrouve 
de registres que pour la periode du 29 juillet 1941 au 31 decembre 1943, non 
sans quelques lacunes. Comme le camp a ete ouvert le 20 mai 1940 et que 
les Allemands l'ont evacue vers le 18 Janvier 1945, cette periode represente 
un peu plus de la moitie de la duree d'existence du camp sous leur autorite. 
Les registres retrouves sont, parait-il, au nombre de 51 et releveraient 68.864 
deces (et non pas 74.000 comme il a ete dit par certains journalistes) 5 . 
Les tenants de la version officielle de l'«Holocauste» ont eprouve quelque 
gene devant la necessite, imposee par les revisionnistes, de reviser a la 
baisse, dans de pareilles proportions, le nombre des morts d' Auschwitz. 

lonais entre 1940 et 1945. » (Le Dictionnaire des noms propres, Hachette, 1992) Pour 
1'evaluation de J.-C. Pressac en 1993, voy. note 4 ci dexsous el. pour son evaluation en 
1994, voy. note 5, ci-dessous. Pour revaluation d'un dictionnaire edile par Hachette 
en 1991, voy. note 1, p. 1732. 

\.«Thestarka ipubl ' < >0 to 900.000 I in beings perished 

in Auschwitz if, a i i ' Gerald Keitlii / / 

1971, p. 500). 

2. « Total de m i 000 [mai 1 Ire] p ul mpon i des lacunes C est 
pourquoi est a retci i luellement I liiii lobal I 100 \i im I i 
sac. Les Cre'nuitoires d Auschwitz/..., p. 148). Pour 1'evaluation de J.-C. Pressac en 
1989, voy. note 2, ci-dessus et, pour son c\ alualion en I 1 .") !, vov. note 5. ci dessous. 

3. « Total des morts : 631.000 - 711.000; [...] on evalue le nombre des victimes a 
630.000 a 710.000» (J.-C. Pressac, Die Krematorien von Auschwitz..., p. 202). Pour 
1'evaluation de J. C. Pressac en 1989, voy. note 2 p. 1735 et, pour son evaluation en 
1993, voy. note 4, ci-dessus. 

4 . Voy. F. Piper, op. cit., 1992, p. 12-13 ; les references au proces Hoss sont four- 



Comment expliquer qu'au proces de Nuremberg (1945-1946) une telle 
imposture ait ete consideree d'emblee comme ayant valeur de «preuve 
authentique» grace a l'article 21 du statut de ce tribunal ? Comment 
expliquer que, pendant des dizaines d'annees, on ait laisse ce chiffre 
mensonger de quatre millions, dix-neuf fois repete, sur le monument 
d'Auschwitz-Birkenau ? Comment expliquer que, lors de ceremonies 
officielles, on ait demande a tant de grands de ce monde, y compris le pape 
Jean-Paul II, de venir s'incliner devant une telle invention de charlatans ? 
Comment expliquer qu'en 1990 la France se soit dotee d'un article de loi 
antirevisionniste interdisant de contester les «crimes contre l'humanite» tels 
que decrits et evalues par le tribunal de Nuremberg ? Et puis, comment 
preserver de toute revision le chiffre de 5.100.000 (R. Hilberg) a 6.000.000 
juifs morts pendant toute la guerre, s'il faut a ce point reviser le chiffre des 
morts d' Auschwitz ? 

Aujourd'hui, des juifs expliquent que les Polonais, et eux seuls, auraient 
invente le mensonge des quatre millions d' Auschwitz. Animes a la fois par 
l'antisemitisme et par la fierte nationaliste, les Polonais auraient ajoute a 
pres de 1,5 million de morts juives environ 2,5 millions de morts polonaises 
ou autres 1 ! Cette explication n'est qu'un artifice. La verite est que, des la fin 
de la guerre, non seulement les juifs communistes mais aussi les autorites 
judiciaires de Pologne avaient repete que la majorite des morts d' Auschwitz 
etait juive. A Cracovie, en 1946-1947, a propos du cas de Rudolf Hoss, aussi 
bien le juge d'instruction que l'accusation avaient conclu qu'en plus de 
quelques centaines de milliers de morts « enregistrees » il y avait eu a 
Auschwitz soit quatre millions, soit au moins deux millions et demi de 
morts, «la plupart juives » 2 . Durant l'hiver 1963-1964, un monument 



1. En 1983, G. \\ ellcrs n'impulait ni ;ui.\ Polonais. ni au\ Russes. ni aux commu- 
nistes ce mensonge on cette erreur aux dimensions spectaculaircs. II ecrivait: «De- 
puis quelques annces. ayant compris les diiTicultes de ce prohleme. et ayant retrouve 
ia in luii In jugement. on evil I i i i mm m i on ut que quatre mil- 
lions de moits a An h n hifii i lii an Iraumatisme, au choc natu- 

rel. in vitable qui don nail lc i liisme di n in il i I premieres mutts 

apres la fin de la guerre, apres la i in de Icur cauchemar. » (G. Wcllers. op. em. 1 983. 
p. 138-139). G. Wcllers metlait done en cause les « survivants », tout en oubliant de 
rappeler sa propre « estimation prudente» de 1973 (voy. note 2, p. 1734). En 1989, 
Y. Bauer accuse 1 i il I nui il lit [i nu Pohs dissemi 

nate the wrong figures j ... I in order to create a national mylli»: il denonce «the Po- 
les' concept of themselves as the crucified nation, tin real sufferers of Europe. » 
I \u i hwitz mcl I i ' I i ' hi ii H i / 

Com ni ii I u It l\ 000 non-Jews mainh Poles 

were killed. » (B. Helfgott, Chairman of Yad Vash ndon ' 

Independent i "> u i n ' i i ' / In \uschwit [ ] 

said Lerinan who i , i a Mils inn of 

Auschwitz* («The Polish communist's false Auschwitz story. », The Philadelphia 
Inquirer, 29 mars 1992, p. Al, 10). Luc Rosenzweig met en cause «la vulgate 
niiil in i i i i I I I 

2. Voy. note 6, p. 1735. En outre, on remarquera, dans noire liste recapitulative 
les juifs eux meines out somenl indique pour le nombre 



specifique fut construit en memoire des « millions de juifs, martyrs et 
combattants» extermines dans ce camp; l'inscription etait en polonais, en 
yiddish et en hebreu '. 

Ajoutons enfin que, pour les historiens de l'«Holocauste», la plupart des 
juifs d' Auschwitz auraient ete tues au moyen d'un insecticide: le Zyklon B. 
Pour Arthur R. Butz et pour d'autres revisionnistes, le nombre total des 
morts d' Auschwitz a du s'elever a quelque cent cinquante mille, dont environ 
cent mille juifs 2 . Pour eux, la plupart des juifs n'ont pas ete tues mais sont 
morts, surtout a cause des epidemies de typhus. Les revisionnistes font 
observer que, si les Allemands avaient dispose de plus grandes quantites de 
l'insecticide Zyklon B precisement pour combattre ces epidemies, il serait 
mort moins de personnes a Auschwitz non seulement parmi les juifs, les 
Polonais, les Russes et d'autres detenus mais aussi parmi les medecins, les 
fonctionnaires et les gardiens allemands. 

Resume et conclusion 

Selon les historiens officiels (ceux que protegent les lois de la Republique 
francaise et le pouvoir mediatique), ce nombre varie de 9.000.000 (c'est le 
chiffre de Nuit etBrouillard, film impose depuis 1955 a tous les lyceens de 
France) a un nombre compris entre 630.000 a 710.000 (c'est le chiffre d'un 
auteur recemment publie par le Centre national de la recherche scientifique 
francaise); selon ces historiens, ces personnes auraient ete, pour la plupart, 
victimes d'une politique d' extermination physique. Mais, selon les auteurs 
revisionnistes, le nombre des morts serait de 150.000, pour la plupart 
victimes d'epidemies diverses et, en particulier, du typhus. 
Sous l'influence des auteurs revisionnistes, les historiens officiels ont sont 
venus a pratiquer de si importantes revisions a la baisse qu'on ne comprend 
pas de quel droit on pourrait continuer en France d'imposer, par la force de la 
loi, tel ou tel chiffre. A elles seules, les deux inscriptions officielles portees 
successivement sur le monument d'Auschwitz-Birkenau, d'abord jusqu'en 
1990, puis a partir de 1995, prennent aujourd'hui, sans qu'on l'ait voulu, 



de leurs coreligionnaircs moils a Auschwitz des chiffres superieurs a eelui de 
1.500.000. lis n'ont done pas le droit d'imputer leurs propres exagerations a des non 

1. « In memon i i> xtenninated at the 
[usclnvitz-Birkciia mp by the I v, 1940 I Cell inscrip 

lion figurait sur un monument bali. d'apres J. C. Pressae. duranl lliiver 1963-1964 et 
plustard (?) suppi i |sul i 1 1 . 1 rem (J. ( 1, h • < ehwitz Technique 

mid Operation..., p. 262-263). 

2. « I feel reasonably secure in phieiiu; ill, total in the range 100,000-150,000, 
probably closer to the former [...] Tin i I natural causes at 
Auschwitz seems less than 100,000. » (A. R. Butz, «Compte rendu de Why Did the 
Heavens not Darken. ..», p. 369-370; voy. aussi .Seme Thoughts on Pressac's 
Opus... », p. 26). 



valeurd'avertissement: elles rappellent que, ni en histoire ni ailleurs, il ne 
devrait exister de verite officielle. 

Inscription sur le monument 
d'Auschwitz-Birkenau jusqu'au 3 avril 1990 

«ICI, DE 1940 A 1945, 4 MILLIONS D'HOMMES, DE FEMMES ET 
D'ENFANTS ONT ETE TORTURES ET ASSASSINES PAR LES 
GENOCIDES HITLERIENS >. » 

Inscription sur le meme monument a partir de 1995 

«QUE CE LIEU OU LES NAZIS ONT ASSASSINE UN MILLION ET 
DEMI D'HOMMES, DE FEMMES ET D'ENFANTS, EN MAJORITE 
DES JUIFS DE DIVERS PAYS D'EUROPE, SOIT A JAMAIS POUR 
L'HUMANITE UN CRI DE DESESPOIR ET D'AVERTISSEMENT. » 
N.B.Cette etude ne conslilue qu'une esquisse des re pauses donnees ou 
imposees a la question: «Combien de morts a Auschwitz ? » II serait 
facile defouini, t illi Vam Cerent a difjiculle du travail 

tient, en revanche, a ce que, selon les cas, les evaluations peuvent 
porter sur des categories de morts tres differentes: dans tel cas, on 
evalue le nombre des «tues», des « gazes », des «juifs » et, dans tel 
autre cas, on parle de « morts », de «victimes» et on ne distingue pas 
les «juifs » des «non juifs ». Quelquefois aussi les evaluations ne 
portent que sur une periode limitee. Pour ma part, j'ai evite toute 
extrapolation nuineiique a partii d'un chiffre donne pout une eourle 
periode de la vie du camp d' Auschwitz. 

Note bibliographique 

Chez les historiens qui soutiennent la these selon laquelle Auschwitz aurait 
ete un camp d' extermination, les principales etudes portant sur le nombre des 
morts dans ce camp sont, respectivement, celles du Francais Georges Wellers 
publiees en 1983 et 1990 et celles du Polonais Franciszek Piper publiees en 
1991, 1992 et 1994: 

- G. Wellers, «Essai de determination du nombre des morts au camp 
d' Auschwitz », Le Monde Juif, octobre-decembre 1983, p. 127-159 ; 

- «A propos du nombre de morts au camp d'Auschwitz», Le Monde Juif, 
octobre-decembre 1990, p. 187-195; 



I I i i 1 i / ; 

murderers between the years i L >4(! and i'-U: { ■• : en iillcmand : ■ Marlxrer unci Todesort 
viiii 4 Millionen Opfern ermordel van niizi.sti.sehen Viilkc nnardern. 1940 1945:. 



- F. Piper, « Estimating the Number of Deportees to and Victims of the 
Auschwitz-Birkenau Camp », Jerusalem, Yad Vasliem Similes. XXI (1991). 
p. 49-103. 

Cette derniere etude, corrigee et augmentee, a ete publiee sous la forme d'une 
brochure en langue anglaise imprimee en Pologne: 

- Auschwitz. How Many Perished. Jews, Poles, Gypsies..., [completed 
reprint], printed in Poland by Poligrafia ITS, 30-306, Krakow, 1992, 68 p. 
On peut aussi consulter: 

- «The Number of Victims » in Yisrael Gutman and Michael Berenbaum 
eds, Anatomy of the Auschwitz Death Camp, published in association with 
the United States Holocaust Memorial Museum, Bloomington and 
Indianapolis, Indiana University Press, 1994, p. 61-80. 

De ces cinq etudes, les plus interessantes sont, pour G. Wellers, celle de 
1983 et, pour F. Piper, celle de 1992, soit, en abrege ci-dessous: «G. 
Wellers, op.ci t, 1983» et «F. Piper, op. cit., 1992». Les deux auteurs 
precedent au rappel - douloureux pour eux - des «erreurs» commises dans le 
passe quant au nombredes morts d' Auschwitz. A ce propos, je recommande 
la lecture de G. Wellers, op. cit., 1983, p. 138-139, et celle de F. Piper, 
op. cit., 1992, p. 5-16. Rien ne montre mieux que ces pages a quel point, 
sur ce sujet pourtant si grave du nombre des morts, on s'est laisse aller aux 
pires fantaisies. 



20 decembre 1995 

Conseils a certains revisionnistes 
(«Fuyez la theorie, interrogez la realite !») 

[L'ensembh a i ,> a ele redi • h in I i ssc a quelques 

revisionnistes rencontres it Munich et en Baviere du Sud en octobre 
1993. Certains de ces revisionnistes m'avaient, je dois le dire, decupar 
la suffisance avec laquelle Us developpaienl soil des rues theoriques, 
soil lies considerations penalties sin le probleme des «chambres a gaz» 
nazies ou sur le fonctionnement et le reiideinenl des fours cremaloires 
dans les camps de concentration allemands. A ces revisionnistes je me 
permets, dans le present texte, de recommande ; plus de modestie, plus 
deprudenceet un plus grand souci de I'humble realite. Sin tin aspect 
du probleme des «chambres a ga:», c'esl-d-dire sur le risque pratique 
d 'explosion du gaz cyanhydrique, je leur cite la lettre d'un ingenieur 
californien et, sur un autre aspect de ce meme probleme, c 'est-d-dire 
sur le risque pratique d' intoxication pour toute personne habitant pres 
d'un lieu a desinsectiser par un gaz hautemenl toxique, je leur cite un 



recent article de journal inspire par un communique de VAgence 
aUcnumdc de presse.] 

La theorie n'est pas la vraie vie et le pedantisme n'est pas la vraie science. 
Liberty Bell, decembre 1994, p. 36-37. 

Si Ton desire savoir ce que sont dans la realite les 
dangers du gaz cyanhydrique ou de tout autre gaz hautcment 
toxique, il faut commencer par verifier ce que sont ces 
lii non pa ipres des theories, des 

! a. lion I \\ ipolations Si Ton desire savoir 

quclles etaient les possibilites reelles, a supposer qu'il y 
en ait eu, pour les Allemands, dans les annees quarante, 
d'executer des millions de personnes avec du gaz cyanhy- 
driquc. il i'aul commencer par vcrifiei cc qu'clail en realise 
unc chambre a gaz d'execution aux Etats-Unis a cette epo- 
quc (matcriau. forme, technique, fonctionnemcnl). Si ion 
desire savoir quelles etaient les possibilites reelles pour 
ces Allemands d' incinerer des millions de cadavres dans 
des crematoires, il faut commencer pat verifier combien de 
cadavres au maximum un four crcmaloire pcul en realite. 
aujourd'hui, incinerer en l'espace d'un mois (il ne faut pas 
demander combien de temps est necessaire pour incinerer 
un cadavre; cette question est trop theorique et, des repon- 
ses obtenues, on risquerait de deduire des extrapolations 

Dans la livraison d'octobre 1994 de Liberty Bell, 
vous avez publie un article de Friedrich Berg sous le titre : 
«Les machinistes devaient porter un masque a gaz quand 
ils s'occupaient des fourneaux». J'avais pris part au debat 
par une lettre que vous aviez publiee dans la livraison 
d'avril 1993 de Liberty Bell; il y etait question du caracte- 
re explosif du HCN [acide cyanhydrique] et de mon expe- 
rience, en tant qu'ingenieur, du materiel anti-explosion 
utilise pour le gaz naturel. 

Ce n'est pas l'existence d'une proportion tonnante 
aii' gaz qui determine l'installation de dispositifs anti-ex- 
plosion. Ce qui preoccupe, e'est le fonctionnement defec- 
tueux du materiel ou 1'erreur de l'operateur dans la manipu- 
lation des gaz inflammables a proximite d'un foyer ou- 
vert. En particulier, les fuites, par le materiel, de gaz plus 
lourd que l'air (ce qui n'est pas le cas du HCN) dans des lo- 
caux fermes. Pour l'industrie, e'est le propane qui est le 
mauvais larron. Dans la plupart des cas, on exagere le dan- 
ger, inais les installations se font neanmoins conforme- 
ment au reglemenl de la National fJcclric |Company|. Ce 
qui ne veut pas dire que telles etaient les exigences en Al- 
lemagne nationale-socialiste. Je suis certain que tous les 



plans de l'epoque, pour toute installation qui comporlail 
normalement la presence de quelque proportion que ce fut 
de HCN dans ['atmosphere, prevoyaient du materiel anti- 
explosion, quoi qu'on en pense a la firme Du Pont [de Ne- 
ll est exact que les limilcs d"inflammabilitc du HCN 
s'etendent de 5,6 a 40 % en volume dans l'air, mais ces li- 
mites valent pour les conditions normales et elles 
s 'e I argissent en fonction de la temperature et, je pense, de 
la pression. Si bien que, si une poche de melange air-gaz 
prend feu, le brusque accroissement de temperature enflam- 
mera egalement les volumes plus dilues de melange air 
«az. ajoutant ainsi a la masse enflammee, done a l'ex- 
plosion. 

Recemment, en feuilletant ma collection d'anciens 
numeros du magazine Life, je tombais sur un article {Life, 
22 decembre 1947, p. 31) avec des photos d'une maison 
de Los Angeles «avant» et «apres» une fumigation au gaz 
cyanhydrique. La photo d'«apres» montrait la maison 
totalement effondree apres la devastation provoquee par 
1' explosion. Par ailleurs, cette annee [1994], au cours des 
informations, on a rapporte qu'une maitresse de maison 
avait ouvert, pour une seule operation, vingt-cinq boites 
dc disinfectant (bombes anli punaiscs), ce qui avait pro- 
voque une explosion. 

Dans la vie reelle, le HCN explose bel et bien. Je re- 
connais aussi que la plupart des gens qui l'utilisent en 
ignorent generalement le danger. 

R. T., Californie 
[R.T. est un ingenieur repond ant a F. Berg qui mi-nimisait 
les dangers d'explosion du HCN.] 

Kreiszeitung Boblinger Bote, 16 
novembre 1995, p. 7, 
d'apres «DPA» [Deutsche Pressagentur]. 

Le ratage a etc complct. Trois habitants de la localite 
ont ete intoxiques tandis qu'une quantite d'insectes xylo- 
phages en ont rechappc tel est le bilan d'une operation 
desastrcusc entreprise conlrc des nuisibles dans une eglise 
de la localite touristique de Lovran, pres de Rijeka en 
Croatie. A cause du travail improvise des desinseetiseurs. 
il a fallu, pour raison de securite, evacuer plusieurs cen- 
taines d'habitants de la localite. 



Les desinsectiseurs avaient voulu s'attaquer de nuit, 
au moyen d'un gaz hautement toxique, a des vers a bois 
dans I'eglise Saint-Juraj de Lovran. Comme ils n'avaient 
pas obture le batiment dans les regies de l'art, le gaz 
s'etait echappe vers les maisons voisines ou les habitants 
etaienl deja en train de dormir. «Subitement pris de nau- 
sees, les gens se sont heureusement tout de suite eveilles, 
ce qui les a sauves d'une mort certaine», ecrit lc journal 
Vecernji List. Cependant, trois habitants ont souffert 
d' intoxication grave. Le maire a decide l'evacuation du 
centre de la localite. Les desinsectiseurs ont etc ancles. 
Les vers a bois ont survecu. 
Je dois la communication de cet article a l'obligeance du chimiste allemand 
Germar Rudolf qui avait participe aux rencontres revisionnistes de Munich et 
de Baviere du Sud et qui m'ecrivait, le 5 decembre 1995 : 

«L' information de l'Agence allemande de presse est 
parue dans bien d'autres journaux. Cette information prou- 
ve en fait ce que vous avez toujours affirme [sur le sujet] - 
contre le scepticisme de maint revisionniste, y compris 



26 decembre 1995 

De quel droit les vainqueurs 

de la seconde guerre mondiale denoncent-ils 

les pillages exerces par le vaincu ? 

Le pere de l'ordinateur etait un Allemand du IIP Reich dont les recherches 
furent financees par les autorites du IIP Reich. 

Si on mene grand bruit autour des pillages, les uns reels et les autres 
supposes, de Hitler, de Goring ou des autorites allemandes d'occupation 
pendant la derniere guerre, on est, en revanche, discret sur les plus vastes 
pillages qu'ait probablement connus l'histoire mondiale: ceux qu'ont 
perpetres, en Allemagne, a partir de 1945, les vainqueurs de la seconde guerre 
mondiale. En particulier, le vol des brevets et des decouvertes scientifiques 
semble avoir atteint des proportions considerables. Par ailleurs, dans une 
Allemagne exsangue, dont on demantelait les usines et dont on emprisonnait 
ou poursuivait devant les tribunaux une grande partie des elites dirigeantes de 
l'economie, de la science et de l'enseignement, beaucoup de savants et 
d'ingenieurs de tout premier ordre n'avaient d'autre ressource que de se mettre 
au service des vainqueurs. 

II faudrait pouvoir comparer en toute serenite la politique economique de 
l'Allemagne dans les territoires qu'elle a occupes pendant la guerre avec la 



politique economique des Americains, des Britanniques, des Francais et des 
Sovietiques pendant la guerre et apres la guerre dans les pays qu'ils ont, a 
leur tour, occupes. On a tendance a exagerer l'aide apportee par les 
Americains a l'Allemagne avec le «plan Marshall ». Cette aide fut tardive 
(1948-1952) et les Etats-Unis ne firent la que restituer une petite partie de ce 
qu'ils avaient auparavant vole a V Allemagne (ou de ce qu'ils avaient permis a 
d'autres vainqueurs de voler a l'Allemagne). «Passe-moi ta montre, je te dirai 
1'heure ! » Avec le plan Marshall, les Americains ont «dit l'heure» aux Alle- 
mands des «annees zero». Je dois cette remarque au revisionniste Ernst 
Ziindel. 

Au sujet de la politique economique de l'Allemagne dans les territoires 
qu'ellea occupes pendant la guerre, il est un aspect qu'on neglige souvent: 
celui de l'aide apportee par ce pays aux economies europeennes menacees 
d'effondrement a cause, en particulier, du blocus exerce d'abord par les 
Britanniques seuls, puis par les Britanniques et les Americains reunis. Sans 
doute l'Allemagne etait-elle mue par la necessite de sauvegarder autant que 
possible l'economie et la monnaie des pays occupes mais ainsi a-t-elle agi en 
la circonstance. II faut done le dire et non le cacher. 

La Grece, par exemple, etait menacee, a cause du blocus anglais, a la fois par 
la famine et par l'effondrement de sa monnaie. L'Allemagne fut amenee a 
prendre en faveur de la Grece qu'elle occupait des mesures que les manuels 
d'histoirepassent sous silence parce qu'elles ne correspondent pas du tout a 
l'image qu'on se fait ordinairement de l'Allemagne nationale-socialiste. En 
pleine guerre, L'Allemagne qui, pourtant, manquait cruellement d'or et de 
ravitaillement, envoya a la Grece (et al'Albanie) un million trois cent mille 
livres d'or, soixante-mille tonnes d' aliments divers ainsi que des produits 
d' exportation allemands. A partir d'une certaine epoque, en accord avec les 
Britanniques, «le bateau sucdois Halarcn quiltait chaque mois Trieste ou Ve- 
nise pour le Piree, charge de ravitaillemenl allemand destine a la Grece». Du 
moins est-ce la ce que rapportait, sans etre dementi, l'ambassadeur Hermann 
Neubacher, ancien maire de Vienne, qui declarait devant le Tribunal de 
Nuremberg qu'« ainsi, en accord avec le Plan de quatre ans [e'est-a-dire avec 
l'accord d'Hermann Goring], Funk [ministre de l'Economie] avait consenti le 
sacrifice le plus lourd pour l'Allemagne, a savoir: envoyer en Grece une 
grande quantite d'or pour retarder l'inflation '. » 

II semble que bien des exemples aussi etonnants que celui-la pourraient etre 
cites a propos de la politique economique de l'Allemagne dans les territoires 
occupes, y compris en Pologne, dans les pays Baltes et en Ukraine. 



et ont fini par obtenir la fermeture de cette librairie en 1992 a force de vio- 
lences diverses (bris de vitrine, injection de produits chimiques, intimidations 
physiques et autres). 

Les «Amis de Saint-Loup » 
Le 20 avril 1991, a la «Maison des Mines », a Paris, une cinquantaine 
d'individus se reclamant du Groupe d'action juive (GAJ), armes de barres de 
fer et de battes de base-ball, attaquent les participants d'un colloque organise 
en hommage a l'ecrivain Saint-Loup (Marc Augier). Onreleve treize blesses, 
en majorite des personnes agees, dont deux tres grievement atteints. Juliette 
Cavalie, soixante-sept ans, evacuee vers l'hopital Beaujon, y tombera dans le 
coma pour une duree d' environ trois mois; reprenant conscience, elle sera 
condamnee pour le restant de ses jours a ne pluspouvoir s'alimenter seule ni 
marcher. Le journaliste Alain Leauthier, de Liberation, et proche de Julien 
Dray, depute socialiste et maximaliste juif, a assiste, de bout en bout, aux 
preparatifs et a la perpetration de l'attaque. II en fournit un compte rendu 
satisfait et ironique '. 

Robert Faurisson 
Le professeur a ete la victime de dix agressions physiques entre le 20 
novembre 1978 et le 31 mai 1993 (deux a Lyon, deux a Vichy, deux a 
Stockholm et quatre a Paris). Sept de ces agressions sont dues a des 
organisations ou a des milices juives francaises (deux a Lyon, une a Vichy, 
une a Stockholm du fait de juifs francais venus par avion de Paris et associes 
a des juifs suedois, une a la Sorbonne et une au Palais de justice de Paris). 
La premiere de ces sept agressions a eu lieu le 20 novembre 1978 ; elle a ete 
annoncee dans Liberation-Lyon par le journaliste juif Bernard Schalscha qui a 
indique le jour, le lieu et l'heure des cours du professeur. Des membres de 
l'Union des etudiants juifs venus en train de Paris, en premiere classe, 
attaquent le professeur a 1'Universite; le D r Marc Aron, cardiologue, 
president du comite de liaison des institutions et des organisations juives de 
Lyon, est present sur les lieux. 

La deuxieme agression a eu lieu lorsque le professeur a tente de reprendre ses 
cours quelques semaines plus tard ; le D r Marc Aron etait encore present ce 
jour-la a 1'Universite. 

Le 12 septembre 1987, a la Sorbonne, des membres d'une milice juive ont 
attaque Henry Chauveau (grievement blesse), Michel Sergent, Pierre 
Guillaume et Freddy Storer (Beige) ainsi que le professeur Faurisson, tous 
blesses. Les gardes de la Sorbonne ont apprehende l'un des agresseurs. Un 
responsable, en civil, de la police a fait relacher l'agresseur et a utilise la 



^. Leauthier, « Un commando si 



violence pourexpulser le professeur de l'enceinte de l'universite. Rappelons 
que R. Faurisson avait enseigne a la Sorbonne. 

Le 16 septembre 1989, un guet-apens etait tendu a R. Faurisson pres de son 
domicile, dans un pare de Vichy, par un groupe de trois jeunes gens ; sans 
1' intervention d'un passant, il aurait etc achevea coups de pieds dans la tete. 
Blesse, il devait subir une longue operation chirurgicale. L'enquete de la 
police judiciaire confirmera que l'agression etait imputable a de «jeunes 
activistes juifs parisiens». La veille de l'agression, R. Faurisson avait note 
avec surprise la presence, a proximite de ce pare, d'un certain Nicolas 
Ullmann, ne en 1963; le 12 juillet 1987, ce dernier avait violemment frappe 
le professeur au Sporting-Club de Vichy. A la police judiciaire, N. Ullmann, 
interroge sur les raisons de sa presence en ces lieux, donnait des reponses 
vagues et contradictoires ; en outre, il pretendait avoir participe, le jour meme 
de l'agression, a Paris, a un «bal masque», d'ou l'impossibilite pour 
quiconque, sinon son hote et ami, d'attester de sa presence ce jour-la a Paris. 
II est a noter que le juge d'instruction de Cusset, pres de Vichy, n'a jamais 
convoque le professeur pour 1' entendre; ce juge, Jocelyne Rubantel, ne l'a 
recu dans son bureau, comme un criminel, que pour lui signifier qu'elle 
demanderait un non-lieu. Ce qu'elle a obtenu. Aucune perquisition n'a ete 
operee au siege du Betar-Tagar a Paris. Une telle perquisition aurait cause 
trop de «colere» dans la communaute juive. 

Le 16 octobre 1989, soit un mois, jour pour jour, apres l'attentat de Vichy, 
une bombe explose devant la porte des locaux du Choc du mois, a Paris, qui 
sont saccages. L'attentat est revendique par l'OJC et des groupes d'extreme 
gauche. Eric Letty, qui avait consacre un article au professeur Faurisson, 
aurait ete tue par la bombe s'il n'avait pas, par miracle, decele a temps 
l'imminence de l'explosion. 

La place nous manque pour evoquer ici les autres agressions dont le 
professeur Faurisson a ete la cible. 

Autres cas 
Denombreux autres cas pourraient etre cites d'attaques ou d' agressions en 
groupe menees par des juifs: en plus des cas repertories par V article du Choc 
du mois pour les annees 1976-1991, il faudrait prendre en consideration les 
cas non repertories et, enfin, des cas qui se sont produits depuis 1992. 
Repetons-le, le total des victimes s'eleve a plusieurs centaines tandis que pas 
un juif, en revanche, n'a ete la cible d'une attaque physique concertee. 
Le 14 Janvier 1988, a Lyon, le professeur Jean-Claude Allard etait hospitalise 
a la suite d'une attaque en groupe revendiquee par l'OJC qui lui avait tendu 
une embuscade sur le parking de l'Universite Lyon-III; en juin 1985, il avait 
preside le jury de la these du revisionniste Henri Roques sur «les 
Confessions de Kurt Gerstein» (these dont la soutenance a ete annulee, fait 



sans precedent dans les annales de l'Universite francaise, sous la pression des 
juifs «encolere»). 

Le 13 avril 1994, lors d'une interruption de seance au proces des «houligans 
du Pare des Princes » (Fun, au moins, de ces houligans etait juif), des 
miliciens juifs armes se livraient a de nouvelles violences; pourtant, ces 
houligans avaient fait des victimes parmi les policiers et non parmi des juifs. 
Les miliciens s'etaient introduits au Palais de justice avec armes et barres de 
fer; parmi leurs victimes allait figurer un garde du Palais. « Detail 
interessant: aucune enquete n'a ete decidee pour tirer cette affaire au clair et la 
seule arrestation a ete celle d'un des "militants nalionalislcs" agresses et qui 
avait ose se defendre ? ' » 

Le 28 avril 1994, l'Allemand Ludwig Watzal, invite officiel de l'Universite 
de Nanterre, etait frappe par des membres d' organisations juives ou de 
gauche. 

Les saccages de librairie ont ete nombreux: en plus de Bleu-Blanc-Rouge, 
d'Ogmios, de la Librairie francaise, de la Librairie de la Vieille Taupe, on 
peut citer la Librairie Gregori et la Librairie de la Joyeuse Garde (dans ce 
dernier cas, bris de vitrine, glu empechant l'ouverture du rideau de fer, 
excrements, etc.). Des bureaux, des immeubles, une eglise (Saint-Nicolas-du- 
Chardonnet, a Paris, le 21 decembre 1978), des expositions, un depot de 
livres ont ete la cible d'attentats revendiques par des organisations juives. 

Le lieu le plus dangereux de France 
le Palais de justice de Paris et ses abords 
Pour les victimes designees de ces milices, la ville la plus dangereuse de 
France est Paris. Dans Paris, l'undes arrondissements les plus dangereux est 
le premier arrondissement. Dans cet arrondissement, le point le plus 
dangereux est constitue par le Palais de justice et ses abords immediats. 
Pourtant, ce point est particulierement surveille par la police puisque le 
Palais possede son « commandement militaire » dote de centaines de gardes 
armes et puisque se trouve, a cote du Palais, le « Quai des Orfevres», siege de 
la police judiciaire. Mais, precisement, gardes et policiers ont, durant ces 
dernieres annees, laisse se perpetrer de nombreuses violences, en particulier 
contre les revisionnistes convoques au tribunal ou venus assister aux proces. 
Quand une milice juive decide de faire irruption au Palais, le scenario est 
invariablement le suivant: les nervis, dont le comportement trahit les 
intentions belliqueuses, ne sont en aucune maniere tenus par les gardes a 
distance des victimes designees ; aucun officier de la garde ne cherche a prendre 
contact avec le meneur de ces troupes de choc pour lui signifier qu' aucune 
violence ne sera toleree ; on laisse les assaillants insulter, provoquer, puis 

1. « Les milices ji 



trapper; quelques gardes s'efforcent de proteger quelques victimes; si un 
militant se signale par une extreme violence, trois gardes l'emmenent 
precipitamment, puis le liberent; les victimes sur lesquelles pleuvent les 
coups ne peuvent ni faire interpeller les brutes, ni connaitre leur identite. Une 
fois que lamilice a fait son ceuvre et qu'elle s'eclipse, les gardes se portent 
vers les victimes ensanglantees ou tumefiees et affectent un comportement de 
nounous eplorees. 

Le 9 mai 1995, un proces du professeur Faurisson s'est deroule sans la 
presence des milices en question. Rien de surprenant a cela: l'avocat Jean- 
Serge Lorach, representant les associations parties civiles, declarait dans sa 
plaidoirie qu'il avait demande aux «survivants» (et aux journalistes) de ne 
pas venir assister au proces. Mais, en fait, le responsable du Betar-Tagar etait 
present avec quelques complices devant la XVIP chambre correctionnelle, 
puis a la sortie du Palais de justice: Moshe Cohen, en personne. A la sortie 
du Palais, il surveillait avec quatre hommes, dont l'un muni d'un radio- 
telephone, le professeur Faurisson, son avocat et les personnes les 
accompagnant. Cette equipe disposait d'une voiture banalisee (une R 19 
immatriculee 356 JEK 75) rangee sur le trottoir de la grande grille du Palais 
(en position de depart). Moshe Cohen, l'homme de toutes les basses beso- 
gnes du Betar-Tagar, etait done la avec l'autorisation du commissaire du l er 
arrondissement de Paris, Robert Baujard, et avec l'assentiment du colonel 
Roger Renault, commandant les gardes du Palais, lesquels avaient pour 
consigne de repondre aux curieux que cette voiture appartenait «a la police ». 

Collusion du ministere de Vlnierieui el des indices juives 
M me Francoise Castro et son epoux, Laurent Fabius, sont tous deux juifs. En 
1986, a l'epoque ou L. Fabius etait le premier ministre de la France, F. 
Castro a revele que les milices juives et le ministere de l'lnterieur 
iravaillaicnt main dans la main. Elle a declare: 

« Extraordinaire nouveaute dans le comportement 
politique, hi gauche a pennis a des milices juives de s'in- 
staller dans des quartiers de Paris, mais aussi a Toulouse, a 
Marseille, a Strasbourg [et d'avoir] des contacts reguliers 
avec le ministre de l'lnterieur '. » 
Par une sorte d'assentiment general il semble convenu que les juifs doivent 
etre traites en France comme une minorite privilegiee, dontil faut excuser«la 
colere» (cemot revient de facon lancinante dans la presse). Leurs milices sont 
les seules en France a beneficier du droit d'etre armees 2 . La police judiciaire 
francaise est paralysee dans ses enquetes sur les crimes commis par ces 



1 . Le Monde, 1 mars 1986, p. 8. 

2. Voy. la photographic d'un j nit ai 
mcuhle de la rue de Nazareth. Liberal, 



milices («lcs jcuncs aclivislcs juifs parisiens», comme il lui est arrive de les 
appeler pudiquement). 

En France, ces milices jouissent d'une garantie d'impunite au moins 
partielle. Le pire que ses membres aient a craindre est d'avoir a s'exiler pour 
un temps en Allemagne ou en Israel. 

Les apologistes de la violence juive 
Simone Veil, ancien secretaire general du Conseil superieur de la ma- 
gistrature et ancien ministre, presente l'exemple meme de ces personnes de la 
communautc juive francaise qui ineitent a l'assassinat. En 1985, a propos de 
Klaus Barbie, elle a declare: «Ecoutez, tres sincerement, je crois que je 
n'aurais pas ete choquee par une execution sommaire [de Klaus Barbie] '» 
Elle a recidive le 22 avril 1992, lors d'une emission de la seconde chaine de 
television consacree a: «Vichy, la memoire et l'oubli», ou elle a declare a 
propos du proces Touvier qui l'avait decue (malgre la condamnation d'un 
octogenaire cancereux a une peine de prison a vie) : « Si on voulait un proces 
dans lequel on parle vraiment des choses, qui ne se termine pas comme le 
proces Touvier, eh bien, il aurait fallu au fond que quelqu'un, comme moi 
par exemple, a un moment quelconque froidement assassine quelqu'un. » Cet 
assassin aurait alors ete en mesure, selon S. Veil, d'expliquer publiquement 
les raisons de son acte. S. Veil a, une nouvelle fois, recidive en 1994 a 
l'occasion de l'assassinat de Rene Bousquet, perpetre par un illumine enivre 
d'appels a la vengeance qui se multipliaient dans toute la presse francaise et 
dans les milieux juifs, lorsqu'elle a declare: «D'ailleurs, si j'avais eu du 
courage, je serais allee le tuer moi-meme 2 . » 

Le 14 decembre 1992, sur les ondes d'une radio americaine, on a pu entendre 
le pro fesseur Pierre Vidal-Naquet declarer en anglais: «Je hais Faurisson. Si 
je le pouvais, je le tuerais personnellement ». 

La liste serait longue des declarations incendiaires de responsables juifs 
francais appelant a la violence physique. L'assassinat politique est une 
pratique a laquelle les juifs ne repugnent guere. Sur le sujet, on peut lire le 
recent ouvrage de Nachman Ben- Yehuda,Political Assassination by Jews, A 
Rhetorical Device for Justice. On sait le role considerable joue par les juifs 
dans la Revolution bolchevique: Lenine et Trotski n'etaient que les deux 
juifs les plus sanguinaires de la police politique des bolcheviks. En France, 
le chant des partisans a ete ecrit par deux juifs, Joseph Kessel (1898-1979) et 
Maurice Druon, tous deux membres, par la suite, de l'Academie francaise; le 
refrain de ce chant est connu: «Ohe ! Les tueurs a la balle et au couteau / 
Tuez vite ! » 



Le cas des epoux Klarsfeld 
Dans sa Lettre a un kepi blanc, Bernard Clavel ecrit: «La guerre empoisonne 
la paix. Regarde cette Allemande, Beate Klarsfeld, qui passe sa vie dans la 
haine, qui n'existe que pour la vengeance '. » 

A la suite de l'inculpation de Kurt Lischka, a Cologne, Serge Klarsfeld 
declarait le 24 juillet 1978, lors d'une conference de presse tenue a Paris: 
«Nous ne cherchons pas la vengeance. Si tel etait notre but, il nous aurait 
ete facile d'abattre tons les chminels nazjs dont nous avons retrouve la 
trace. » «Et si le tribunal de Cologne refusait de juger Lischka ?» lui 
demande-t-on. Reponse de S. Klarsfeld: «Ce semi I en quelc/ue sorte signer 

En 1982, les Klarsfeld louaient les services d'un sicaire, un socialiste 
bolivien d'origine indienne, du nom de Juan Carlos, pour assassiner Klaus 
Barbie mais l'operation devait echouer 3 . 

En 1986, Beate Klarsfeld se laissait aller a des confidences dans un journal 
americain: « [Elle raconte] comment elle a pourchasse au moins trois anciens 
Nazis jusqu'a ce qu'ils se suicident ou meurent; comment elle a organise des 
tentatives pour en kidnapperd'autres; comment elle a eu recours a des trues 
pour obtenir de la presse des gros titres permettant de trainer en justice des 
gens convaincus que le monde les avait oublies ou permettant de miner leur 
carriere.» «[Elle raconte] comment elle a gifle en public le chancelier 
[allemand] Kurt Kiesinger en 1968. » «Une fois, avec plusieurs amis, elle 
avait essaye de kidnapper Kurt Lischka » mais la voiture prevue n' avait 
malheureusement que deux portes au lieu de quatre. Quant a Ernst Ehlers, 
«harcele par les manifestations que les Klarsfeld organisaient devant sa mai- 
son, il a d'abord demissionne de son poste [de juge], puis il s'est suicide ». 
Les Klarsfeld avaient retrouve la trace de Walter Rauff au Chili; ils 
manifesterent devant son domicile et briserent ses fenetres. L'homme 
«mourut quelques mois plus tard. J'etais heureuse parce qu'aussi longtemps 
que ces gens vivent, ils constituent une offense pour leurs victimes». «Mon 
mari et moi, nous ne sommes pas des fanatiques [...]. Un jour, mon mari a 
place un pistolet sur la tempe de Rauff juste pour lui montrer que nous 
pouvions le tuer, mais il n'a pas appuye sur la detente 4 . » 
En 1988, S. Klarsfeld declarait: «Personnene s'est vraiment mobilise contre 
Le Pen. II aurait fallu provoquer des affrontements pour [...] qu'il aille 
jusqu'au bout de ses positions 5 . » 

En 1990, lors de la convention de l'Union des etudiants juifs de France se 
tenant a Lyon ou avait enseigne le professeur Faurisson et ou enseignait 

1. B. Clavel, Lettre a un kepi blanc, p. 93. 

2. Le Monde, 26 juillet 1978, p. 4. 

3. Life, fevrier 1985, p. 65. 

4. The Chicago Tribune, 29 juin 1986. 

5. Le Soir (de Bruxelles) d'apres Kivarol. T juillet 1988, p. 5. 



encore Bernard Notin, S. Klarsfeld declarait aux etudiants: «Dans votre vie 
de juif, passez aux actes pour defendre la memoire, pour defendre l'Etat 
juif '.» 

En 1991, Beate Klarsfeld s'introduisait en Syrie avec de faux papiers pour 
renouveler devant le domicile suppose d' Alois Brunner (deja defigure et sans 
presqueplus de doigts aux mains a la suite de V explosion de lettres piegees) 
le type d' operation mene devant les domiciles d'anciens nationaux-socialistes 
ou devant le domicile (fracture, pille et devaste) de Paul Touvier en 1972. 
En 1992, les Klarsfeld organisaient ce que Le Monde appelait «L'equipee 
sauvage du Betar a Rostock» «semant la terreur sur la place centrale de 
l'hotel de ville de Rostock, drapeaux francais et israeliens deployes, traitant 
les passants de "sales Allemands, sales nazis 2 !" » 

Beate Klarsfeld approuvait ensuite l'attaque de l'lnstitut Goethe a Paris par le 
Betar et y voyait une « violence legitime » parce que les policiers de Rostock 
avaient interpelle quelques agresseurs, pour les relacher 3 . On avait releve neu:~ 
blesses parmi les policiers dont plusieurs, battus a coups de battes de base- 
ball et de barres de fer et asperges de gaz «dedefense», avaient du etre hospi- 
talises. 

Le 8 juin 1993, Rene Bousquet, ancien secretaire general de la police 
l'epoque du gouvernement de Vichy, puis deporte par les Allemands, etait 
abattu a son domicile parisien par un illumine; ce dernier, regurgitant des 
propos a la Klarsfeld, expliquait son geste comme celui d'un justicier qui, 
auparavant, avait cherche a abattre Paul Touvier. Annick Cojean, du journal 
Le Monde, ecrivait a propos de S. Klarsfeld: 

« N'etait-il pas le pourfendeur de Bousquet ? Celui qui 
l'a traque, poursuivi, attaque, contraint de demissionner de 
toutes ses responsabilites entre 1978 et 1989 ? Et ne lui 
a-t-on pas [par cet assassinat] vole ainsi un proces 
attendu, prepare de longue date ? - L'avocat sourit douce- 
ment: «Pourquoi le nier ? Ce que j'eprouve aujourd'hui, 
c'est avant tout du soulagement. Et tant pis si cela va a 
l'encontre des interets de la cause ! Je ne peux pas souhai- 
ter la vie de ces gens-la. C'est plus fort que moi 4 . » 
Deja, le 16 septembre 1989, en apprenant l'attentat perpetre contre le 
professeur Faurisson. S. Klarsfeld avail declare sur les ondes de «Radio J» 
(«J»pour«juive»): 

«Cen'estpas tellement surprenant car quelqu'un qui 
provoque depuis des annees la communaute juive doit 
s'attendre a ce genre d'evenement. On ne peut pas insulter 
la memoire des victimes sans qu'il y ait des consequences. 

1 . Lc t'roxres -le Lron. '1 novembre I 'MO. p. 6. 

2. Le Monde, 21 octobre 1992, p. 4. 

3. Der Standard (Vienne), 23 octobre 1992. 

4. Le Monde, 10 juin 1993, p. 28. 



C'est quelque chose, je dirais, de regrettable pent ctrc. 

mais de normal et de naturel. » 
Beate Klarsfeld, de son cote, affirmait: 

« Quoi de plus normal que quelques jeunes gens se 

soienl pcut-etre mis en colere et aient essaye de donner 

une lecon a Faurisson ' ? » 
L'avocat S. Klarsfeld, officier de l'Ordre national du merite, n'a jamais cache 
son gout pour Taction violente des lors qu'il estime avoir affaire a ceux qu'il 
appelle des «criminels». Son recours au mensonge et au chantage, il ne le 
cache pas non plus 2 . 

En 1989, a la suite de 1' attentat dont il avait ete la victime a Vichy, le 
professeur Faurisson avait confie au Choc du mois 3 des reflexions qui, avec 
le recul du temps et, en particulier, avec l'assassinat de R. Bousquet, 
prennent un certain relief comme, par exemple, celle-ci: «[...] il est aise 
[pour les Klarsfeld ou tel conseillerd'ambassadeisraelienaParis] d'echauffer 
les esprits et de susciter Taction de justiciers.» Le professeur concluait: 
«J'estime [...] qu'il existe un terrorisme juif; il est 
un aril I i n i ments couvrent les bruits des 

coups et les cris des victimes [...]. Pour me faire taire, il 

faudra me tuer. Une foule de revisionnistes, en France et a 

Tetranger, prendra alors la releve.» 

Violences autres que physiques 
La presente recension porte sur les violences physiques perpetrees par les 
milices juives. Elle prouve que, dans notre pays, la communaute juive, 
«heureuse comme Dieu en France» (proverbe yiddish), beneficie dc privileges 
exorbitants. 

Des violences qui ne sont pas physiques illustreraient tout aussi bien ces 
privileges. Ne prenons que deux exemples: a Tuniversite Lyon-II, Robert 
Faurisson et, a Tuniversite Lyon-III, Bernard Notin avaient le droit - 
incontestable aux yeux de la loi - d'exercer leur metier et de reprendre leurs 
cours. Le D r Marc Aron en a decide autrement et, avec lui, des organisations 
comme TUnion des etudiants juifs de France qui, cyniquement, ont declare 
que pour eux jamais plus ces enseignants ne pourraient travailler. Se sont 
plies a cet oukase, sans un murmure, tous les presidents de la Republique 
successifs, tous les premiers ministres, tous les ministres de TEducation, 
tous les presidents d'universite et tous les syndicats. R. Faurisson a appris, 



\.LvM , >sepl mu ! • >. j II 

nil I I n | u i 111 tire i hi m < is 

Mitterrand », ou se lit la phrase suivante adressee an president de la Republique: 
«D'ou m'est venue I'insolcnce d'c\oquer scul \otre passe a Vich\ et dc \ous mani 
puler [par une fausse information] pour vous diriger dans le bon sens : une lecture 
\ raie des crimes conscntis par Vich\ ? » 

3. C. Ville, «Entretien avec R. Faurisson ». 



par un courrier ordinaire, plusieurs mois apres la decision et sans aucune 
forme d' explication, que sa chaire de professeur, dont il etait titulaire, avait 
ete supprimee. Quand, en juin 1994, Bernard Notin a cru trouver une issue et 
lorsque Le Monde a annonce: « Bernard Notin part enseigner au Maroc ' », on 
a pu lire que l'annonce de son depart pour l'universite d'Oujda «avait 
provoque une reaction "scandalisee" dc l'Union des etudiants juifs de France 
(UEJF) qui demande l'annulation de la convention signee entre les deux 
etablissements [francais et marocain] et "la radiation definitive de M. Notin 
du corps enseignant" 2 ». Dans la grande presse, pas une voix ne s'est elevee 
pour faire remarquer que le D r Marc Aron et ses institutions ou organisations 
enfreignaient gravement les droits de fonctionnaires, entravaient la liberte de 
travail et causaient un dommage considerable non seulement a des individus 
mais au fonctionnement normal des institutions de ce pays. Le D r Marc 
Aron et ses milices sont obeis dans la crainte et le tremblement. En un 
premier temps, ils veillent a ce que les professeurs qui suscitent leur 
«colere» ne puissent plus exercer leur metier; en un second temps, ils 
peuvent compter sur Le Canard cncluunc pour clcnonccr le scandale de ces 
professeurs qui sont payes (a la portion congrue) et ne travaillent pas ! 
Les representants de la communaute juive et leurs organes de transmission 
triomphent dans la repression judiciaire ou mediatique. «La force injuste de la 
loi» s'exerce au profit de cette communaute et aux depens de gens qualifies 
d'«antijuifs»; ceux-ci, pour le moindre mot, pour la moindre pensee juges 
heretiques, se voient lourdement condamner. Amendes, dommages-interets, 
peines de prison brisent les vies, detruisent les menages, accablent les 
enfants. Les medias, dont jamais ne sechent les glandes a venin, apportent 
leur contribution a cette hysterie vengeresse. 

A l'etranger, le terrorisme juif semble presenter les memes caracteristiques : 
excepte dans le cadre particulier de la guerre judeo-palestinienne, les juifs se 
component en agresseurs sans etre, de leur cote, physiquement agresses par 
aucun groupe antijuif ou repute tel. 

Conclusion 

Pour la periode ici prise en consideration (1976-1995), la France n'a jamais 
connu de groupes, de commandos ou de milices qui aient exerce des violences 
physiques sur les juifs (les attentats arabo-palestiniens sont une autre affaire). 
Mais cette evidence semble echapper aux observateurs politiques de toutes 
tendances. Le bilan est, jusqu'ici, le suivant: d'un cote, une cinquantaine 
d' agressions organisees et perpetrees par des milices armees avec, pour 



resultat, des centaines de victimes et, de 1' autre cote, des agressions physiques 
et des victimes dont le total s'eleve a... zero ! 

Avec le Betar-Tagar, la minorite juive francaise possede, en accord avec le 
ministere de 1'Interieur, des formations paramilitaires dont l'equivalent 
n'existe pour aucune autre partie de la population francaise ni pour aucune 
autre minorite etrangere sur le sol de la France. 

Ainsi que le notait Le Choc du mois dans son dossier sur ces milices ', la 
cinquieme chaine de television francaise diffusait, le 4 avril 1990, un 
reportage sur les militants du Betar-Tagar. Un etudiant y etait vu se faisant 
tabasser par les «Tagarim» a la sortie de la faculte d'Assas, a Paris. Le 18 
mai 1990, la meme chaine de television diffusait un second reportage 
consacre a l'entrainement, «calque sur celui du soldat israelien», que les 
militants du Betar-Tagar recevaient deux fois par semaine dans un chateau des 
environs de Sarcelles (banlieue parisienne): exercices paramilitaires et 
entrainement au combat rapproche sous les plis du drapeau israelien. En soi, 
des exercices de ce type peuvent constituer une sorte de simulacre ou de 
«cinema» pour des esprits faibles mais, avec le Betar-Tagar, ces activites 
trouvent leur expression soit dans des attentats criminels, soit dans des 
actions de commandos qui beneficient de l'appui du ministere de 1'Interieur, 
du soutien (dans les faits sinon dans les paroles) de ligues ou d' organisations 
dites antiracistes et d'un traitement de faveur de la part des medias. 
Annie Kriegel denoncait en 1990 «une insupportable police juive de la 
pensee» 2 . Effectivement, cette police a force de loi grace au rabbin Sirat, qui 
a lance l'idee d'une loi antirevisionniste 3 , et grace a Laurent Fabius qui a pu 
revendiquer a juste titre l'initiative parlementaire du vote de cette loi 4 . Le 
repugnant montage mediatique organise autour de la profanation de tombes 
juives dans le cimetiere de Carpentras (profanation dans laquelle semble 
implique le fils d'un officiant de synagogue) a paralyse toute opposition au 
vote final de la loi Sirat-Fabius-Gayssot. 

Mais, a cote de cette insupportable police de la pensee, il existe en France 
une insupportable police armee, de style israelien, qui s'exerce a force 
ouverte. 

Le 7 mai 1995, a Toronto (Canada), la maison du revisionniste Ernst Zundel 
a ete devastee par un incendie criminel. Quelques jours plus tard, le meme E. 
Zundel recevait un colis piege (finalement remis a la police, qui Fa fait 



I (in , jiii ( )uii / i 

2. Le Figaro. 3 avril 1990, p. 2, et UArche, avril 1990. p. 25. 

3. Bulletin del \<n le'lt i,' icjin juinl' .' ] ' 

4. Francois Cordier. Mibstitut du prociireur dc la Republiquc. went de requerir, le 
9 mai 1995, une peine dc trois mois d'emprisonncmeni iermc a I'encontre de Robert 
Faurisson sur le fond m n I I loi irat- Fabius- G ot en I juill [ 1991 1 >i 
fesseur est. en elTet. conpable de eontester l'e.\istenec des chambres a gaz nazies. Le 
jugement sera rendu le 13 juin 1995 pai la XVII ehamhre du tribunal correctionnel 



exploser). Bien d'autres exemples de cette violence - precedee d'une haineuse 
campagne de presse - seraient a signaler. Sur le sujet, on lira la brochure de 
Mark Weber: The Zionist Terror Network. En France, de telles violences 
risquent de se multiplier, si la minorite juive continue a disposer de milices 
armees. 

Nous reclamons la fin du privilege dont beneficie cette communaute. 
En attendant que soit prise une decision politique en ce sens, nous exigeons, 
a titre de premiere mesure d'urgence, que le Palais de justice de Paris et ses 
tibords immediats soient interdits a tout groupe ou a tout responsable de 
groupe (a la Moshe Cohen) dont les intentions terroristes sont manifestes. II 
est inadmissible qu'une certaine categorie de justiciables et les personnes qui 
les accompagnent aient a redouter de passer directement des environs de la 
XVIP chambre correctionnelle (presidee par Martine Ract-Madoux ou Jean- 
Yves Monfort) ou de la XP chambre de la cour d'appel (presidee par 
Francoise Simon ou Violette Hannoun) a l'hopital. II est odieux que des 
responsables de milices campent a demeure au Palais avec tous les privileges 
accordes aux membres des differents corps de la police nationale. «Les petits 
nazillons ont recu la raclee qu'ils meritaient devant le Palais de justice », 
lancait en 1980 Jean Pierre-Bloch a propos de lynchages qui s'etaient produits 
dans et devant le Palais de justice '. Personne ne peut pretendre ignorer ces 
violences physiques que le president de la LICRA approuvait publiquement il 
y a quinze ans et qui, depuis quinze ans, se reproduisent avec la complicite 
des forces de Vordre. Depuis quinze ans, ni les magistrats, ni les avocats, ni 
leurs syndicats respectifs n'ont exige que cesse cet etat de fait qui deshonore 
la justice francaise. Quant au denomme Moshe Cohen, il serait temps de lui 
rappeler les declarations qu'il a faites a L'Evenement du jeudi (26 septembre 
1991), et selon lesquelles tout juif aurait ses racines et son avenir en Israel et 
serait ainsi, en France, « une personne deplacee » (sic). A pres de cinquante 
ans, M. Cohen qui, a l'heure meme ou nous ecrivons, est en Israel avant de 
revenir en France, serait bien inspire de faire definitivement son aliyah, c'est- 
a-dire, sa «montee» (sic) en Israel. 

Le present texte, fonde sur une documentation fournie par le professeur 
Faurisson, a valeur d'avertissement et de mise en garde. II s'adresse aux 
autorites francaises et, en particulier, a celles qui portent les dix noms de la 
liste ci-dessous. Traduit en anglais, il sera diffuse aupres d'instances 
internationales. 
Dcslinataires: 

Jacques CHIRAC, president de la Republique, 
Jacques TOUBON, ministre de la Justice, 
Jean-Louis DEB RE, ministre de l'lnterieur, 
Pierre DRAI, premier president de la Cour de cassation, 

1. Liberation, 24 septembre 1980. 



Myriam EZRATTY, premier president de la cour d'appel de Paris, 

Colonel Roger RENAULT, commandement militaire du Palais de justice de 

Paris, 

Robert BAUJARD, commissaire de police du premier arrondissement de 

Paris, 

Moshe COHEN, responsable du Betar-Tagar, 

Henri HAJDENBERG, president du Conseil representatif des institutions 

juives de France (CRIF), 

Jean-Marc SAUVE, seen I lin gi m i al a la censure et du gouvernement. 

Pieces joiules (it diffusion reslreiule) : 

- «Entretien avec le professeur Faurisson», Le Choc du mois, decembre 
1989, p. 42-43, 

- «Milices juives. Quinze ans de terrorisme», Ibid., juin 1991, p. 7-13, 

- «Ces milices qui sement la terreur», Ibid., avril 1992, p. 37-39, 

- Photographies: «M. Fredriksen a l'hopital»; «M. Caignet vitriole»; 
«R. Faurisson a l'hopital»; «Juliette Cavalie avant de sombrer dans le 
coma»; «Tabassage par un groupe de juifs»; «Homme a kippa arme d'un 
pistolet mitrailleur, a Paris ». 

Sous presse: Emmanuel Ratier, Les Guerriers d' Israel (Enquete sur les 
milices sionistes). 

P.S.Dans la presse de la communaute, les appels a la violence physique sont 
monnaie courante ; a ce titre, voici la citation de la semaine: « Jacques 
Kupfer, president du Herout de France, a, quant a lui, une idee precise de la 
riposte juive au FN: "Je n'ai jamais considere que l'antisemitisme se reglait 
a coup de communiques ou de discussions philosophiques, dit-il. Mais je sais 
comment on regie le probleme des antisemites: d'une maniere tres physique. 
La jeunesse juive doit etre prete a cela: il ne faut ni pleurer, ni craindre, ni se 
lamenter" [...] '.» 



l er juillet 1995 

Auschwitz. Documentaire televisuel 

La Mort en face (2): La machine [du meurtre de masse]. 

Deuxieme d'un ensemble de trois emissions, apparemment d'une heure 

chacune, sur Auschwitz. Documentaire de William Karen et Blanche Finger 

(1995) avec la collaboration de Philippe Alfonsi. Television cablee 

«Planete»; emission probablement du 31 mai 1995. Voix de Jean-Claude 

Dauphin. 



i.Ben Abraham. «Le Facte 



Le personnage central est le «temoin», survivant d'un Sonde rkommando, 

Henryk Mandelbaum. 

Or, par inadvertance, les auteurs du documentaire discredited par avance ce 

temoin. Au debut, on entend, en effet, Franciszek Piper, responsable du 

musee d' Auschwitz, declarer que le nombre des victimes d'Auschwitz se situe 

entre 1 million et 1,1 million et que le chiffre de 4 millions a ete donne par 

les Sovietiques qui se sont fondes sur des temoignages et, en particulier, 

celui de H. Mandelbaum ! Done, ce temoin presente l'inconvenient d'avoir 

multiplie les chiffres par pres de quatre. 

Le recit entraine legendes et ragots habituels sur les 1) Allemands) qui ont 

tout detruit des traces de leurs crimes, 2) sur le «langage code» a decoder pour 

comprendre ce que les nazis voulaient dire, 3) sur F ordre de Himmler d' arreter 

les gazages, sur les enfants jetes vivants dans les flammes des buchers ou des 

fours crematoires. 

On recourt aux des photos de V Album d'Auschwitz qui, en fait, plaident 

toutes contre la these de 1' extermination et des chambres a gaz. 

On utilise les grotesques dessins de David Olere (qui souffrait, d'apres Pressac 

lui-meme, dc «Krematorium delirium»). 

On ne nous epargne meme pas les trois photos constamment citees comme 

preuves : femmes nues ainsi que cadavres sur le sol avec fumee claire dans le 

fond. 

Un comble: nous avons droit aux buchers pres desquels on recueillait la 

graisse coulant des cadavres ! On recuperait cette graisse et on la reversait sur 

les buchers ! 

Des vues de Mauthausen, de Majdanek, d'une evacuation de Dachau, etc. 

nous sont montrees comme s'il s'agissait d'Auschwitz. 

Aucune representation physique de l'arme du crime. Le Krema-I 

et sa chambre a gaz nous sont presentes comme s'ils etaient authentiques 

alors que «tout y est faux '». On se garde bien de nous montrer les deux 

petites portes de bois de la chambre a gaz. La procedure pretendument utilisee 

est vaguement decrite sans qu'a aucun moment on ne nous montre les lieux 

(orifices d' introduction, emplacement de la salle de deshabillage, de la 

chambre a gaz, place pour entreposer les cadavres en attente d' incineration). 

Mandelbaum dit qu'ils travaillaient, lui et ses collegues, sans masque a gaz 

dans la chambre a gaz ou s'amoncelaient les cadavres. «I1 y avait encore une 

odeurdegaz.» «I1 en restait certainement » mais «nous devions le faire [ce 

travail] » ! 

Un temoin parle des « trois fenetres» par lesquelles les SS versaient trois 

boites de Zyklon. 



s d'Auschwitz dans L'Exprt \.\ du 



Les Allemands avaient plante des arbres de sorte qu'on ne pouvait pas voir le 

lieu du crime ! 

Au sujet de la connaissancze ques les internes pouvaient avoir des «gazages», 

on nous dit indifferemment soit: «Personne ne savait», soit: «Tout le 

monde savait». Pour sa part, l'ingenieur Igor Trochanski declare qu'il savait 

tout. 

Le charpentier Wladislaw Foltyn raconte une histoire impossible, vue la 

configuration reelle des lieux: il parle d'une chambre a gaz de Birkenau 

comme si celle-ci etait a la surface du sol et comme si, la porte s'ouvrant, les 

cadavres etaient visibles. 

On nous debit les histoires habituelles sur Vergasungskeller (le mot n'est pas 

prononce), sur les testeurs de gaz, sur les sextravagantes prouesses des fours, 

sur Topf et sur Prtifer. On nous annonce qu'un SS a avoue; en fait, il a 

simplement vu, un jour, des cadavres. 

La musique, le son, la voix du commentateur, les images, tout est a l'aune 

de ce contenu ou Ton note plethore de cliches vagues, vides, emotionnels. 



Simon le menteur 

En decembre 1945, soit sept mois apres sa liberation du camp de Mau- 
thausen, Simon Wiesenthal, installe a Linz (Autriche), terminait un livre de 
quatre-vingt-cinq pages intitule KZ Mauthausen . II s'agissait d'un recueil de 
dessins ou de caricatures de la plus basse qualite artistique. Deja epris de 
vengeance, l'auteur avait choisi pour epigraphe la priere suivante: « Seigneur, 
ne leur pardonnez pas, car ils savaient ce qu'ils faisaient ! » Le petit 
ouvrage s'ouvrait sur de pretendues « confessions sur son lit de mort» 
(Totenbettgestandnisse) de Franz Ziereis, commandant du camp de 
Mauthausen, grievement blesse par des sentinelles americaines. Juste avant 
de mourir, F. Ziereis, qu'on avait laisse agoniser pendant six a huit heures au 
lieu de le soigner, avait, a ce qu'on dit, a valise une «confessison» qui etait 
des plus folles par ses exagerations et ses extravagances. Je ne reviendrai pas 
surces dernieres quej'ai deja signalees dans -Bibliographie critique au second 
rapport Leuchter (Dachau. Mauthausen, Hartheim)»'. 

1. Voy. p. 99-100, 110 sur le document de Nuremberg PS-1515 du 24 mai 
Voir ici-meme, vol. Ill, p. 1073. Dans cette bibliogi iphie ritique, j'ecrivais: « Cette 

seance de torture | i i u Z i | i I ill i du eneral 

ricain Scibcl. coniniandanl la II Divisions blindec et toujours \i\ant. en 1989. 
fiance, dans l'Ohio. > I i u utri u i ( 17 a\ril I99.S. p H 44). qui c 

ere un compte rendu clogieux a la rccdition en I 1 ) 1 -, 1 :' de l'ou\ragc de S. Wiesenthal. 
publie une photo i i 1 i i i! i m F. Zicrci r son lit de m 

est assis tout pits de la tele du lit: Ziereis, la mine defaite. semble parlcr a s 



Parmi les dessins du livre de S. Wiesenthal figurait, sous le titre «Der 
Galgen» (La potence), un dessin representant trois detenus en tenue rayee aux 
corps pantelants encore attaches aux poteaux ou ils viennent d'etre fusilles. 
Ce dessin etait accompagne d'un commentaire ou S. Wiesenthal evoquait le 
plaisir sadique que les bourreaux SS prenaient, parait-il, a voir et a 
photographier de telles executions. 

En 1984, le revisionniste David McCalden consacrait une etude a la 
supercherie: S. Wisenthal s'etait inspire d'une photographie parue dans Life 
du 11 juin 1945, p. 50, et montrant trois soldats allemands fusilles par des 
soldats americains pour avoir revetu des uniformes americains durant 
l'offensive des Ardennes {the Bailie of the Bulge) en decembre 1944 '. 
II faut croire que les revisionnistes avaient raison quand ils denoncaient a la 
fois cette supercherie et l'emploi fait pas S. Wiesenthal de la pretendue 
confession de F. Ziereis. L'ouvrage de S. Wiesenthal vient d'etre 
luxueusement reedite. On n'y trouve plus ni la confession de F. Ziereis, ni le 
dessin des trois internes, pretendument fusilles a Mauthausen par les 
Allemands 2 . 

Un detail a noter: en 1946, S. Wiesenthal se presentait, en page de garde de 
son livre, comme ingenieur diplome. Bien des revisionnistes ont conteste 
qu'ils ait jamais possede cette qualite etde diplome. En 1995, S. Wiesenthal 
n'en fait plus etat. 

Entre Elie Wiesel et Simon Wiesenthal, quii se detestent cordialement, il est 
difficile d'operer un choix et de decider a qui revient la palme du faux 
temoignage 3 . 



Encore un jour dans la vie d'un revisionniste 

En cette seule apres-midi du 3 juillet 1995, je suis passe a ma banque pour 
1' affaire du versement de 42.208 F au Tresor public (Paris-Amendes) et chez 
les huissiers de mes adversaires pour leur verser en especes mille francs 
comme je le fais chaque mois. 

A peine rentre a mon domicile, mon avocat me telephone pour me dire que 
M e Lorach me reclame ses quatre mille francs d'un tres recent proces ou nous 
sommes condamnes a verser 29.000 F. 

terlocuteuis (Vim i i i lhi inn jusqu nconn ne aim 

photographie montre S. Wiesenthal et R. Seibel cote a cote en 1995, comme des amis 

clc loimie dale. K. Scibcl. cSX an-., ril a pleinc Join-.. 11 esl dil « colonel ». 

I i ■ u kl n ii i hal exposed. 

i Hhal i ' 

cms ik in i\l Mauthausen. 

3 Voy. M. Weber, « Simon Wiesenthal, le faux "chasseur de nazis" ». 



Le 14 octobre 1994 (nouvelle mouture le 14 novembre), dans mon texte 

intitule « Attention ! Ceci n'est pas un appel a l'aide mais une information », 

j'ecrivais, a la page 4, que j'avais verse en l'espace de dix-huit mois (avril 

1993-octobre 1994) 152.308 F et qu'il me restait a verser, au 14 octobre (14 

novembre) 1994, 109.092, 51 F. 

Depuis ce 14 octobre (14 novembre) 1994, je peux dire qu'a la date 

d'aujourd'hui (3 juillet 1995), j'ai verse 52.508 F (10.300 F aux huissiers et 

42.208 F au Tresor). 

Autrement dit, en 18 mois, j'ai verse 152.308: 18 soit 8.460 F par mois; 

puis, en huit mois, j'ai verse 52.508 : 8 soit 6.563 F par mois. Au total, en 

18 + 8 mois = 26 mois, j'ai verse 152.308 F + 52.508 F = 204.816 F, soit 

une moyenne de 7.877 F par mois. 

Et je ne parle pas de multiples frais annexes. En gros, le revisionnisme me 

coute huit mille francs par mois, au minimum, pour les seuls proces. Et ce 

n'est pas fini ! 



31 aout 1995 

L'historien Fernand Braudel 
(1902-1985) 

Le Figaro litteraire du 31 aout 1995 consacre un dossier a «Braudel: bilan de 

la nouvelle histoire». Ce titre est celui d'un article d Alain-Gerard Slama qui 

ecrit a propos de Fernand Braudel, fondateur de ce qu'on a appele « la nouvelle 

histoire de l'ecole des Annales » : 

Dans un manuel redigepar Braudel en 1963, et reedite en 1987 sous le titre 

de Grammaire des civilisations, on ne lit pas sans surprise, par exemple, que 

la Revolution sovietique a cree une nouvelle civilisation, et que « l'annonce 

d'un plan de vingt ans qui conduira l'URSS aux felicites de la societe 

communiste n'est pas un vain projet » (p. 3). 

En effet, le plus prestigieux de nos historiens d'apres la guerre de 1939-1945 

croyait, comme beaucoup de ses collegues, aux felicites, toujours a venir, du 

communisme sovietique. 

Mais il y a mieux: encore une fois comme beaucoup de ses collegues, il 

croyait egalement aux chambres a gaz nazies. 

En 1979, Le Monde du 21 fevrier 1979 avait publie un dossier intitule «Les 

camps nazis et les chambres a gaz. La politique hitlerienne d'ex termination: 

une declaration d'historiens». Cette declaration, redigee sur l'initiative de 

Leon Poliakov et de Pierre Vidal-Naquet, avait ete signee par F. Braudel. 

Elle constituait une replique a deux textes que j'avais publics clans Le Monde, 

ou j'exposais succinctement que, pour toutes sortes de raisons, en particulier 



techniques, les pretendues chambres a gaz nazies ne pouvaient pas avoir 
existe. Cette « declaration d'historiens» s'achevait sur les mots suivants: 
«I1 ne faut pas se demander comment, technique- 
ment, un id meurtre de masse a ete possible. II a ete possi- 
ble techniquement puisqu'il a eu lieu. Tel est le point de de- 
part oblige dc ionic enquetc historique sur ce sujet. Cette 
verite, il nous appartenait de la rappeler simplement: il 
n'y a pas, il ne peut y avoir de debat sur l'existence des 
chambres a gaz.» 
Le texte portait les signatures de trente-quatre historiens. En plus des noms 
de L. Poliakov, de P. Vidal-Naquet et de F. Braudel se trouvaient egalement 
ceux de Philippe Aries, Alain Besancon, Pierre Chaunu, Marc Ferro, 
Francois Furet, Jacques Julliard, Ernest Labrousse, Jacques Le Goff, 
Emmanuel Leroy-Ladurie, Robert Mandrou, Roland Mousnier, Madeleine 
Reberioux, Maxime Rodinson, Jean-Pierre Vernant et Paul Veyne. 
F. Braudel, qu'on presente en France et a l'etranger comme un genie de la 
science historique, aura cm, les yeux fermes, aux deux plus grossieres et 
impudentes mystifications du XX e siecle: le paradis du communisme 
sovietique et l'enfer des chambres a gaz nazies. 

Le pape de la nouvelle recherche historique au XX e siecle, «le pionnier, 
l'organisateur, le maitre», comble d'honneurs, encense par les medias, avait 
un jour declare : « II y a deux choses que je comprends mal : la psychologie et 
la religion '.» 

Mais comprenait-il l'histoire, qui veut, comme ne cessent de le rappeler les 
revisionnistes, qu'on etablisse les faits avant de les commenter ? J'en doute. 
Comme je doute que ce brillant professeur du College de France ait medite 
l'histoire de la dent d'or telle que nous la conte Fontenelle dans son Histoire 
des Oracles. 



I . Le Figaro litteraire, 3 1 ; 



25 septembre 1995 

La loi Fabius-Gayssot (1990) 

avait un precedent: 

une loi du dictateur Trujillo (1955) 

La loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 institue et reprime, en France, le 
delit de revisionnisme historique. Cette loi, qui a eu pour inspirateurs 
principaux le rabbin Sirat et l'historien Pierre Vidal-Naquet, permet 
d'envoyer devant les tribunaux et de condamner a de lourdes peines de prison 
ou d' amende tout Francais qui affirme publiquement ne pas croire aux 
chambres a gaz nazies ou au genocide des juifs durant la seconde guerre 
mondiale. 

J'avais ecrit que cette loi, qui decrete que la verite historique sur un important 
aspect de la seconde guerre mondiale a ete etablie une bonne fois pour toutes 
en 1946 par le Tribunal militaire international de Nuremberg, n' avait pas de 
precedent, meme en Union sovietique. 

Je me trompais, s'il faut en croire Hans-Magnus Enzensberger qui, dans un 
ouvrage publie en 1964, ecrivait a propos du regne du dictateur dominicain 
Rafael Trujillo (1891-1961): 

« 1955, im Jahre XXV der "Ara Trujillo", verabschie- 
dete der dominikanische KongreB ein Gesetz, das alle 
offentlichen AuBerungen, die mit der historischen Wahr- 
heit nicht uberstimmten, als Geschichtsfalschung unter 
Strafe slellte. Was als historische Wahrheit zu gelten 
hatte, daruber befand die Historische Akademie in Ciudad 
Trujillo '. » 
Le livre d'H.-M. Enzensberger est paru en francais trois ans plus tard. On y 
lit: 

«En 1955, soit en l'an XXV de l'«ere Trujillo », le 
Congres dominicain prit un decret selon lequel toulc decla- 
ration publique qui ne correspondrait pas a la verite 
historique serait consideree comme une falsification de 
1'Histoire et punie par la loi. Pour ce qui etait de la verite 
hisiorique, e'etait a 1'Academie d'histoire de Ciudad Tru- 
jillo d'en decider 2 . » 
Les juges dominicains de l'«ere Trujillo» devaient consulter 1'Academie 
d'histoire de leur pays. Les juges francais de 1'ere Mitterrand-Chirac ne 
consultent personne. lis executent aveuglement l'ordre qu'ils ont refu de 
chatier les revisionnistes qui ne croient pas a la version juive de l'histoire de 
la seconde guerre mondiale. 



La loi Fabius-Gayssot a ete discutee et votee (par la majorite socialo- 
communiste de l'epoque) dans l'atmosphere d'hysterie due a la decouverte de 
tombes violees dans le cimetiere juif de Carpentras. Une formidable 
campagne etait lancee en France et a l'etranger contre les lepenistes et les 
revisionnistes, immediatement accuses, sans aucune preuve, d'avoir suscite 
cette violation de sepultures. En premiere page de sa livraison du 13-14 mai 
1990, le journal Le Monde publiait un dessin de Plantu ou, a cote de tombes 
juives violees et d'un juif en pleurs, se tenaient deux brutes a crane rase, dont 
l'une portait sous le bras un ouvrage intitule These revisionniste. Laurent 
Fabius avait, avec son collegue Pierre Joxe, ministre de l'lnterieur, pris la 
tete de cette campagne. Francois Mitterrand, president de la Republique, 
s' etait personnellement joint, dans la rue, a un cortege herisse de drapeaux 
israeliens; Jean-Marie Le Pen etait denonce comme un assassin; Robert Fau- 
rissonegalement 1 . 

Or, voici qu'en septembre 1995, soit cinq ans plus tard, l'autorite judiciaire 
declare abandonner toute piste ideologique ou politique: la violation de 
sepulture serait due a des jeunes gens en goguette, originaires de la region. 
En 1990, petrifies par l'atmosphere de chasse aux sorcieres, deputes et 
senateurs hostiles a la loi Fabius-Gayssot n'avaient pas ose en saisir le 
Conseil constitutionnel. Le 21 juin 1991, le depute Jacques Toubon 
demandait 1' abrogation de cette loi scelerate en faisant observer que les 
evenements de Carpentras etaient maintenant bien loin. Peine perdue. 
Aujourd'hui, le meme J. Toubon, devenu ministre de la Justice, est rentre 
dans le rang. II est aujourd'hui en faveur d'une loi qu'il trouvait, il y a quatre 
ans, digne de Staline. II fallait dire: digne de Trujillo. 



15 novembre 1995 

Questions a Jacques Verges 
et a Jacques Tremolet de Villers 

Jacques Verges, avocat de Klaus Barbie devant la cour d'assises du Rhone en 
1987, et Jacques Tremolet de Villers, avocat de Paul Touvier devant la cour 
d'assises des Yvelines en 1994, se sont comportes avec courage et meme avec 
panache. Personne n'a mis en doute leur talent d'avocat. K. Barbie, cancereux, 
est mort en prison et P. Touvier, cancereux, risque d'y mourir. 
Places dans une situation perilleuse, J. Verges et J. Tremolet de Villers 
semblent n'avoir pas voulu aggraver leur propre cas en risquant le tout pour 
le tout dans la defense de leurs clients respectifs. Leur systeme de defense a 
ete «de connivence » plutot que «derupture». lis n'ont pas fait montre d'une 

1. Le Nouvel Observateur, 17 mai 1990, p. 68. 



audace comparable a celle de leur confrere canadien Douglas Christie, le 
« haul in -g barrister ■», qui, place dans des conditions identiques, a brave non 
seulement la fureur des medias mais aussi celle des juges. D. Christie que, 
des 1985, je n'avais consenti a assister, devant les tribunaux de Toronto, qu'a 
la condition qu'il ne tiendrait aucun compte des interdits ou des tabous, a eu a 
defendre au Canada des hommes accuses de divers crimes contre les juifs 
(crime de revisionnisme dans le cas d'Ernst Zundel, « crimes contre 
l'humanite» dans le cas du Canadien d'origine hongroise Imre Finta, sans 
compter d'autres cas de meme espece). Son audace a consiste a exiger de l'ac- 
cusation et des juges tout, absolument tout, ce qu'un avocat est en droit d'at- 
tendre, sans faire la moindre concession a l'esprit du temps qui veut que, dans 
de pareils proces, on se montre indulgent avec les temoins de I'accusaiion, 
accommodanl sur la qualite des preuves, conciliant sur les regies de la 
procedure. II se trouve, d'ailleurs, que D. Christie, au cours d'un extenuant 
combat de dix annees, est parvenu jusqu'ici, soit a obtenir l'acquittement de 
ses clients, soit a leur eviter toulc coiidarniialion definitive; il a meme obte- 
nu de la Cour supreme du Canada quelle declare iinalcment contraire a la 
Constitution la loi qui avait permis l'atroce persecution judiciaire du 
revisionniste E. Zundel. 

J. Verges et J. Tremolet de Villers ont ecrit, chacun de son cote, un livre sur 
le proces de leurs clients respectifs '. Dans ces livres, publies apres les 
verdicts, j'ai fait les memes constatations, lesquelles me conduisent a leur 
poser a peu pres les memes questions au sujet du systeme de defense que les 
deux avocats ont adopte dans le pretoire. 

K. Barbie etait principalement accuse de complicite dans l'assassinat de 
cinquante juifs arretes a Izieu, internes a Lyon, transferes a Drancy, puis 
deportes, par d'autres que K. Barbie, vers lEst ou ils auraient tous ete 
extermines soit a Auschwitz, soit ailleurs. Quant a P. Touvier, il etait 
principalement accuse de complicite d'assassinat de sept juifs fusilles, pres de 
Lyon, a Rillieux-la-Pape. 

En soi, ces accusations etaient graves mais ce qui leur donnait un caractere de 
gravite exceptionnelle, e'est que ces crimes etaient censes avoir ete commis 
«dans le cadre du plan concerte d'extermination des juifs». Or, 
loin d'exiger, comme l'aurait fait D. Christie, qu'on leur prouve l'existence 
de ce plan abominable, les deux avocats en ont affirme, avec insistance, la 
realite. De quel droit ? Meme une sommite de l'historiographie juive comme 
Raul Hilberg avait fini par ecrire, deux ans avant le proces Barbie, que ce 
qu'il appelait «la destruction des juifs europeens» s'etait fait sans «plan 
preetabli» ; il ajoutait meme qu'il n'y avait eu, pour mener a bien une aussi 
gigantesque entreprise criminelle, ni «agence unique », ni «organisme central 
charge de diriger et coordonner a lui seul l'ensemble du processus », ni 

1. J. Verges, Je defends Barbie et J. Tremolcl dc V illcrs. L'Affaire Touvier. 



«organisme special », ni « budget particulier». L'explication de R. Hilberg 
tenait de la magie: il y avait eu «une incroyable rencontre des esprits, une 
consensuelle divination par telepathie au sein d'une vaste bureaucratie»'. La 
machine administrative allemancle avait ainsi fonctionne a la communication 
de pensee ! 

Nos deux avocats ont agi comme s'ils avaient ignore que, des le debut des 
annees quatre-vingt, les historiens avaient renonce aux fallacieuses 
explications du « genocide des juifs» par «l'ordre de Goring du 31 juillet 
1941 » 2 , par «la conference de Wannsee» du 20 Janvier 1942, par 
«l'operation Reinhardt», etc. Ces historiens du « genocide » des juifs avaient 
fini par se scinder en deux groupes : celui des «intentionnalistes », convaincus 
qu'il avait du exister un ordre, introuvable, de Hitler d'exterminer 
physiquement les juifs, et le groupe, bien plus nombreux, des 
«fonctionnalistes», suggerant, sans aucune preuve, que tout avait du se 
passer pour ainsi dire automatiquement, sans aucun ordre, sans aucun plan. 
J. Verges et J. Tremolet de Villers auraient pu, en dix minutes, demontrer 
que leurs clients respectifs ne pouvaient pas avoir agi «dans le cadre d'un plan 
concerte d'extermination» puisque celui-ci n'avait tout simplement pas 
existe. Pretendre que cet assassinat concerte de millions d'hommes avait 
effectivement eu lieu mais que leurs clients l'ignoraient n'etait ni vrai ni 
vraisemblable. 

Pourquoi les deux avocats, que j'avais mis ou fait mettre au courant des 
derniers acquis de la science historique la plus officielle, ont-ils, l'un et 
l'autre, tenu, en matiere d'histoire (car ils ne se sont pas abstenus de 
considerations historiques sur le sujet !), des propos totalement perimes 
quant au « genocide » des juifs ? Pourquoi ont-ils refuse de destabiliser une 
armada d'accusateurs qui ne craignaient rien tant que de voir reveler en plein 
pretoire, devant les medias assembles, que les historiens specialises ne 
croyaient plus au «plan concerte de l'extermination des juifs » ? 
J. Verges est alle encore plus loin dans la defense «de connivence*. II n'a 
meme pas exige qu'on lui fournisse la preuve que lesquarante-quatreenfants 3 



1. The Destruction of the European Jews, 1985, p. 53, 55, 62. La Destruction tics 
juifs tVEurope, 1988, p. 51, 53, 60. villus came about not so much a plan carried out, 
but an incredible i v. a < tits t ind leading b\ a far -flung 
bureaucracy » (Ainsi se produisil i! non iani un plan mis a execution qu'une incroyable 
rencontie des espm un i n i II diwnation ] il in ui sein d'une vaste 
bureaucratie). Ces propos de R. Hilberg prononccS lors d'une conference ont ete 
rapportes par G. DeWan, «The Holocaust in Perspecth e ». p. II-3. Au premier proces 
d'E. Zilndel, en 1985, a Toronto, l'avocat D. Christie, que j'assistais, a obtenu 
confirmation de ces propos, et d'autres de meme nature, de la bouche meme de Raul 
Hilberg temoienant -.on-, serment Transcription du proces «Queen versus Ernst 
Ziindel», 1985, p. 846-848. 

2. J. Verges, op. cit., p. 152. 

3. De l'un d'entrc cux. Hans Anient. Serge Klarsl'cld n'hcSitc pas a ecrire qu'il a 
' a Sobibor ou a Mai'danek » mais, si on ne sait ou est morte une person- 



et les six adultes d'Izieu avaient ete assassines. Pourquoi ? II aurait fallu 
cinquante dossiers, temoignant, en particulier, de recherches menees en 
Allemagne aupres du Service international de recherches d'Arolsen-Waldeck 
sur le sort veritable de ces cinquante personnes. Par ailleurs, J. Verges ne 
semble pas avoir insiste pour obtenir l'audition ou, a tout le moins, la 
deposition sous serment de Laja Feldblum, une responsable de la maison 
d'enfants d'Izieu, revenue de deportation et qu'on avait miraculeusement 
retrouvee en Israel. On a propage la rumeur selon laquelle cette personne 
avait perdu l'esprit mais ou sont l'expertise medicale et la contre-expertise sur 
l'aptitude ou l'inaptitude de L. Feldblum a temoigner ? Tous les proces com- 
parables au proces Barbie reposent sur le scandaleux postulat israelien (voy. 
le proces Eichmann a Jerusalem en 1961) selon lequel, dans le cas des juifs, 
la deportation signifiait l'assassinat; en consequence, si la deportation est 
etablie, on se dispense de prouver l'assassinat du deporte. Avec le cas de L. 
Feldblum, J. Verges avait l'occasion de denoncer ce postulat, adopte par la 
cour d'assises du Rhone, et de rappeler que les survivants juifs d' Auschwitz 
etaient encore si nombreux en 1987 qu'ils peuplaient toutes sortes 
d'associations en France et a l'etranger. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Enfin, 
ou est l'expertise des locaux reputes avoir servi de chambres a gaz homicides, 
locaux dont certains qui sont soit « a l'etat d'origine», soit a l'etat de vestiges 
largement intacts, meritaient une enquete criminalistique ' ? Hors du pretoire, 
J. Verges a declare a la television, en reponse a une question du journaliste 
Patrick Poivre d'Arvor, qu'«evidemment» les chambres a gaz nazies avaient 
existe. En est-il si sur ? II sait que j'ai personnellement de bonnes raisons de 
penser qu'il ne croit pas a ces «chambres a gaz». 

J. Tremolet de Villers n'a cesse d'affirmer l'existence du «plan concerte 
d'extermination des juifs ». Pourquoi l'a-t-il fait avec une telle insistance ? Et 
pourquoi a-t-il laisse le proces de Paul Touvier se derouler, de bout en bout, 
sans exiger au prealable que la cour d'assises des Yvelines reponde aux 
conclusions qu'il avait deposees pour savoir quelle definition du crime contre 
l'humanite etait retenue contre P. Touvier. Comment peut-on defendre un 
homme contre une accusation qui reste indefinie 5 ? 

Dans les siecles passes et, en particulier, de 1450 a 1650 mais aussi encore a 
la fin du XVIIF siecle, les avocats des sorciers et des sorcieres accuses d'avoir 



t-on savoir si elle est morte et de quelle facon? (Les Enfants 
d'Izieu..., p. 39). 

1. De telles enquetes out etc menecs. a tilrc privc. par Fred Lenchter (USA), Ger- 
mar Rudolf (Allemagne) et Wallet Liiftl (Atitriehe). Leurs residtats ont confirme le 
point de vue revisionniste sur les «chambres a gaz». On attend toujours une enquete 
criminalistique. une ■ expertise de ramie dn crime > . conduite par les adversaires des 



5. Le 30 juin 1992, Eric Delcroix s'est trouve dans la meme situation. En plein 
pretoire, il a retire sa robe d'avocat et n'a accepte de la reprendre qu'apres que le 
tribunal de Fontaineblean em clarifie sa position. 



participe aux entreprises du Diable (avec ses pals, ses grils et ses fours) 
respectaient un interdit. lis n'osaient mettre en cause le «plan concerted entre 
le Malin et ses serviteurs. Aussi, tout en defendant leurs clients, 
cautionnaient-ils le systeme de persecution et de repression judiciaire qui 
allait condamner d'abord ces memes clients, puis bien d'autres accuses, par la 
suite, lors d'une infinite d'autres proces du meme genre. 
J. Verges et J. Tremolet de Villers, en depit, encore une fois, de leur courage 
et de leur talent, ont-ils fait mieux que leurs confreres des proces de 
sorcellerie ? Pourquoi ne se sont-ils pas battus comme leur prestigieux 
confrere canadien, D. Christie, lequel, sans entrer le moins du monde en 
conflit avec les regies en vigueur, a simplement exerce les droits, tous les 
droits, et les devoirs, tous les devoirs, de l'avocat ? 6 

Qu'on ne vienne pas pretendre que j'esperais voir les deux avocats francais 
defendre la these revisionniste de la non-existence du « genocide » et des 
«chambres a gaz» ! lis n'avaient, dans ces affaires, a ne prendre parti ni pour 
cette these ni pour son contraire. Or, ils ont pris parti pour la these officielle, 
celle que, depuis le 13 juillet 1990, defend la loi Sirat-Fabius-Gayssot. 
L'essentiel des questions que je leur pose peut, au fond, se resumer dans 
l'interrogation suivante : 

- Pourquoi avez-vous pris parti pour une these historique, celle de 
l'extermination physique des juifs ? Pourquoi, au surplus, avez-vous choisi 
de defendre, de facto, la forme la plus perimee de cette these, celle d'une 
extermination physique conduite selon un plan concerte ? Pourquoi, dans le 
cas de vos clients respectifs, n'avez-vous pas exige que fussent observes tous 
les usages relatifs a l'administration des preuves, au contre-interrogatoire des 
temoins et au deroulement de la procedure, des usages qu'on voit 
normalement respecter aussi bien dans une affaire de simple vol par effraction 
que dans une affaire criminelle jugee en cour d' assises ? 
J'ai lu de pres les livres de ces deux eminents avocats francais. J'espere, pour 
paraphraser Montaigne, qu'ils comprendront que mes questions, auxquelles 
j'aimerais avoir leurs reponses, sont celles d'«un lecteur de bonne foi». 



16 novembre 1995 



Apologie du crime 
(article 24 de la loi du 29 juillet 18 



6. D'une eloquence tvpiquenicnl aiudo saxonne. e'esl a dire depourvue 
d'emphase, de grande laille el de belle preslance. D. Christie a loujours oppose un 
mepris de fer aux medias; il refuse d'adresser la parole aux journalistes ou de 
repondre a leurs questions. 



Le 8 juin 1993, Christian Didier, qui avait tente d'assassiner Klaus Barbie 

dans sa prison de Lyon, parvenait a tuer de cinq balles de revolver Rene 

Bousquet, a Paris. 

II vient d'etre condamne a dix annees de reclusion criminelle. 

Des individualites ou des groupes ont fait l'apologie de son crime. 

L'un de ses deux avocats, M e Arnaud Montebourg, a, lui aussi, approuve cet 

assassinat: 

« II s'agit d'un crime d'utilite publique et d'initiative 

Quant a l'avocat general Philippe Bilger, il a denonce non le crime, mais le 
mobile du crime et il n'a deplore que la mediocrite intellectuelle de 
l'executant. Avec des circonlocutions, il a revele qu'il aurait prefere un crime 
politique et non «passionnel» (c'est son mot): 

« C'est vrai, on aurait peut-etre souhaite quelqu'un 
d'autre dans le box. Un criminel plus structure, plus intel- 
ligent, qui vienne dire : "J'ai lue un salaud. Jugcz moi." 

L'avocat general s'est, en quelque sorte, mis a 1'ecole de Simone Veil qui, 
lors de trois declarations successives a propos de Klaus Barbie, de Paul 
Touvier et de Rene Bousquet, exprimait le regret que personne ne se rut leve 
pour assassiner chacun de ces trois hommes afin de pouvoir, ensuite, declarer 
qu'il avait tue « un salaud » : 

- au sujet de K. Barbie, S. Veil avait dit: «Je crois que je n'aurais pas ete 
choquee par une execution sommaire 3 . » 

- au sujet de P. Touvier, elle avait affirme: «I1 aurait fallu que quelqu'un, 
comme moi par exemple, a un moment quelconque, froidement assassine 
quelqu'un 4 . » 

- au sujet de R. Bousquet, elle avait confie: «D'ailleurs, si j'avais eu du 
courage, je serais allee le tuer moi-meme 5 . » 

Dans cette atmosphere d'appels au meurtre ou a la violence, on n'est pas 
surpris d'entendre l'organisation Ras l'Front lancer: «Pour Le Pen une balle, 
pour le FN une rafale 6 . » L'organisation SCALP-Reflex preconise, quant a 
elle, de «frapper» les revisionnistes 7 . 

Arnaud Montebourg, Philippe Bilger, Simone Veil et cent autres de leurs 
pareils font l'apologie du crime, de facon claire ou voilee. Lajustice francaise 
les epargne. 

1 . Le Fiqtiro. 14 novembre 1995, p. 11. 

2. Liberation, 14 novembre 1995, p. 16 

3. Le Monde, 24 decembre 1985, p. 14. 

4. Deuxieme hain 1 I le\ision fnn li Vich\ 1 m moire et l'oubli», 
22 avril 1992. 

5. Globe-Hebdo, 11-17 mai 1994, p. 21. 

6. National Hebdo. 16 22 novembre 1995, p. 2. 

I . Cabier du Cc ' 1 i ml I 

[n°13],p. 110. 



[Editorial du Libre journal de la France courtoise, dirige par S. de 
Beketch, n° 82, 21 novembre 1995, p. 3.] 



17 novembre 1995 

Vassilij Grossman et Ilya Ehrenburg 

Lapresse mene grand tapage au sujet de la traduction en francais d'un ouvrage 
redige juste apres la guerre en langue russe par deux juifs sovietiques, 
Vassilij Grossman et Ilya Ehrenburg: Le Livre noir. Voyez, en particulier, 
Claude Roy, «La bete et le heros», et Nicole Zand, «Les voix du massacre », 
ainsi que Nicolas Weill, « Memorial ou document ?». 

V. Grossman et I. Ehrenbourg n'etaient que de grossiers propagandistes 
sovietiques. A litre provisoire, voici une piece a verser au dossier de V. 
Grossman, qu'on trouve sous la plume de Pierre Vidal-Naquet lui-meme, 
dansLes Juifs, la memoire et le present '. 

« Cette histoire a, bien entendu, comme tous les re- 
cils hisioriqucs. besoin d'etre critiquec. La critique peal cl 
doit etre menee a plusieurs niveaux. D'abord, toute une 
sous-litterature qui represente une forment proprement im- 
monde d'appel a la consommation et au sadisme doit etre 
impitoyablement denoncee 2 . Est a eliminer aussi ce quire- 
leve du fantasme et de la propagande. La tache n'est pas 
toujours facile, car et le fantasme et la propagande pren- 
iicni largement appui sur la realite. Mais il existe des ex- 
emples clairs, ainsi celui qui a cchappc a l'ardcur des revi- 
sionnistes. d'un Iheologicn protestant, Charles Hauter, 
qui fut deporte a Buchenwald, ne vit jamais de chambres a 
gaz. ct qui dclirc a leur propos : « Lc machinisme abondail 
littcralcmcnl quand il s'agissait dc l'extcrminalion: celle- 
ci. dcvanl sc lane * ne. cvigeait une industrialisation spe- 
ciale. Les chambres a gaz repondaient a ce besoin de facon 



1. P. Vidal-Naqucl. U li , le present, p. 212-213. 

2. «Chaciin completer;! ce que j'indiquc ici. Les iioiir- dc Christian Bcrnadac. i!c 
SilvainReinei.de h n Fi in< i teincr \ i niicnl i nm li I m il u bout de la plume. 
Voir lc bel article dc Cuilhia llai't : « Lcrire hi deportation. Lc sensationnel, avilisse- 
ment du tragique». cl hi conclusion -Jc son 1 i \ re : Tin Theme ft Nazi Concentration 
Camps in French Literature. \i. 190 m 1 ; voir aussi R. Krrcra. «. La deportation comme 
best-seller », p. 918 921. J'ai moi nicnic denonce en son temps une des plus infames 
de ces falsifications. Et la terre sera pit re dc Si Pain Reiner (\oii Le.Nonvel Ohserva 

ii i li i 69) i i i i I Ki in n hi i 

contrcfacon di lletlect 111 iszli. Je suis en re\ai Ik tomb dm le 

I I n i ; I i ii i i I i 2 mai 1966, dont 

je ne renie pas le fond. » [Note de P. V.-N.] 



fort diverse. Certaines, d'un gout raffine, etaient soute- 
niics par dcs pilicrs a malicrc porcusc a l'inlcncur dcsqucls 
le gaz se formait pour traverser ensuite les parois. D'autres 
etaient dc structure plus simple. Mais toutes presentaient 
un aspect somptueux. II etait facile de voir que les ar- 
chitectes les avaient concues avec plaisir, en y arrctant 
longuement leur attention, en apportant les ressources de 
leur sens esthetique. C etaient les seules parties du camp 
istruites avec amour ', Cote propagande, on 
le reportage du journaliste sovietique 
V. Grossman sur Treblinka 2 , ou tout est deforme et mon- 
slrucuscmcnl cxagci'c. dcpuis le nombre dcs victimcs qui 
est multiplie par plus de trois (d'environ neuf cent mille a 
trois millions jusqu'aux techniques ulilisccs pour donncr 
la mort. » 



L:Ch. Hauter, « Reflexion d'un rescape»,p. 525 :>26. [Note de P. V.-N.] 

2. V. Grossman. L'cnfer dc Treblinka: pour un dossier serieu.v voy. A. Rilckerl 
(ed.), NS Vernichti s ' ' lpio-tsse, ou A. Donat (ed.), 

The Death Camp 'Treblinka. 



24 novembre 1995 



Winston Churchill en faveur de la 
« purification ethnique» appelee «demelement» 
«transfert» de populations 

(15 decembre 1944) 

«En ce qui conceme la Russie ct la Grande-Bretagne, 
les Polonais sont libres d'etendre leur territoire a l'Ouest 
aux depens de l'Allemagne. Je ne me propose pas d'entrer 
dans les details exacts mais les agrandissements [exten- 
sions], qui recevront l'appui de la Grande-Bretagne et de la 
Russie, liees entre elles comme elles le sont par une Al- 
liance vieille de vingt ans, sont d'une haute importance. 
C'est ainsi que [les PolonaisJ gagneront, a l'Ouest et au 
Nord, des territoires plus importants et plus hautement de- 
veloppes que ceux qu'ils perdront a l'Est. D'apres ce que 
nous entendons dire, un tiers dc la Polognc dcvra clrc cede 
mais je dois mentionner que ce tiers comprend la vaste zo- 
ne des Marais du Pripct. region toul a fail dcsolee qui, tout 
en grossissant la supei ii i i u mente pas la richesse de 
ceux qui la possedent. 

« J'ai done, devant cette Chambre, esquisse a grands 
traits l'offre que font au peuple polonais les Russes sur qui 
repose encore le poids principal de sa liberation. Je ne 
puis croire que la Pologne rejette cette offre. Bien stir, cela 
devrait s'accompagner du demelement [disentanglement] 
des populations a l'Est et dans le Nord. Le transferl [trails 
ference] de plusieurs millions de personnes devrait etre ef- 
fectue de l'Est vers l'Ouest ou le Nord ainsi que l'expulsion 
[expulsion] des Allemands - car c'est ce qui est propose: 
['expulsion totale des Allemands - de l'espace a acqucrir 
par la Pologne a l'Ouest et au Nord. En effet, l'expiilsion 
est la methode, autant qu'on a pu le voir, qui sera la plus 
satisfaisante ct la plus durable. 11 n'y aura pas de melange 
[mixture] de populations pour causer d'interminablcs 
ennui-, [endless trouble] comme cela a ete le cas en Alsace- 
Lorraine. Je n'eprouve pas de craintes a la perspective de 
ce demelement [disentanglement] de populations, ni 
meme a cause de ces vastes trans lens \iraiisfereiice.s\. qui 
sont plus possibles dans les conditions modernes qu'ils 
ne l'ont jamais ete dans le passe. [W. Churchill donne 
ensuite comme exemple d'un « demelement » reussi celui 
des populations grecque et turque apres la premiere guerre 
mondiale.] 

«Jene vois pas non plus pourquoi il n'y aurait pas 
de place en Allemagne pour les populations allemandes de 



Prusse orientale el des autres territoires que j'ai mention- 
nes. Apres tout, six ou sept millions d'Allemands ont deja 
ete tues dans cette effroyable guerre ou ils n'ont pas hesi- 
te, pour la seconde fois en une generation, a plongci toute 
l'Europe. A present, on nous dit qu'ils ont dix ou douze 
millions de prisonniers ou d'etrangers qu'ils utilisent 
comme csclaves en Allemagne et qui, nous l'esperons, re- 
gagncronl leurs demeures et leurs pays quand la victoire 
sera acquise. En outre, nous devons nous attendre a ce que 
bien plus d'Allemands soient tues dans la bataille qui oc- 
cupera le printemps et Fete [1945] et qui, nous devons 
nous y attendre, connaitra les combats les plus grands ci 
les plus acharnes que nous ayons livres dans cette guerre. 

«[...] En fait, il n'y a pour moi absolument aucun 
doulc que lcsgiandcs Puissances, si elles se mettent d'ac- 
cord, pourront effectuer ce transfer! [transference] depopu- 



7 decembre 1995 

Jean-Francois Kahn a la memoire courte 
[lettre a National Hebdo] 

Dans National-Hebdo, « Topoline» se rejouit - ou affecte de se rejouir - de ce 
que Jean-Francois Kahn ait «fait preuve d'un peu de bon sens» en 1990 a 
propos de l'affaire de Carpentras. Topoline cite un extrait de L'Evenement dit 
jeudi du 16 novembre 1995 ou J.-F. Kahn declare: 

«LorsqueL'Evenementdu jeudi ecrivit [en 1990], au 
lendemain de la profanation de Carpentras, que le Front 
national [de Jean-Marie Le Pen], quelle que soil l'ampleur 
de ses turpitudes par ailleurs, n'y etait probablement pour 
rien, ce n' etait peut-etre pas politiquement correct, mais 
e'etait vrai. Et si on avait fait Feconomie, a l'epoque, d'un 
certain panurgisme hysterique, on ne lui aurait pas fait 
cadcau d'un argument susceptible, aujourd'hui. de lui faire 
recruter quelques nouveaux adeptes 2 . » 
J'ai eu la curiosite de me reporter a la livraison de L'Evenement du jeudi a 
laquelle J.-F. Kahn fait reference. J'y ai constate que, dans son editorial, le 
responsable du magazine ecrivait: 

« II faut le dire sans complexe : il est fort improbable 
que ce forfait [la violation du cimetiere juif] de Carpentras 

1. \V. Churchill. Prime Minister. House of Commons, 15 December 1944, 
Hansard, p. 1483-1484, 1486. 

2. National-Hebdo 23 au 29 novembre 1995, p. 17. 



ait etc commis par des adherents on des sympathisants du 
Front national. De ce crime contre la mort, mais de celui- 
la seulement, Le Pen est sans doute innocent [...]. Voila le 
paradoxe. Le Pen est eottpable de l'avant et de l'apres- 
Carpentras. Sans doute pas de Carpentras '. » 
Mais, comme le donne d'ailleurs a entendre cette derniere phrase, il s'agit la 
d'une clause de style. En realite, en 1990, J.-F. Kahn a saisi 1' occasion de 
«ce forfait» pour se livrer a des attaques hysteriques contre Jean-Marie Le 
Pen, Marie-France Stirbois, le Front national tout entier, Henry Coston, les 
revisionnistes et... Giscard d'Estaing. 

A l'epoque, en effet, sous sa signature et sous celles de Nicolas Domenach, 
Florence Assouline, Maurice Szafran, Jacques Derogy, Serge Faubert, 
Richard Bellet, Michel Winock et Jerome Garcin, la profanation du time ti ere 
juif de Carpentras etait presentee, dans les termes les plus affirmatifs, comme 
la revelation, par excellence, du racisme et de l'antisemitisme francais. Une 
caricature montrait Le Pen compissant un arbre a sept branches et la legende 
portait: « Is fecit cui prodest» (le coupable est celui a qui le crime profite). A 
onze reprises, un cartouche representait un chien serrant un os dans ses crocs 
et dans ses babines sanglantes, ce qui etait une facon comme une autre de de- 
noncerce « chien de Le Pen» (Claude Sarraute), deterreur de cadavres. Un 
dessin representait des mains tenant un soufflet a la «flamme tricolore» du 
Front national qui attisait un feu d'enfer ou dansaient trois diables brandissant 
des fourches. Un autre dessin representait un rat immonde se liberant de ses 
liens. Une caricature representait Le Pen levant les bras au ciel et s'ecriant: 
«C'est pas moi. J'ai rien fait ! J'ai juste donne l'idee !» 
A elle seule, cette caricature, qui refletait le contenu de tous ces articles de 
1990, y compris F editorial de J.-F. Kahn, inflige aujourd'hui un dementi au 
meme J.-F. Kahn qui, en 1995, ose venir affirmer que son magazine avait, il 
y a cinq ans, fait preuve de clairvoyance en affirmant, au lendemain de la 
profanation de Carpentras, que le Front national, «quelle que soit l'ampleur 
de ses turpitudes par ailleurs, n'y etait probablement pour rien». 
La page de couverture de L'Evenement du jeudi en question portait alors: 
« Contre la lepre antisemite, la decheance raciste, la haine de F autre: LA 
FRANCE ! », et cela sur un fond montrant une foule de manifestants dont 
tout donnait a penser qu'il s'agissait de la foule de Francais qui, Francois 
Mitterrand en tete, avait manifeste contre Le Pen, sur la place de la 
Republique, a Paris. En realite, J.-F. Kahn s'etait permis une incroyable 
supercherie. Cette foule n' etait pas francaise mais... allemande. On ne 
distinguait sur la photographie aucunc kippa, aucun drapeau israelien, aucun 
mannequin representant Le Pen en coupable mais beaucoup de tetes blondes 
et meme le kepi d'un agent de police allemand. J.-F. Kahn avait substitue a 

1. J.-F. Kahn, L'Evenement du jeudi. 17 au 23 raai 1990, p. 8. 



une vue de la manifestation place de la Republique a Paris une vue de la ma- 
nifestation des Berlinois a 1'occasion de la chute du mur de Berlin ! 
Pourquoi cette supercherie ? L'hebdomadaire Rivarol proposait une 
explication: 

«L'un des plus proches collaborateurs de Jean Kahn 
| president du Congres juif europeen ainsi que du Conseil 
reprcSentatif des Israelites de Franccl aurail confie: ' Kahn 
aexige [pour la page de couverturej un cliche sans kippa 
pom faire croire a cos lecteurs que cette manifestation etait 
surtout celle de Francais" 1 . » 
En tout etat de cause, J.-F. Kahn avait pris la decision de refouler une 
photographie de la manifestation de la place de la Republique a l'interieur 
meme de son imposant dossier (voy. p. 12), un dossier qu'inspirait 
vraiment, pour reprendre son expression, «un certain panurgisme 
hysterique». 

J.-F. Kahn devrait se relire. II devrait aussi montrer un peu plus de souci 
pour la verite des faits. 

[Publie sous le titre de « Jean-Francois Kahn a la memoire courte», 
National Hebdo, n° 594, 7-13 decembre 1995, p. 12.] 



18 decembre 1995 

Combien de morts a Auschwitz ? 

9 millions de personnes, selon le film documentaire Nuit et Brouillard 
(1955), dont les conseillers historiques etaient l'historien Henri Michel et 
l'historienne Olga Wormser 2 . 



\.Riva i 90 | ' 

\iutLi bK ll i i 1 i i ii i ii M i ii ! ti ii leux minutes mlassa- 

bl n i i il in. cl | mi i li i I' ii u ii Ion Ii i\ I oil :i s de France ainsi 

qu'a 1 1 ii Ii \i ion 1 1 hi 1 lisalcur: Alaii i n ill histoiiques : Henri 

Michel (president tin Comite d'histoirc dc hi deuxiemc guerre mondiale) et Olga 
Wormsei [plus tai m ligot| (tons dcu it puhli I'm edit tie la tie 

i /ni in 1 1 i | i I I u Ii me use I Texte : 

Jean Cayrol. Prix Jean Vigo 1956. Dans ce film, ii est dit que «rien ne distinguait la 
chambre a gaz [singulicr] d'un block ordinaire ». On \ inontrc le plafond de beton de 
la «chainbre a «az>> « lahoure par les ongles ., et 1'on ajoute a cc propos:«meme le 
beton se dechirait». On y affinne qu'avec les corps «on veut fabriquer du savon». 
«Quant a la peau» des corps, l'image nous montrc que les Vllemands la tannaient. 
Ces histoires de beton griffe, de savon humain et de peau tannee par les Allemands 
sont de l'ordre du imthc. La camera s'attardant sur le passage de Birkenau le com 
''' «Neuf million d morts hantcn! p ( II phrase est pronon- 

'S la fin du film. 



8 millions de personnes, selon 1' Office francais de recherches des crimes de 
guerre et le Service francais d'information des crimes de guerre (1945) '. 
7 millions de personnes, selon Raphael Feigelson (1945) 2 . 
6 millions de juifs, selon Tibere Kremer, prefacier de Miklos Nyiszli 
(1951) 3 . 

5 millions a 5,5 millions personnes, selon Bernard Czardybon (1945 ?), 
selon des aveux attribues a des SS et selon le journal Le Monde (1978), qui 
ajoutait : « dont 90 % de juifs» 4 . 
4,5 millions selon Henryk Mandelbaum (1945) 5 . 

4 millions de personnes, selon un document sovietique auquel le tribunal de 
Nuremberg a donne valeur de «preuveauthentique». Ce chiffre a ete inscrit 
dix-neuf fois, avec un commentaire en autant de langues differentes, sur le 
monument d'Auschwitz-Birkenau. II a ete repris par un nombre considerable 
de personnes, dont l'historien polonais Franciszek Piper. II sera declare faux 
en 1990 et remplace, sur le monument, en 1995, par le chiffre de 1.500.000 
avec 1' accord du meme F. Piper pour lequel ce chiffre est un maximum tandis 
que le chiffre minimum est de 1,1 million. Selon Miriam Novitch (1967), 
sur les 4 millions de morts, 2,7 millions etaient juifs. Selon le rabbin 
Moshe Weiss (1991), plus de 4 millions de personnes sont mortes a Ausch- 
witz dont 3 millions de juifs 6 . 



i . Jacques Billiet. clirecteur tin Sen ice d'inl'ormation des crimes tie guerre. Docu 

merits pour servir a Vhi.sioirc tic In imcrn p. 7 (J. Billiet lui memo ainsi que p. 196 

rie de rapports de I'OiTi din 1 I crim i neri cs merries rap 
ports evaluent a \ ingt six millions le nombre de prisonnicrs dc guerre ainsi que des de- 
tenns politiqnes moils dans tons les camp-, d'Allemagne el des lerritoires oceupes. p. 
197). Cet ouvraa i etc recti par Hneci \ioneanu. 

2. Id, p. 196. 

mill ii I i i h n > ii i ii h mi i Inn in I, ii 

] i ii ii i ' ii ndants procii u eloign it de reli ion Israelite ecrit 

Tibere Kremer dans sa preface a un texte attribue au D r Miklos Nyiszli, « "SS Ober- 
sturmfuhrer Docteur Mengele" ...» 

I. Bernard Czardybon an proces R. [loss de Craco\ ie. scion F. Piper. Auschwitz.... 
p. 7-8. Pom les u\ n in . i ' » | Ui h il no nient plus de cinq 

millions d'hommes. dc i'emmes ct d'eniants. don! 90 '"< de j nil's - dans « Manifestation 
du souvenir a Paris de\ant le memorial dn mailer jnii' inconnu» (Le Monde, 20 avril 
1978). 

5. Henryk Mandelbaum an proces It. I loss dc Craco\ie. selon F. Piper, Ausch- 
witz.... 1992, p. 7. 

6. De 1945 a 1990, e'est ce chiffre dc quatrc millions qui aura force de loi. II 
emane d'un document so\ictique ci\ date dn 6 mai 19 IS. Lc document a eu. pour le 
Tribunal dc Nurembcr". valeur dc «preu\e authcntiqueK t'race au stupefiant article 
21 du statut de ce tribunal (TMI, XXXIX, p. 241-26 1 ). [/original i usse a ete traduit en 
allemand et e'est eelte traduction en allcmand qui a etc reproduite dans l'edition fran- 
faise. Le resumt ii I I i I i n tamment: « Plus de 
quatre millions d'etres humai ncnes des | i i I \llemagne furent 
tues dans le camp [d' extermination d'Amchu it/ ]. la plupart gaze-, des leur arrivec. » 
(p. 241) En fait, lc document lui memc porte. en allemand: «pas moins dc quatre 
millions » (p. 261). Pour le nombre considerable de personnes qui ont repris a leur 
compte ce chiffre dc quatrc millions on d'environ quatre millions, on pourra. pour 

reporter aux noms des anciens detenus Shlomo Dragon, Henry Tau- 



3,5 millions de personnes, selon l'avocat d'un accuse allemand au proces de 
Nuremberg (1946) et selon lc Diclionnairc tic la hmgiie frtinctiisc public par 
Hachette(1991). Selon Claude Lanzmann (1980), il y a eu 3,5 millions de 
gazes dont 95 % de juifs ainsi que beaucoup d'autres morts . 
3 millions de personnes jusqu'au l er decembre 1943, selon un aveu 
extorque a R. Hoss (1946), ex -commandant d' Auschwitz 2 . 

ber, Erwin Olszou ka. dn juge d'inslriiclion Jan Selm tin procurciu Pechalski, tlu pro- 
fessciu in i nieni I nl) i I \ ' i t ji In Tri nal national upi nit tit Po 

logne, de procuieiu le tribunaii lil i ncri i i i lies tl luteins ou 

historiens et de responsables tin musee d' Auschwitz tels que Kazimierz Smolen, Da- 
nuta Czech et Fnmciszek Piper ■; scion F. Piper, Auschwitz..., 1992, p. 7-8, 12-14). « Sur 

les quatrc millii n ' n n n/ nil in i U tl iiulsetl 3 des non 

juifs. » (M. Novitch, La Verite sur Treblinka, p. 39) «More than 4,000,000 people 
perished [in Austli itzpalm liini.il them ueie lews (Rabbi D Moshe 

Weiss, Former Vice President Mizrachi llapocl llamiznichi. «Yom HaShoah- 
Holocaust Remembrance*. 

l.Bongre mil i I i I i ' ' i < ' mheig ont souvent 

fait cause commun I nsation. i i ii i | i il nic 1) Gusl icin 

bauer, avocat d' Arthur Scyss Inquart. a declare lc I'. 1 juillel 19 16 tlevant le tribunal: 
« Auschwitz a englouti. a lui sen I. trois millions ct demi d'etrcs Inimains, hommes, fem- 

mes et enfants I / <, I i uscl j | un I camp d'extcrmination 

oil perirent environ trois millions cl tlcmi dc juifs ct Polonais cntrc 1910 ct 1945. » 
(Dictionnuirc tic lc I I i i 1991) L'aun uivanlc. la maison 

d'etlition llachette recluira ce chiffre a un million (voy. note 2, p. 1735). «I1 n'est pas 
possible de donncr an millici pits le nombre exact de ceux qui perirent dans les 
chambn s a gaz dc Birkcnau If . lunation I phi cricu mm m utoui I roi 

millions ct tlcmi). mais par extermination il I'aut entendre csscnticllcment celle du peu- 
ple juif. Quatie vin (uinz i in it tl 1 I ii n u ient des juifs [ ] 

Beaucoup | d'autres detenus | encore ont perdu la >, it |... |. » (Preface de C. Lanzmann 
a Filip Milller, Trois ans dens une i hambre a gaz..., p. 12.) 

2. Lc 5 awil 19 16. Rudolf I loss, lc premier dc-- trois commandants succcssifs 
d" Auschwitz si in ii n un i a i u n i pun 1 li im n int colonel ameri- 

cain Smith W Bio 'i i laralion i rmeni , i s on il deel uc / 

commanded \n I • d estimate thai at least 2.500,000 

victims were executed and c\ terminated there by gassing and burning, and at least 
ii t d tkatl of about 

3,000,000» (doc. PS-3868). Dix jours plus tard, lc procureur adjoint amcricain lasso 
date trial counsel), lc colonel John Harlan Amen. Un lira, tics ant le tribunal ties 
cxtraits tin document PS 3868. dont I'cxtrait ci tlcssus. cl lui demandera: « Tout ccla 
est-il vrai, temoin ? »> R. 1 liiss rcpondra: «Ju. es stimmt» (Oui. e'est exact) (TMI, XI, 
p. 426 ; IMG, XI, p. 458). R. Hoss avail ete torture. II a fallu attendre 1983 pour 
obtenir, de la bouche meme de Fun de ses tortionnaires (des juifs appartenant a la 
Sccurite militairc britannique). les circonstanccs ct lc detail tics tortures (R. Butler. 
Legions of Death | ' i I I i i i i i mu ce point et sur 

les manipulations cl trichcrics dont les toxics attribucs a R. Hoss ont etc 1'objet de la 
part du mimstere public americain ainsi que sur des revelations connexes, R. Fau- 
risson, «Comment les Britanniqucs ont oblenu lc aveux tic Rudolf I loss, commandant 
d'Auschwitz». vol. II. p. (S57. Jusqu'a ccs dcrnicrcs amices. R. I loss etait tenu par la 
majorite des historiens tic I' - llolocaustc » pom lc temoin n" I tics crimes d' Auschwitz 
(gazages homicides et nombre des \ ictimes). En 1993, Fun de ces historiens, le pro- 
fesseur amenc tin i liri lopl 1 mu i , un | ui ili i britannique jnil tie 
donner son opinion in I in 1 i i in n mu ] i pondi Hoss was al 

ways a very weal i 1 n u 1 1 i it 1 1 1 p is l conclu 

re : «The revisionists use him ali the time for this reason, in order to try and discredit 
the memory of Auschwitz as a whole. » (Ch. Ilitchens. « Whose Histon is it?>». p. 



3 millions de juifs gazes, selon David Susskind (1986) et selon Heritage, It- 
plus important hebdomadaire juif calif ornien (1993) '. 

2,5 millions de personnes, selon Rudolf Vrba pour le proces Eichmann 
(1961) 2 . 

2 millions (?) a 4 millions (?) selon l'historien Yehuda Bauer (1982) 3 . 
2 millions a 3 millions de juifs tues ainsi que des milliers de non juifs, selon 
un aveu attribue a un responsable SS, Pery Broad 4 . 

2 millions a 2,5 millions de personnes tuees, selon un aveu attribue a un 
medecin SS, D r Friedrich Entress (1945 ?) 5 . 

2 millions de personnes, selon l'historien Leon Poliakov (1951); 2 millions 
de juifs gazes, selon l'historien Georges Wellers (1973) et selon l'historienne 
Lucy Dawidowicz (1975) 6 . 

117) R. Hoss a donnc bien d'anlrcs estimations que ccllc dc irois millions de morts jus- 
qu'au l" r decembre 1943. 

1. «Lorsque vous citez lc chiffre d'un million et demi juifs, la encore vous falsi- 
fies les chiffre s. Co soul Irois millions de juifs qui furcnl cwtennines a Auschwitz Bir 
kenau. » (David Susskind. president dn Centre connininantaire laic juif de Bruxelles, 
I i i i I i i ; Ohs > l! I i I Dans un editorial con- 

sacrc it 1" affaire des Carmelites d" Auschwitz. Heritage, the Californian largest Jewish 
weekly, affirme:«| | I in e i/uan i i 'on B pellets [...] ended the 

lives of some Three Million Jews at Auschwitz.* CI juin 199}). L" affirmation prouve 
I'indiffcrence des redactcurs de cet hebdomadaire au fait que. depths trois ans deja, 
la presse mondiale. dans son ensemble, avail revele qu'un tel chiffre constituait tine 
enorme exageration. 

// roll in Concen- 
tration Camp Ami. i , os (1.00(1 4 ce que declaie sous seiment Rudolf 
Vrbale 16 juillet I' 1 "! 1 i I d d I i ,i I i Lon i pour I procc Kichmann a 
Jerusalem. R. Vrba a l'aplomb d'ajouter que ce chiffre rejoint celui donne par 
R. Hoss au proces de Nuremberg, alors que ce dernier avail estime le nombre des 
morts a trois millions jusqu'au 1" decembre 1943, sans fournir devaluation pour les 
quatorze mois sun i it i i i i « oj tin death roll in 
Auschwit and the cstii f the death roll mad ' t i ' 
dependenth of eat i afferent t vertheless in good 
agreement. » (R. Vrba and A. Bcstic. / Cannot Forgive, p. 269-272.) 

3. II est probable que pom I i i I I t i le total des morts d' Ausch- 
witz est de deux a quatre millions vu qu'il ecrit. en 1982. a propos des seuls gazes: 
« Between \pitl l L ()\\s the gas ex- 
tin iif.ln.cl th It \ / Hindu I mot 

viet 1'OWs and 'h i 00.000 and >().()()() J \ \ His of the Holocaust, 

p. 215) En 1989 oil i ns plus lard. Y. Ban lim i a I lid mort (gazi s ou 
non gazes) a 1,6 million dont 1.352.980 juifs (voy. note 3, p. 1734). 

4. Le sergent SS Pery Broad, membre de la Section politique (dite «Gestapo ») du 
camp, est cense avoir ecrit: «Deux a trois millions de juifs furent mis a mort [a 
Auschwitz]! Outi d milli i Polonais. I In mi ou o 1 1\ ct 

n i m I n I w i i n 111). 

5. «An SS physician. Friedrich Hntress. who served a-, the camp doctor in 19 12 
1943, stated that, in his view, 2,000,000 to 2,500,000 people were killed in Ausch- 
witz.* (F. Piper, Auschwitz..., p. 8). 

6. «Par prudence, nous allons done nous arrcter an chiffre de deux millions [de 
morts a Auschwitz]. - (L. Poliakow Breviaire de la Inline, p. 496). «[...] on ne saura 

jamais le nombie i i i i | ii 'if hambi i li descentc des 

trains. L'estimation prudente est de l'ordre de deux millions... » (G. Wellers, L'Etoile 
jaiine a 1'heure de Vichy..., p. 290) ; cettc estimation ne concei nam que le nombre (1) 



1,6 million de personnes, selon l'historien Yehuda Bauer (1989), dont 

1.352.980 juifs '. (Ce dernier chiffre est de Georges Wellers, 1983.) 

1,5 millions de personnes : ce chiffre, choisi par Lech Walesa, a remplace, en 

1995, sur le monument de Birkenau, celui de 4 millions qui avait ete retire 

en 1990 2 . 

1.471.595 personnes, dont 1.352.980 juifs, selon l'historien Georges 

Wellers (1983) 3 . 

1,25 million de personnes environ, dont 1 million de juifs tues et plus de 

250.000 non juifs morts, selon l'historien Raul Hilberg (1985) 4 . 

1,1 millions a 1,5 million personnes, selon les historiens Yisrael Gutman, 

Michael Berenbaum et Franciszek Piper (1994) 5 . 

1 million de personnes, selon Jean-Claude Pressac (1989) et selon le 

Dictionnaire des noms propres publie par Hachette (1992) 6 . 

des juifs. (2) gazes, i 3 1 a leur arm ce, il est probable que pour l'auteur le nombre total 
des personnes mortes a tout moment et pour Unite raison est hien superieiu au chiffre 
de deux millions: dix ans plus tard, ce nombre total sera lvalue par le meme auteur a 
moins d'un million et demi de personnes (\o\ . note 5. ci dessousi. Pour Lucy Dawido- 
wicz, le chiffre dc deux millions semblc else celui de-. juiis sizes (The War against 
the Jews..., p. 148-149). 

1. «There were never lour million vietims in Auschwitz [...]■ The total number of 
people who dial time [ ] was in the ne i I I 600 000 [...]. The figure for 
.lews murdered camp (\ B tuei 

\u hwitz ind tin ! >l i htin th di i m m i 1 ulcui lit qu il fait ici etat 

des estimations de G. Wellers en 1983 mais il a transiorme le total de 1.471.595 (chif- 
fre de G. Wellers) en... 1.600.000 ! Pour sa propre estimation en 1982, voy. note 3, p. 
1733. 

2. Jusqu'au 3 a\ril 1990. les plaques comnic'moratnes d'Ausehwitz-Birkenau por- 
taient : « Ici. de 1940 a 19 Is ! millions ddiommes. de femmes et d'enfants out ete tor- 
tures et assassines par les genocides hitleriens ... Le nouxeau lexte. mis au point apres 
des annees de tergiversations, est le suivant: « Que ce lieu ou les nazis ont assassine 
1 .500. 000 hontmes. femmes et enfants. en majoritc des juiis de divers pays d' Europe, 
soit a jamais pour riiumanile un cri dc desespoir et un avertissement. » (L.Ro- 
senzueig « Auschu iiz. la Polognc ei le genocide »). 

3. G. Wellers, L'etoile jaune a I'lieure de Drancx..., 1983. A comparer avec 
l"c\alualion du meme auteuren 1973 lvo\. note 2. ci dessus). 

4. «. Auschwitz. I... I Number j of Jews f Killed : 1.000.000 [...]. The number of non- 
.lews who died in [uschwilz. inn hunted on the basis tions and transfers 
at more than 250.000 Ho < ' R. llilbet 'lie D, • >n of the European 
7etvs, 1985, p. 895), Pour R. Hilberg. il semblc que les juifs soient toujours «tues» 
tandis que les non juiis sont simplement «morls ». 

5. « At least 1,500,000 peo • lerei iuschwitz-B nau»(p. 11). «Ar 
least 1,100,000 persons were filial or dial in the i amp. Bui if if is number is regarded 
as a minimum estimate, what figure can we accept as a hypothetical ceiling? [...] 
about I 150,000 1.1 i ' ' / f Auschwii victims reachituz about 
1,500,000. » (p. 71-72) La phrase de la page 11 figure sur une carte inseree dans un 
chapitre signc d' Yisrael Gutman. « Auschwitz - An Overview*. Les phrases des 
pagi at i i n mi li | hi t i i i i i i / I ' ii i The Number of 
Victims» (Anatomy i tin i mi Death Camp) ipara^ ml pout i Piper. I 

it I IK I 1 I I 1 III I I i ill I I II I i 1 1 I 

n 1 In figure o) i I i \ ml and should 

really [be] more in i ' i ' I li Technique and 

Operation..., p. 264). «Auschwitz [...] ou perirent environ 1.000.000 de juifs et de Po- 



800.000 a 900.000 personnes, selon l'historien Gerald Reitlinger (1953) '. 
775.000 a 800.000 personnes, selon Jean-Claude Pressac (1993) dont 
630.000 juifs gazes 2 . 

630.000 a 710.000 personnes, selon Jean-Claude Pressac (1994) dont de 
470.000 a 550.000 juifs gazes 3 . 

A ma connaissance, cette derniere estimation (de 630.000 a 710.000 
personnes) est la plus basse qu'aient jamais fournie ceux qui croient a 
1' extermination physique des juifs. On dit parfois qu'en 1946-1947 les 
autorites judiciaires polonaises ont admis le chiffre de 300.000 morts. C'est 
une erreur. Ces autorites ont estime le total des morts a trois cent mille 
personnes enregistrees a leur arrivee, mais a ce chiffre elles ont ajoute celui 
de trois a quatre millions de personnes non enregistrees 4 . 
Pendant plus de quarante ans, les autorites sovietiques, polonaises et de la 
Republique federal e d'Allemagne se sont montrees tres discretes sur 
l'existence de registres mortuaires (Sterbebucher) qui avaient ete tenus 
pendant la guerre par les autorites du camp d' Auschwitz. Sous la pression des 
revisionnistes (Robert Faurisson et Ernst Ziindel), notamment aux deux 
proces Ziindel (Toronto, 1985 et 1988), ces autorites ont fini par faire des 
revelations sur ces registres a partir de 1989. Elles affirment n' avoir retrouve 
de registres que pour la periode du 29 juillet 1941 au 31 decembre 1943, non 
sans quelques lacunes. Comme le camp a ete ouvert le 20 mai 1940 et que 
les Allemands l'ont evacue vers le 18 Janvier 1945, cette periode represente 
un peu plus de la moitie de la duree d'existence du camp sous leur autorite. 
Les registres retrouves sont, parait-il, au nombre de 51 et releveraient 68.864 
deces (et non pas 74.000 comme il a ete dit par certains journalistes) 5 . 
Les tenants de la version officielle de l'«Holocauste» ont eprouve quelque 
gene devant la necessite, imposee par les revisionnistes, de reviser a la 
baisse, dans de pareilles proportions, le nombre des morts d' Auschwitz. 

lonais entre 1940 et 1945. » (Le Dictionnaire des noms propres, Hachette, 1992) Pour 
1'evaluation de J.-C. Pressac en 1993, voy. note 4 ci dexsous el. pour son evaluation en 
1994, voy. note 5, ci-dessous. Pour revaluation d'un dictionnaire edile par Hachette 
en 1991, voy. note 1, p. 1732. 

\.«Thestarka ipubl ' < >0 to 900.000 I in beings perished 

in Auschwitz if, a i i ' Gerald Keitlii / / 

1971, p. 500). 

2. « Total de m i 000 [mai 1 Ire] p ul mpon i des lacunes C est 
pourquoi est a retci i luellement I liiii lobal I 100 \i im I i 
sac. Les Cre'nuitoires d Auschwitz/..., p. 148). Pour 1'evaluation de J.-C. Pressac en 
1989, voy. note 2, ci-dessus et, pour son c\ alualion en I 1 .") !, vov. note 5. ci dessous. 

3. « Total des morts : 631.000 - 711.000; [...] on evalue le nombre des victimes a 
630.000 a 710.000» (J.-C. Pressac, Die Krematorien von Auschwitz..., p. 202). Pour 
1'evaluation de J. C. Pressac en 1989, voy. note 2 p. 1735 et, pour son evaluation en 
1993, voy. note 4, ci-dessus. 

4 . Voy. F. Piper, op. cit., 1992, p. 12-13 ; les references au proces Hoss sont four- 



Comment expliquer qu'au proces de Nuremberg (1945-1946) une telle 
imposture ait ete consideree d'emblee comme ayant valeur de «preuve 
authentique» grace a l'article 21 du statut de ce tribunal ? Comment 
expliquer que, pendant des dizaines d'annees, on ait laisse ce chiffre 
mensonger de quatre millions, dix-neuf fois repete, sur le monument 
d'Auschwitz-Birkenau ? Comment expliquer que, lors de ceremonies 
officielles, on ait demande a tant de grands de ce monde, y compris le pape 
Jean-Paul II, de venir s'incliner devant une telle invention de charlatans ? 
Comment expliquer qu'en 1990 la France se soit dotee d'un article de loi 
antirevisionniste interdisant de contester les «crimes contre l'humanite» tels 
que decrits et evalues par le tribunal de Nuremberg ? Et puis, comment 
preserver de toute revision le chiffre de 5.100.000 (R. Hilberg) a 6.000.000 
juifs morts pendant toute la guerre, s'il faut a ce point reviser le chiffre des 
morts d' Auschwitz ? 

Aujourd'hui, des juifs expliquent que les Polonais, et eux seuls, auraient 
invente le mensonge des quatre millions d' Auschwitz. Animes a la fois par 
l'antisemitisme et par la fierte nationaliste, les Polonais auraient ajoute a 
pres de 1,5 million de morts juives environ 2,5 millions de morts polonaises 
ou autres 1 ! Cette explication n'est qu'un artifice. La verite est que, des la fin 
de la guerre, non seulement les juifs communistes mais aussi les autorites 
judiciaires de Pologne avaient repete que la majorite des morts d' Auschwitz 
etait juive. A Cracovie, en 1946-1947, a propos du cas de Rudolf Hoss, aussi 
bien le juge d'instruction que l'accusation avaient conclu qu'en plus de 
quelques centaines de milliers de morts « enregistrees » il y avait eu a 
Auschwitz soit quatre millions, soit au moins deux millions et demi de 
morts, «la plupart juives » 2 . Durant l'hiver 1963-1964, un monument 



1. En 1983, G. \\ ellcrs n'impulait ni ;ui.\ Polonais. ni au\ Russes. ni aux commu- 
nistes ce mensonge on cette erreur aux dimensions spectaculaircs. II ecrivait: «De- 
puis quelques annces. ayant compris les diiTicultes de ce prohleme. et ayant retrouve 
ia in luii In jugement. on evil I i i i mm m i on ut que quatre mil- 
lions de moits a An h n hifii i lii an Iraumatisme, au choc natu- 

rel. in vitable qui don nail lc i liisme di n in il i I premieres mutts 

apres la fin de la guerre, apres la i in de Icur cauchemar. » (G. Wcllers. op. em. 1 983. 
p. 138-139). G. Wcllers metlait done en cause les « survivants », tout en oubliant de 
rappeler sa propre « estimation prudente» de 1973 (voy. note 2, p. 1734). En 1989, 
Y. Bauer accuse 1 i il I nui il lit [i nu Pohs dissemi 

nate the wrong figures j ... I in order to create a national mylli»: il denonce «the Po- 
les' concept of themselves as the crucified nation, tin real sufferers of Europe. » 
I \u i hwitz mcl I i ' I i ' hi ii H i / 

Com ni ii I u It l\ 000 non-Jews mainh Poles 

were killed. » (B. Helfgott, Chairman of Yad Vash ndon ' 

Independent i "> u i n ' i i ' / In \uschwit [ ] 

said Lerinan who i , i a Mils inn of 

Auschwitz* («The Polish communist's false Auschwitz story. », The Philadelphia 
Inquirer, 29 mars 1992, p. Al, 10). Luc Rosenzweig met en cause «la vulgate 
niiil in i i i i I I I 

2. Voy. note 6, p. 1735. En outre, on remarquera, dans noire liste recapitulative 
les juifs eux meines out somenl indique pour le nombre 



specifique fut construit en memoire des « millions de juifs, martyrs et 
combattants» extermines dans ce camp; l'inscription etait en polonais, en 
yiddish et en hebreu '. 

Ajoutons enfin que, pour les historiens de l'«Holocauste», la plupart des 
juifs d' Auschwitz auraient ete tues au moyen d'un insecticide: le Zyklon B. 
Pour Arthur R. Butz et pour d'autres revisionnistes, le nombre total des 
morts d' Auschwitz a du s'elever a quelque cent cinquante mille, dont environ 
cent mille juifs 2 . Pour eux, la plupart des juifs n'ont pas ete tues mais sont 
morts, surtout a cause des epidemies de typhus. Les revisionnistes font 
observer que, si les Allemands avaient dispose de plus grandes quantites de 
l'insecticide Zyklon B precisement pour combattre ces epidemies, il serait 
mort moins de personnes a Auschwitz non seulement parmi les juifs, les 
Polonais, les Russes et d'autres detenus mais aussi parmi les medecins, les 
fonctionnaires et les gardiens allemands. 

Resume et conclusion 

Selon les historiens officiels (ceux que protegent les lois de la Republique 
francaise et le pouvoir mediatique), ce nombre varie de 9.000.000 (c'est le 
chiffre de Nuit etBrouillard, film impose depuis 1955 a tous les lyceens de 
France) a un nombre compris entre 630.000 a 710.000 (c'est le chiffre d'un 
auteur recemment publie par le Centre national de la recherche scientifique 
francaise); selon ces historiens, ces personnes auraient ete, pour la plupart, 
victimes d'une politique d' extermination physique. Mais, selon les auteurs 
revisionnistes, le nombre des morts serait de 150.000, pour la plupart 
victimes d'epidemies diverses et, en particulier, du typhus. 
Sous l'influence des auteurs revisionnistes, les historiens officiels ont sont 
venus a pratiquer de si importantes revisions a la baisse qu'on ne comprend 
pas de quel droit on pourrait continuer en France d'imposer, par la force de la 
loi, tel ou tel chiffre. A elles seules, les deux inscriptions officielles portees 
successivement sur le monument d'Auschwitz-Birkenau, d'abord jusqu'en 
1990, puis a partir de 1995, prennent aujourd'hui, sans qu'on l'ait voulu, 



de leurs coreligionnaircs moils a Auschwitz des chiffres superieurs a eelui de 
1.500.000. lis n'ont done pas le droit d'imputer leurs propres exagerations a des non 

1. « In memon i i> xtenninated at the 
[usclnvitz-Birkciia mp by the I v, 1940 I Cell inscrip 

lion figurait sur un monument bali. d'apres J. C. Pressae. duranl lliiver 1963-1964 et 
plustard (?) suppi i |sul i 1 1 . 1 rem (J. ( 1, h • < ehwitz Technique 

mid Operation..., p. 262-263). 

2. « I feel reasonably secure in phieiiu; ill, total in the range 100,000-150,000, 
probably closer to the former [...] Tin i I natural causes at 
Auschwitz seems less than 100,000. » (A. R. Butz, «Compte rendu de Why Did the 
Heavens not Darken. ..», p. 369-370; voy. aussi .Seme Thoughts on Pressac's 
Opus... », p. 26). 



valeurd'avertissement: elles rappellent que, ni en histoire ni ailleurs, il ne 
devrait exister de verite officielle. 

Inscription sur le monument 
d'Auschwitz-Birkenau jusqu'au 3 avril 1990 

«ICI, DE 1940 A 1945, 4 MILLIONS D'HOMMES, DE FEMMES ET 
D'ENFANTS ONT ETE TORTURES ET ASSASSINES PAR LES 
GENOCIDES HITLERIENS >. » 

Inscription sur le meme monument a partir de 1995 

«QUE CE LIEU OU LES NAZIS ONT ASSASSINE UN MILLION ET 
DEMI D'HOMMES, DE FEMMES ET D'ENFANTS, EN MAJORITE 
DES JUIFS DE DIVERS PAYS D'EUROPE, SOIT A JAMAIS POUR 
L'HUMANITE UN CRI DE DESESPOIR ET D'AVERTISSEMENT. » 
N.B.Cette etude ne conslilue qu'une esquisse des re pauses donnees ou 
imposees a la question: «Combien de morts a Auschwitz ? » II serait 
facile defouini, t illi Vam Cerent a difjiculle du travail 

tient, en revanche, a ce que, selon les cas, les evaluations peuvent 
porter sur des categories de morts tres differentes: dans tel cas, on 
evalue le nombre des «tues», des « gazes », des «juifs » et, dans tel 
autre cas, on parle de « morts », de «victimes» et on ne distingue pas 
les «juifs » des «non juifs ». Quelquefois aussi les evaluations ne 
portent que sur une periode limitee. Pour ma part, j'ai evite toute 
extrapolation nuineiique a partii d'un chiffre donne pout une eourle 
periode de la vie du camp d' Auschwitz. 

Note bibliographique 

Chez les historiens qui soutiennent la these selon laquelle Auschwitz aurait 
ete un camp d' extermination, les principales etudes portant sur le nombre des 
morts dans ce camp sont, respectivement, celles du Francais Georges Wellers 
publiees en 1983 et 1990 et celles du Polonais Franciszek Piper publiees en 
1991, 1992 et 1994: 

- G. Wellers, «Essai de determination du nombre des morts au camp 
d' Auschwitz », Le Monde Juif, octobre-decembre 1983, p. 127-159 ; 

- «A propos du nombre de morts au camp d'Auschwitz», Le Monde Juif, 
octobre-decembre 1990, p. 187-195; 



I I i i 1 i / ; 

murderers between the years i L >4(! and i'-U: { ■• : en iillcmand : ■ Marlxrer unci Todesort 
viiii 4 Millionen Opfern ermordel van niizi.sti.sehen Viilkc nnardern. 1940 1945:. 



- F. Piper, « Estimating the Number of Deportees to and Victims of the 
Auschwitz-Birkenau Camp », Jerusalem, Yad Vasliem Similes. XXI (1991). 
p. 49-103. 

Cette derniere etude, corrigee et augmentee, a ete publiee sous la forme d'une 
brochure en langue anglaise imprimee en Pologne: 

- Auschwitz. How Many Perished. Jews, Poles, Gypsies..., [completed 
reprint], printed in Poland by Poligrafia ITS, 30-306, Krakow, 1992, 68 p. 
On peut aussi consulter: 

- «The Number of Victims » in Yisrael Gutman and Michael Berenbaum 
eds, Anatomy of the Auschwitz Death Camp, published in association with 
the United States Holocaust Memorial Museum, Bloomington and 
Indianapolis, Indiana University Press, 1994, p. 61-80. 

De ces cinq etudes, les plus interessantes sont, pour G. Wellers, celle de 
1983 et, pour F. Piper, celle de 1992, soit, en abrege ci-dessous: «G. 
Wellers, op.ci t, 1983» et «F. Piper, op. cit., 1992». Les deux auteurs 
precedent au rappel - douloureux pour eux - des «erreurs» commises dans le 
passe quant au nombredes morts d' Auschwitz. A ce propos, je recommande 
la lecture de G. Wellers, op. cit., 1983, p. 138-139, et celle de F. Piper, 
op. cit., 1992, p. 5-16. Rien ne montre mieux que ces pages a quel point, 
sur ce sujet pourtant si grave du nombre des morts, on s'est laisse aller aux 
pires fantaisies. 



20 decembre 1995 

Conseils a certains revisionnistes 
(«Fuyez la theorie, interrogez la realite !») 

[L'ensembh a i ,> a ele redi • h in I i ssc a quelques 

revisionnistes rencontres it Munich et en Baviere du Sud en octobre 
1993. Certains de ces revisionnistes m'avaient, je dois le dire, decupar 
la suffisance avec laquelle Us developpaienl soil des rues theoriques, 
soil lies considerations penalties sin le probleme des «chambres a gaz» 
nazies ou sur le fonctionnement et le reiideinenl des fours cremaloires 
dans les camps de concentration allemands. A ces revisionnistes je me 
permets, dans le present texte, de recommande ; plus de modestie, plus 
deprudenceet un plus grand souci de I'humble realite. Sin tin aspect 
du probleme des «chambres a ga:», c'esl-d-dire sur le risque pratique 
d 'explosion du gaz cyanhydrique, je leur cite la lettre d'un ingenieur 
californien et, sur un autre aspect de ce meme probleme, c 'est-d-dire 
sur le risque pratique d' intoxication pour toute personne habitant pres 
d'un lieu a desinsectiser par un gaz hautemenl toxique, je leur cite un 



recent article de journal inspire par un communique de VAgence 
aUcnumdc de presse.] 

La theorie n'est pas la vraie vie et le pedantisme n'est pas la vraie science. 
Liberty Bell, decembre 1994, p. 36-37. 

Si Ton desire savoir ce que sont dans la realite les 
dangers du gaz cyanhydrique ou de tout autre gaz hautcment 
toxique, il faut commencer par verifier ce que sont ces 
lii non pa ipres des theories, des 

! a. lion I \\ ipolations Si Ton desire savoir 

quclles etaient les possibilites reelles, a supposer qu'il y 
en ait eu, pour les Allemands, dans les annees quarante, 
d'executer des millions de personnes avec du gaz cyanhy- 
driquc. il i'aul commencer par vcrifiei cc qu'clail en realise 
unc chambre a gaz d'execution aux Etats-Unis a cette epo- 
quc (matcriau. forme, technique, fonctionnemcnl). Si ion 
desire savoir quelles etaient les possibilites reelles pour 
ces Allemands d' incinerer des millions de cadavres dans 
des crematoires, il faut commencer pat verifier combien de 
cadavres au maximum un four crcmaloire pcul en realite. 
aujourd'hui, incinerer en l'espace d'un mois (il ne faut pas 
demander combien de temps est necessaire pour incinerer 
un cadavre; cette question est trop theorique et, des repon- 
ses obtenues, on risquerait de deduire des extrapolations 

Dans la livraison d'octobre 1994 de Liberty Bell, 
vous avez publie un article de Friedrich Berg sous le titre : 
«Les machinistes devaient porter un masque a gaz quand 
ils s'occupaient des fourneaux». J'avais pris part au debat 
par une lettre que vous aviez publiee dans la livraison 
d'avril 1993 de Liberty Bell; il y etait question du caracte- 
re explosif du HCN [acide cyanhydrique] et de mon expe- 
rience, en tant qu'ingenieur, du materiel anti-explosion 
utilise pour le gaz naturel. 

Ce n'est pas l'existence d'une proportion tonnante 
aii' gaz qui determine l'installation de dispositifs anti-ex- 
plosion. Ce qui preoccupe, e'est le fonctionnement defec- 
tueux du materiel ou 1'erreur de l'operateur dans la manipu- 
lation des gaz inflammables a proximite d'un foyer ou- 
vert. En particulier, les fuites, par le materiel, de gaz plus 
lourd que l'air (ce qui n'est pas le cas du HCN) dans des lo- 
caux fermes. Pour l'industrie, e'est le propane qui est le 
mauvais larron. Dans la plupart des cas, on exagere le dan- 
ger, inais les installations se font neanmoins conforme- 
ment au reglemenl de la National fJcclric |Company|. Ce 
qui ne veut pas dire que telles etaient les exigences en Al- 
lemagne nationale-socialiste. Je suis certain que tous les 



plans de l'epoque, pour toute installation qui comporlail 
normalement la presence de quelque proportion que ce fut 
de HCN dans ['atmosphere, prevoyaient du materiel anti- 
explosion, quoi qu'on en pense a la firme Du Pont [de Ne- 
ll est exact que les limilcs d"inflammabilitc du HCN 
s'etendent de 5,6 a 40 % en volume dans l'air, mais ces li- 
mites valent pour les conditions normales et elles 
s 'e I argissent en fonction de la temperature et, je pense, de 
la pression. Si bien que, si une poche de melange air-gaz 
prend feu, le brusque accroissement de temperature enflam- 
mera egalement les volumes plus dilues de melange air 
«az. ajoutant ainsi a la masse enflammee, done a l'ex- 
plosion. 

Recemment, en feuilletant ma collection d'anciens 
numeros du magazine Life, je tombais sur un article {Life, 
22 decembre 1947, p. 31) avec des photos d'une maison 
de Los Angeles «avant» et «apres» une fumigation au gaz 
cyanhydrique. La photo d'«apres» montrait la maison 
totalement effondree apres la devastation provoquee par 
1' explosion. Par ailleurs, cette annee [1994], au cours des 
informations, on a rapporte qu'une maitresse de maison 
avait ouvert, pour une seule operation, vingt-cinq boites 
dc disinfectant (bombes anli punaiscs), ce qui avait pro- 
voque une explosion. 

Dans la vie reelle, le HCN explose bel et bien. Je re- 
connais aussi que la plupart des gens qui l'utilisent en 
ignorent generalement le danger. 

R. T., Californie 
[R.T. est un ingenieur repond ant a F. Berg qui mi-nimisait 
les dangers d'explosion du HCN.] 

Kreiszeitung Boblinger Bote, 16 
novembre 1995, p. 7, 
d'apres «DPA» [Deutsche Pressagentur]. 

Le ratage a etc complct. Trois habitants de la localite 
ont ete intoxiques tandis qu'une quantite d'insectes xylo- 
phages en ont rechappc tel est le bilan d'une operation 
desastrcusc entreprise conlrc des nuisibles dans une eglise 
de la localite touristique de Lovran, pres de Rijeka en 
Croatie. A cause du travail improvise des desinseetiseurs. 
il a fallu, pour raison de securite, evacuer plusieurs cen- 
taines d'habitants de la localite. 



Les desinsectiseurs avaient voulu s'attaquer de nuit, 
au moyen d'un gaz hautement toxique, a des vers a bois 
dans I'eglise Saint-Juraj de Lovran. Comme ils n'avaient 
pas obture le batiment dans les regies de l'art, le gaz 
s'etait echappe vers les maisons voisines ou les habitants 
etaienl deja en train de dormir. «Subitement pris de nau- 
sees, les gens se sont heureusement tout de suite eveilles, 
ce qui les a sauves d'une mort certaine», ecrit lc journal 
Vecernji List. Cependant, trois habitants ont souffert 
d' intoxication grave. Le maire a decide l'evacuation du 
centre de la localite. Les desinsectiseurs ont etc ancles. 
Les vers a bois ont survecu. 
Je dois la communication de cet article a l'obligeance du chimiste allemand 
Germar Rudolf qui avait participe aux rencontres revisionnistes de Munich et 
de Baviere du Sud et qui m'ecrivait, le 5 decembre 1995 : 

«L' information de l'Agence allemande de presse est 
parue dans bien d'autres journaux. Cette information prou- 
ve en fait ce que vous avez toujours affirme [sur le sujet] - 
contre le scepticisme de maint revisionniste, y compris 



26 decembre 1995 

De quel droit les vainqueurs 

de la seconde guerre mondiale denoncent-ils 

les pillages exerces par le vaincu ? 

Le pere de l'ordinateur etait un Allemand du IIP Reich dont les recherches 
furent financees par les autorites du IIP Reich. 

Si on mene grand bruit autour des pillages, les uns reels et les autres 
supposes, de Hitler, de Goring ou des autorites allemandes d'occupation 
pendant la derniere guerre, on est, en revanche, discret sur les plus vastes 
pillages qu'ait probablement connus l'histoire mondiale: ceux qu'ont 
perpetres, en Allemagne, a partir de 1945, les vainqueurs de la seconde guerre 
mondiale. En particulier, le vol des brevets et des decouvertes scientifiques 
semble avoir atteint des proportions considerables. Par ailleurs, dans une 
Allemagne exsangue, dont on demantelait les usines et dont on emprisonnait 
ou poursuivait devant les tribunaux une grande partie des elites dirigeantes de 
l'economie, de la science et de l'enseignement, beaucoup de savants et 
d'ingenieurs de tout premier ordre n'avaient d'autre ressource que de se mettre 
au service des vainqueurs. 

II faudrait pouvoir comparer en toute serenite la politique economique de 
l'Allemagne dans les territoires qu'elle a occupes pendant la guerre avec la 



politique economique des Americains, des Britanniques, des Francais et des 
Sovietiques pendant la guerre et apres la guerre dans les pays qu'ils ont, a 
leur tour, occupes. On a tendance a exagerer l'aide apportee par les 
Americains a l'Allemagne avec le «plan Marshall ». Cette aide fut tardive 
(1948-1952) et les Etats-Unis ne firent la que restituer une petite partie de ce 
qu'ils avaient auparavant vole a V Allemagne (ou de ce qu'ils avaient permis a 
d'autres vainqueurs de voler a l'Allemagne). «Passe-moi ta montre, je te dirai 
1'heure ! » Avec le plan Marshall, les Americains ont «dit l'heure» aux Alle- 
mands des «annees zero». Je dois cette remarque au revisionniste Ernst 
Ziindel. 

Au sujet de la politique economique de l'Allemagne dans les territoires 
qu'ellea occupes pendant la guerre, il est un aspect qu'on neglige souvent: 
celui de l'aide apportee par ce pays aux economies europeennes menacees 
d'effondrement a cause, en particulier, du blocus exerce d'abord par les 
Britanniques seuls, puis par les Britanniques et les Americains reunis. Sans 
doute l'Allemagne etait-elle mue par la necessite de sauvegarder autant que 
possible l'economie et la monnaie des pays occupes mais ainsi a-t-elle agi en 
la circonstance. II faut done le dire et non le cacher. 

La Grece, par exemple, etait menacee, a cause du blocus anglais, a la fois par 
la famine et par l'effondrement de sa monnaie. L'Allemagne fut amenee a 
prendre en faveur de la Grece qu'elle occupait des mesures que les manuels 
d'histoirepassent sous silence parce qu'elles ne correspondent pas du tout a 
l'image qu'on se fait ordinairement de l'Allemagne nationale-socialiste. En 
pleine guerre, L'Allemagne qui, pourtant, manquait cruellement d'or et de 
ravitaillement, envoya a la Grece (et al'Albanie) un million trois cent mille 
livres d'or, soixante-mille tonnes d' aliments divers ainsi que des produits 
d' exportation allemands. A partir d'une certaine epoque, en accord avec les 
Britanniques, «le bateau sucdois Halarcn quiltait chaque mois Trieste ou Ve- 
nise pour le Piree, charge de ravitaillemenl allemand destine a la Grece». Du 
moins est-ce la ce que rapportait, sans etre dementi, l'ambassadeur Hermann 
Neubacher, ancien maire de Vienne, qui declarait devant le Tribunal de 
Nuremberg qu'« ainsi, en accord avec le Plan de quatre ans [e'est-a-dire avec 
l'accord d'Hermann Goring], Funk [ministre de l'Economie] avait consenti le 
sacrifice le plus lourd pour l'Allemagne, a savoir: envoyer en Grece une 
grande quantite d'or pour retarder l'inflation '. » 

II semble que bien des exemples aussi etonnants que celui-la pourraient etre 
cites a propos de la politique economique de l'Allemagne dans les territoires 
occupes, y compris en Pologne, dans les pays Baltes et en Ukraine. 



1996 

[Jacques DUPONT] 



20 fevrier 1996 



Contre le revisionnisme historique 

Sous le titre, laborieux et contourne, de Comment I'idee vint a 
M. Rassinier, un etudiant du nom de Florent Brayard vient de consacrer un 
factum a «la naissance du revisionnisme ». 

II arrive que la qualite morale d'un auteur puisse se juger a la simple lecture 
des premieres et des dernieres lignes de son ouvrage. C'est ici le cas. Le livre 
s'ouvre sur deux breves epigraphies qui laissent entendre que les ecrits 
revisionnistes, a commencer par ceux de Paul Rassinier (ancien resistant, 
ancien deporte, et pere du revisionnisme), ne peuvent que laisser des «plaies» 
au cceur de leurs victimes et sont des «crachat[s]dedement[s]». Et le meme 
livre se clot sur un alinea ou 1' auteur remercie la veuve de P. Rassinier de lui 
avoir communique les archives de son mari ! 

Entre ces premieres et ces dernieres lignes coule, au long de quatre cent 
cinquante pages, un flot de basses speculations sur le compte de P. Rassinier 
et de quelques autres revisionnistes. On ne constate aucun effort de reflexion. 
Le desordre regne. Les titres et sous-titres des chapitres ou des sections ne 
permettent guere de discerner une progression logique. Le quart du texte se 
compose de notes a tiroir ou l'auteur a entasse pele-mele des materiaux qu'il 
ne savait ou placer. L'expression est embarrassee. Elle s'encombre d'images 
et de cliches empruntes au mauvais journalisme. Trop souvent, le ton est 
celui de la plus pesante ironie. 

F. Brayard realise une prouesse. II escamote presque entierement la piece 
centrale de 1' argumentation revisionniste qui, comme on le sait, est d'ordre 
materialiste et physico-chimique. II ne souffle mot du resultat materiel des 
enquetes du Francais Robert Faurisson, de l'Americain Fred Leuchter, de 
l'Allemand Germar Rudolf, de 1' Autrichien Walter Liiftl (ancien president de 
la Chambre des ingenieurs d'Autriche), du Canadien John Ball, du Germano- 
Canadien Ernst Zundel. II nomme Michel de Boiiard mais sans mentionner le 
ralliement au revisionnisme, a partir de 1986, de cet ancien deporte, membre 
eminent de l'Universite de Caen et du Comite d'histoire de la deuxieme 
guerre mondiale. II denature la these d'Henri Roques. La personnalite de 



R. Faurisson, auquel il consacre tout un chapitre, le subjugue ou le hante 
comme un cauchemar qui paralyserait toute faculte d' analyse. II passe sous 
silence ce que l'exterminationniste Yehuda Bauer a dit de l'«ineptie» de 
«Wannsee» et ce que l'exterminationniste Christopher Browning a declare 
sur la non-valeur du temoignage de Rudolf Hoss. Pas un mot non plus d'Eric 
Conan et de son enquete de L' Express (19-25 Janvier 1995) sur les 
manipulations du musee d' Auschwitz ! 

A l'exemple de tous ceux qui, en France, font profession d'ecrire contre le 
revisionnisme, l'auteur a pris soin de n'aller interroger aucun revisionniste. 
L'ouvrage est preface par Pierre Vidal-Naquet. Avant sa publication en 1996, 
sous sa forme presente, il n'etait, a l'origine, qu'un memoire universitaire 
dont la soutenance se serait deroulee en 1991; on nous precise: «sous la 
direction de Pierre Nora (au jury, Pierre Vidal-Naquet) ». 

Jacques Dupont 



Une illustration autrichienne 
du mythe des chambres a gaz 

Brigitte Bailer-Galanda, Wolfgang Benz, Wolfgang Neugebauer sont les trois 
principaux auteurs d'un ouvrage sur «la verite et "le mensonge 
d Auschwitz" » destine, nous dit-on, a combattre «la propagande 
"revisionniste'V. II s'agit d'un recueil d'articles qui emanent principalement 
de collaborateurs du Centre de documentation de la Resistance autrichienne 
(DOW). W. Benz, lui, dirige le centre de recherches sur l'antisemitisme de 
l'Universite technique de Berlin. 

La preface d'un imposteur 

La preface est de Simon Wiesenthal dont les mensonges ne se comptentplus. 
Sur ce chapitre, je renvoie, d'une part, a l'article que j'ai intitule « Simon le 
menteur» (2 juillet 1995) 2 et, d'autre part, a la devastatrice emission 
«Panorama» de la premiere chaine de television allemande (ARD) consacree, 
le 8 fevrier 1996, aux mensonges de S. Wiesenthal 3 . Dans cette emission 
on voit se succeder une serie de personnalites juives qui ont fini par denoncer 
l'imposteur. Ces personnalites sont notamment: Eli Rosenbaum 
(responsable de YOffice of Special Investigations, organisme rattache au 



1. B. Bailer Galanda. W. Benz. W. Neugebauer, Wahrheit unci ■ Auschwitzliiiic >•. 

2. Rcproduit dans le present \olume a la page 171 I. 

3. Voy., egalement. M. Weber. « Simon Wiesenthal. le faux "chasseur de na- 



ministere de la Justice aux Etats-Unis et specialise dans la recherche des 
«criminels de guerre »), Rafi Eitan (qui avait dirige l'operation de 
l'enlevement d'Eichmann), Isser Harel (ancien responsable du Mossad), 
Ottmar Katz (reporter abuse par S. Wiesenthal dans l'affaire Mengele), 
Benjamin Weiser Varan (ancien ambassadeur d'lsrael a Asuncion) et Neal 
Sher (predecesseur d'Eli Rosenbaum). Les responsables de la Commission of 
Inquiry on War Criminals du Canada joignent leurs voix a ce concert d'ac- 
cusations '. 

Un ouvrage fallacieux 

L'ouvrage contient vingt-quatre illustrations mais on n'y trouve aucune 
reponse a mon defi: «Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre a gaz 
nazie.» On n'y decouvre nulle photographie, nul dessin de ces pretendus 
abattoirs chimiques que, sur place, on continue de presenter aux touristes soit 
«a l'etat d'origine», soit «reconstruits», soit «en ruines». Et cela, qu'il 
s'agisse, en particulier, d'Auschwitz, de Birkenau ou de Mauthausen. 
Les 29 et 30 avril 1995, les medias du monde entier annoncaient a son de 
trompe la « Decouverte de la premiere preuve technique des chambres a gaz ». 
On ajoutait qu'il s'agissait d'un ventilateur utilise a Mauthausen par les nazis 
pour aspirer le gaz contenu dans la chambre a gaz apres la mort i 
«Cette decouverte est capitale», precisait Florian Freund, l'un des his 
a l'origine de ladecouverte 2 . Or, F. Freund est precisement l'un des auteurs 
du livre en question. Son chapitre sur «les meurtres par gaz -poison a 
Mauthausen et Gusen» est indigent. II ne contient pas la moindre 
information veritablement technique, a l'exception d'une photographie de mai 
1945, qui represente un Americain extrayant deux boites d'un kit de gazage. 
On se garde bien de nous dire qu'il s'agit d'un kit de gazage... de disinfec- 
tion ! Quant a la pretendue chambre a gaz visitee par des foules de touristes a 
Mauthausen, F. Freund explique qu'elle a ete, depuis 1945, «restauree» et a 
ce point «retouchee» dans sa substance qu'on ne peut plus dire exactement 
quel pouvait en etre l'etat d'origine 3 . 



1. Voy. L. Millol. 'Line emission dchoulonne Wiesenthal. Le chasseur de nazis 
presente comme un imposleur a la tele allemande>> ou encore L. Delattre, «Le "chas- 

scui de nazis" Simon Wiesenthal est critique aux tints Unis el en Israel ». 

2. Voy. Var Matin. 29a\ril 199:1. p. IS. ou The Sunday limes (Australie), 30 avril 
1995. 

3. Sur l'imposture de la «ehanthre a gaz » de Mauthausen et sur les versions suc- 
cessives et contradietoires lournies an.\ \ isiteurs. an coins des ans. par les autorites du 
musee quant a la description el an fonctionnement de cette • chambre a gaz ». on peut 
lire de F. Leuchter. « Le Second Rapport Leuehtcr (Dachau. Mauthausen, Hartheim), 
prepare a la demande de Lrnst Zundel. In juiii I989». D'abord redige en anglais, ce 
rapport a egalement etc public 1 en allemand a\ ee une bibliographic critique de R. Fau- 
risson. reproduite ci dessus dans le vol. Ill, p. 1073. 



Nulle question de ventilateur. Or, ce ventilateur a ete trouve soit avant, soit 
apres la redaction du livre ; dans le premier cas, le fait qu'on ne le mentionne 
pas dans ce livre signifie que F. Freund s'est apercu que cette «preuve 
technique » n'en etait pas une ; dans le second cas, l'annonce de la «decouverte 
de la premiere preuve technique » prouve que F. Freund n'a pas apporte la 
moindre preuve technique dans son chapitre. 

D'Auschwitz, on nous montre une partie des mines du Krematorium-II, cense 
avoir contenu une chambre a gaz homicide, mais la photographie est prise de 
telle facon qu'au lieu de nous donner a voir les ruines de cette pretendue 
chambre a gaz on nous fait voir les ruines . . . du pretendu vestiaire. II faut dire 
que les ruines de la « chambre a gaz» sont genantes: on peut, encore 
aujourd'hui, y constater l'absence, dans le toit, de tout pretendu orifice 
d'introduction des granules de Zyklon B ! Pour eviter d'appeler l'attention du 
lecteur sur cette fausse chambre a gaz, on lui a done montre un faux vestiaire. 
En realite, il s'agissait de deux chambres froides (Leichenkeller) pour les cada- 
vres en attente de cremation. 

Le refus obstine d'une expertise 

Tous ces vestiges ou toutes ces ruines seraient a expertiser. Les re- 
visionnistes Font fait. Qu'attendent les exterminationnistes pour entreprendre, 
a leur tour, une telle expertise technique et pour en publier les resultats ? 
Le 5 mai 1992, le revisionniste Gerd Honsik etait condamne par le tribunal 
de Vienne a une peine de dix-huit mois et dix jours d'emprisonnement. Son 
avocat etait Herbert Schaller. Le president du tribunal s'appelait Walter 
Stockhammer. L'expert (sic) de l'accusation etait le professeur Gerhard 
Jagschitz. Dans sa scandaleuse expertise, ce dernier avait conclu a 1'existence 
de chambres a gaz homicides a Auschwitz. II l'avait fait a partir de documents 
allemands - fort connus des revisionnistes - mentionnant des gazages... de 
disinfection. Aucune expertise technique de 1'arme du crime n'avait ete 
fournie au tribunal. Aucune preuve technique non plus, puisque, aussi bien, 
comme on vient de le voir, e'est seulement en 1995, soit trois ans plus tard 
qu'on pretendrait saluer« la premiere preuve technique » ! Le soir du verdict, 
un long debat consacre a l'affaire Honsik rassemblait huit personnes a la tele- 
vision autrichienne. Les participants etaient, d'une part, 1'avocat H. Schaller 
et, d'autre part, tous ligues contre lui, sept personnes et l'animateur. 
L'avocat, manifestement effraye par la perspective d'etre a son tour poursuivi 
pour delit de revisionnisme, eut tout de meme le courage, au debut et a la fin 
de remission, de dire qu'une expertise technique semblait necessaire. Le 
professeur Jagschitz bredouilla qu'une telle expertise etait possible mais 
seulement a litre de «complement» de ce que rapportaient temoins et 
documents (ce qui n'a pas de sens). Tous les autres participants esquiverent le 



sujet. Tous, sauf un: W. Benz, qui se declara contre une telle expertise, sans 
donner ses raisons. 

W. Benz est l'un des trois auteurs principaux de la publication de Wahrheii 
and «Auschwitzluge». Cet universitaire s'est fait une specialite, en 
Allemagne, de la denonciation des revisionnistes. II doit savoir qu'une 
expertise officielle confirmerait inevitablement les expertises revisionnistes 
et, en particulier, celles, successivement, de l'Americain F. Leuchter, de 
l'Allemand Germar Rudolf et de l'Autrichien Walter Liiftl, ancien presidentde 
la chambre des ingenieurs dAutriche. A cause de ses conclusions, W. Liiftl a 
ete contraint de demissionner de ce poste de haute responsabilite. Le 
ministere public a voulu le poursuivre puis, a renonce a toute poursuite. Et 
pour cause: W. Liiftl aurait demontre, dans son proces, a la face du monde 
entier, l'imposture des chambres a gaz. 

Conclusion pratique 

En Autriche, sous le regne de Simon Wiesenthal, le juge Stockhammer, le 
professeur Jagschitz et le Centre de documentation de la Resistance 
autrichienne (DOW) ont collabore dans le mensonge des pretendues chambres 
a gaz nazies. 

Le livre de B. Bailer-Galanda, de W. Benz, de W. Neugebauer, de F. Freund et 
de huit autres auteurs - livre preface par S. Wiesenthal lui-meme - est 
remarquable par son indigence, ses insuffisances et ses silences. II illustre le 
mythe qui s'est, pendant un demi-siecle, developpe autour des pretendues 
chambres a gaz dAuschwitz (en Pologne) et de Mauthausen (en Autriche). 
Les exterminationnistes ont obstinement refuse l'expertise technique de ces 
chambres a gaz parce qu'ils devaient savoir - et parce qu'aujourd'hui, mieux 
que jamais, ils doivent savoir - qu'une telle expertise ne pourrait que 
confirmer les expertises techniques menees, sur la demande des 
revisionnistes, a Auschwitz, a Mauthausen et dans quclqucs aulrcs anciens 
camps de concentration du IIP Reich. 

Le devoir des citoyens allemands et des citoyens autrichiens est devenu clair: 
il est d'exiger une expertise technique de l'arme du crime. On n'a plus le droit 
de les renvoyer a des «temoignages», a des «aveux», a des decisions 
judiciaircs, a des livres, a des films et a des articles: on doit leur fournir la 
preuve materielle que les locaux designes aux touristes comme ayant servi 
d'abattoirs chimiques ont pu etre utilises et ont ete effectivement utilises a de 
telles fins criminelles. Ce qui s'impose dans l'etude des crimes les plus 
ordinaires s'impose, a plus forte raison, dans l'etude du plus extraordinairedes 
crimes. Tout le reste n'est que litterature. Tout le reste n'est que diversion et 



n'a pas plus de valeur que le pitoyable ouvrage du DOW, preface par l'impos- 
teur Simon Wiesenthal '. 



9 fevrier 1996 

Elie Wiesel : un mensonge de plus 

Le 7 fevrier, Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, professeur a l'universite de 
Boston, a recu les insignes de docteur honoris causa de l'universite (de 
Picardie) Jules Verne. Dans sa livraison du 9 fevrier, Le CourrierPicard ecrit 
a propos de la conference donnee par E. Wiesel : 

«Dans le public une question fuse: "Et que pensez- 
vous de l'emergence des courants revisionnistes et nega- 
lionnisles ?" E. Wiesel repond: "Ce sont des antiseanilcs 
viiulcnts, vicieux, structures et bien finances. Le jour ou 
j'ai recu le prix Nobel, ils etaient des centaines dans la rue 
a manifester contre moi. Jamais je ne leur accorderai la (li- 
gnite du debat. Ce sont des etres moralement malades. Je 
crois savoir combattre 1' injustice, je ne sais pas combat- 
tre la laideur."» 
On reconnait la le langage habituel d'Elie Wiesel mais la phrase «le jour ou 
j'ai recu le prix Nobel, ils etaient des centaines dans la rue a manifester 
contre moi » est nouvelle et constitue un mensonge de plus chez ce « grand 
faux temoin», comme je l'ai appele, ou chez ce «marchand de Shoah», 
comme l'a appele Pierre Vidal-Naquet 2 . 

Pour avoir ete present sur les lieux, a Oslo, en decembre 1986, je peux 
certifier que le nombre des manifestants contre Elie Wiesel etait egal a zero. 
Trois personnes distribuaient un tract, redige en suedois et en anglais, sur 
"Elie Wiesel, un grand faux temoin". II s'agissait de trois Francais: Pierre 
Guillaume, Serge Thion et moi-meme. 

[Publie dans Rivarol, 15 mars 1996, p. 2.] 



15 mars 1996 



1 I hi in 1 i r hi n 1: i li i a i i le change en invoquant, selon 

la tradition, une expertise polono eomimmiste de I'lnstilut d'expertise de Cracovie. Da- 
tee du 15 decembre I 1 ) Li cette expertise pone stir des pieces de zinc «d'orifices d'ae 
ration », des chevenx ou des objets inetalliqucs retron\cs a Vusehuitz. hlle nc decrit 
ni n'analyse aiieun local cense avoir -era de chambre a luiz homicide. Le paradoxe 
est que les Polonais. qui dis]iosaient pourtant dan insliii.it d'expertises judiciaires, n'ont 
precisement pas expertise 1'arme du crime ! 

2. P. Vidal-Naquet, Entielicn avec. Michel Folco, p. 57. 



Une nouvelle version juive de l'«Holocauste» 

II y a deux ans et demi, j'annoncais que les juifs seraient un jour contraints 
d'abandonner progressivement le mensonge des chambres a gaz nazies mais 
qu'ils le feraient non sans maintenir avec aplomb que l'«Holocauste» reste 
une verite inchangee '. 
Ce jour est arrive le 15 decembre 1995. 

Ce jour-la, Michel Korzec, professeur neerlandais d'origine juive polonaise, a 
publie dans le periodique Inlcrmediiiir 2 un long article ou il declare qu'on a 
trop insiste sur l'importance des chambres a gaz et sur le nombre des gazes. II 
ajoute, au prix d'une contorsion dialectique digne de la Cabale, que les 
Allemands, et non les juifs, sont responsables de cette erreur. 
II estime que sur les cinq [et non les six] millions de juifs victimes de 
1' «Holocauste», seuls «peut-etre sept cent mille a huit cent mille [et non des 
millions] ont ete gazes ». II ne nous dit pas comment il est parvenu a cette 
estimation, qui est d'autant plus surprenante de sa part qu'il avoue ne pas 
savoir combien de juifs ont peri dans des « camps d' extermination comme 
Treblinka et Sobibor», ni meme a Auschwitz ou a Birkenau. 
Sa theorie est qu'il existe un « my the de l'efficace meurtre de masse » selon 
lequel un petit nombre d' Allemands auraient concu et fait fonctionner un petit 
nombre d'abattoirs chimiques liquidant (grace a une technique moderne) des 
foules de juifs alors qu'en realite, pour lui, le « meurtre de masse » s'est 
produit en un grand nombre de lieux situes en Europe de l'Est (grace a «des 
moyens primitifs» comme les executions, les coups, les pendaisons, la 
famine provoquee), ce qui implique qu'ont pris part au meurtre un nombre 
tres important dAllemands. 

M. Korzec, qui n'en est pas a une impudence pres, insinue que, si la justice 
allemande punit ce qu'elle appelle «le mensonge dAuschwitz», c'est peut-etre 
pour accrediter la version la plus favorable aux Allemands : a savoir que seul 
un petit nombre dAllemands ont ete impliques dans le « meurtre de masse » 
des juifs. 

Le Beige Siegfried Verbeke, qui publie des ouvrages et un periodique 
revisionnistes, fait montre d'un courage et d'une activite exceptionnels. Dans 
une recente livraison de son periodique 3 , il a reproduit l'integralite de l'article 
de M. Korzec. II presente cet article comme un document significatif ; un 
universitaire juif, tout en critiquant les revisionnistes, y reconnait la valeur 
de leurs arguments et demande qu'on ne fasse plus tomber le revisionnisme 
sous le coup de la loi. S. Verbeke pense egalement que l'universitaire 



1. R. Faurisson. « Les juifs pourraienl renoncei au mythc de la chambre a gaz na 

I 1 I I I [I'l Mil 1 I I j 1 I I HI 1 | I 

2 M. Korzec. « De myihe van de ciTicicntc massamoord*. 

i id ii I i i n ] i I I ■ i n h h I lbhotheek et de la 

VHO Nieuushiiej (lairc d'inlormation de la. libre recherche historique). Postbus 60, B- 
2600 Berchem 2, Belgique. 



neerlandais entame ainsi une discussion sur un sujet qui est tabou aux Pays- 
Bas. 

Le Suisse Jtirgen Graf, auteur d'ouvrages revisionnistes en allemand et en 
francais, deploie dans son domaine le meme courage et la meme activite que 
S. Verbeke '. C'est a lui que je dois la traduction de l'article de M. Korzec. II 
se demande si l'article neerlandais constitue un cas isole ou s'il est un ballon 
d'essai pour tester les reactions a une nouvelle version de F «Holocauste». II 
penche pour la seconde hypothese parce qu'il ne croit pas qu'aux Pays-Bas un 
professeur juif peut se permettre une telle audace sans avoir consulte les 
hautes autorites juives de son pays. 

Pour moi, je vois dans l'article de M. Korzec une initiative personnelle qui 
s'inscrit dans un processus inevitable de revision, par les juifs eux-memes, de 
l'histoire de l'«Holocauste». Les juifs avaient deja abandonne le mythe du 
savon juif en osant affirmer qu'il s'agissait d'un mensonge allemand et ils 
avaient aussi renonce au mythe des quatre millions de morts d' Auschwitz en 
osant pretendre qu'il s'agissait d'un mensonge polonais. II me semble done 
normal qu'un juif vienne aujourd'hui insinuer que le mythe des chambres a 
gaz comme instrument principal de l'«Holocauste» est un mensonge qui sert 
l'interet des Allemands. 

Je rappelle qu'il y a quelques annees deja deux juifs francais envisageaient 
l'hypothese selon laquelle les Allemands, en creant le mensonge des 
chambres a gaz, avaient tout simplement mis au point «une bombe a 
retardement» contre les juifs. 2 



19 mars 1996 

Le Monde Juif contre Jean-Claude Pressac 

Jean-Claude Pressac est ce pharmacien que Serge Klarsfeld avait engage a son 
service contre le revisionnisme. D'apres Michael Berenbaum, directeur 
scientifique del' Holocaust Memorial Museum a Washington, «depuis 1982, 
le travail de M. Pressac a ete promu et soutenu au niveau de la 
documentation, de l'edition et des finances par la Fondation Beate 
Klarsfeld 3 . » 

J.-C. Pressac est notamment l'auteur d'un livre salue en 1993-1994 par les 
grands media du monde entier comme une ceuvre qui donnait une replique 



1. Jiirgen Grai esl notamment I'aiiteui' de Da Holocaust ttuf clem I'riif stand 
(1992), Der Holocaust Sclnvindcl (1993). L'Holocattsic an scam, r I 1993) (livre inter- 
dit de circulation en France par arrete ministeriel dn 19 decembre 1994). Auschwitz, 
' i, , , itidnissc mid Angt les ioloctiust (199 / Icsttrsache Zeitge- 
schichtsforsclmng (1995). 

2. Lettre d'lda Zajdel el Mai ione pnhli lans le periodiqtie A ' 

3. Anatomy of the Auschwitz Death Camp, p. XIII. 



definitive a 1' argumentation revisionniste Les Crematoires d' Auschwitz, La 
Machineriedumeurtrede masse, CNRS editions, 1993. 
Dans sa Reponse a J.-C. Pressac sur le probleme des chambres a gaz, Robert 
Faurisson soutenait que l'ouvrage de Pressac ne possedait pas la moindre 
valeur scientifique, qu'il fourmillait de trucages, n'indiquait guere de sources 
et paraissait l'oeuvre d'un romancier. Immediatement cite devant la XVIP 
chambre, le professeur exigeait et obtenait la comparution du pharmacien qui, 
sous les coups de boutoir des questions preparees par R. Faurisson et 
formulees par son avocat, M e Eric Delcroix, s'effondrait litteralement, a la 
consternation de ses amis et du Parquet. 

Ses amis le jettent maintenant aux chiens. En cinq pages du Monde Juif, 
Maurice Cling execute le pharmacien. Voici quelques-uns des mots qu'il en 
vient a utiliser a propos d'une seule page des Crematoires d' Auschwitz: 
«trucage de texte... ne mentionne pas sa source... aucune source n'est 
citee.. aucune source... substitution... absence de toute mention des 
sources... utilisation douteuse (d'un) texte... ce qui temoigne d'un talent 
litteraire incontestable ; sont ajoutes le sourire et l'odeur, pour faire bonne 
mesure... dissimulation des sources... trucage du texte d'origine... 
Elucubrations... hypocrisie,. affirmation aberrante '. » 

Enfin vient la plus grave des accusations: J.-C. Pressac serait un disciple de 
R. Faurisson. 

II n'y a qu'un dommage pour le Monde Juif: contrairement a une legende 
tenace, jamais J.-C. Pressac n'a ete revisionniste. S'il est un auteur que le 
professeur Faurisson, a la difference de certains revisionnistes, n'a jamais 
epargne, c'est bien ce pharmacien. Le professeur a meme ete condamne par la 
XVIP chambre precisement pour sa Reponse a Jean-Claude Pressac. 

[Publie dans Rivarol, 22 mars 1996, p. 8.] 



Pauvre Pressac ! 

Dans un article du Monde Juif autre que celui dont parle J. Aitken, Pressac 
est attaque pour un chapitre de La Deportation, le systeme concentralionnaire 
nazi, ouvrage publie sous la direction de Francois Bedarida et de Laurent 
Gervereau a 1' occasion du cinquantenaire de la liberation des camps: un 
chapitre qui souleve «une veritable indignation » 2 et «dont on aimerait 



comprendre pourquoi les directeurs de publication l'ont accepteV. Les auteurs 
de l'article, parmi lesquels Georges Bensoussan, redacteur en chef du Monde 
Juif, denoncent chez Pressac «perversites», «amalgame», «assertion 
mensongere», « rapprochement fallacieux» et ils declarent que «la 
comptabilite des victimes, toujours fixee a la baisse, n'est que la partie 
visible du revisionnisme de l'auteur» 2 . Et j'en passe ! 

[Publie dans Rivarol, 12 avril 1996, p. 4.] 



Ducasse (1846-1870) et non Lautreamont 

Ne le 4 avril 1846 a Montevideo ou son pere est chancelier delegue du 
consulat de France, Isidore Ducasse est envoye en France pour y faire ses 
etudes aux lycees de Tarbes, puis de Pau. Apres ses annees de lycee, il vient 
se fixer a Paris en 1867. L'annee suivante, il fait paraitre une plaquette 
anonyme contenant le premier des Chants de Maldoror (texte ensuite insere 
dans une revue publiee a Bordeaux), dont l'edition complete en six chants 
parait en 1869, a Paris, sous le titre de: Les Chants de Maldoror par le 
Comte de Lautreamont . En 1870, sous le nom d'Isidore Ducasse, il publie 
deux minces fascicules: Poesies (I) et Poesies (II), qui sont, deliberement, de 
la prose la plus plate. II meurt a Paris, a l'age de vingt-quatre ans, le 
24 novembre 1870, probablement d'une «fievre maligne ». On n'a jusqu'a 
present retrouve de lui qu'une demi-douzaine de lettres, dont l'une est adressee 
a Victor Hugo 3 , et quelques mots d' envoi adresses a des revuistes. 
La gloire de celui qu'on appelle Lautreamont sera posthume et sulfureuse. 
Les surrealistes en feront leur genie tutelaire et Valery Larbaud parlera de son 
«romantisme flamboyant». En 1971, je publie dans La Nouvelle Revue 
Francaise*; un article sur «Les divertissements d'Isidore». Michel Polac 
m'invite a la television. II jubile. Quelques extraits des Chants de Maldoror 
ont suffi a mettre en joie le public venu assister a remission cependant que, 
sur le plateau, des representants de l'intelligence critique paraissent offusques. 
Je viens de reveler que, pour moi, les Chants et les Poesies sont, en realite, 
deux fantaisies bouffonnes. 

Une soutenance, un match 

1. Id., p. 186. 

2. Id., p. 188-189. 

3. Une seule edition des cvuu'cs completes d'Isidore Ducasse est a recoininander. 
celle des «fac-shnilcs des editions originales »». publiee par La Tahle Ronde en 1970. 

1 v i / Mil I i ' 



Le 17 juin 1972, l'amphitheatre Richelieu de la Sorbonne est plein. II va 
entendre, a ce que disent les connaisseurs, la plus animee des soutenances de 
these qu'ait jamais vecue l'Universite francaise. 

Onze ans auparavant, j'avais trouble la quietude des sorbonagres, et en 
particulier celle de Rene Etiemble, en publiant chez J. -J. Pauvert un petit 
ouvrage intitule A-t-on lu Rimbaud ? ' Cette fois-ci, le sujet de ma these est 
«La Bouffonnerie de Lautreamont», en instance de parution chez Gallimard 
sous le titre A' A-t-on lu Lautreamont ? Jacques Robichez preside le jury. 
Pierre-Georges Castex est le rapporteur (le «patron») de la these. Les deux 
autres membres du jury sont Pierre Citron et Pierre Albouy. La seance 
commence a 14h et s'achevera a 20h par la proclamation du resultat: la these 
est admise avec la mention tres honorable [c'est-a-dire tres bien]; le jury 
aurait pu me tenir rigueur de mes saillies a l'endroit de certains de ses 
membres; il a ete indulgent. Jacqueline Piatier, du journal Le Monde, etait 
presente et signera un papier tres favorable ou elle dira: «On rit et c'est la 
1'important » . 2 L'enregistrement de la soutenance de these au magnetophone 
atteste de ce qu'en cinq heures de debat (il convient, en effet, de defalquer envi- 
ron une heure pour les suspensions de seance) le public s'est fait entendre 
cent-vingt fois, dont une fois, m'ecrira un calculateur, par une rafale 
d'applaudissements de trente-cinq secondes pour saluer un expose de 
1'impetrant sur sa methode d'analyse des textes. Parfois aussi on entend des 
protestations ou des invectives: le Front homosexuel d'action revolutionnaire 
(FHAR), qui, a l'epoque, donnait dans un theatre de Paris un recital 
Lautreamont, s'insurgeait contre la these sacrilege. Peu apres la soutenance, 
une algarade s'en etait suivie: un nez avait saigne. 

Au cours de la soutenance, les echanges entre le candidat et le jury avaient, 
selon P.-G. Castex, pris les allures particulierement vives d'un match 
d'escrimeurs. Pierre Citron, pour sa part, avait evoque «l'autre grand match » 
et l'assistance avait compris qu'il s'agissait du championnat de boxe Bouttier- 
Monzon attendu pour le soir meme par une bonne partie de la France. 

La mystification d'Isidore 

«Cent ans. La mystification aura dure cent ans»; c'est par cette phrase que 
commencait ma these. Je m'etonnais de ce que tant de grands noms de la 
litterature, de la critique et de l'universite eussent parle d'Isidore Ducasse sans 
l'avoir lu de pres. Les Chants de Maldoror abondaient en attrapes auxquelles 
s'etaient laisse prendre les etourdis. Des les premieres lignes du vaste canular, 
les etourneaux auraient du noter ce «chemin abrupt [...] a travers les 
marecages». Comment n'ont-ils pas vu les plongeurs glissant «dans la 

1. Robert haurisson. ,1 t on hi Rimbaud '.' 

2. Jacqueline Piatier, «Maldoror entre M. Prudhomme et M. Fenouillard». Lv 
Monde. 23 juin 1972. 



masse aqueuse les bras etendus entre la tete, et se reunissant aux mains » ? Et 
les mamelles fecondes de ce vieux celibataire qu'est l'ocean ? Et le serpent se 
retrouvant affuble de sandales boueuses ? Les chiens qui se mettent a aboyer 
comme un chat ? La sueur du rhinoceros ? Les applaudissements du mor- 
pion ? Et que dire de « l'obstination, cette agreable fille du mulet», pour peu 
qu'on se souvienne que le mulet est sterile ? J'en passe et d'aussi cocasses : 
les evolutions champetres des poissons, les dunes de sable mouvant, le 
scalpel qui ricane, les genoux de l'ocean, le chasse-neige de la fatalite, la 
main de la figure, les paupieres ployant sous les resedas de la modestie, 
l'intelligence de Maldoror qui, de l'aveu meme de 1'interesse, se met a prendre 
des proportions immenses. Ce ne sont qu'apostrophes emphatiques, epithetes 
homeriques, cuistreries, periphrases ampoulees, tours vicieux, janotismes: 
un salmigondis general. A la fin des Chains de Maldoror, le diabolique Isido- 
re va jusqu'a se payer, presque franchement, la tete du bon lecteur: il compte 
que celui-ci lui rendra justice et reconnaitra: « II m'a beaucoup cretinise» ! 

Une tradition francaise 

La veine bouffonne et les personnages bouffons occupent une place 
relativement importante dans la litterature francaise (ou gauloise). Les 
personnages inventes par le Gascon Ducasse sont a rapprocher de ceux des 
soties du Moyen Age et de certaincs creations saliriques dues a la verve de 
Rabelais, Moliere, Racine, Boileau, Fontenelle, Voltaire, Musset, Monnier, 
Baudelaire, Flaubert, Rimbaud, Labiche, Villiers de l'lsle-Adam (Tribulat 
Bonhomet), Jarry et Christophe, sans compter meme des caracteres comiques 
imagines par Proust ou Giraudoux. Isidore Ducasse et Pierre Dae sont parfois 
si proches l'un de l'autre que, dans une liste d'inventions, de formules et 
d'effets de style signes de ces deux loustics, il est pour ainsi dire impossible 
de distinguer ce qui revient respectivement a l'auteur de Maldoror et a celui de 
Furax. Autrefois - les dictionnaires l'attestent -, on disait «gasconnerquel- 
qu'un» au sens de mystifier quelqu'un par d'enormes exagerations. Ducasse a 
gasconne son monde. Les Chants de Maldoror par le Comic de Lautreamont 
et les Poesies sont deux fantaisies bouffonnes ou Lautreamont ressemble a 
un Tartarin ou a un Fenouillard du vice ou de la vertu bravant « le crabe de la 
debauche» et «le boa de la morale absente». II est probable que, dans les 
Chants, Ducasse parodie son chancelier de pere, au ton noble et sentencieux, 
et, dans les Poesies, son professeur de rhetorique pour qui les chefs-d'oeuvre 
de la langue francaise sont les discours de distribution des prix. De meme que 
Gorgibus n'est pas un pseudonyme de Moliere ou de Jean-Baptiste Poquelin, 
de meme le pompeux comte de Lautreamont n'a-t-il pas un trait de ressem- 
blance avec Isidore Ducasse. II n'est ni le porte-parole, ni le pseudonyme de 
ce dernier. II est a l'oppose de son facetieux createur. Isidore se moque de 
Lautreamont et de Maldoror. 



Vraiment drole ? 

Ducasse voulait etre drole. L'est-il vraiment ? Pour ma part, j'estime que 
non, car ses deux oeuvres sont expedites comme des pochades. En revanche, 
rien ne devrait susciter la gaite comme le serieux avec lequel la Critique et 
surtout la Nouvelle Critique telqueliste, derridienne, kristevienne, 
epistemique et intertextuelle commentent les ecrits de ces deux representants 
de la betise prudhommesque que sont le Chantre et le Poete imagines par 
notre farceur. De ce cote-la, le spectacle continue... 

Heureusement, quelques esprits libres publient sur Isidore Ducasse le resultat 
de recherches depourvues de tout chique. Parmi eux, un amateur eclaire, Jean- 
Jacques Lefrere 1 . 

[Publie dans Rivarol, 5 avril 1996, p. 11.] 



Le professeur Faurisson createur de milliers d'emplois ? 

Le 15 avril, l'Union des etudiants juifs de France (UEJF) assignait en refere, 
devant son juge de dilection, Jean-Pierre Marcus, neuf prestataires d'acces a 
Internet. II s'agissait d'obtenir l'interdiction de la presence de textes du 
professeur Faurisson sur le reseau mondial. Le juge devait donner sa reponse 
le 12 avril. On l'attend toujours. 

A la veille de la decision de J. -P. Marcus, Le Monde a interroge Alexandre 
Braun, secretaire national de l'UEJF, lequel a repondu: 

«Plusieurs fournisscurs d'acccs onl declare que la sur- 
\ oilkuicc permanente du reseau mobiliserait des milliers 
de personnes. C'est beaucoup, mais, en meme temp-, cela 
prouve bien que ce n'est pas techniquement impos- 

De fait, il est techniquement possible pour l'Etat de former et de salaricr, aux 
frais du contribuable, des milliers de censeurs qui auraient pour tache de 
guetter, jour et nuit, toute apparition sur Internet de textes ou de 
photographies du professeur: par exemple, la photographie de son visage a la 
suite d'une grave agression physique, agression que Serge et Beate Klarsfeld 
avaient jugee «normale et naturelle» 3 . 

I ( .ii il In H i i u Carad m i \hmtt\ idea J. J. 

Lefrere. Le i/veee <lc Luuircumont, Horay, 1977, et, a partir de 1987, la revue 
semestrielle des Ccihicrs hiutreumont . 

2. Le Monde, seeiion Multimedia, 14-15 avril 1996, p. 28. 

3. La Lettre telegraphique juive, 18 septembre 1989, p. 1 ; Le Monde. 19 septem- 
bre 1989, p. 14. 



Le professeur se trouverait ainsi a l'origine de la creation, en France, de 
milliers d'emplois et, en Europe, de dizaines de milliers d'emplois. C'est du 
moins ce quepeut donner a entendre une recente declaration de Jean Kahn, qui 
souhaite une «Europe ethique» s'inspirant de la legislation francaise pour la 
repression du racisme et du revisionnisme '. J. Kahn est, a la fois, president 
du consistoire israelite de France, president de la Commission racisme et 
xenophobie de l'Union europeenne et president de la Commission nationale 
consultative des droits de 1'homme (secretaire general: Gerard Fellous) aupres 
du premier ministre, Alain Juppe. 

[Publie dans Le Libre Journal de la France courtoise, 20 avril 1996, 
p. 7.] 



19 avril 1996, 22 h 30 

Communique de presse 

Je prends connaissance, dans Le Monde date du 20 avril, de l'article de 

Nicolas Weill intitule «L'abbe Pierre soutient les aberrations negationnistes 

de Roger Garaudy ». 

A supposer que N. Weill dise vrai, voici mes reactions au contenu de cet 

article: 

1 . Je me rejouis de ce que tant de personnes, depuis quel- 
ques mois, volent au secours de la victoire revisionniste ; 

2. je deplore qu'il ait fallu attendre 1996 pour que ces 
personnes commencent a entrevoir ce qui, des 1979, au- 
rait du etre, pour tout le monde, d'une clarte aveuglante : 
le pretendu genocide des juifs perpetre notamment grace 
aux pretendues chambres a gaz nazies n'est qu'un menson- 
ge historique; je rappelle que j'avais souligne le caractere 
techniquement impossible de ces pretendus abattoirs chi- 
miques; or, dans Le Monde du 21 fevrier 1979, trente- 
quatre historiens francais se reunissaient pour signer une 
declaration commune qui valait acte dereddition; ils me 
repondaient piteusement : «I1 ne faut pas se demander 
comment, techniquement, un tel meurtre de masse a ete 
possible. II a ete possible techniquement puisqu'il a eu 
lieu » ; 

3. j 'attends que, selon l'usage, les personnes mises en 
cause par l'article de N. Weill viennent pretendre qu'elles 

1. Le Figaro, 15 avril 1996, p. 10. 



n'ont pas dit ce qu'elles ont dit, qu'elles n'ont pas ecrit ce 
qu'elles ont ecrit; j' attends que ces personnes se livrent a 
des surencheres d'antinazisme (quel courage !); 
4. Je trouve que ces personnes continuent de tourner 
autour du sujet. II faut appeler un chat un chat: ce geno- 
cide etces chambres a gaz sont une imposture. J'ajoute 
que, si j'etais juif, j'aurais honte a la pensee que, pendant 
plus d'un demi-siecle, tant de juifs ont propage ou laisse 
se propager une pareille imposture, cautionnee par les 
grands medias du monde entier. 



22 avril 1996, 22 h 

Communique de presse 

Roger Garaudy, l'abbe Pierre, Jacques Verges et Jean Ziegler font machine 
arriere et se mettent a denoncer le revisionnisme ! Je l'avais prevu (voy. mon 
communique du 19 avril, 22 h 30). 
Les medias, de leur cote, donnent une version edulcoree du livre de R. 

Garaudy. Les Mylhes joiuhileurs de hi politique isrtielienne ct veulent nous 
faire croire que l'auteur conteste surtout le chiffre de six millions de morts 
juives. En realite, la plus grave des contestations de R. Garaudy porte sur 
l'existence des chambres a gaz et des camions a gaz nazis; elle est, d'ailleurs, 
entierement reprise de mes propres ecrits, citations comprises ! 
Dans Les Mythes fondateurs . . . , il faut lire les pages 125-135. 
Le chapitre sur «Les temoignages» s'acheve ainsi (p. 125): 

«Ce "Shoah-business" n'utilise que des "temoigna- 
ges" evoquant diverses manieres de "gazer" les victimes, 
sans qu'il nous soit jamais montre le fonctionnement 
d'une seule "chambre a gaz" (dont Leuchter a demontre 
l'impossibilitc physique ci chimiquc), ni un seul de ces 
innombrables camions qui auraicnl scni. par 1 emanation 
'in (Mi- --I di liambres a gaz ambulantes". Ni les ionncs 
de cendres des cadavres enfouis apres leur cremation. » 

« II ii'e.xiste anemic photographic des chambres a i>u; 



et les cadav) 


■es sont partis 


enfumee. II reste des te 


mains. » 




Sourd 


e: Le Nouvel Obsen 


vateur, 






26 avril 


1985. 


«L'interminablc nave 


;t de Claude Lanzmann 


est ainsi 


confu. L'autt 


jurlui-meme l 


rous dit: "II fallait fain 


? ce film 


avec du Hen 


, sans documents d'archives, tout inventer. "» 






Source: Liberation, 






25 avril 1985, 


p. 22. 



Quant au chapitre sur«L'arme du crime », la fin en est tout aussi explosive 
(p. 135): 

« Ce n'est certes pas un livre comme celui de Pressac 
Les Crematoires d' Auschwitz. La Machinerie du menu re de 
masse (1993), qui ne consacre qu'un chapitre de vingt pa- 
ges (sur 147) aux "chambres a gaz" et qui ne cite meme pas 
le Rapport Leuchter auquel il a consacre, en 1990 (toujours 
finance par la Fondation Klarsfeld), une "refutation" a 
laquelle nul n'ose plus se referer, qui equilibrera les analy- 
ses de Leuchter. 

Tant que n'aura pas lieu, enirc specialists de compe 
tence egale, un debat scientifique et public sur le rapport 
de l'ingenieur Fred Leuchter, la contre-expertise de Craco- 
vie de 1990 et celle de Vienne, qui la confirmerent et l'en- 
semble du debat sur les « chambres a gaz», le doute existe- 
ra et meme le scepticisme. 

Jusqu'ici, a l'egard des contestataires de 1'histoire of- 
ficielle les seuls arguments employes furent le refus de dis- 
cuter, l'attentat ou la repression.* 
Ces pages se trouvent au coeur de l'ouvrage de R. Garaudy et lui donnent tout 
son sens. Ce sont elles - et nulle autre - qu'il convient de rappeler a la 
memoire defaillante de leur auteur et de ses amis. Quant aux journalistes, ils 
n'ont plus le droit d'occulter l'essentiel: le probleme des chambres a gaz. 



24avril 1996, 1 1 h 45 

Communique de presse 

La these des pretendues chambres a gaz nazies et du pretendu genocide des 
juifs est au plus mal. 

Le journal Le Monde ne sait plus quoi inventer pour la sauver. Sur le sujet, 
Laurent Greilsamer et Nicolas Weill sont devenus, dans ce journal, les 
specialistes du silence concerte ou de la fausse information. Sur le chapitre 
des pretendues chambres a gaz (une impossibilite technique demontree par les 
revisionnistes), ils preferent imiter « de Conrart le silence prudent ». N. Weill 
parle chiffres. C'estplus facile amanipuler. II dit que Raul Hilberg a retenu 
le chiffre d'un million de victimes (faux: il a retenu le chiffre de 1.250.000); 
que Pressac a propose le chiffre de 700.000 victimes juives (faux: ce chiffre 
est, pour Pressac, celui des victimes juives et non juives); il ajoute que, quel 
que soit ce chiffre particulier, le chiffre total de six millions de juifs morts, a 
Auschwitz et ailleurs, «reste en tout cas une hypothese de travail serieuse»'. 
Ce n'est plus de l'arithmetique ! C'est de la science cabalisliquc. 

1. Le Monde, 24 avril 1996, p. 10. 



A propos des variations extravagantes auxquelles, depuis 1945, se sont livres 
les historiens de cour, les juges et les journalistes - en particulier ceux du 
Monde - on pourra consulter ma recension intitulee «Combien de morts a 
Auschwitz ?». Selon le scandaleux film Nuit et Brouillard (1955) impose a 
tous les enfants de France, le chiffre des morts d' Auschwitz aurait atteint 9 
millions. Selon le tribunal de Nuremberg (1945-1946), le chiffre etait de 4 
millions. C'est ce chiffre que les Polonais, avec l'accord au moins tacite des 
organisations juives, avaient inscrit en dix-neuf langues differentes sur les 
steles du monument d'Auschwitz-Birkenau devant lequel tous les grands de ce 
monde venaient s'incliner. Sous la pression des decouvertes revisionnistes de 
1988, il a fallu, en avril 1990, retirer ce chiffre. Pendant cinq ans, on s'est 
dispute surle nouveau chiffre a inscrire. En 1994, Franciszek Piper (et non: 
Pipper) donnait celui de 1.100.000 a 1.500.000. En 1995, on se decidait pour 
celui de 1.500.000: c'est celui qu'on a inscrit sur les nouvelles steles. Le 
seul Jean-Claude Pressac donnait successivement, en 1989, le chiffre d'un 
million; en 1993, celui de 800.000; en 1994, celui de 630.000 a 710.000; 
et, en 1995, celui de 600.000 a 800.000. Ce n'est plus une revision. C'est 
une debacle. 

Le vrai chiffre des morts d' Auschwitz, juifs et non juifs confondus, a peut- 
etre ete de 150.000 personnes de mai 1940 a Janvier 1945 : 150.000 victimes, 
en particulier, des epidemies de typhus, epidemies qui ont egalement tue des 
medecins allemands, des gardes et des membres de leurs families. 
Je continuerai d'observer Laurent Greilsamer, Nicolas Weill et le journal Le 
Monde, dont je repertorie avec soin les variations, les erreurs et les 
manipulations sur le sujet du pretendu genocide et des pretendues chambres a 
gaz. 



Quelques reflexions sur l'affaire Garaudy-abbe Pierre 

On me rapporte la reflexion de M c Jean Stevenin, avocat au barreau de Paris : 
«C'est l'affaire Faurisson qui continue !» Pour lui, au fond, l'affaire 
Garaudy-abbe Pierre est (au meme titre qu' autrefois l'affaire Roques ou 
l'affaire Notin) un surgeon, une resurgence, une continuation de l'affaire 
Faurisson, laquelle avait commence en 1974 pour eclater a la fin de 1978. 
Je note jusqu'ici la timidite, pour ne pas dire le quasi-silence, des journalistes 
sur le sujet des chambres a gaz. Tous auraient du, sur-le-champ, denoncer le 
profond scepticisme de Garaudy en la matiere. Mais telle est precisement la 
caracteristique du tabou : ceux qui ont pour mission de le preserver n'osent 
pas meme reveler qu'il a ete profane. Garaudy a penetre dans le saint des 



saints et il a decouvert que le tabernacle cense contenir la magique chambre a 
gaz etait vide. Taisons la nouvelle ! 

L'article du Point temoigne d'une assez bonne connaissance du re- 
visionnisme. II reproduit un fragment de mon premier communique ' : 
«I1 faut appeler un chat un chat: ce genocide et ces 
diamines a gaz sont une imposture. [J'ajoute que,] si 
j'etais juif, j'aurais honte a la pensee que, pendant plus 
d'un demi-siecle, tant de juifs ont propage ou laisse se 
propager une pareille imposture 2 . » 
Les journalistes du Point ont ampute mon texte d'un ensemble de huit mots ; 
j'avais ecrit: «[...] une pareille imposture, cautionnee par les grands medias 
du monde entier. » 

lis decrivent les revisionnistes comme formant une «secte minuscule mais 
acharnee». 

Le mot de secte est impropre puisqu'il n'y a, en la circonstance, ni croyance 
religieuse, ni guide spirituel mais les adjectifs « minuscule » et «acharnee» 
conviennent. Le nombre, en France, des revisionnistes actifs a ete derisoire : 
une dizaine ont entrepris et mene a bien des recherches et une vingtaine 
d'autres ontconsacre une partie de leur vie et de leurs ressources au soutien 
des premiers. Se monte a quelques centaines le nombre des revisionnistes de 
conviction qui se sont abstenus de toute activite suivie. Des milliers de 
sympathisants ont observe le spectacle. 

II se pose la une question: comment, en definitive, une poignee d'hommes et 
de femmes sont-ils parvenus a briser un silence de plomb qu'imposait au 
monde entier le groupe humain le plus riche, le plus puissant, le plus 
influent et le plus craint de tout l'Occident ? Ce groupe est celui des juifs. A 
ce point de vue, quepesait n'importe lequel d'entre nous par rapport au seul 
Edgar Bronfman, le richissime empereur des alcools, president du Congres 
juif mondial, pour lequel il n'y avaitpas, disait-il, de tache plus urgente que 
de reprimer le revisionnisme ? 

Cette disproportion entre leur force et notre faiblesse, je l'ai personnellement 
mesuree a Oxford, en juillet 1988, a l'occasion de l'un des plus 
impressionnants colloques internationaux qu'on ait jamais organises contre le 
revisionnisme. L'instigateur en etait le milliardaire escroc Lajbi ou Ludvik 
Hoch, alias Robert Maxwell. Pour faire echouer cette entreprise 
pharaonesque, nous avons ete... deux (je le repete: deux): un Francais et une 
Francaise, aides de deux autres Francais au role plus discret, mais, tres vite, 
les participants se sont sentis en etat de siege. Quelques actions audacieuses 
et rapides aux points les plus nevralgiques de ce colloque ont fait perdre leurs 
moyens aux invites se deplacant en Bentley avec chauffeurs et heberges dans 



des hotels de luxe. La police britannique etait aux aguets mais comment 
aurait-elle pu imaginer que seuls deux individus resolus menaient une opera- 
tion a si grande echelle avec si peu de moyens materiels et financiers ? A la 
fin du colloque, dans un journal de son empire de presse, R. Maxwell, a bout 
de nerfs, signait un article vengeur contre les journalistes britanniques, 
accuses de n' avoir pas su accorder a ce colloque toute son importance. Le titre 
de l'article portait, en francais : « J'accuse ! » 

En cette fin du mois d'avril, 1' affaire Garaudy-abbe Pierre bat son plein. Elle 
ne semble pas pres de s'apaiser meme si les deux principaux interesses 
veillent a prendre leurs distances d'avec le revisionnisme. Les juifs ne 
pardonnent jamais la moindre atteinte a leur tabou. Les excuses, les 
retractations, les explications, les flatteries ne repareront pas l'offense qui 
leur a ete faite. lis seront sans pitie. lis frapperont d'autant plus fort celui qui 
aura, ne fflt-ce qu'un instant, ploye l'echine. 
L' affaire Garaudy-abbe Pierre me rend heureux et amer. 

Je suis heureux parce que je vois des gens a la mode reprendre a leur compte 
ce que je me suis tue a repeter pendant pres d'un quart de siecle. Et puis, a la 
fin de l'annee 1995, quand j'ai constate que le revisionnisme faisait irruption 
sur Internet et que les juifs en reclamaient la censure a cor et a cri, j'ai 
ressenti quelque soulagement. L'historien Jean-Pierre Azema vous l'eut 
probablement dit en son langage: «Faurisson buvait du petit lait. Avec 
Garaudy, ca a ete du gateau et, avec l'abbe Pierre, pain beni». 
Mais j'eprouve aussi de l'amertume parce que, pendant vingt-deux ans, ces 
gens-la et leurs amis m'ont, soit insulte, soit laisse me battre seul ou a peu 
pres seul. La encore, on pasticherait volontiers le style de J. -P. Azema: 
«Faurisson avait fait, a lui seul, presque tout le boulot. II en avait pris plein 
la gueule et pour pas un rond. Aujourd'hui, ils viennent lui faire les poches 
tout en l'insultant.» Pour ma part, j'ajouterais que ces ouvriers de laonzieme 
heure que sont Garaudy et l'abbe Pierre se livrent, en plus, a des surencheres 
d'antinazisme. Quelle temerite de leur part ! On en fremit pour eux. 
A la fin de ses emissions televisees, Bernard Pivot demande aux auteurs qu'il 
a invites quels sont leur mot prefere, leurs gouts en toutes sortes de matieres 
et puis, pour finir, il sollicite leur imagination: «Si Dieu existait, 
qu'aimcriez-vous lui entendre vous dire ?» 

B. Pivot, dont le comportement passe et present montre qu'il tremble devant 
la LICRA, ne m'invitera jamais. Mais, pour le coup, imaginons qu'il 
m'invite. Voici ce que je lui repondrais: 

«Vos questions sur mes gouts sont indiscretes. Je 

n'etalerai pas sur la place publique ce qui est du domaine de 

l'iniimilc. Mais l'alhcc que jc suis va repondrc a votre ul- 

time question ; ma reponse e: 

Dieu me dise: 'Ici, la-haut, ce 



n'esl surtout pas comme chez Bernard Pivot; ici regne la 

liberte d' expression'.* 
Et c'est alors, dans cette reponse, que je trouverais confirmation de ce qu'a la 
fois Dieu, notre survie et le royaume de la liberte d' expression ne sont que 
des reves. 

On s'enquiert souvent de mes opinions politiques. C'est vain et, mal- 
heureusement, bien francais. En France, tout pustule de politique. En quoi 
mes opinions politiques donneraient-elles un debut de consistance soit au 
dogme de 1' existence des chambres a gaz, soit a la these de l'inexistence de 
ces chambres ? Que je sois de droite ou de gauche, philosemite ou 
antisemite, en quoi cela ferait-il naitre une chambre a gaz nazie a Auschwitz 
ou il n'y en eut jamais ? 

Parlons de mon entourage avec toute la discretion requise. 
Avant de connaitre les plaisirs que je goute aujourd'hui et qui, comme on le 
voit, se teintent d'amertume, je crois pouvoir dire que j'ai traverse l'enfer. 
J'ai d'abord connu une solitude totale, puis quelques amis sont venus. En 
general, par la suite ils me sont restes fideles mais, quitte a surprendre ceux 
qui n'ont pas l'experience des plus durs combats, je dois confesser qu'il m'a 
fallu me defendre aussi contre ces amis-la ou, du moins, contre la plupart 
d'entre eux. Ils m'accablaient de leurs conseils et de leur sagesse. A vrai dire, 
j'ai, pendant de longues annees, vecu au milieu d'amis qui s'estimaient plus 
futes que moi. Ils brillaient, eux, par le sens de la strategie, de la tactique, de 
la diplomatie et de la psychologie. Ils ne se faisaient pas faute dem'expliquer 
les vertus de la moderation, de la prudence dans le maniement des esprits ; ils 
savaient comment s'y prendre pour convaincre; ils m'enseignaient qu'un 
langage direct presente trop d'inconvenients et qu'au lieu d'affirmerplatement 
que le roi est nu, mieux vaut faire naitre chez les gens, par des voies subtiles 
et detournees, le soupcon que peut-etre le roi n'est pas revetu des habits 
magiques que les escrocs pretendent lui avoir fait endosser. Pour moi, j'avais 
le tort de me croire sur un ring ou je ne savais pratiquer que quatre ou cinq 
mouvements, toujours les memes: le direct du droit, le direct du gauche, le 
crochet du gauche suivi du crochet du droit et puis, en fin de course, cet 
uppercut qui fait mal. Pour quelques coups donnes, adroitement me semble-t- 
il, je recevais une avalanche de coups, de preference au-dessous de la ceinture, 
avec leplein assentiment des juges-arbitres. Sonne, groggy, plus d'une fois 
je me retrouvais a terre, presque pour le compte. A chaque fois je me 
relevais. Je titubais. On me declarait vaincu. Partout on claironnait que e'en 
etait fini et qu'on ne me reverrait plus sur un ring. Mes amis me 
prodiguaient alors des conseils pour l'avenir. En fait de conseils, ils 
preconisaient la plus savante des esquives, celle qui consiste a eviter toute 
nouvelle rencontre. Pas de «folie Faurisson» surtout ! Et Faurisson, 
irremediablement bute, envoyait au diable ces amis-la. L'ingrat ! A sa 
brutalite native il joignait 1' ingratitude. 



Pour moi, je reproche a ces amis de ne s'etre pas affiches revisionnistes et de 
n' avoir pas clame sur les toits que chambres a gaz et genocide ne sont qu'un 
mensonge, une calomnie, une diffamation. En France, je me suis retrouve 
seul a le dire el a le repeter publiquement. Nos adversaires avaient beau jeu de 
denoncer un homme seul. Si quelques revisionnistes avaient affiche leur 
conviction au lieu de jouer aux fins strateges, des fevrier 1979, apres la 
pitoyable declaration des trente-quatre historiens parue dans Le Monde du 21 
fevrier 1979, declaration dont le contenu prouvait l'inexistence des chambres 
a gaz, je suis persuade que le revisionnisme serait sorti de l'obscurite au 
debut des annees quatre-vingt. 

Nous verrons bien comment se terminera cette interminable affaire. Je mets 
en garde les responsables des organisations juives et je previens mes amis: je 
ne changerai pas. Qu'ils gardent pour eux, les uns, leurs procedes 
d' intimidation et les autres, leurs conseils. Le revisionnisme historique est 
une aventure intellectuelle que je vivrai jusqu'au bout et dans le style, bonou 
mauvais, que j'ai choisi pour toujours. 



Communique 

S'il faut en croire Liberation, le grand rabbin de France, Joseph Sitruk, pense 

qu'il faut «bien evidemment reunir les historiens pour debattre de la Shoah». 

Depuis quarante-six ans, c'est-a-dire depuis la parution en France, en 1950, du 

Mensonge d'Ulysse, ecrit par Paul Rassinier, ancien resistant et ancien 

deporte, l'ensemble des revisionnistes reclame ce debat. 

Pour ma part, j'ai, a partir de 1974, propose un debat public sur ce qu'on 

appelle le genocide des juifs. 

En ma qualite a la fois de specialiste de la « critique de textes et documents 

(litterature, histoire, medias)» et d'auteur, depuis vingt-deux ans, de divers 

ecrits revisionnistes, je suis pret a prendre part au debat que propose et que, je 

l'espere, continuera de proposer le grand rabbin de France. 



L'abbe Pierre 

Deux preuves, sinon trois, viennent de nous etre administrees de ce que le 

genocide de six millions de juifs et les chambres a gaz nazies ont reellement 

existe. 

Premiere preuve: sous la pression du grand rabbin Joseph Sitruk et 

d' organisations comme le Conseil representatif des institutions juives de 

France (CRIF) et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisemitisme 

(LICRA), l'abbe Pierre a expressement reconnu l'existence des chambres a 

gaz nazies; selon lui, il n'y a meme pas lieu d'en reviser le nombre. 

Deuxieme preuve : sous la pression du meme grand rabbin et des memes 

organisations, le meme abbe Pierre a estime qu'il n'y avait pas lieu de 

verifier le chiffre des six millions. 

Troisieme (possible) preuve: Jean Kahn 1 , president d'un grand nombre 

d' institutions juives aussi bien francaises qu'internationales, aurait declare a 

la radio, le 30 avril, qu'on pouvait fort bien prouver l'existence des chambres 

a gaz nazies mais que proceder a la demonstration reviendrait a tuer une 

nouvelle fois les morts. 

Apres quelques tergiversations, la LICRA vient de declarer, en ce l er mai, 

que les retractations de l'abbe Pierre n'etaient pas satisfaisantes ; elle a decide 

l'exclusion de l'abbe. 

Or, voici ce que j'ecrivais le 27 avril » : 



ie Ignatz Bubis est « empereur d'Allemagnc ». 



« En cette fin du mois d'avril, 1' affaire Garaudy-abbe 
Pierre bat son plein. Elle ne semble pas pres de s'apaiser 
meme si les deux principaux interesses veillent a prendre 
leurs distances d'avec le revisionnisme. Les juifs ne par- 
donnent jamais la moindre atteinte a leur tabou. Les excu- 
ses, les retractations, les explications, les flatteries ne re- 
pareront pas l'offense qui leur a ete faite. Us seront sans 
pitic. lis frappcronl d autanl plus fori cclui qui aura, ne ftit- 
ce qu'un instant, ploye l'echine.» 
Dans sa livraison de novembre 1992, en page 8, Le Droit de vivre, organe de 
la LICRA, publiait la liste alphabetique des cent un «membres a titre 
personnel* du comite directeur de la LICRA. De Pierre Aidenbaum a Daniel 
Zinskind, en passant par Marc Aron, Robert Dreyfus, Patrick Gaubert, Alain 
Jakubowitz, Arno Klarsfeld, Charles Libman, Jean, Jean-Pierre et Claude 
Pierre-Bloch, Rita Thalmann et Michel Zaoui, il semble qu'environ 90 % de 
ces membres etaient juifs. II faut se rappeler que la LICRA, dirigee 
successivement par Bernard Lecache, Jean Pierre-Bloch et, aujourd'hui, Pierre 
Aidenbaum, a toujours ete, et reste, beaucoup plus preoccupee par l'antisemi- 
tisme que par le racisme. 

Le 25 avril, au terme de son passage devant le grand sanhedrin de la LICRA, 
l'abbe Pierre avait demande a Pierre Aidenbaum la permission de 
l'embrasser. ' 
On n'embrasse pas son bourreau. 



Une «immense victoire» pour la cause revisionniste 

Dans L'Evenemcni du jcndi de cette semaine, paru ce matin, Jean-Francois 
Kahn intitule sa chronique: « Comment, avec l'abbe Pierre, on sert la soupe a 
Le Pen et Faurisson 2 . » 

II estime que les medias font trap de bruit autour des succes de ces deux 
hommes. On a, dit-il, ainsi ouvert «un veritable boulevard non seulement 
devant les seides de Le Pen, mais devant ceux de l'ignoble Faurisson ». II 
ajoute: «Car les faits sont la: la cause revisionniste, sinon negativiste, vient 
de remporter une immense victoire » avec l'affaire Roger Garaudy-abbe Pierre. 



1. « Puis, se ton n n i I ] i I n 1 u id m urn ]in 1 M mipamiail 
sa voiture. le vieux pretre a ajoute: ' Permellez urns que jc uhi\ embrasse '.'"» (Frai 
ce-Soir, 26 avril. I 6 ] On pom fail me id hi probil le P. Aiden 

baum en notant que, le 1" mai, aux informations de 20 h de France 2, 
lendu ee dernier presenter les re\ isionnistes eoninie des personnes qui 
stencedes... « camps de concentration » (.sic). 

2. J.-F. Kahn, L'Evenement dujeudi, 2 mai 1996, p. 12-13. 



A l'occasion de cette affaire, Joseph Sitruk, grand rabbin de France, avait 

souhaite l'organisation d'une grande confrontation de specialistes sur la realite 

de l'holocauste. J.-F. Kahn demande: «Faurisson et Le Pen, meme dans 

leurs reves les plus fous, pouvaient-ils esperer mieux ' ? » 

II note que Le Figaro a publie une lettre de lecteurou il est dit: «Je sais que 

la Shoah a ete le scandale, l'abomination de l'Histoire, mais que repondre a 

mon fils s'il me dit que, s'il faut une loi pour y croire, c'est faux ?» 

Pour terminer, J.-F. Kahn deplore que le president croate Tudjman vienne de 

«reiterer des prises de position quasiment "negationnistes", et cela dans 

l'indifference generale». 

Sur les antennes de France-Inter, Ivan Leva'i s'est fait largement l'echo, ce 

matin, de cet article de J.-F. Kahn. 



Lettre a August von Kageneck 

Monsieur, 

A en croire Le Monde, vous auriez ecrit que cette Wehrmacht a laquelle vous 

avez appartenu aurait «servi d'instrument au plus monstrueux crime de 

l'Histoire». Le plus curieux est que vous n' auriez personnellement rien vu de 

ce crime; vous auriez tout juste «entenduparler» d'un massacre de juifs, a 

peine votre « unite avait-elle quitte la petite ville ukrainienne» 2 . 

Supposons un instant que D. Vernet ait fait de votre livre un fidele compte 

rendu. Je dirais qu'a mon avis, de ce crime («le plus monstrueux crime de 

l'Histoire»), vous n'avez pas pris le soin d'etablir la realite. Je doute fort que 

vous vous soyez livre a une etude de tous les crimes reels de l'Histoire, 

prealable pourtant necessaire a une comparaison des crimes commis 

respectivement par les vainqueurs et par les vaincus de la seconde guerre 

mondiale. 

Je crains que vous ne soyez de ces Allemands qui goutent un plaisir morbide 

a s'humilier devant les vainqueurs, notamment les juifs. 

En classant ce papier de D. Vernet dans le dossier qui porte votre nom, j'ai 

retrouve la lettre que vous m'adressiez le 30septembre 1987. Vous 

m'ecriviez: « Car je crois a l'existence des chambres a gaz, comme je crois au 

temoignage de Rudolf Hoss reuni dans un livre («Kommandant in 

Auschwitz») que j'estime etre le document de base pour la comprehension du 

1. Henri Roques et moi avons immediatenicnl fail \avoir. chacun de notre cote, 
que nous desirions participcr a cette coniVontalion. Mais le LU'and rahbin cm \ ite re\e 
nu sur ce souhait: ii dit maintenant caul nc faul sartoul pasd'unc confrontation de spe- 
cialistes sur le sujet. 

2. D. Vernet, «Fin du mythe de la Wehrmacht . 



phenomene national-socialiste». Ces derniers mots, c'est moi qui les 
souligne. Voyez ce que je vous ai repondu le 2 octobre 1987. Et constatez 
enfin, avec mon article du 3 mars 1994 et ses pieces jointes («Le 
temoignage du "commandant d' Auschwitz" est declare sans valeur !»), qu'au 
terme d'un combat de plusieurs annees pour le retablissement de l'exactitude 
des faits, ce que je vous disais sur le sujet a recu comme une confirmation 
officielle: «Hoss a toujours ete un temoin tres faible et [tres] confus», a ete 
oblige de dire Christopher Browning, qui a eu l'aplomb d'ajouter: «C'est 
pour cette raison que les revisionnistes l'utilisent tout le temps, afin 
d'essayer de discrediter la memoire d' Auschwitz dans son ensemble » ! ! ! 
II vous faudra trouver un autre document. Je vous en suggere un : au lieu de 
la confession de Rudolf Hoss, extorquee par ses geoliers juifs (britanniques 
ou polonais), la confession de l'abbe Pierre. Ce dernier vient, enfin, 
d'admettre que Roger Garaudy avait tort de se montrer profondement sceptique 
sur l'existence des chambres a gaz nazies; les organisations juives et ses 
amis juifs ont obtenu qu'il avoue l'existence de ces abattoirs chimiques. 
C'est bien la meilleure preuve que 1'arme du plus monstrueux crime de 
1'Histoire a existe. Un pretre, vivant dans un pays democratique, aurait-il la 
moindre raison de mentir ? 

Si D. Vernet a deforme le contenu et le sens de votre livre, je vous conserve 
mon estime. S'il a dit vrai, vous n'avez plus mon estime. 
P.J.- Votre lettre du 30 septembre 1987 ; 

- Ma reponse du 2 octobre 1987 ; 

- Mon article du 3 mars 1994 (avec, notamment, l'extrait de Vanity 
Fair contenant la declaration de Christopher Browning sur R. Hoss ')■ 



l.Ch. llilchcns. « Whose History is 



Au sujet du temoignage Rogerie 

Lettre a Max Clos responsable de la rubrique 

« Opinions » du Figaro 

Dans Le Figaro de ce jour, Andre Rogerie a signe un etrange temoignage. II 
n'apas le droit d'ecrire: «J'ai assiste a la Shoah a Birkenau», ni d'ecrire que 
les juifs non gazes « savaient aussitot que la famille qu'ils venaient de quitter 
avaitetegazee». Dans Vivre, c 'est vaincre, ecrit en 1945, imprime, parait-il, 
en 1946, et reedite en 1988 par Herault-editions (Maulevrier, Maine-et-Loire), 
A. Rogerie dit seulement qu'il a entenduparler de chambres a gaz '. La des- 
cription extremement succincte qu'il en donne, ainsi d'ailleurs que des fours 2 , 
est contraire a la version aujourd'hui en vigueur a propos de Birkenau: gaz 
arrivant par les pommes de douches (!) et fours electriques (!). Les photos 
aeriennes prises par l'aviation alliee durant l'ete 1944 - quand A. Rogerie se 
trouvait a Birkenau - prouvent que les cheminees des crematories n'avaient 
pas de cette «fumee, noire et epaisse» montant tous les jours «par l'enorme 
cheminee». Ce qui semble vrai, en revanche, c'est que notre homme 
bcnciiciait, dans ce camp meme d'Auschwitz-Birkenau, d'un sort privilegie. 
II etait installe au bloc des « caids» ! . bciici'iciant d'une «planqueroyale» dont 
il garde de «bons souvenirs » 4 . II y mangeait des crepes a la confiture et y 
jouait au bridge 5 . Certes, «il ne se pass[ait] pas que des evenements gais» 6 
mais, au moment de quitter Birkenau, il a eu cette pensee: «A l'encontre de 
bien d'autres, j'y ai ete moins malheureux que partout ailleurs» 7 . 



Le mythe de P«Holocauste» en trois mots juifs 

Le pretendu «Holocauste» des juifs et les pretendues chambres a gaz nazies 
forment une seule et meme imposture. La gravite, l'etendue et la duree de 
cette imposture ne peuvent surprendre que ceux qui ignorent tout un aspect de 
la tradition juive. Pour illustrer cet aspect et pour en expliquer le caractere 
naturel chez les juifs, il suffit de connaitre le sens et la portee de deux mots 



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hebreux et d'un mot yiddish: ceux de «Shoah», de «shutzpah» et de 
«schnorrer». 

Au terme de «genocide» ou d'«Holocauste», les juifs preferent souvent un 
mot de leur cm, celui de «Shoah», lequel signifie « catastrophe ». Etant 
hebreu, ce mot presente, aux yeux des juifs, l'avantage de mieux distinguer le 
malheur qu'ils ont subi pendant la seconde guerre mondiale de tous les 
malheurs qu'ont pu connaitre pendant la meme periode tous les non juifs 
(egalement appeles « gentils » ou «goi'm»). Et c'est ainsi que nous sommes 
pries de croire que six millions de morts juives pesent beaucoup plus que 
quarante millions de morts chez les go'im . 

Les juifs sont generalement convaincus qu'ils sont le peuple «elu», et cela 
dans tous les sens du mot, c'est-a-dire qu'ils ont ete choisis par Dieu pour le 
meilleur et pour le pire. lis constituent la meilleure part de l'humanite (selon 
Jean Kahn, ils ont «un supplement d'ame») mais, en meme temps, quand ils 
souffrent, leur souffrance est specifique et infinie. Pour cette raison, un crime 
commis contre un seul juif doit bouleverser l'humanite entiere et reclamer 
vengeance jusqu'a la fin des temps. Aux yeux d'une telle elite, le fait qu'en 
fevrier 1945 des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants alle- 
mands ont ete engloutis dans les fournaises du bombardement de Dresde («le 
plus grand crematoire du monde pour vivants ») n'est rien en comparaison du 
fait que, peut-etre, selon des temoins juifs. un Britanniquc d'origine polonaise 
aurait, en 1941-1942, sous l'occupation allemande, tue trois juifs en 
Bielorussie. Sous la pression d'organisations juives, cet homme de quatre- 
vingt-cinq ans va etre juge pour meurtre '. Pendant ce temps, a Londres, le 
responsable du « crematoire pour vivants» de Dresde, le marechal de la Royal 
Air Force, Sir Arthur Harris, a sa statue. 

Le mot hebreu de «shutzpah» designe l'impudence, le culot, l'aplomb. Les 
juifs donnent parfois comme exemple humoristique de shutzpah celui d'un 
fils qui, apres avoir tue successivement son pere, puis sa mere, s'avise de 
reclamer une pension d'orphelin 2 . 

Le mot yiddish de «schnorrer» designe le mendiant institutionnel. Le 
schnorrer estime qu'il a droit a l'aumone et que c'est a lui de determiner, en 
toute liberte, le montant de cette aumone. II insulte ceux qui lui refusent son 



1. Cas de Szymon Serafinowicz. En Allemagne, voyez le cas de Theodor Ober- 

lander, age de qua re \ingt onzi n otal m< ii ugl l < demi paralyse; deja 
persecute par le regime comnninisle allemand qui I'axait condamne par contumace 
I pi' nil nl i i i i] i ' i pi in hi , i I Ml ,n n i i | in untenant en juge- 

ment a Cologne. De son cott\ le juii' Markus Woli'. e.\ eminence de la police commu- 
niste de la RDA, joue les vedettes mediatiques. 

2. Ondecouvre une recenle illustration de ee qu'est hi shuizpuh dans la plainte de 
la chanteuse Regine Schekroun («la reine des boites de nuil») contre la compagnie 
American Airlines ; pour les details \o\ . •- 1.;; contre attaque de Reaine», Le Figaro. 
21 mai 1996, p. 10. 



du ou lui en contestent le montant. Pour faire valoir ses droits et pour charier 
les recalcitrants, il en appellera aux institutions '. 

Afin d'illustrer ce qu'un schnorrer, dote de shutzpah, peut tirer d'une habile 
exploitation de la Shoah 2 , on consultera Le Paracloxe juif. livrc de Nahum 
Goldmann, president du Congres juif mondial et « presque le pape des juifs » 3 . 
Pour ce personnage, qui avait le franc-parler du parfait cynique: «La vie juive 
est composee de deux elements : ramasser de l'argent et protester. » Le recit de 
ses tractations avec Konrad Adenauer, chancelier d'Allemagne federale, est 
hallucinant pour un goy. Ce haut representant de la communaute juive inter- 
nationale ne fait mystere d'aucun des subterfuges, ni d'aucun des chantages 
qui lui ont permis d'extorquer d'une Allemagne encore exsangue l'engagement 
d'avoir a verser aux juifs et a l'Etat d'lsrael quatre-vingts milliards de DM 4 . II 
raconte, par exemple, deux episodes qui appartiennent, dit-il, «auchapitre 
"Comment gagner des millions en racontant des histoires"». Ces histoires-la 
sont dignes d'un pur schnorrer. Le chantage auquel il se livre aupres de Raab, 
chancelier dAutriche, est tout aussi parlant. Raab, juif et ancien detenu d'un 
camp de concentration, refuse d'abord de lui verser une somme de trente 
millions de dollars pour un «arrangement» en faveur des juifs. C'est alors 
que N. Goldmann le menace de louer a Vienne une salle de deux mille places 
pour y faire projeter gratuitement le film de l'entree de Hitler dans la capitale 
autrichienne en 1938: on y constate 1'enthousiasme des Viennois 5 . Raab 
cede. Quelques annees plus tard, lors d'une visite a Washington, Raab se voit 
a nouveau reclamer la meme somme par N. Goldmann. II se rebiffe et dit: 
«Nous avons conclu un arrangement: comment pouvez-vous revenir 



1 . Sur certains trails de ce mendiant inslilutionnel, voy. L.. Rosenzweig. « Schnor 
rer»,p.29. 

' Li ^ jail n iii I i in a | i i pi n i i i h ii in I ploitation 

du pretendu «Holocaustc ». lis disent memc : <:'Lhere's no business like Sliouli Bu 
siness». L'expression, issue des milieux juifs new-yorkais, semble remonter au debut 
des annees soixante-dix. 

3. Nahum Goldmann. Le I'anuio.xe juif [Conversations en francais a\ee Leon 
Abramowicz], Stock, 1976; voy., en particnlier. les pages 67, 152-167, 231. 

4. Le gouverncm an limn i ml i, i 11 oni ai milhaids de DM. 
II prevoit de verser des «reparations» jusqu'en Tan 2030. A ces sommes il convient 
d'ajouterles importantes contributions accordees aux juifs ou a l'Etat d'lsrael par les 
Lander (e'est-a dire les provinces), par le-. grandes entreprises iudustrielles ou ban- 

ii pai a mi! no un inn II in ii " a nil a i i aics pays se voient, 

eux aussi, contraints de verser, sous peine de boycoltage aniericaiii oa international, 
des « reparations »; tel est. en ce moment, le cas de la Suisse ou de la Hongrie. La 
France pom sa pari \ rser de l'argent aax juifs en nsequen de la declaration 
qu'aa lendeniain de son election ;i la prcsidenec de ia Republique Jacques Chirac a 
era dexoir faire sur la culpability des Francais dans «les crimes de l'Etat francais 
(1940-1944) ». Le p i ido i ]u n i i in un ,, ii u re si mt eia arnsr amene a 

payer pour des « crimes » qu'il combattait. 

ii! j i ] i i I I I atri 'i a >ni i i anteste leur desir 

d'etre rattaches a I' Allemagne. Le P. iiovembrc 1918 la republique est proclamec a 
Vienne ; elle se rattache au Reich allemand. Ce n'est qu'en raison de I'opposition des 
Allies que cette dernierc decision est annulee. 



dessus ? » N. Goldmann lui fait alors comprendre, menace voilee a l'appui, 
qu'on peut toujours revenir sur un arrangement. Raab lui cede done une 
nouvelle fois. Son successeur au poste de chancelier d'Autriche devient 
Kreisky, unjuif lui aussi. N. Goldmann va trouver le nouveau chancelier et 
lui reclame une nouvelle tranche de trente millions de dollars, mais, 1 'affaire 
n'ayant pas trouve sa fin au moment de la redaction du livre, nous ignorons 
si le schnorrer Nahum Goldmann a encore une fois obtenu satisfaction. 
Personnellement, je donne tort a ceux qui tentent d'expliquer le mensonge du 
pretendu «Holocauste» par l'idee d'un «complot juif». Dans un tel cas, les 
juifs n'ont nul besoin d'ourdir un complot '. II leur suffit, tout simplement, 
d'obcir a des usages millenaircs, ceux dc la tradition juive. 



En Allemagne: 
Trois evenements revisionnistes le meme jour 

Ce 17 mai 1996, Udo Walendy a ete condamne par le tribunal de Bielefeld a 
une peine de dix-huit mois de prison ferme pour diverses publications 
revisionnistes. Le tribunal a refuse d'entendre l'expert dont l'inculpe avait 
demande l'audition parce que cet expert avait reconnu a Walendy une certaine 
expertise. 

La Deutsche National Zeilung fait le point sur l'affaire du D r Erwin Adler, 
maitre de conferences de sciences politiques a l'lnstitut Scholl de l'universite 
de Munich. D'apres la Suddeutsche Zeitung , l'universitaire aurait dit que, 
certes, des juifs ont ete, pendant le temps du IIP Reich, arretes, places en 
camps de concentration ou tues, mais que la question etait: « Les juifs ont-ils 
ete systematiquement gazes ou bien n'ont-ils pas ete gazes ?» II aurait dit 
qu'il n'avait, personnellement, pas de reponse a cette question et il aurait 
ajoute qu'il ne fallait pas s'accrocher bee et ongles a cette question de « gazage 
ou non gazage» puisqu'un juif frappe a mort, abattu a coups de fusil ou bien 
tue par la famine etait, tout autant qu'un juif gaze, une victime. D'une part, 
les grands journaux et, d'autre part, les autorites universitaires et 1'association 
cultuelle juive de Munich manifestent d'autant plus d'emoi que l'lnstitut 
Scholl porte le nom de Hans et Sophie Scholl, ces conjures de «la Rose 



1. II cm plaisanl d'emendre les juifs sc plaincire ou se moquer de ce que certains 
go'im parlent de « complot juil'». Nul n'esl plus porte a \ oir parloul des complots que le 
juif cleve dans la cro\ance que I'aiuisemitisme csl le rcsullat d'unc sorte d'entente mil- 
lenaire qui va des Egyptiens de l'Antiquitc au.\ Allemands du IIP Reich en passant, 
pour ainsi dire, par tons les pennies de la tcrrc. de siecle en siecle et pour l'eternite. 
L'idee de « complot» est, en ce sens, typiquement juive. 



blanche » executes a Munich le 22 fevrier 1943 pour resistance au national- 
socialisme '. 

La Frankfurtei Ulgi m iru Zi itung publie un «Appel des Cent: La liberie 
d'opinion est en peril ! » Cent universitaires, scientifiques, editeurs, libraires 
s'elevent contre, notamment, la pratique judiciaire qui consiste a repeterqu'un 
fait est «de notoriete publique» et qu'il n'y a pas lieu de prendre en 
consideration les arguments contestant la realite de ce fait 2 . 

17 mai 1996 

La croisade des democraties 
(a partir d'une idee de D. Irving) 

Extrait. Parliamentary debates. House of Commons, Official Report, Wed- 
nesday 26th Jan., 1949. Volume 460, n° 46, p. 950 

«Mr. Churchill: ... But 1 think the day will come when it 
will be recognised without doubt, not only on one side of 
the House but throughout the civilised world, that the 
strangling of Bolshevism at its birth would have been an 
untold blessing to the human race. 

Mr. Cocks (Broxtowe): If that had happened we should 
have lost the last war. 
Mr Churchil : No, it would have prevented the last war 3 . » 
II est courant de se tromper d'ennemi et de conclure au terme d'une effroyable 
boucherie : « We killed the wrong pig. » 

La Grande-Bretagne, poussee par les Americains et les juifs (a ce qu'avait dit 
Chamberlain dans un moment de confidence a Joseph Kennedy, ambassadeur 
des Etats-Unis en Irlande), a decide de partir en croisade contre 1' Allemagne le 
3 septembre 1939. C'etait... pour la Pologne et pour arreter Hitler! Quatorze 
jours plus tard, ce motif n'avait plus de sens: Staline attaquait a son tour la 
Pologne. Le motif, pour continuer la guerre contre cet admirateur de 
l'Angleterre et de l'Empire britannique qu'etait Adolf Hitler (voyez la 
mission Rudolf Hess), devint... la sauvegarde de l'empire britannique. Pour 
cela, Winston Churchill fit alliance avec Franklin Roosevelt dont l'une des 
principales preoccupations etait de contribuer a la fin de l'empire britannique 
et de l'empire francais. La guerre des democraties et, en particulier, de la de- 
mocratic (royale) des Britanniques perdait de plus en plus de son sens avec la 

1. Deutsche National Zeitun, 17 mai 1996, p. 5,. 

' / Igerm nit Zeitung, 17 mai 1996, p. 12. 

i. M. Churchill: ... Mais jc pense que le jour \ ieiiclni oil Ion rcconuailra. cl non 
pas settlement d'un sail ote de eel \ emhli ii i ii n lou I monde civilise, que, 
sans l'ombre d'un doute, si Ton avait eti I ! I I i i In son beiceau cela 
aurait ete un incommensurable bieni'ail pour Unite ia race humaine. M. Cocks (de 
Broxtowe) : Si cela etait arrive, nous aurions perdu la derniere guerre. - M. Churchill : 
Non, cela aurait empeche la derniere guerre. 



formidable expansion de la tyrannie sovietique en Europe et en Asie. Les 
democraties armaient l'Union sovietique et pilonnaient l'Europe, s'acharnant 
a tuer les populations civiles allemandes, sans aucun souci pour les tresors 
artistiques a jamais detruits (dc l'abbaye de Monte Cassino jusqu'a Dresde, la 
Florence de l'Elbe). Dotees d'une puissante economie, elles developpaient, 
mieux que tout autre regime, tous les moyens imaginables et inimaginables 
(la bombe atomique) de tuer un peu partout dans le monde. Elles couvraient 
les crimes commis par les Sovietiques a Katyn et ailleurs. Leur guerre deve- 
naient (sauf pour l'economie americaine qui, enfin, se sortait du marasme) de 
plus en plus suicidaire. 

Et puis, miracle, dans une Allemagne ravagee, l'armee britannique decouvrit 
le camp de Bergen-Belsen, lui-meme devaste par le typhus. Des emissaires 
allemands etaient alles au-devant des troupes de Sa Majeste pour les prevenir 
du danger. Mais quelle aubaine pour Churchill ! Un grand coup de cymbale de 
la propagande et le camp ou, faute de ravitaillement, de medicaments et 
d' insecticide Zyklon B, les gens mouraient comme des mouches, devint, en 
un tour de main, un camp «d' extermination » ou les Allemands tuaient 
systematiquement leurs detenus. Churchill decouvrait enfin pourquoi la 
Grande-Bretagne sebattait: ce n'etait plus ni pour la Pologne, ni pour 
l'empire britannique mais... pour la civilisation ! 

Pas moins ! On avait ete barbare... pour la civilisation. On allait d'ailleurs 
persister dans la barbarie en instituant de faire juger les vaincus par les 
vainqueurs. Le Tribunal militaire international (trois mensonges en trois 
mots) et tous les tribunaux de meme espece allaient, de 1945 a 1996 (au 
moins), condamner des soldats, des officiers, des bureaucrates qui avaient 
pour seul tort d' avoir perdu la guerre. 



8juin 1996 

«Pour ce qui est des chambres a gaz, 

je suis pret a vous suivre. » 

(Rene Remond, 23 novembre 1978) 

(Dans le style - recherche - de Jean-Pierre Azema) 
Je bois du petit lait 

Hier, avec Garaudy, c'etait du gateau. Avec l'abbe Pierre, c'etaitpain beni. Et, 

avec Regine, ca fumait. 

Aujourd'hui, avec les nageuses olympiques, ca baigne. Avec la prof de 

chimie, 5a gaze. Et, avec la zizanie des intellos du Monde, c'est la vie en 

rose. 

Et demain ? 

Pour demain, j'en attends de belles et de bonnes. 

II faudra bien que creve la baudruche. « C'est un bidon phenomenal, ce grand 

martyrede la race juive» (Celine, 1937). Les menteurs et les bonimenteurs 

ont voulu nous enfler avec leurs magiques chambres a gaz et nous promener 

dans leurs impossibles camions a gaz. L'intox n'a pas marche. Elle ne 

marcherajamais. Les chambragazeries petent de partout. «Auschwitz uber 

alles ! », c'est termine, c'est kaputt. II ne restera que l'«Holocauste», une idee 

creuse, pleine de vide, pleine de vent, avec laquelle on n'a pas fini de nous 

bassiner. 

On panique dans les chaumieres juives. On foire au Monde et a Libe. A la 

tele, les specialistes de l'entourloupe se grattent : le moment venu, comment 

annoncer que le mur de Judee s'est effondre ? 

La, mon petit doigt vient de m'en apprendre une qui vaut son pesant de 

shuzpah (en juif : culot). On envisage de «preparer les esprits». Le grand soir 

venu, quand, apres plus de cinquante ans de bobard et d'arnaque, il faudra tout 

balancer, le zombie de service, l'ceil rive au prompteur, n'aura qu'a nous 

reciter: 

« Decouverte d'une nouvelle horreur nazie ! Les 
chambres a gaz nazies n'ont, en fait, jamais existe ! Goeb- 
bels avait invente ce mensonge pour discrediter les 

Ce sera le couronnement de plus d'un demi-siecle de canulars holocaustiques 
et journalistiques, une mirobolante carpentrasserie, un vrai nanan. 
En attendant, je bois du petit lait ! 



18 juin 1996 

Affaire Notin: 
Les organisations juives font la loi 

Depuis 1990, Bernard Notin, maitre de conferences en sciences economiques 
a l'universite Lyon-III, ne peut plus exercer son metier, parce qu'ainsi en ont 
decide - envers et contre les lois de la Republique - les institutions et les 
organisations juives de Lyon representees par le D r Marc Aron ' ainsi que 
l'Union des etudiants juifs de France (UEJF). 

Tout le monde se tait devant cette anomalie: les collegues de B. Notin, le 
president de son universite, le ministre de l'Education nationale, la bLigue 
des droits de Fhomme, les grands medias. On se tait, soit parce qu'on 
approuve un tel exces de pouvoir, soit parce qu'on a peur de ces organisations 
qui sont capables, on le sait, de declencher a volonte la chasse aux heretiques. 
Le 7 juin 1994, quand le quotidien Le Monde a cm devoir annoncer que le 
maitre de conferences allait etre mis a la disposition de l'universite 
Mohamed I er d'Oujda (Maroc) sur la demande du doyen de la faculte de 
sciences economiques, l'UEJF a exerce de telles pressions sur le plan 
international que cette universite a, dans les quarante-huit heures, fait savoir 
qu'elle n'envisageait pas d'engager B. Notin 2 . 

Le quotidien Le Monde s'est, des le debut, acharne sur la victime. En 
particulier, il a servi d'organe de transmission aux chasseurs de revisionnistes 
avec un article d'Edwy Plenel intitule: «Un article juge raciste et 
revisionniste suscite des protestations ». 

Le crime de l'universitaire etait d'avoir signe, dans une revue specialisee au 
tirage confidentiel et publiee avec le concours du Centre national de la 
recherche scientifique (CNRS), une etude iconoclaste sur le role des medias 
en France 3 . En passant, l'auteur evoquait le traitement, par ces medias, du 
sujet des chambres a gaz homicides; il laissait voir son scepticisme sur 
l'existence de ces abattoirs chimiques et donnait pour reference, a ce propos, 
le livre de Serge Thion: Verite historique ou verite politique ?. 
La campagne alors declenchee contre le jeune enseignant (trente-neuf ans, 
cinqjeunes enfants, salaire unique) allait passer les bornes de ce qu'on a pu 



1. Le D r Marc Aron porte. plus que personne. hi responsahilite de la situation qui 
m'a ete faite pendant dix sept ans et qui est aujourd'hui faite. depuis plus de six ans, a 
B. Notin. Le 1)' M. Aron presidait. a la I'm des annees soixante dix. le comite de liaison 
des institutions et oi li n i jui 'I n:n mbn eminent de la loge exclusi- 
vement juive, des B'nai B'rith. ii presidait egalentent la seetion ctiropeenne du Congres 
juif mondial. Pour sa situation an debut des annees quatre vingt dix. \oy. L. Katier. 
Mysteres et secrets du B'nai B'nth.. ..p. 28 1 287. 

I I 1 i I 1 i i I in ill ii, in i aid protestatioi 

3. B.Notin LI I 1 i I 



connaitre en la matiere. La Revue d'histoire revisionniste en a traite et je n'y 
reviendrai pas '. 

Le 11 juillet 1990, le tribunal de grande instance de Paris condamnait 
B. Notin sur le fondement de l'article 1382 (dommage cause a autrui) a verser 
vingt-cinq mille francs de dommages-interets au Mouvement contre le 
racisme et pour l'amitie entre les peuples (MRAP). Jugement confirme par 
un arret du 15 mai 1991. En appel, la condamnation etait portee a vingt-neuf 
mille francs. 

Sur le plan administratif, le Conseil national de l'enseignement superieur et 
de la recherche (CNESER) decidait egalement de prendre une sanction mais 
l'affaire est, aujourd'hui encore, pendante devant le Conseil d'Etat. 
B. Notin a tente de reprendre ses cours mais les organisations juives sont 
venues sur place pour Ten empecher. Chaque annee, regulierement, il 
demande par ecrit au president de son universite de l'affecter a une tache 
d'enseignement et de lui fournir, en consequence, un «emploi du temps ». II 
ne recoit aucune reponse a ses lettres. Le 3 fevrier 1993, il avait ete conduit 
a signer un communique de presse a valeur d'abjuration publique. Dans ce 
texte, apres avoir proteste contre le sort qui lui etait fait («On pretend de 
nouveau, illegalement, et par la pression physique, m'interdire d'enseigner et 
d'exercer le metier pour lequel les contribuables me paient»), il declarait qu'il 
ne remettait pas en cause l'existence du genocide des juifs ainsi que des 
chambres a gaz nazies; il ajoutait que son ambition n'avait jamais ete de 
«reecrire l'histoire de travers» et concluait notamment: «Si j'ai cause, invo- 
lontairement, la moindre souffrance a qui que ce soit, je lui en demande par- 
don». Peine perdue: l'obstruction continuait. 

Le dernier cours de B. Notin remonte au 2 mai 1990. Depuis plus de six ans, 
la situation du maitre de conferences, aujourd'hui age dc quarante-cinq ans, 
constitue une anomalie du point de vue de la loi et du droit. Les 
organisations juives savent qu'aucune loi ne les autorise a prendre de telles 
sanctions de fait. Ces organisations portent atteinte au droit de chacun 
d'exercer le metier pour lequel il est paye. Quant aux autorites de l'Education 
nationale, elles ne peuvent ignorer qu'un fonctionnaire a le droit, dans 
l'exercice de sa fonction, a la protection de l'Etat. 



1. Voy., en particulier, la RHR n° 1, p. 143-146 ; n° 2, p. 155-162 ; n° 3, p. 206. 



Les institutions et les organisations juives, porte-parole de la communaute 
juive, beneficient, en France, de privileges. L'affaire Notin montre qu'elles 
peuvent dieter leur loi a l'Etat. Je ne connais, dans notre pays, aucune autre 
institution, aucune autre organisation, aucune autre communaute capable de 
lancer une affaire de ce genre, de persecuter un homme avec cet acharnement, 
dele poursuivre jusque dans l'exil, et tout cela, sinon avec 1'approbation de 
tous, du moins dans le silence general. 

On aime a repeter qu'en France «les juifs sont comme tout le monde». 
Personnellement, au vu de l'affaire Notin, j'ai peine a le croire. 



27juinl996 



victoire des revisionnistes ? 



La page de couverture de L'Evenement du jeudi comporte une photographie de 

1'abbe Pierre et a pour titre: «Holocauste: la victoire des revisionnistes ». 

L'essentiel du dossier consacre a ce sujet s'etend sur dix pages ; on trouve 

aussi des elements sur le sujet a quelques autres pages '. 

Tous les articles sont uniformement hostiles aux revisionnistes. A ces 

derniers on ne donne jamais directement la parole et les propos qu'on leur 

prete sont, en general, deformes ou tronques. 

Le directeur de la publication explique que la premiere victoire des 

revisionnistes est d'avoir impose 1'utilisation du mot «revisionnistes» en 

page de couverture pour bien faire comprendre quel etait le sujet traite. Le 

mot de «negationnistes» n'aurait pas convenu. 

On reconnait que les revisionnistes ont remporte tant de succes que, dans le 

camp de leurs adversaires, «le desarroi concurrence la confusion* et que «la 

panique a gagne les rangs des democrates » 2 . 

Simone Veil pense qu'il faut desormais abroger la loi Gayssot (loi 

essentiellement antirevisionniste). Pierre Vidal-Naquet, Bernard-Henri Levy et 

Pierre-Andre Taguieff ne savent plus que faire. P. Vidal-Naquet declare, lui 

qui, dans le passe, m'a charge jusque devant les tribunaux: «Je suis pret a 

tuer Faurisson, mais pas a le poursuivre en justice 3 » et, a propos de l'abbe 

Pierre, il ne voit qu'une solution: il faut le ridiculiser, «le caricaturer, le 

delegitimer». Le philosophe Alain Finkielkraut «rage» (sic). Jean-Francois 

Kahn se pose des questions sur les constantes accusations portees contre les 



1. «Holocauste : la ■> ictoire des ie\ isionnistes », p. 16-25 et p. 3, 5, 10, 13. 

2. Id., p. 23. 

I i ii Paris le II d ' i i | I < i i idanlc dc la si ilion anie 

ii in i i > I n i Piene Vidal-Na- 

quet avait repondu en anglais: «Je hais Faurisson. Si je le pouvais. je le tuerais person- 
nellement » (voy. samizdat : « Pierre Vidal-Naquet tuerait Faurisson», 10 mars 1993) 



revisionnistes dans les medias: «a quoi rime cette espece de chasse aux 
sorcieres delirante, ce maccarthysme retourne qui consiste, deux fois par 
semaine, a demasquer, a traquer, a debusquer un nouveau "revisionniste" ou 
"negationniste" ?» II ajoute qu'«on organise un lynchage [de revisionniste] 
par semaine». «De grands historiens ont ete ebranles par Faurisson», re- 
connait P. -A. Taguieff. 

Nos adversaires sont convaincus que, pendant plus de quinze ans, nous avons, 
Pierre Guillaume, ses amis et moi-meme, agi en fins strateges. 
Larealite est differente : les revisionnistes ont accumule des decouvertes. Ce 
sont leurs seules vraies victoires. 

Car nous ne parvenons pas, du moins en France, a obtenir un debat avec la 
partie adverse et a faire entendre nos voix dans les grands medias. Le jour 
meme ou L'Evenement du jeudi annonqait «la victoire des revisionnistes », le 
tribunal de grande instance de Bordeaux condamnait le libraire bordelais Jean- 
Luc Lundi, pere de onze enfants, a un mois de prison avec sursis et cinq 
mille francs d'amende pour exposition et vente de livres revisionnistes. 
Assorti d'une mise a l'epreuve de cinq ans, le jugement a, en outre, ordonne 
la destruction des livres saisis dans sa boutique : c'est-a-dire cinquante-deux 
exemplaires, soit des Annates d'histoire revisionniste, soit de la Revue 
d'histoire revisionniste. On peut s'etonner d'une telle mesure puisque ces deux 
revues n'ont fait l'objet d'aucune interdiction de publication ; en revanche, un 
arrete de Pierre Joxe en date du 2 juillet 1990 les a frappees d'une interdiction 
de publicite. 

«Et si l'abbe Pierre avait raison ?» La question vient d'apparaitre, dans Paris, 
sur des affiches en caracteres jaunes sur fond noir. Nos censeurs de 
L'Evenement dujeudi sont perturbes par cet affichage public tout autant que 
par l'utilisation d'Internet par les revisionnistes. 

lis savent que, pour eux, le danger vient actuellement, d'une part, de 
l'influence de l'abbe Pierre et, d'autre part, de la puissance d'Internet. 
Prochains rendez-vous a la XVIP chambre du tribunal correctionnel de Paris 
(4, boulevard du Palais) pour deux proces instruits sur le fondement de la loi 
Fabius-Gayssot: 

- mardi 24 septembre 1996, a 13h30, contre M e Eric Delcroix pour son 
livrc sur La Police de hi pensee contre le revisionnisme ; 

- vendredi 15 novembre 1996, a 13h30, contre moi-meme pour mon 
communique du 19 avril 1996 a l'AFP a propos de l'affaire Garaudy-abbe 
Pierre; ma derniere condamnation remonte au 13 juin 1995 pour mon livre 
Re ponse a Jean-C 'laude Pressac. 



l er septembre 1996 



La repression du revisionnisme en France 

La loi antiraciste du 13 juillet 1990 contient une disposition anti- 
revisionniste qui prevoit une peine de un mois a un an de prison et une 
amende de deux mille a trois cent mille francs, sans compter d'autres 
sanctions, contre ceux qui auront conteste «1' existence des crimes contre 
l'humanite» tels que definis et punis a Nuremberg en 1945-1946 par les 
vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Cette loi porte le nom de «loi 
Gayssot», du nom du depute communiste Jean-Claude Gayssot qui en a eu 
l'initiative parlementaire. Elle s'appelle aussi, chez les revisionnistes, «loi 
Fabius-Gayssot» ou loi «Sirat-Fabius-Gayssot», ou «loi Faurisson», ou 
«lex Faurissonia». Le grand rabbin de France, Rene-Samuel Sirat, en a emis 
l'idee en 1986. Le president de l'Assemblee nationale, le socialiste Laurent 
Fabius, qui est juif, est intervenu directement au parlement pour en obtenir le 
vote. Cette loi du 13 juillet 1990 visait en particulier mes travaux ainsi que 
mon action en faveur du revisionnisme historique. 

II faut bien comprendre que, dans son origine, c'est-a-dire dans l'esprit de J.- 
C. Gayssot et du Parti communiste francais, cette loi etait seulement destinee 
a renforcer la lutte contre le racisme. Ce sont les responsables de la 
communautejuive et du Parti socialiste (en particulier, L. Fabius) qui sont 
parvenus a inserer, dans cette loi antiraciste, une disposition 
antirevisionniste. 

Avant d'en venir a 1'etude de cette loi et a son application, rappelons ce qu'a 
ete, en France, la repression antirevisionniste anterieurement au 13 juillet 
1990. 

Pour ce rappel, comme pour la suite, je m'inspirerai largement de l'ouvrage 
d'Eric Delcroix, avocat au barreau de Paris, La Police de la pensee contre le 
revisionnisme. J'ai collabore a la documentation de cet ouvrage qui, 
aujourd'hui, fait l'objet d'une poursuite judiciaire precisement sur le 
fondement de la «loi Fabius-Gayssot». L'audience de plaidoirie est prevue 
pour le 24 septembre 1996 devant la XVIP chambre du tribunal correctionnel 
de Paris. 



La repression de 1949 a 1989 

De 1949 a 1989, en 1'absence de toute loi specifique contre le revisionnisme, 
les tribunaux ont condamne les revisionnistes pour les raisons et les 
pretextes les plus divers. 

En 1954, l'universitaire Maurice Bardeche, chasse de l'Universite, se voit 
condamner par la cour d'appel de Paris a un an de prison et cinquante mille 
francs d' amende pour «apologie de crime ». Son delit avait consiste a ecrire 
Nuremberg ou la Terre promise, une oeuvre qu'il avait courageusement fait 
suivre deNuremberg II ou les Faux Monnaycurs. L'auteur, sans en contester 
vraiment l'existence, tendait a mettre en doute le « genocide des juifs» et les 
«chambres a gaz nazies». En 1950, Paul Rassinier, resistant et ancien 
deporte, publie Le Mensonge d'Ulysse ou il commence a mettre en doute 
l'existence de ces chambres a gaz. II est condamne par la cour d'appel de 
Lyon a quinze jours de prison avec sursiset a cent mille francs (de l'epoque) 
d'amende ainsi qu'a de lourds dommages-interets pour injure et diffamation a 
l'egard des anciens deportes. La Cour de cassation casse l'arret. En mai 1955, 
la cour d'appel de Grenoble le relaxe. Mais, jusqu'a la fin de sa vie (1967), il 
connaitrad'autres demeles avec la justice; dans un cas, il sera deboute de sa 
plainte; dans un autre cas, il sera condamne pour diffamation. C'est en 
novembre 1978 que debute « 1' affaire Faurisson». Les poursuites judiciaires 
commenceront des 1979. Jusqu'en 1989, de nombreux revisionnistes seront, 
comme moi, poursuivis ou condamnes pour les motifs les plus divers: 
diffamation envers un particulier, diffamation raciale, provocation a la haine 
raciale, apologie de crime, propagation de fausse nouvelle, trouble de l'ordre 
public, procedure « abusive» contre, par exemple, des diffamateurs, etc., 
mais, par-dessus tout, les censeurs poursuivront les revisionnistes devant les 
juridictions civiles sous pretexte de «dommage cause a autrui». Leur 
argument sera qu'en contestant « genocide » et « chambres a gaz», les 
revisionnistes causent aux juifs un dommage moral pour lequel ils doivent 
reparation aux organisations representant les interets des juifs. C'est ainsi que 
ces organisations ont cherche a me faire condamner pour « dommage par 
falsification de l'histoire». En premiere instance, elles ont failli obtenir 
satisfaction grace a un jugement prononce par un tribunal que presidait Pierre 
Drai, un juif connu pour son attachement a la cause juive, mais meme P. 
Drai n'apas ose retenir le grief de «falsification» (il lui aurait fallu fournir 
une preuve, au moins, de falsification et c'etait impossible). J'ai done ete 
condamne pour legerete ou negligence. Mais, dans un arret retentissant, la 
cour d'appel de Paris a reconnu que, dans mes travaux sur ce qu'elle appelait 
elle-meme le «probleme» des chambres a gaz, il n'y avait ni legerete, ni 
negligence et, ajoutait-elle, ni ignorance deliberee ni mensonge. En con- 
sequence, elle declarait: 



«La valeur des conclusions defendues par M. Fau- 
risson [sur ce sujet] releve done de la seule appreciation 
des experts, des historiens et du public '. » 
La cour autorisait ainsi la contestation des chambres a gaz nazies. Elle me 
condamnait neanmoins pour un motif qu'on pourrait resumer en ces termes: 
le professeur Faurisson est, certes, honnete et serieux dans son travail mais il 
manque de coeur et ne montre pas de respect pour la souffrance des deportes 
(lire: des juifs). Cet arret provoquait la deception des juifs et, en particulier, 
celle de l'historien de l'antiquite Pierre Vidal-Naquet, qui ecrivait: 
« Le proces intente en 197[9] a Faurisson par diver- 
ses associations antiracistes a abouti a un arret de la cour 
d'appel de Paris en date du 26 avril 1983, qui a reconnu le 
Milieux du travail dc Faurisson. ce qui est un comble, et ne 
l'a, en somme condamne que pour avoir agi avec malveil- 
lance en resumant ses theses en slogans 2 . » 
De son cote, Georges Wellers, directeur du Monde Juif (revue du Centre de 
documentation juive contemporaine de Paris) e 

« Hit appcl. la cour a reconnu que [Fau 
biendocumente. Ce qui est faux. C'est etonnant que la cour 
ait marche 3 . » 
Si je m'attarde a ces reactions, c'est qu'elles expliquent pourquoi des 
personnalites comme P. Vidal-Naquet et G. Wellers se sont ensuite re- 
trouvees au cote du grand rabbin Sirat pour demander la creation d'une loi 
specifique contre les revisionnistes. 

En juin 1985, Henri Roques est recu docteur de l'universite de Nantes pour 
une these sur les «confessions» de l'officier SS Kurt Gerstein. Sa these est 
revisionniste. Le feu couve pendant quelques mois ou, febrilement, 
G. Wellers prepare une replique. En avril 1986 eclate, avec la publication de 
cette pretendue replique, «F affaire Roques ». L'emoi est considerable. La 
pression des organisations juives aboutit a l'annulation de la soutenance de 
these pour vices de forme. 

Serge Klarsfeld demande la creation d'une loi antirevisionniste. II use pour 
cela d'un argument fallacieux. II pretend que l'Allemagne dispose deja d'une 
loi specifique contre le revisionnisme. C'est faux et il le sait bien. Dans les 
annees soixante-dix, il avait lance en Allemagne le projet d'une loi dite «du 
mensonged' Auschwitz », une « lex Klarsfeld », mais, au terme de longues 
annees de discussion, le Bundestag avait simplement vote l'article 194 du 
code penal allemand. Cet article n'interdit nullement la contestation des 
« crimes [du vaincu] contre l'humanite». II autorise seulement un procureur a 
deposer plainte pour dommage cause «au membre d'un groupe qui a ete 



1. Cour d'appel dc Paris, premiere ehamhre. section A. Francois Gregoire, Paul 
Fonret. Germain Le Fover de Costil. 26 a\ril 198.«. 

2. P. Vidal Nu\u?\. Les Assassins cle hi memoire,?. 182. 

3. G. Wellers, Le Droit de vivre, juin-juillet 1987, p. 13. 



persecute sous un gouvernement de violence ou d' arbitraire, national- 
socialiste ou autre »; le mot «autre» vise, par exemple, le gouvernement 
d'un pays communiste (yvenn der verletzte als Angehoriger einer Gruppe 
unter der nationalsozialistischen oder einer anderen Gewalt- und 
Willkurherrschaft verfolgt wurde). Le procureur peut alors poursuivre 
l'inculpe sur le fondement de l'ensemble des lois punissant, en particulier, la 
diffamation des morts (Verunglimpfung Verstorbener). C'est dans ce cadre 
qu'est effectivement poursuivie l'« Auschwitz-Luge » (mensonge 
d' Auschwitz) et que pourrait etre, en theorie, poursuivie la «Vert- 
reihungsliige» (mensonge de l'expulsion [des Allemands de l'Europe de 
l'Est]). Le 2 juin 1986, sous l'egide du grand rabbin Sirat, un groupe 
d'universitaires et de personnalites, toutes (sauf une) d'origine juive, formule 
«l'espoir d'une extension a tous les pays europeens de la loi allemande 
interdisant la mise en doute du genocide »'. Dans ce groupe figurent 
notamment P. Vidal-Naquet, G. Wellers et S. Klarsfeld. Le 7 juillet 1987, 
Charles Pasqua, ministre (gaulliste) de l'lnterieur, recoit un certain nombre 
d' organisations juives ou d' organisations de defense contre l'antisemitisme 
pour leur proposer «d'inventer ensemble un arsenal juridique garantissant, 
dans l'avenir, la verite sur les chambres a gaz» 2 . 

Le 13 septembre 1987, au cours d'une emission de radio, Jean-Marie Le Pen, 
president du Front national, interroge sur la maniere dont les juifs auraient 
ete extermines, repond que cette maniere (les chambres a gaz nazies) constitue 
un «point de detail » de l'histoire de la seconde guerre mondiale. Une 
formidable tempete mediatique s'ensuit. Dix jours plus tard, J.-M. Le Pen est 
condamne en refere pour «trouble». Beaucoup plus tard, le 18 mars 1991, la 
courd'appel de Versailles, presidee par Pierre Estoup, le condamnera, pour 
«dommage a autrui» par «consentement a 1' horrible » (sic), a la peine 
stupefiante d'un million deux cent mille francs; il s'agit la, principalement, 
de dommages-interets cumules au profit d'une kyrielle d' associations invo- 
quant un seul et meme prejudice moral. 

Le 20 septembre 1987, Charles Pasqua declare que, s'il ne dependait que de 
lui, le professeur Faurisson « irait en prison » 3 . 

Le 8 octobre 1987, par un tour de passe-passe, Albin Chalandon, ministre de 
la Justice, parvient, en pleine nuit, a faire voter par l'Assemblee nationale 
deux amendements a une loi sur la protection de la jeunesse contre la drogue; 
ces amendements permettront d'empecher, dans la pratique, la vente publique 
d'ouvrages revisionnistes. 

Le 2 avril 1988 voit la mise en route, sur l'initiative de L. Fabius, d'une 
proposition de loi antirevisionniste devant le Parlement. Le 23 mars 1989, le 



1. Bullctm i/iioticlien de I'Avciicc icle::niph:,.i!ic 

1. ,\< riuiliicjuivc. 

3. Lv Figaro. 21 septembre 1987, p. 7. 



depute Jacques Chirac [futur president de la Republique] se prononce en 
faveurd'une loi antirevisionniste. II avait d'abord ete hostile a une telle loi 
mais il avait change d'avis a la suite d'une rencontre avec les responsables du 
B'nai' B'rith, organisation exclusivement juive, decaracteremaconnique ', Le 
16 septembre 1989, je suis l'objet d'une grave agression physique 
revendiquee par «Les Fils de la Memoire juive ». Cette agression est justifiee 
par Serge et Beate Klarsfeld qui la trouvent «naturelle» et « normale» 2 . 

Preparatifs et adoption de la loi antirevisionniste 
(avril-juillet 1990) 

En Janvier 1990 eclate «l'affaire Notin». Bernard Notin, maitre de 
conferences en sciences economiques a l'universite Jean-Moulin de Lyon, se 
voit reprocher d' avoir ecrit dans une revue de sociologie un article sur la 
puissance des medias, article ou il manifeste, en passant, son scepticisme 
quant aux preuves et auxtemoins de l'existence des chambres a gaz nazies 3 . 
Le scandale prend des proportions internationales. B. Notin et sa famille con- 
naitront un veritable calvaire. Malgre son abjuration et sa condamnation du 
revisionnisme, il ne pourra plus jamais reprendre ses cours parce qu'ainsi en 
a decide le D r Marc Aron, president du Comite de liaison des institutions et 
des organisations juives de Lyon, et, avec lui, l'Union des etudiants juifs de 
France (UEJF). Le l el et le 2 avril 1990, l'ancienne communiste Annie Krie- 
gel, bien que juive, s'inquiete de voir la communaute juive francaise ap- 
paraitre «comme un groupe exigeant que regne en sa faveur une veritable 
police de lapensee [...] une insupportable police juive de la pensee» 4 . Pour 
les debats au Parlement (c'est-a-dire a 1' Assemblee nationale et au Senat), on 
consultera lc Journal ojficiel de la Republique francaise aux dales sui vantcs de 
1'annee 1990: 3 mai, 12, 29 et 30 juin, l er juillet 5 . La mise en condition de 
l'opinion francaise atteint de telles proportions que meme les adversaires 
d'une telle loi osent a peine soulever d' objections. 

L'historien Henri Amouroux denonce la loi mais, par peur, affecte de n'y 
voir qu'une loi dirigee contre J.-M. Le Pen; lui, l'historien, il n'ose meme 
pas reveler a ses lecteurs que la «loi Gayssot » vise les historiens et cherche a 
mettre ces derniers en tutelle 6 . Bien que timide, l'opposition au vote d'une 
disposition antirevisionniste est certaine. 

C'est alors qu'eclate, providentiellement pour les adversaires des revi- 
sionnistes, F affaire de la violation de sepultures du cimetiere juif de Carpen- 
tras. Nous sommes le 10 mai 1990. Pele-mele, J.-M. Le Pen et les revi- 

1. Le Monde, 26-27 mars 1989, p. 18. 

2. Radio ,/|ui\e|. le 16 septembre. el Lc Monde. 19 septembre 1989, p. 14. 

3. Le Monde, 28-29 Janvier 1990, p. 9. 

4. L'Arche, avril 1991 < rvril 1990, p. 2. 

.':. Pour plus Je details. vo\ . t. Deleroix. La ['olive dc la pensee..., p. 79. 
6. Le Figaro Magazine, 5 mai 1990, p. 82-83. 



sionnistes sont immediatement denonces par les medias et par le monde de 
l'etablissement politique (y compris Francois Mitterrand, president de la 
Republique, qui signera la «loi Gayssot») comme les responsables moraux 
de cette « profanation ». Cette fois, l'intimidation est totale. A la veille du 
vote definitif de la loi par l'Assemblee nationale, le juriste Francois Terre 
ecrit: «Face a la proposition Gayssot le silence infini de presque tous les 
juristes, de presque tous les historiens effraie '. » 

Le 2 juillet 1990, Pierre Joxe, ministre de l'lnterieur, socialiste d'origine 
juive, prend des arretes interdisant, dans la pratique, la vente publique de trois 
revues revisionnistes (souvent poursuivies en justice, pour deux d'entre 
elles). 

Le 14 juillet 1990, le texte de la loi Fabius-Gayssot parait au Journal 
officiel, Lois et decrets, p. 8333-8334, sous la signature de F. Mitterrand. 
Huit pages plus loin parait le decret de nomination au grade de chevalier de la 
Legiond'honneurde«M. Vidal-Naquet (Pierre), historien ; 35 ans d'activites 
litteraires» sur proposition de Jack Lang, socialiste d'origine juive, ministre 
de la Culture. Pour le juif P. Vidal-Naquet, c'est l'honneur tandis que, pour le 
revisionniste R. Faurisson, c'est le banc d'infamie des tribunaux. 

Applications de la loi antirevisionniste 

Depuis 1990, la loi antirevisionniste semble s'etre appliquee une trentaine de 
fois. Les sanctions financieres sont parfois si lourdes qu'elles ont pu 
entrainer, par exemple, la disparition d'une revue, de qualite exceptionnelle : 
Le Choc du mois. II faut noter que, comme dans ce dernier cas, les 
condamnations au nom de la loi Gayssot sont quelquefois associees a des 
condamnations au nom d'autres lois comme, par exemple, la traditionnelle 
loi antiraciste du l er juillet 1972, dite loi Pleven. Personnellement, pour une 
seule interview publiee dans Le Choc du mois, j'ai ete l'objet de trois 
procedures judiciaires distinctes en depit del' adage «non bis in idem » (que 
les Anglo-Saxons connaissent sous la forme «ne bis in idem»). A plusieurs 
reprises, des peines de prison avec sursis ont ete prononcees. A quelques re- 
prises, des peines de prison ferme ont ete requises. En un cas, celui d' Alain 
Guionnet, la peine de prison (trois mois) a ete effectivement subie. 
Mais cette repression judiciaire est loin d'etre aussi grave et aussi lourde 
qu'en Autriche et en Allemagne, par exemple. Sur le modele de la France, 
l'Autriche a adopte, le 19 mars 1992, une loi specifiquement 
antirevisionniste. L'Allemagne a suivi, le l cr decembre 1994. Puis, la Suisse 
le l er Janvier 1995, la Belgique le 30 mars 1995 et, enfin, l'Espagne le 11 
mai 1995. 



[.Le Figaro, 29 juin 1990, p. 2. 



Velleites de resistance contre la loi antirevisionniste 

Des 1'entree en vigueur de cette loi, j'ai declare : 

«La clause antirevisionniste va a l'encontre de 
revolution des mceurs. Elle retablit clairement la censu- 
re. Elle institue une veritc historique officielle protegee 
par la police, la gendarmerie, les magistrats et les gar- 
diens de prison. Elle cree un dogme, un catechisme, un 
decalogue : celui de Nuremberg. On veut nous faire croi- 
re qu'un tribunal - un tribunal «militaire» - aurait, lui, 
ecrit l'histoire une fois pour toutes. II sevissait depuis 
longtemps une histoire officielle de la seconde guerre 
mondiale. Quand je le disais, nos tartuffes se recriaient. 
Aujourd'hui, ils ne peuvent plus protester [...]. Je ne 
chercherai pas a tourner la nouvelle loi, je lui ferai 

Et j'ai, depuis six ans, tenu parole. A tous mes juges successifs, je declare 
que je me moque de cet ukase et j'ajoute: «Je suis pret a aller en prison. 
Pour moi, ce serait un honneur. Pour ceux qui m'y enverraient, ce serait un 
deshonneur». 

Six ans apres, ce sont mes adversaires et mes juges qui se lassent. Ils 
expriment nai'vement leur fatigue d' avoir a constater que dans mon cas les 
condamnations semblent ne servir a rien. Je peux meme dire qu'a chaque 
proces le ton monte et que je prouve, par mon attitude et par mes propos, que 
je ne me laisserai pas intimider. Un jeune revisionniste, Vincent Reynouard, 
adopte, a Caen, la meme attitude. II refuse de justifier devant un tribunal ce 
qu'il a pu ecrire ou publier soit dans sa revue (aujourd'hui disparue faute 
d' argent), Nouvelle Vision, soit dans des tracts. 

Le 21 juin 1991, Jacques Toubon, depute gaulliste, a demande l'abrogation 
de cette loi, affirmant que «le delit de revisionnisme fait reculer le droit et 
affaiblit l'histoire 2 ». II etait alors dans l'opposition. Quand la droite et les 
gaullistes sont arrives au pouvoir, J. Toubon est devenu ministre de la 
Justice. II a alors declare qu'il n' etait plus question, pour lui, d'abroger cette 
loi qu'en 1991 il avait trouvee digne de Staline. II affirme maintenant: 
«Remettre en cause cette loi, ce serait maintenant donner raison dans 
l'opinion aux negationnistes 3 . » 

Les recentes protestations contre la loi antirevisionniste 

A l'occasion de 1' affaire Garaudy-abbe Pierre, on a recemment entendu une 
serie de protestations, plus ou moins sinceres, contre cette loi. Je ne 

1. Le Choc du mois, septembre 1990, p. 9-1 1. 

2. Journal officiel, Assemble nationale, 22 juin 1991, p. 3571-3573. 

3. Paris Match, 6 juin 1996, p. 63. 



mentionnerai ici que les noms des personnes citees a ce propos dans 
L'Evenemenl dujeudide la scmaine du 27 juin au 3 juillet 1996; on voudra 
bien garder a l'esprit que toutes ces personnes sont hostiles au 
revisionnisme : 

- a la page 3, Albert du Roy, directeur de ce magazine de l'etablissement, 
ecrit que Simone Veil a raison de plaider pour l'abandon de toute attitude 
dogmatique dans le style de la «loi Gayssot » ; 

- a la page 13, Jean-Francois Kahn denonce la traque des revisionnistes; il 
demande: «A quoi rime cette espece de chasse aux sorcieres delirante, ce 
maccarthysmeretourne[c'est-a-dire: a rebours] qui consiste, deux fois par 
semaine, a demasquer, a traquer, a debusquer un nouveau «revisionniste» ou 
«negationniste» [...] ?» et il se plaint de ce qu'«on organise un lynchage 
par semaine »; 

- a la page 20, on rappelle le mot de P. Vidal-Naquet: «Je suis pret a tuer 
Faurisson, mais pas a le poursuivre en justice. » ; 

- a la page 21, Dominique Jamet signe un article intitule: «L'Histoire ne 
releve pas des tribunaux. » ; 

- a la page 22, Simone Veil est interrogee; elle demande l'abrogation de «la 
loi Gayssot » ; 

- a la page 23, on rappelle: «En 1980, Chomsky defendant Faurisson [sur le 
plan de la liberte d'expression] ebranlait une partie de la gauche. » ; 

- a la page 21, on pouvait lire: «"De grands historiens ont ete ebranles par 
Faurisson". reconnail TaiuiielT.»: 

- a la meme page 23, un avocat farouchement antirevisionniste, 
M e Korman, propose l'amendement de la loi '. 

Je n'entretiens cependant aucune illusion au sujet de ces soudaines 
manifestations en faveur du bon sens et de la justice. Des personnes comme 
P. Vidal-Naquet et M. Reberioux ont une main droite qui ignore ce que fait 
leur main gauche. Ces personnes m'ont, dans le passe, poursuivi jusque 
devant les tribunaux ou elles m'accusaient alors d'etre un faussaire de 
l'histoire ! II se trouve simplement que, devant la farouche determination de 
certains revisionnistes (pas tous, malheureusement !) et devant la repugnance 
de certains magistrats a utiliser pleinement la loi antirevisionniste, des 
intellectuels ou des responsables juifs commencent a sentir qu'une telle 
repression les dessert. De fait, lorsqu'on regarde de pres les arguments 
invoques par ces tartufes contre «la loi Gayssot », on s'apercoit que 
l'argument le plus souvent invoque est... l'interet des juifs. 

La realite presente de la repression 



l. Le Monde, 21 mai 1996, p. 1 



La repression du revisionnisme a pris en France un caractere a ce point 
vicieux que, peu a peu, les revisionnistes se sont vus priver d'une serie de 
droits pourtant inscrits dans la loi. Dans la pratique, leurs proces, par 
exemple, ne sont plus vraiment publics car plus un seul representant de la 
grande presse n'y assiste ; en effet, que viendrait faire un journaliste ? II ne 
pourrait, en aucun cas, reproduire soit les propos incrimines, soit les 
arguments revisionnistes developpes a la barre par F accuse. Un journaliste 
risquerait, par ailleurs, de compromettre sa carriere si on voyait qu'il 
s'interesse de pres au proces d'un revisionniste. 

Dans la pratique, un revisionniste ne peut plus utiliser le «droit de reponse» 
aux attaques incessantes et aux calomnies de la grande presse, de la radio ou 
de la television car lui donner la parole ce serait prendre le risque d'encourir 
les foudres de la loi antirevisionniste. Toujours dans la pratique, un 
revisionniste ne peut plus exiger une protection contre la diffamation, 
1' agression physique, le vol de documents, le refus d'acces a un centre de 
recherches. L'experience enseigne, en effet, que, s'il porte plainte, les 
tribunaux risquent fort de lui donner raison mais seulement en theorie. C'est 
1'adversaire, en fin de compte, qui l'emportera. Par exemple, un tribunal 
decideraque «traiter Faurisson de faussaire, c'est le diffamer, mais de 
bonne foi ». Cette bonne foi est systematiquement du cote du diffamateur et 
non du diffame. 

Pour les revisionnistes, en France, il n'y a plus de justice; ni foi, ni loi, ni 
droit: ils ne peuvent plus compter sur rien. 

Je sais d'avance qu'il ne me sert a rien de porter plainte contre un juif qui me 
frappe ou qui me cause un tort ou un dommage quelconque. Je suis, dans 
mon pays, traite en Palestinien. 

L'affaire Notin: les organisations juives font la loi 

J'ai deja mentionne «l'affaire Notin». J'y reviens pour signaler que ce jeune 
maitre de conferences, pere de cinq jeunes enfants, ne disposant pour toute sa 
famille que de son seul salaire, a donne son dernier cours a l'universite de 
Lyon le 2 mai 1990. Depuis cette date, annee apres annee, il a demande - 
comme il en avait le droit, reconnu par la loi et par les autorites 
administratives - d'exercer son metier d'enseignant, pour lequel il est paye. 
En pure perte. Chaque annee, le president de son universite lui repond 
oralement (afin que nulle piece ecrite n'en atteste) qu'il «sait bien que ce 
n'est pas possible » (sic). II n'est pas possible de lui prescrire un «emploi du 
temps » parce que les autorites juives ont oppose, une fois pour toutes, leur 
veto a la reprise des activites de cet enseignant. 

En desespoir de cause, B. Notin a cm trouver un poste d'enseignant a 
l'universite d'Oujda (Maroc). Immediatement, le journal Le Monde a repandu 
la nouvelle et les organisations juives ont manifeste leur emotion et leur 



colere '; dans les quarante-huit heures, l'universite d'Oujda s'est inclinee et a 
fait savoir qu'elle n'engagerait pas le malheureux universitaire. Depuis plus 
de six ans, la situation du maitre de conferences, aujounJ hui aire de quarante- 
cinq ans, constitue une anomalie du point de vue de la loi et du droit. Par un 
arret du 15 mai 1991, B. Notin avait ete condamne en justice pour son 
article. Quant a la procedure administrative, elle n'est toujours pas achevee. 
Mais personne n'a le droit de 1'empecher d'exercer le metier pour lequel il est 
paye. Les organisations juives le savent mais elles se moquent de la loi. Les 
autorites de 1' Education nationale le savent, elles aussi, mais elles ont 
manifestement peur. Les presidents de la Republique successifs, les milliers 
de collegues de B. Notin, les journalistes, tous sont au courant de cette 
criante anomalie. Mais tous se taisent. Les institutions et les organisations 
juives, porte-parole de la communaute juive, beneficient en France de 
privileges. L'affaire Notin montre qu'elles peuvent dieter leur loi a l'Etat. Je 
ne connais, dans notre pays, aucune autre communaute capable de declencher 
une affaire de ce genre, de persecuter un homme avec cet acharnement, de le 
poursuivre j usque dans l'exil, et tout cela, sinon avec l'approbation de tous, 
du moins dans le silence general. 

Les milices juives au secours de la « loi Gayssot» 

En France, les milices armees sont strictement interdites sauf... pour les 
juifs. En 1986, a l'epoque ou L. Fabius etait premier ministre, sa femme, 
Francoise Castro, egalement juive, a revele que des milices juives et le 
ministere de l'lntericur travaillaient main dans la main: 

« Extraordinaire nouveaute dans le comportement po - 
liii ii li ip urn ii ill ls juives de s'instal- 

ler dans des quartiers de Paris, mais aussi a Toulouse, a 
Marseille, a Strasbourg |ct d*avoir| des contacts rcguliers 
avec le ministre de lTnterieur 2 . » 
A ceux qui souhaiteraient plus de details sur les actions criminelles des 
milices, je recommande de consulter, sur les sites revisionnistes d'Internet, 
un texte du 1 er j uin 1 995 intitule : « Milices j uives : quinze ans - et plus - de 
terrorisme en France ». On y verra notamment comment, au mepris de la loi, 
les milices du Betar ont pour habitude de faire la loi au Palais de justice de 
Paris, en particulier quand les revisionnistes viennent y passer en jugement 
pour avoir enfreint la «loi Gayssot». J'ai moi-meme ete blesse, comme 
d'autres revisionnistes, le 22 mars 1991, par des membres de cette milice. 

La situation aujourd'hui meme 



Mes deux dernieres condamnations remontent au 6 septembre 1993 et 
au 13 juin 1995. Je dois la premiere de ces condamnations au fait que, 
rendant compte d'un documentaire sur Auschwitz et Birkenau, j'ai 
simplement parle des «realites qui prouvent que ces camps n'etaient pas des 
"camps d' extermination" malgre les ravages exerces par les epidemies de 
typhus ». Je dois la seconde de ces condamnations a ma Reponse a Jean- 
Claude Pressac sur le probleme des chambres a gaz. Le 29 fevrier 1996, 
j'etais miraculeusement acquitte dans deux autres proces. Le 15 novembre 
prochain, je comparaitrai pour un communique de presse envoye le 19 avril 
1996 a l'Agence France-Presse sur l'affaire Garaudy-abbe Pierre. Roger 
Garaudy a ete simplement «mis en examen», ainsi que son editeur Pierre 
Guillaume, pour avoir publie, dans une revue distribute aux seuls abonnes, 
Les Mylhes fondaleiirs de hi politique israelienne. Le 3 Janvier 1996, Vincent 
Reynouard a ete condamne par le tribunal de Caen qui n'a pas craint d' accuser 
dans son jugement le jeune revisionniste de «vehiculer ses ideesfausses»; 
cette formulation prouve bien que, comme au siecle dernier, on peut en 
France, aujourd'hui, etre condamne pour des «idees» qu'un tribunal se permet 
de juger «fausses». Comme je l'ai dit plus haut, Eric Delcroix, avocat au 
barreau de Paris, passera en jugement le 24 septembre 1996 pour avoir ecrit 
et publie a son compte La Police de la pensee contre le revisionnisme. 
Le moindre mot, la moindre attitude qui puisse laisser supposer qu'on a des 
pensees ou meme, plus simplement, des arriere-pensees revisionnistes expose 
aujourd'hui a des poursuilcs judiciaircs sur le fondement de la «loi Gayssot», 
loi dite officiellement «sur la liberte de la presse ». 

Et a l'avenir ? 

En ce domaine, rien ne permet de presager de l'avenir. On peut aussi bien 
craindre une aggravation des mesures de repression, notamment par 1' adoption 
d'une loi encore plus severe que la «loi Gayssot» qu'esperer une sorte de 
relachement ou de tolerance. Cette derniere eventualite est concevable a cause 
du progres d'Internet. Recemment, l'UEJF, decouvrant que certains de mes 
textes etaient consultables sur Internet, a saisi le juge Jean-Pierre Marcus, 
juif, en vue d'obtenir une interdiction judiciaire de certains sites. Le juge 
s'est rendu compte qu'une mesure de censure etait impossible. L'UEJF 
semble avoir compris que la «loi Gayssot» est, dans un tel cas, inapplicable. 
Les revisionnistes francais on) aujourd'hui tendance a diffuser leurs ecrits sur 
Internet au lieu de les confier a l'imprimerie. 

Mise a jour (31 decembre 1996) 

Depuis le l er septembre 1996, date de redaction de cette etude, la repression 
du revisionnisme en France s'est aggravee. 



Le 5 septembre, la radio lei el Maintenant a du cesser ses emissions a la suite 

d'une decision du Conseil superieur de l'audiovisuel qui reproche a cette radio 

des «propos racistes, antisemites et negationnistes ». 

Le 7 septembre, quatre jeunes juifs ont agresse Patrick Helin, bouquiniste des 

bords de Seine, qu'ils ont traite de «revisionniste». 

Le 22 octobre, mon avocat, Eric Delcroix, a ete condamne pour avoir ecrit et 

publie La Police de la pensee contre le revisionnisme ; a la suite de cette 

condamnation, l'Ordre des avocats, en la personne de l'avocat Bernard Vatier, 

s'est empresse d'entamer une procedure contre son confrere E. Delcroix. 

Le 30 novembre, M. Piscoci-Danesco, le libraire deja agresse le 16 juillet 

(avec deux cent cinquante mille francs de degats dans sa boutique, somme 

dont l'assurance ne lui remboursera rien), voit trois jeunes juifs briser sa 

Le 20 decembre, Vincent Reynouard, professeur de mathematiques et de 
physique, est suspendu d'enseignement sine die. Le recteur Philippe Lucas 
lui fait grief de ses convictions revisionnistes. Le jeune professeur, marie, 
pere de deux enfants (salaire unique), est menace de radiation et de chomage. 
Mon propre proces pour un communique de presse au sujet de 1' affaire 
Garaudy-abbe Pierre est remis au 6 juin 1997. 

Bibliographic 

En plus de l'ouvrage d'Eric Delcroix, que j'ai mentionne, le chercheur devra 
consulter la Revue d'histoire revisionniste dont les six livraisons ont paru de 
mai 1990 a mai 1992. Les articles suivants concernent plus specialement le 
sujet: 

- «L'affaireNotin» (RHR n° 1, p. 143-146); 

- «Arrete [du] ministere de l'Interieur» (RHR n°2, p. 8) et «Contre le 
revisionnisme historique, la loi Fabius alias Gayssot» (Id., p. 16-35); 

- Eric Delcroix, «Un sequestre pour 1'eternite ?» (RHR n° 3, p. 33-43) ; 

- « Trois juges francais denaturent un proces-verbal» (RHR n° 3, p. 204- 
205); «Deleatur dans 1 ' affaire Notin» (Id., p. 206); «Non-lieu dans 1' affaire 
de Nantes » (Id, p. 207); 

- Henri Roques, «LaRHR devant le Conseil d'Etat» (RHR n° 4, p. 9-11); 
«Proces Faurisson» (Id., p. 107-133); «Wannsee: une denaturation 
confirmee» (Id., p. 192-193). 



2 et 3 septembre 1996 

Un historien orthodoxe admet enfin 
qu'il n'y a pas de preuves des chambres a gaz nazies 



Jacques Baynac, ne en 1939, est un historien francais que ses sympathies 
portent vers la gauche '. II nourrit une hostilite certaine a l'egard des 
revisionnistes (qu'il appelle des «negationnistes») et, en particulier, a l'egard 
de Pierre Guillaume et de ma propre personne. II a toujours affirme 
l'existence des chambres a gaz nazies; or, il vient de reveler que, tout compte 
fait, force est d'admettre, meme si c'est «penible a dire comme a entendre », 
que les temoignages ne suffisent pas et qu'il est decidement impossible de 
prouver, sur le plan scientifique, que ces chambres a gaz ont existe. Mais, 
ajoute-t-il curieusement, a defaut de preuve directe, il conviendra, a l'avenir, 
de chercher une preuve indirecte et, puisqu'on ne peut pas prouver que les 
chambres a gaz nazies ont existe, il faudra essayer de prouver qu'elles n'ont 
pas pu ne pas exister ! 

C'est sous la forme de deux longs articles consecutifs que J. Baynac 
developpe ses vues dans Le Nouveau Quotidien de Lausanne 2 . 

La derobade des historiens 

Dans le premier article, il commence par deplorer l'existence, en France, 
d'une loi antirevisionniste, la loi Fabius-Gayssot, du 13 juillet 1990, qui, 
dit-il, permet a «la secte negationniste» de se servir des tribunaux comme de 
tribunes. II souligne que cette loi a ete critiquee par Claude Imbert (du Point), 
Pierre Vidal-Naquet (historien qui adit: «Je suis pret a tuer Faurisson, mais 
pas a le poursuivre en justice ! »), Madeleine Reberioux (ancienne presidente 
de la Ligue des Droits de l'homme), M e Charles Korman (avocat 
antirevisionniste) et plusieurs deputes RPR. II affirme que les revisionnistes 
ou negationnistes ont tout lieu de se rejouir, surtout depuis que l'affairede 
1'abbe Pierre a «change l'atmosphere» en leur faveur. II note que, chez les ad- 
versaires des revisionnistes, «le desarroi a succede a la consternation », que P. 
Vidal-Naquet «se desole », que Bernard-Henri Levy «s'affole», que Pierre- 
Andre Taguieff «s'effraie» et que L'Evenement dujeudi a choisi pour titre de 
couverture: «La victoire des revisionnistes. » II denonce l'irresponsabilite 
d'un intellectuel, d'un ancien deporte, Jorge Semprun, qui, dit-il, a 
«assassine» le livre que Florent Brayard a ecrit contre le revisionniste Paul 
Rassinier. A gauche, estime-t-il, il s'est developpe une «parano'ia», une 
«chasse aux sorcieres» (comme le dit Jean-Francois Kahn) et un «tohu-bohu 
desastreux». II affirme que Simone Veil et Dominique Jamet sont, eux aussi, 
hostiles a la loi Fabius-Gayssot et qu'«on refuse le debat» avec les 
revisionnistes. Rappelant la stupefiante declaration de « trente-quatre 
historiens reputes» parue dans Le Monde du 21 fevrier 1979, declaration par 



1. J. Bayr 
gnons, Mai [1968] retro 

Revolution vorbiinhvvienne. 

2. 2 septembre 1996, p. 16, et 3 septembre 1996, p. 14. 



laquelle on refusait de me repondre et de m'expliquer comment, 
leclmiquemenl, lcs magiques chambres a gaz nazies pouvaient bien avoir 
fonctionne, il parle de la «derobade» des historiens en general. II ecrit en 
propres termes que «les historiens se sont defiles ». 

Ni documents, ni traces, ni preuves 

Dans le second article, il deplore que les vrais historiens aient accorde leur 
confiance a Jean-Claude Pressac, pharmacien et «historien amateur », qui, on 
le voit maintenant, est parvenu a la conclusion que le nombre des morts 
juives et non-juives a Auschwitz s'eleve «a un total de 600.000 victimes»'. 
II tourne en derision Francois Bayrou, ministre de V Education nationale et 
historien lui-meme, qui, conscient des difficultes qu'on rencontre a prouver le 
genocide et les chambres a gaz, preconise, dans ce cas, le recours a une 
methode historique «allegee»; J. Baynac voit la un « concept d'histoire 
light ». II affirme que les chambres a gaz nazies ont existe mais que, pour le 
prouver, on a trop utilise le discours « ascientifique » et insuffisamment le 
discours «scientifique». Le premier est celui ou «le temoignage prime » 
tandis que le second est celui du document. Or, dit-il avec regret, on ne peut 
que constater «l'absence de documents, de traces ou d'autres preuves ma- 
terielles». II rappelle le constat deja dresse en 1988 par l'historien juif 
americain Arno Mayer: «Les sources dont nous disposons pour etudier les 
chambres a gaz sont a la fois rares et peu sures 2 . » J. Baynac dit que «nous 
ne disposons pas des elements indispensables a une pratique normale de la 
methode historique». II ecrit que «l'on doit rester coi faute de documents. » II 
conclut: «I1 faut reconnaitre que le manque de traces entraine l'incapacite 
d'etablir directement la realite de l'existence des chambres a gaz homicides. » 
Quand il ecrit «le manque de traces », il veut dire en fait, ainsi qu'il l'a 
precise plus haut, «1' absence de documents, de traces ou d'autres preuves 
materielles». 

Des preuves pour demain ? 

Son etude prend fin sur la suggestion qu'on a vue: puisqu'il est decidement 
impossible de prouver que les chambres a gaz ont existe, essayons a l'avenir 
de prouver que ces chambres a gaz n'ont pas pu ne pas exister ! 



1. La Deportation. Le Systeme eoneeiitratiounaire riazi. p. 196 (de 600.000 a 
800.000 morts, dit J.-C. Pressac, ce qui nous met loin des 9 millions de Nuit et Brouil- 
lard, des -I -million du pn» .1 Nui nib rg ct d n ri pi n du monument d' Ausch- 
witz selon ancienne version, ou du chiffrc de I .:• million selon la nouvelle version de- 
puis 1995). 

2. A. Majei L , I'his p. 406. I lition original inn 
ricaine, poite Sou i ' i rs an at onci laic and unrt 
liable ». The "Final Solution " in History, p. 362 : unreliable signiiie nou fiablel.sj. 



II s'agit la d'un constat de carence pour le present et d'un acte de foi en 
l'avenir. J. Baynac est naif. II s'imagine que, si les historiens ont tellement 
affirme la realite de ces horreurs et si tant de rescapes ont declare les avoir 
vues, c'est qu'elles ont certainement existe. II oublie qu'avec le temps on 
decouvre que l'ecriture de l'histoire (au singulier) est pleine d'histoires (au 
pluriel) qui sont plus ou moins imaginaires. J. Baynac continue de croire 
aux chambres a gaz comme il persiste, semble-t-il, a croire au communisme. 
Demain, on trouvera la preuve des chambres a gaz. Demain, le communisme 
sera vrai. Demain, on rasera gratis. Demain, on aura enfin la preuve que le 
national-socialisme est 1' incarnation du mal et le communisme l'incanialion 
du bien. Saluons ici l'eternelle jobardise de 1' intelligentsia francaise. 
J. Baynac rejoint la cohorte des «trente-quatre historiens reputes» qui, ainsi 
que je l'ai dit plus haut, ont profere dans Le Monde l'une des plus monumen- 
tales aneries de l'Universite francaise: « II ne faut pas se demander comment, 
leclmiqiternent, un tel meurtre de masse a ete possible. II a ete possible 
techniquement puisqu'il a eu lieu.» 

J. Baynac ajoute ainsi son nom aux noms des historiens orthodoxes qui, a 
contrecoeur, se sont vus obliges de donner raison, sur tel ou tel point capital, 
aux historiens revisionnistes. Cela dit, comment des juges pourraient-ils 
encore condamner des revisionnistes pour contestation d'un crime qui - on le 
voit par l'etude de J. Baynac - n'est toujours pas prouve ? 

Encombrantes chambres a gaz 

II est manifeste que les chambres a gaz nazies encombrent de plus en plus les 
historiens ou les auteurs qui defendent la these de 1' extermination des juifs. 
Des 1984, P. Vidal-Naquet mettait en garde ceux, parmi ses amis, que tentait 
deja 1' abandon de ces chambres a gaz : ce serait, disait-il, «capituler en rase 
campagne» («Le Secret partage», Le Nouvel Observateur, 21 septembre 
1984, p. 80). En 1987, une publication violemment hostile au 
revisionnisme reproduisait, dans le courrier de ses lecteurs, une lettre de deux 
enseignants d'origine juive, Ida Zajdel et Marc Ascione, suggerant que les 
nazis avaient truque leurs aveux et n'y avaient mentionne les chambres a gaz 
que pour en faire, contre les juifs, «une "bombe" a retardement, un 
instrument de diversion et, pourquoi pas, de chantage »'. 
II y aurait bien d'autres exemples a citer; ce serait trop long; je me 
contenterai de trois exemples recents: celui d'Elie Wiesel (en 1994), celui du 
professeur neerlandais d'origine juive polonaise, Michel Korzec (en 1995), et, 
enfin, celui de l'historien juif americain Daniel Jonah Goldhagen (en 1996): 
- en 1994, le premier ecrivait dans ses memoires: «Les chambres a gaz, il 
vaut mieux qu'elles restent fermees au regard indiscret. Et a 1' imagination »; 

l. Article 31, janvier-fevrier 1987, p. 22 



ce qui, en bon francais, signifie: «Ne cherchons ni a voir, ni meme a 
imaginer une chambre a gaz nazie» ; et la suite du developpement montrait le 
complet scepticisme du meme E. Wiesel quant aux pretendus temoignages 
sur le sujet ' ; 

- en 1995, M. Korzec declarait qu'on avait trop insiste sur l'importance et 
sur le nombre des gazes; il ajoutait, au prix d'une contorsion dialectique 
digne de la Cabale, que les Allemands, et non les juifs, etaient responsables 
de cette erreur ; selon lui, beaucoup plus d' Allemands, un peu partout en 
Europe, ont pris part au meurtre des juifs que les quelques Allemands 
preposes au seul gazage de leurs victimes 2 ; 

- en 1996, D. J. Goldhagen ecrit dans un ouvrage d'un antigermanisme 
exacerbe: «Gassini> was really epipheiioineual to the German's slaughter of 
Jews i »; dans une interview donnee a un periodique de Vienne il declare: 
«Die iiuluslrielle Vcniichlimg iter Jiulen ist fiir mich nichi die Kernfrage zur 
Erkldrung des Holocaust [...]. Die Gaskammern sind em Symbol. Es ist aber 
ein Unsinn zu glauben, dafi der Holocaust ohne Gaskammern nicht 
stattgefunden hdtte 4 . » 

Les chambres a gaz ne sont plus, en 1996, qu'un symbole ! 

Un journal Suisse donne l'exemple 

Durant ces dernieres annees, j'ai decril a diverses reprises, soit dans des textes 
samizdat, soit dans des interviews enregistrees, au Canada, par Ernst Zundel, 
cette evolution des exterminationnistes sur la question des chambres a gaz 
nazies; dans un texte date du 22 septembre 1993, je suis alle jusqu'a predire 
le terme ultime de ces changements 5 . Deja, le musee de l'Holocauste a 
Washington a decide de ne plus donner aucune representation materielle des 
chambres a gaz (une maquette «artistique» et absurde mise a part). 
Les deux articles de J. Baynac marquent une simple etape de cette meta- 
morphose de l'historiographie officielle. lis ne peu vent surprendre que les 
juges, de profession ou de vocation, qui, sans rien savoir, tranchent de tout 
en matiere d'histoire. lis confirment que, depuis beau temps, les historiens 
ont rompu une unanimite de facade. Ces historiens ont progressivement 
rejete les conclusions, par trop simplistes, du tribunal de Nuremberg sur les 
chambres a gaz et le genocide. Sur ce sujet, on ne peut plus parler de verite 



1 . E. Wiesel, Tons lesfleuves vont a la mer, p. 97 

2. M. Korzec, «De mythe van de efficiente massamoorcU. 

I i in i in urn ] i| ii men I i ni i juifs pai les Alle- 

mands*, D. Goldh i ' ittumets, p. 521, note 81. 

I. «L"ancanlisscmcnl indnslricl des juifs n'est pas pour moi la question centrale 
pour l'explication de I '1 lolocanstc | ..]. Les chambres a gaz sont un symbole. Mais il 
est absurde de croire que, sans les chambres a gaz. I'llolocansle n'aurait pas eu 
lieu. », D. Goldh a.I'i; ' ptcmbre 1 96 p i 
5. Voir dans le present volume, page ,1542. 



historique pretendument «notoire». Quand les juges francais estiment que 
contester l'existence des chambres a gaz, c'est contester ce «crime contre 
l'humanite» qu'aurait ete le genocide des juifs, ils ontraison; mais, par voie 
de consequence, s'il n'y a plus de preuve de l'arme specifique, il n'y a plus de 
preuve du crime specifique. Cette conclusion, bien embarrassante pour les ju- 
ges qui osent condamner le revisionnisme, decoule de la prise de position de 
J. Baynac, prise de position qui, encore une fois, ne lui est nullement 
particuliere mais represente toute une tendance de l'historiographie orthodoxe. 
J. Baynac dit tout haut ce que ses confreres pensaient tout bas. 
En France, ces deux articles venus de Suisse ne pourront decontenancer, par 
exemple, que les bons lecteurs du Monde, habitues a la douce somnolence 
entretenue par la censure sur le sujet de l'«Holocauste». 
En publiant ces deux articles de J. Baynac, Le Nouveau Quotidien de 
Lausanne, pourtant si prevenu contre le revisionnisme, a fait preuve de 
respect pour ses lecteurs, et de discernement '. 

Pour l'heure, la situation des deux universitaires francais peut se decrire 
ainsi : 

Jacques BAYNAC: 

«I1 n'y a pas de preuves, mais je crois.» 

Robert FAURISSON: 

«I1 n'y a pas de preuves, done je refuse de croire.» 

Pour le premier, liberte d' expression. 

Pour le second, une peine d'un mois a un an de prison, 

une amende de 2.000 a 300.000 F et d'autres peines encore. 

Le devoir d'un universitaire n'est-il pas de refuser de croire, quoi qu'il lui en 

coute ? 



30 septembre 1996 

Un romancier du KGB: l'historien Gerald Fleming 

Gerald Fleming, charge d'enseignement emerite en allemand a l'universite du 
Surrey (Grande-Bretagne) est, si j'ose dire, un romancier du KGB. II est plus 
un romancier qu'un historien. Les autorites sovietiques et les publications 
sovietiques l'estimaient. Encore recemment, apres l'effondrement de l'Union 
sovietique, il continuait de rendre hommage au talent exceptionnel de 
1'Armee Rouge quand il s'agissait d'interroger les prisonniers allemands et de 



l.Dans la livraison tin 2 septcmhic on corrigcra trois menues erreurs: dans la 
deuxieme colonne, on lira: Florenl Bnmirtl (an lien tic: Florenl Rassinicr); dans la 
icmc:Jean Francois Kahn (au lieu de: Khan); et dans la quatrieme : « il ne faut 

>c tlcmantlcr comment • (an lien tic: se tlcmantler si). 



leur extorquer les confessions desirees, que 1' Armee americaine, elle, avait ete 
incapable d'obtenir. 

En septembre 1984, dans un compte rendu de son livre Hitler and the Final 
Solution, un journaliste pourtant complaisant devait admettre: «Son style 
parfois flamboyant et la composition de son livre a la maniere d'un roman a 
suspense agacera certains historiens '. » 

Selon l'un de ses coreligionnaires juifs, «son livre a recu un accueil 
favorable dans des publications de Riga et de Moscou et il pensait, dit-il, que 
les autorites sovietiques lui accorderaient la permission d' examiner les 
archives de F Armee Rouge 2 . » 

Hitler and the Final Solution est la traduction de son Hitler und die 
Endlosung. Le livre etait cense repondre au defi de David Irving qui reclamait 
un document, un seul document, montrant que Hitler avait connaissance 
avant la fin de 1943 d'une extermination des juifs. G. Fleming se revela, 
bien sur, incapable de fournir un tel document. II aurait done du s'abstenir de 
presenter son livre comme une reponse a cette question et il aurait du eviter 
d'ecrire que la these de D. Irving (selon laquelle il n' avait pas existe d'ordre 
de Hitler de liquider les juifs d'Europe) se reduisait a «eine Fiktion » 3 . 
II etait absurde de consacrer un livre a l'existence d'un document qu'on ne 
pouvait ni trouver, ni montrer. Mais G. Fleming eut l'idee qu'il pouvait 
fournir un autre document, peut-etre aussi sensationnel, un document 
prouvant que les Nazis avaient eu un programme d' extermination des juifs. 
C'est ainsi qu'il osa publier A Resettlement Action Report (Rapport d'une 
operation de transferement) aujourd'hui a peu pres oublie mais qui fut revele 
a l'epoque (1982) comme une decouverte extraordinaire. II s'agissait d'un 
faux. Meme un profane, non intoxique par la propagande holocaustique, 
aurait pu noter au premier abord que ce pretendu rapport, depourvu de date et 
de signature, etait plein de details aberrants sur Auschwitz. 
Les personnes interessees par le sujet pourront trouver une excellente analyse 
de ce rapport sous la plume d'un jeune revisionniste canadien, Brian A. 
Renk, «The Franke-Gricksch "Resettlement Action Report": Anatomy of a 
Fabrication*. 

Le lecteur desireux de se faire rapidement une idee de G. Fleming et de sa 
qualite d'historien peut examiner quelques photos du livre. Sur la meme page 
figurent deux photos en provenance du ministere [communiste] polonais de la 
Justice. L'une est supposee montrer un camion a gaz (Gaswagen) pour 
asphyxier des etres humains tandis que V autre fait voir deux prisonniers 
allemands tenant des boites de Zyklon B comme ils etaient censes le faire 
quand ils asphyxiaient des detenus a Majdanek. En fait, le camion a gaz etait 



i . The New York Times. 2S decembre 1984, p. C23. 

2. Jewish Chronicle, 12 octobre 1984, p. 4. 

3. G. Fleming, Hitler mnl die Endliisung, p. 37, n. 56. 



un camion Magirus ordinaire sans rien de suspect et les prisonniers 
(manifestement apeures) tenaient des boites de Zyklon B utilisees pour la 
desinfestation. 

En 1993, les medias du monde entier se mirent a corner que Fleming avait 
decouvert dans les archives sovietiques la preuve que des chambres a gaz 
homicides avaient ete construites et utilisees a Auschwitz. G. Fleming avait 
effectivement ecrit un long article a sensation sous le litre: « Engineers of 
Death» ainsi que «Protokolle des Todes». 

En realite, Fleming n' avait decouvert aucun document de ce type mais 
seulement des proces-verbaux d'interrogatoires, par la police militaire 
sovietique, de quatre ingenieurs allemands qui, pendant la guerre, avaient 
participe a la construction des crematories d'Auschwitz-Birkenau pour la 
compagnie Topf et Fils et qui, apres la guerre, continuaient de travailler, a 
Erfurt, dans la meme compagnie. 

L'armee americaine avait interroge ces ingenieurs et les avait relaches. Mais 
quand Erfurt fut remise a l'armee sovietique, les Sovietiques arreterent les 
ingenieurs, les interrogerent et... obtinrent d'eux les confessions attendues. 
Les plus importants de ces ingenieurs etaient Fritz Sander et Kurt Prlifer. Le 
premier mourut d'une attaque cardiaque des le commencement de son 
interrogatoire. Le second mourut d'une hemorragie cerebrale en 1952; on 
possede une photo de K. Priifer en liberte et une photo du meme lorsqu'il fut 
aux mains des Sovietiques: la difference est criante et je dirais de la figure de 
K. Priifer, photographiee par les Sovietiques, qu'elle est terrifiante ' ! 
Les confessions etaient extremement vagues et du style de: «J'aientendu 
dire... On m'a dit... J'ai vu de l'exterieur... 2 » Et il se trouve que les tres 
rares reponses qui sont precises ne coincident ni avec les details de l'histoire 
des gazages telle qu'on nous la raconte aujourd'hui, ni avec ce que nous 
pouvons voir a Auschwitz. Par exemple, l'un des confesses declara: « Dans le 
toit (de la " chambre a gaz " du Krematorium-II), il y avait des ouvertures 
carrees de 25 cm x 25 cm 3 . » L'ennui est que meme aujourd'hui on peut 
constater qu'il n'existe pas une seule ouverture dans le plafond. Je renvoie ici 
a mon argument: «No holes, no Holaucaust» (Pas de trou, pas 
d'«Holocauste»). 

En 1994, Fleming fut l'auteur, avec la collaboration de l'architecte (juif 
canadien) Robert Jan Van Pelt, du documentaire [Auschwitz] Blueprints of 
Genocide (Plans pour un genocide), BBC, 9 mai 1994. Le point culminant 
du film etait atteint avec un document presente en ces termes : 
« [Ce document] dit tres clairement: Vous serez capa- 
ble de tuer et vous serez capable de bruler simultanement 
dans ce batiment [le Krematorium II]. » 



i. (I. HleniiiH'. « Proiokolle des Todes » 

2. «Oui, j'ai vu la chambre a gaz- de 

3. Id, p. 162. 



Toutefois, pour commencer, le film ne nous montre ce document que 
subrepticement et de telle sorte que personne ne peut en voir les mots 
allemands. Ensuite, ce document ne dit, en fait, rien de tel. II s'agit d'une 
simple note pour memoire en date du 23 Janvier 1943 au sujet... d'un 
approvisionnement en electricite ! Cette note ne porte pas meme le timbre, 
tres courant, de «Secret». En realite, elle mentionne une Verbrennung mil 
gleichzeitiger Sonderbehandlung, ce qui signifie une cremation (ou) 
combustion avec traitement special simultane. On remarquera que les 
falsificateurs ont traduit traitement special par tueret qu'ils sont alles jusqu'a 
intervertir 1'ordre des mots pour placer d'abord tuer, puis bruler. Le texte 
allemand, meme avec cette traduction abusive par «tuer», n'aurait jamais pu 
designer une activite criminelle consistani d'abord a gazer des etres humains, 
puis a bruler les corps des gazes. A la place ou on le trouve, le mot de Son- 
derbehandlung (traitement special) peut avoir tous les sens qu'on voudra mais 
non celui de tuer puisque ce traitement special ne faisait qu'accompagner 
Taction de bruler. 

II va de soi que, si G. Fleming et R. J. Van Pelt avaient decouvert un texte 
allemand qui aurait «dit tres clairement» ce que les historiens de 
l'«Holocauste» cherchent depuis si longtemps, ce texte-la aurait ete publie, 
montre et commente dans tous les journaux, films, livres et musees de 
l'«Holocauste». Raul Hilberg, Elie Wiesel, Simon Wiesenthal, Serge 
Klarsfeld auraient celebre la decouverte du siecle. Au lieu de quoi, ils n'ont 
pas pipe mot. 

A la fin du film, G. Fleming a cite, en deformant totalement leurs propos, 
ce que les ingenieurs allemands avaient confesse aux Sovietiques. Le film 
lui-meme ne contient rien sur la technique et le fonctionnement des chambres 
a gaz nazies et rien non plus au sujet des pretendues ouvertures carrees dans le 
toit de la « chambre a gaz» du Krematorium-II. 

Le 28 Janvier 1995, le journaliste australien Jan Taylor annoncait dans The 
Sydney Morning Herald que R. J. Van Pelt envisageait de «construire sur 
ordinateur un modele du camp [d' Auschwitz] ». Nous en sommes a attendre le 
resultat. Personnellement, il m'interesserait de voir si l'architecte osera nous 
montrer les quatre ouvertures speciales dans le toit de cette « chambre a gaz », 
a travers lesquelles, nous dit-on, on versait les granules de Zyklon B. 
G. Fleming n'est pas seulement un romancier du KGB; il est aussi un 
imposteur. 

Notes 

Les personnes qu'interesse la transcription du commentaire & Auschwitz, 
Blueprints of Genocide ont le choix entre la version britannique et la version 
americaine. La premiere presente un «texte adapte de 1'emission diffusee le 9 
mai 1994»; le document allemand y est reproduit a la page 20 avec un 



commentaire fallacieux en anglais. La transcription americaine est plus fidele 
bien qu'on nous previenne: « Cette transcription n'a pas ete verifiee d'apres la 
bande video. ». Les references sont les suivantes: Horizon, Blueprints of 
Genocide, Texte adapte de remission diffusee le 9 mai 1994, 
26 p. + 6 p. Voy. Mariette Jackson, Acting Publishing Manager, 
Broadcasting Support Service, 252 Western Avenue, London W3 6XJ, 
Royaume Uni. Pour remission americaine, meme titre, Nova Show # 2204. 
Date de diffusion: 7 fevrier 1995, 8 p. sur deux colonnes, WGBH 
Educational Foundation, Journal Graphics, POBox 2222, South Easton, MA 
02375, USA. 

[Publie en anglais dans Adelaide Institure Newsletter, n° 50, decembre 
1996, p. 23-25. Inedit en fran?ais.] 



l er novembre 1996 

Bilan de l'affaire Garaudy-abbe Pierre 
(janvier-octobre 1996) 

L'affaire Garaudy a commence en Janvier 1996 et celle de l'abbe Pierre en 
avril de la meme annee. Les deux affaires, confondues, ont occupe une place 
importante dans les inedias jusqu'a la retractation de l'abbe Pierre, annoncee 
le 23 juillet. Leur retombee principale est constitute par deux articles de 
1'historien Jacques Baynac publies le 2 et le 3 septembre dans Le Nouveau 
Quolklicn de Lausanne. 

II est regrettable que Roger Garaudyet l'abbe Pierre n'aient pas manifeste plus 
de courage. Des qu'en France la tempete mediatique s'est elevee contre eux, 
ils ont commence a battre en retraite. Leurs moyens financiers et les 
multiples appuis dont ils beneficiaient depuis des annees a l'etranger leur ont 
permis, pendant un certain temps, de s'absenter de France, l'un pour les pays 
arabes et l'autre pour l'ltalie et la Suisse. On ne leur en tiendra pas rigueur. II 
faut savoir la violence de ces tempetes; les plus vigoureux y prennent peur; a 
plus forte raison, des hommes de leur age. Jusque-la, tous deux avaient 
connu, dans leur vie respective, quelques rudes epreuves. Ils savaient ce qu'est 
la haine, d'autant plus que, l'un comme l'autre, ils avaient, pour leur part, 
pratique la haine de l'ennemi. R. Garaudy a, en effet, longtemps considere 
les anticommunistes et meme les antistaliniens comme des sous-hommes et 
l'abbe Pierre a, dans son activite politique, fait la preuve d'un remarquable 
manque de charite a l'egard de ses adversaires. Mais, enfin, la vie avait fini 
par choyer ces deux hommes. Or, la, soudain, en 1996, le ciel leur tombait 
sur la tete. Et, manifestement, ils en etaient, au plein sens du mot, atterres. 

La premiere edition du livre de R. Garaudy 

En decembre 1995, Pierre Guillaume, responsable de la revue La Vieille 
Taupe, publie, de R. Garaudy, Les Mythes fondateurs de la politique 
israelieime. II le fait avec toutes sortes de precautions, pour eviter les foudres 
de la loi Fabius-Gayssot (ou lex Faurissonia). Le livre est vendu hors 
commerce comme un « bulletin confidentiel reserve aux Amis de la Vieille 
Taupe» ; alors que toute la partie revisionniste du livre est faite d'emprunts 
manifestes a mes propres textes, mon nom est soigneusement evite; il 
itqu'unefois ', et encore seulement comme celui d'un professeur 
3 de la repression antirevisionniste mais sans qu'on sache au juste 
pourquoi: ni un livre, ni un article de ce professeur ne sont cites. 
Les considerations religieuses et politiques du livre de R. Garaudy peuvent 
froisser certains adeptes de la religion juive et la plupart des sionistes; mais 

I I i i i i \ / / ' / / il limine p. 119. 



les pages qui dechainent, en France d'abord, puis, dans une bonne partie du 
monde occidental, l'ire des organisations juives et des medias sont les quelque 
soixante-quinze pages d' inspiration revisionniste qui occupent le coeur de 
l'ouvrage '. Elles portent sur «le mythe de la justice de Nuremberg*, sur la 
«solution finale », sur « les temoignages», sur «lesproces», sur «l'armedu 
crime» (c'est-a-dire les chambres a gaz nazies) et sur «le mythe de l'Holo- 
causte». Sur les chambres a gaz, coeur du coeur de ce sujet brulant, l'auteur 
exprime son doute «et meme [son] scepticisme» 2 . Ces soixante-quinze pages 
ont ete ecrites hativement; elles se composent de pieces disparates; l'expose 
est plutot decousu; les negligences foisonnent; il y a aussi des erreurs, 
notamment sur David Irving qui, l'auteur aurait du le savoir, ne peut servir de 
reference ni sur F «Holocauste» puisque D. Irving n'a jamais etudie le sujet, 
ni sur le Journal d'Anne Frank puisque l'historien anglais n'en a jamais 
fourni la moindre analyse et qu'il est alle jusqu'a prendre a son compte la 
rumeur, fondee sur une grossiere meprise, selon laquelle le livre avait ete 
ecrit par un certain Meyer Levin ! 

Mais, tel quel, avec toutes ses insuffisances, le livre de R. Garaudy ne 
pouvait qu'inquieter les organisations juives, qui n'avaient deja que trop 
tendance a voir des revisionnistes surgir de partout et qui decouvraient la un 
homme dont les opinions politiques - il avait ete un apparatchik stalinien 
des plus orthodoxes - ne pouvaient tout de meme pas etre qualifiers de 
fascistes. R. Garaudy avait aussi ete protestant, puis catholique avant de 
devenir musulman dans les annees quatre-vingt et, a ces divers titres, il s'etait 
montre un adversaire de tout racisme. 

La seconde edition remaniee 

Le Canardencliaine el Le Minnie ouvrent le feu en Janvier 1996. Des 
organisations antiracistes portent plainte. Une bonne partie de la presse 
francaise et de la presse internationale se fait alors l'echo de «l'affaire 
Garaudy ». 

Le 11 mars, P. Guillaume, agissant pour le compte de R. Garaudy, s'efforce 
d'obtenir de son imprimeur habituel l'impression - qu'il avait annoncee dans 
le bulletin de La Vieille Taupe - d'une edition, publique cette fois-ci, des 
Mylhes fondateurs de la politique israelienue. Pour une raison que j'ignore, 
l'imprimeur refuse le travail. C'est alors que R. Garaudy decide de publier 
son ouvrage en samizdat. 

Le 3 avril, P. Guillaume remet au « depot legal » un exemplaire de ce 
samizdat. Dote d'un avant-propos ainsi que d'une annexe contenant, en 
particulier, une liste des ouvrages du meme auteur improprement appelee 



« bibliographic », le texte original a ete remanie de maniere a en attenuer le 
caractere revisionniste. Mais rien n'indiquc au Iccleur qu'il s'agit d'une 
editionremaniee. Des passages ont ete retranches, d'autres ajoutes, d'autres 
enfin recrits. Dans les pages 119-120 de la premiere edition, neuf alineas 
avaient ete consacres a la politique de silence ou a la persecution subies par 
les principaux revisionnistes; et c'est la, comme je l'ai dit plus haut, que 
mon nom figurait pour une seule et unique fois avec ceux d' Arthur Butz et de 
Wilhelm Staglich; dans les pages 134-135 de la seconde edition, ces neuf 
alineas disparaissent pour laisser place au recit des tribulations, en verite bien 
legeres, vecues par l'auteur lui-meme, d'abord en 1982-1983 pour une prise 
de position en faveur des Palestiniens et, en ce debut de l'annee 1996, pour la 
publication des Myihcs [ondateurs en livraison hors commerce de la Vieille 
Taupe. Les noms de Butz, Staglich et Faurisson disparaissent totalement du 
livre. Quant au nom de Serge Thion, il n'apparait ni dans la premiere ni dans 
la seconde edition, ce qui, pour un ouvrage revisionniste publie par la Vieille 
Taupe, constitue une anomalie. 

Dans la premiere edition, R. Garaudy avait opte pour l'orthographe de 
«mediat[s]» avec un «t» (signe de ralliement des revisionnistes amis de la 
Vieille Taupe, avait decrete P. Guillaume); dans la seconde edition, il 
retablit l'orthographe consacree par le bon usage avec «media[s]» sans «t». 
Manifestement, il ne veut pas montrer qu'il est en bons termes avec l'editeur 
revisionniste. 

L'abbe Pierre entre en scene 

Le 15 avril, l'abbe Pierre adresse a son ami Garaudy («Tres cher Roger») 
une longue lettre de soutien. Seuls des extraits en paraitront ca et la et il 
faudra attendre le mois de juin pour en connaitre l'integralite. 
Les passages suivants m'en paraissent interessants: 

«[...] De ton nouveau livre il m'est impossible de 
purler avec tous les soins que reclament non seulement 
son sujet fondamental, mais aussi l'etonnante et cciatantc 
erudition, scrupuleuse, sur laquelle chaque propos se fonde 
comme j'ai pu le constater en le parcourant. - Autour de 
moi quelques personnes dont les exigences et la compe- 
tence sont grandes et qui l'ont entierement lu me disaient 
I" importance de ec qu'ellcs en ont recu. — II faut toul faire, 
et je m'y emploie, pour que bientot des historiens vrais, 
de !a meme passion du vrai qui est la tienne, s'attachent a 
en debattre avec toi. — Les insultes contre toi que j'ai pu 
eonnaiu'c [...] sont deshonorantes. 

Nous en tendons dire une intention du Pape, en l'an 
2000 (sera-ce le meme Pape ?) de confesser les fautes 



historiques [contre les juifs] qui onl accompagne le zele 
des missions chretiennes.- Puisse [le Pape, dans sa future 
declaration] ne pas sous-estimer la part prise dans l'anti- 
scmilisme avec les mots «peuple deicide», ce qui est in- 
sense car c'est pour tous les peuples, pour tous les hu- 
mains que Jesus s'est offert en rancon ! 

Retiens de ces lignes [...] la force et la fidelite de 
mon affectueuse estime et de mon respect pour l'enorme 
travail de ton nouveau livre. Le confondre avec ce qui fut 
appele «revisionnisme» est une imposture et [une] verita- 
ble calomnie d'inconscients. [...]» 
II ressort de cette lettre que l'abbe Pierre n'a pris coiiiiaissance du livre de son 
amiqu'«en le parcourant» et qu'il se distingue par la de ceux «qui l'ont 
enti ere merit lu », ce qui est son droit; on a, en effet, le droit de porter un 
jugement sur un livre apres l'avoir seulement parcouru, si on avoue 
precisement ne l'avoir pas lu dans son integralite. Mais l'abbe parait naif ou 
aveugle quand il en vient a parler d'«enorme travail » et d'une ceuvre 
totalement etrangere au «revisionnisme»; il est possible que, pour lui, les 
«revisionnistes» ne soient qu'une categorie de nazis contestant - qui 
sait ? - l'existence des camps de concentration; en realite, le coeur de 
l'ouvrage est d'inspiration exclusivement revisionniste. 
Le passage consacre a une possible declaration du pape est important. II 
prouve que l'abbe Pierre n'est nullement antijuif et qu'on ne saurait en aucun 
cas 1' accuser - comme on le fera si souvent par la suite - d'etre une sorte de 
catholique retrograde qui n'aurait pas su se degager d'un enseignement recu 
dans sajeunesse et impregne d'antijudalsme religieux. 



L'abbe Pierre sur l'avant-scene 

Le 2 fevrier, le journal La Croix publie, sous la signature de Michel Crepu, 
un article intitule: « Terminal Garaudy». L'abbe Pierre est ulcere de 
1' agression ainsi commise contre son tres cher ami Garaudy. 
Le 18 avril, au cours d'une conference de presse, R. Garaudy revele, avec son 
defenseur, M e Jacques Verges, le nom de quelques-unes des personnalites dont 
il a obtenu le soutien; parmi celles-ci figurent le pere Michel Lelong, 
1'essayiste Suisse Jean Ziegler ainsi que l'abbe Pierre. Nicolas Weill rapporte, 
en son style, cette information dans Le Monde date du 20 avril (paraissant, a 
Paris, dans l'apres-midi du 19). 

J'envoie immediatement, par fax du 19 avril, un communique au Monde, a 
Liberation et a V Agence France-Presse '. 

Des le lendemain et dans les jours suivants, les cinq interesses (R. Garaudy, 
abbe Pierre, Jacques Verges, pere Lelong et J. Ziegler) battent en retraite. R. 
Garaudy denonce «l'horreur absolue du nazisme» et precise qu'il ne faut pas 
parlerd'«Holocauste» parce que cela signifierait que Dieu est responsable du 
massacre des juifs alors que seuls les nazis en sont responsables ; d'ailleurs, 
ces derniers n'ont-ils pas provoque cinquante millions de morts ? L'abbe 
Pierre dit qu'on a exagere le nombre des morts d' Auschwitz puisque le chiffre 
de quatre millions a ete officiellement remplace par celui d'un million (le 
musee d' Auschwitz a opte pour le chiffre d'un million et demi) mais il de- 
nonce «les negationnismes et revisionnismes comme tromperies intellec- 
tuelles et morales qu'il faut a tout prix combattre». J. Verges declare a 
propos du livre de R. Garaudy: «Qualifier ce livre de negationniste est une 
imposture». Le pere Lelong prendra, a son tour, ses distances. J. Ziegler 
declare que «le revisionnisme est une infame connerie». 
L'abbe Pierre, tout en multipliant actes de contrition et protestations de 
bonne foi, tient des propos qui irritent la Ligue internationale contre le 
racisme et l'antisemitisme (LICRA), presidee par Pierre Aidenbaum. II 
conserve sa confiance a son ami R. Garaudy et souhaite un colloque 
rassemblant des personnes d'opinions differentes. II se dit assure que, si Ton 
apporte la preuve a son ami qu'il s'est trompe, celui-ci reconnaitra son erreur. 

Velleites de resistance de l'abbe Pierre 

Le 27 avril, l'hebdomadaire Le Point publie un article bien informe sur le 
revisionnisme et sur toute 1' affaire. II cite un extrait de mon communique de 
presse du 19 avril. L'article se termine sur une phrase de l'abbe Pierre parue 
dans La Croix : « Ne plus pouvoir dire un mot relatif au monde juif a travers 
les millenaries sans se faire traiter d'antisemite, c'est intolerable ». 

1. Voy.ci dessus. p. 1759. 



Le grand rabbin Sitruk suggere un debat sur la Shoah. Immediatement, Henri 
Roques et moi-meme lui signifions publiquement notre accord. Le 
lendemain, il retire sa suggestion. 

Le 29 avril, Liberation titre: « L' abbe Pierre refuse de condamnerles theses 
negationnistes deGaraudy». Effectivement, le vieil homme a un sursaut. II 
dit de la LICRA et d'autres groupes: «Ils n'acceptent absolument pas le 
dialogue, contrairement a Garaudy». On lui demande: «Vous n'etes pas 
choque qu'un negationniste comme Faurisson se soit "rejoui" de votre 
soutien a Garaudy ?» II repond: «Vous me l'apprenez. Bien entendu que ca 
me fait mal. [Faurisson] represente tout l'oppose de mon engagement, de ma 
vie». L'abbe fait allusion, du moins est-ce probable, autant a mon atheisme 
qu'a mon revisionnisme. II dit qu'a l'aeroport de Bruxelles il a vu, pour la 
premiere fois depuis longtemps, des gens venir spontanement a sa rencontre 
pour le remercier ; ces gens lui ont dit: «Merci, parce que vous avez eu le 
courage de mettre en cause un tabou. » II ajoute qu'il est « convaincu qu'il y a 
une espece de "Ouf !": le tabou est leve ! On ne se laissera plus traiter 
d'antijuif ou d'antisemite si on dit qu'un juif chante faux !» II ajoute: «Une 
fois la tornade passee, beaucoup de Francais moyens diront : "II nous a aides a 
y voir plus clair".» 

Offensive generalisee contre l'abbe Pierre 

En un premier temps, la hierarchie catholique declare qu'elle ne veut pas etre 
entrainee dans lapolemique. Puis, la conference episcopate deplore 1' attitude 
de l'abbe Pierre et reaffirme que 1' extermination des juifs est un fait 
inconteste; elle denonce le scandale que constitue toute remise en cause de la 
Shoah. 

R. Garaudy, en «etat dedetresse», conjure l'abbe Pierre, par de multiples 
appels telephoniques, de lui venir en aide. 

Le l er mai, P. Guillaume me telephone pour me lancer un appel au secours: 
R. Garaudy a besoin d'urgence d'un document. Je lui reponds que son 
mandant n'a qu'a me reclamer lui-meme cette piece. «I1 ne le fera pas», me 
dit P. Guillaume a deux reprises. Je lui exprime mon etonnement d'etre ainsi 
traite et de n' avoir pas meme recu un exemplaire des Mythes fondateurs. Je 
lui signale que, comme il le sait, ce livre n'est, pour la partie revisionniste, 
qu'une compilation de mes ecrits. «C'est evident», me dit-il. Plus tard, le 9 
mai, lors d'une emission de Radio Courtoisie, a une auditrice qui dira: «Le 
rapport do Faurisson a Garaudy, c'est le rapport d'un vole a un voleur», il re- 
pondra: «Ben... Tout le monde le sait !» 

Le 2 mai, Jean-Francois Kahn choisit pour titre de sa chronique de 
L'Evenement du jeudi: « Comment, avec l'abbe Pierre, on sert la soupe a Le 
Pen et a Faurisson. » Le meme jour, la presse quotidienne annonce que la 
LICRA vient d'expulser l'abbe Pierre de son comite d'honneur. 



Le 9 mai, dans Liberation, Jean-Luc Allouche declare que R. Garaudy, l'abbe 
Pierre et R. Faurisson n'ont «qu'une visee: frapper encore et toujours 
d'illegitimite l'Etat d'Israel». II cite un extrait de mon introduction, datee 
d'aout 1989, au second Rapport Leuchter: 

« A l'avenir, les tenants de 1' "Holocauste" conserve- 
ront leur argent, lour puissance, leur capacite de produire 
des films, de celebrer des ceremonies, de construhc des 
musees: des films, des ceremonies, des musees de plus en 
plus vides de sens. lis multiplieront les moyens de rcprcs 
sion contre les revisionnistes par les coups et blessurcs. 
les campagnes de presse, les proces, le vote de lois spe- 
ciales. lis multiplieront aussi, cinquante ans apres la guer- 
re, les poursuites contre ceux qu'ils appellent les "crimi- 
nels de guerre". Les revisionnistes, eux, leur repliqueront 
par des eludes historiques ou des ouvrages scientifiques et 
techniques. Ces ouvrages, ces etudes seront nos pierres, 
notre Intifada. » 
Le 9 mai, l'Americain Joseph Sobran ecrit: «If[abbe Pierre] had denied the 
divinity of Christ, the press would be hailing him for his fierce independence 
of mind '. » 

Le 9 et le 16 mai, dans National Hebdo, le dessinateur Konk publie deux 
dessins qui refletent bien l'actualite; l'un montre les gardiens de la verite 
officielle observant a la jumelle un amas de beton sous lequel on avait cru 
enterrerle revisionnisme mais le sarcophage montre des fissures; il menace 
d'exploser et de contaminer le monde entier; 1' autre montre des gardiens de 
cimetiere passant devant trois tombes, celles de Faurisson, de Garaudy et de 
l'abbe Pierre, tandis que l'un des gardiens souffle a l'autre : « C'est le coin des 
enterres vivants ». L'angoisse des censeurs est la: malgre de formidables 
campagnes de presse, malgre les proces, malgre les violences physiques, le 
revisionnisme historique persiste et meme se developpe. Les belles 
consciences commencent a s'interroger sur l'utilite de la loi Fabius-Gayssot, 
« veritable cadeau pour les revisionnistes » (sic). 

Le 13 mai, les mouvements «Emmaus France » et «Emmaus International » 
font paraitre, a grands frais, un communique oil «le Mouvement Emmaus» 
indique que «toute caution, d'ou qu'elle vienne, apportee aux theses 
revisionnistes lui est intolerable » et deplore que «l'homme du combat total 
et genereux» ait ete conduit «hors du terrain qui est le sien et qui est le 



R. Garaudy cherche des appuis 



1. « Si [l'abbe Pierre] a\ ait nic ia divinile du Christ, ia presse I'acelamerait pour 
sa farouche independanee d'esprit.» J. Sobran. The Wanderer. 9 mai 1996 (hebdoma 
daire eatliioique de l'Ohio - Etats-Unis.). 



R. Garaudy annonce qu'il a des amis rabbins et que l'un d'eux, le rabbin 
Elmer Berger, age de quatre-vingt-huit ans, vivant en Floride, «a ecrit un tex- 
te qui sera une tres bonne preface pour mon livre lorsqu'il sera publie aux 
Etats-Unis '. » II cherche egalement refuge aupres de ses amis arabes. 
Francois Brigneau signe, le 16mai, dans National Hebdo, un article sur «Le 
samizdatde Garaudy » oil il esquisse un tableau de l'incessante persecution 
subie en France par les ecrivains affliges du stigmate de «l'extremedroite». 
Au passage, il note: «Je ne reviendrai pas sur le fond du livre. M. Garaudy 
n'est pas de notre paroisse. Certains aspects de son ouvrage sont deplaisants. 
Je pense a 1' exploitation qui est faite des decouvertes du professeur Faurisson 
(en particulier surl'histoire d'Anne Frank), de ses travaux d' investigation et 
de l'ensemble de son oeuvre qu'il a payee si cher, alors que Garaudy ne lui 
consacre [dans la premiere edition de son livre] que trois lignes, en passant... 
C'est assez penible.» 

Le 23 mai, Liberation fait etat d'un editorial d'AI-Almmi, journal au nom 
prestigieux, considere comme la voix officieuse du pouvoir egyptien. Ce 
journal se dit «fier» d' avoir accueilli dans ses pages R. Garaudy, auteur d'un 
livre poursuivi en France, et il souligne qu'«une campagne mediatique a 
interdit [a ce dernier] d'exprimer ouvertement son point de vue». Dans son 
editorial, ce journal reproche a Liberation ses «procedes de propagande 
sioniste» a l'egard de R. Garaudy alors que le meme Liberation defend le 
droit de Salman Rushdie d'attaquer l'lslam. 

Le 3 1 mai, R. Garaudy envoie a ses amis une lettre circulaire qui commence 
ainsi: «Chers amis, Je vous remercie de la confiance que vous m'avez 
temoignee a propos de mon livre Les Mythes fondateurs de la politique 
isnic'Uenne dans Icquel vous n'avez trouve nulle trace de "negationnisme". - 
Ceux qui m'ont accole cette etiquette barbare, ou bien n'ont pas lu mon livre 
ou bien l'ont fait avec une mauvaise foi deliberee. » 

Le meme jour, Le Figaro publie des extraits d'une interview de R. Garaudy. 
A en croire le journaliste Elie Marechal, voici une question et sa reponse: 
«Pourquoi avez-vous publie a La Vieille Taupe [editeur de R. Faurisson] la 
premiere edition de votre livre [...] ? - Par necessite. Mais je ne connaissais 
pas cet editeur. Sinon, je ne me serais jamais lie avec lui». Mais, les moeurs 
de la grande presse etant ce qu'on sait, on peut douter que R. Garaudy soit 
alle aussi loin dans le reniement. 

Le 29 mai, la presse avait annonce : « L'abbe Pierre a quitte definitivement la 
France pour un monastere italien.» R. Garaudy va rendre visite a l'abbe 
Pierre au monastere de Praglia. II declare a la presse que ce dernier a enfin 
trouve le temps de lire son livre: « Cette lecture a conforte [l'abbe Pierre]. II 
a constate qu'aucun article paru dans la presse n'a refute mes theses. » 
Mais P affaire va soudain s'aggraver. 

1. Tribune juive, 16 mai 1996. 



L' abbe Pierre declare au Corrieredella Senrr. «L'Eglise de France est [...] 
intervenue pour me faire taire sous la pression de la presse, inspiree par un 
lobby sioniste international '. » La formule provoqueun hourvari a travers le 
monde. 

Au mois de juin, les journalistes Michel-Antoine Burnier et Cecile Romane 
publient un opuscule, Le Secret del' abbe Pierre ou ils revelent que, pres de 
trois ans auparavant, le 27 mars 1993, ils ont eu un entretien avec l'abbe 
Pierre, a son lieu de residence, et cela en presence des juifs Bernard Kouchner 
et Marek Halter. II s'agissait de recueillir etde mettre en forme les dialogues 
de l'abbe Pierre et de son ami B. Kouchner pour le livre Dieu et les homines. 
Or, l'abbe Pierre leur avait deja tenu sur certains livres de l'Ancien Testament 
et sur le sionisme les propos les plus severes. Les deux journalistes avaient 
censure ces propos dans leur livre. Censeurs et fiers de l'etre, ils declarent 
aujourd'hui qu'a l'epoque ils ont fait leur travail de journalistes responsables. 
Ce qui leur permet d'administrer une lecon de morale a l'abbe Pierre et aux 
revisionnistes. 

R. Garaudy cherche refuge dans la surenchere 

Parait egalement au mois de juin un autre opuscule: Droit de reponse. 
Reponse an lynchiige me'dialiqne de I 'abbe Pierre et de Roger Garaudy 
(samizdat R. Garaudy). R. Garaudy, faisant le point sur ce qu'il affirme, sur 
ce qu'il conteste et sur ce qu'il nie, dit que son «revisionnisme» s'apparente 
simplement a celui d'historiens orthodoxes comme Francois Bedarida. Pour 
ce qui est des chambres a gaz, il rappelle qu'aucun tribunal n'a cherche a 
examiner l'arme du crime, qu'il y a le rapport Leuchter ainsi que «les contre- 
expertises de Cracovie et de Vienne» et qu'il s'«etonne que ces rapports 
n'aient pas fait l'objet d'une publication et d'un debat ouvert». II ajoute: 
« Alors qu'est-ce que je nie ? — Ce que je nie, c'est le droit que s'arrogent 
les sionistes de minimiser les crimes de Hitler en les reduisant a 
1' incontestable persecution des juifs. Sa volonte d'expansion a fait cinquante 
millions de morts, dont seize millions de Slaves, russes ou polonais, comme 
le rappelait a Miami le pape Jean-Paul II ». Ainsi qu'on le constate, R. Ga- 
raudy pratique dans l'antinazisme une surenchere identique a la surenchere 
dans l'antiracisme dont se delectait l'avocat J. Verges au proces de Klaus 
Barbie, a Lyon, en 1987; J. Verges, lui, s'en etait pris a la France qui, 
disait-il, se permettait de condamner le racisme de K. Barbie alors qu'elle 
avait pratique, elle-meme, un racisme criminel contre les peuples coloniaux 
noirs. jaunes ou arabes. 



En annexes de son opuscule, R. Garaudy ne craint pas de reproduire «Le 
temoignage d'un pasteur protestant ' » et «Le cri d'un deporte 2 ». Du pasteur 
Roger Parmentier, il retranscrit la phrase suivante, sans l'assortir de la 
moindre reserve ou correction: «On appelle "negationnistes" les nazis 
d'aujourd'hui qui veulent reviser l'Histoire pour donner raison aux nazis 
d'hier». Et le pasteur d'ajouter: «On ne me fera jamais croire (apres lecture 
des declarations de l'abbe Pierre et du livre de R. Garaudy) que ces freres se 
sont convertis au nazisme». Quant au «deporte», il ecrit, dans le meme 
esprit de surenchere que R. Garaudy lui-meme : « Que les journalistes sachent 
une chose: la tres grande majorite des deportes dans les camps nazis n'ont pas 
ete les juifs, bien que tous les medias aient accredite la these que seuls les 
juifs ont ete deportes et extermines». Et le deporte d'invoquer des chiffres 
fantaisistes quant au nombre des soldats sovietiques, des Tsiganes et des 
Polonais «extermines». 

Une publication islamique prend la defense de R. Garaudy qui est alle trouver 
ses amis musulmans hors de France; elle ecrit: « Garaudy n' a jamais remis 
en question l'existence des chambres a gaz; il n'a jamais tente de falsifier ou 
de banaliser le genocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale. Les 
sionistes font la un mauvais proces a Garaudy, car la seule chose que l'auteur 
conteste, c'est le nombre de juifs extermines 3 . » 

P. Guillaume et R. Garaudy sont mis en examen pour la premiere edition 
des Mythes. Au surplus, R. Garaudy est mis en examen pour la seconde 
edition des Mythes et son Droit de reponse. 

L'ultra-gauche en effervescence 

Dans un petit ouvrage collectif publie en juin par des libertaires, on tient des 
propos confus sur - ou plutot contre - les libertaires ou les gauchistes qui 
ont, a un moment de leur vie, manifeste leur sympathie pour le 
revisionnisme 4 . L'avant-propos est signe de Gilles Perrault qui, avec le plus 
grand serieux, ecrit que «les negationnistes ont recu avec la loi Gayssot un 
inappreciable cadeau 5 » ; il denonce «la crapule revisionniste 6 ». Dans le 
corps de l'ouvrage, P. Guillaume est traite de «menteur», de «pervers» et de 
«salaud» 7 et on revient sur les proces «qui, ironiquement, assurent aux 
revisionnistes une veritable rente publicitaire inesperee 8 ». II faut dire qu'on y 
denonce aussi «des temoins douteux comme Elie Wiesel» et que la LICRA y 

1. Droit de reponse. Reponsi an l\nclnn>e ineduttit/ue.... p. 33 3 I. 

2. Id., p. 35-36. 

■ / , lies i tli '• Islai • ,11111 1996 | ' \ . 

I. Collectif. Libertaire\ et « ultra -i>cmche •> contre le negationnisme. 

5.H.,p.8. 

6. Id., p. 9. 

7. Id., p. 57. 
8.W.,p. 60. 



est accusee de «detournementdecadavres» au profit d'Israel ' ; on s'en prend 
egalement a «la litterature de gare concentrationnaire des Bernadac, Steiner, 
Gray et compagnie qui fait appel aux plus bas instincts pour se vendre [et] a 
fait beaucoup de mal a la recherche historique 2 ». La zizanie s'est mise dans 
les rangs de la gauche et de 1' ultra-gauche. Un auteur de romans policiers, 
Didier Daeninckx, leve l'etendard de l'epuration antirevisionniste dans les 
rangs des intellectuels de gauche. L'universitaire Philippe Videlier, fortement 
enclin a la delation, reprend du service. 

L'abbe Pierre lance son appel du 18 juin 

Un sondage realise par Louis Harris pour le magazine lyonnais Golias les 7 
et 8 juin fait apparaitre que l'abbe Pierre, comme le dit Liberation (11 juin), 
« garde la cote chez les catholiques». Le livre de R. Garaudy se vend bien, 
malgre les difficultes de diffusion. Toutefois, en Suisse, il est saisi et 
sequestre chez un libraire de Montreux, Aldo Ferraglia, sur ordonnance d'une 
jugesse d'instruction de Lausanne, Valerie Barth. Par la meme occasion, cette 
personne pousse le zele jusqu'a faire saisir egalement deux livres dont je suis 
l'auteur, qui ont ete publies en 1982 et 1983 et n'ont jamais ete l'objet de 
plaintes ou de condamnations en France ou ailleurs; elle reserve le meme 
traitement au livre de Francois Brigneau: Mais qui est done le professeur 
Faurisson ?; elle prend enfin 1' initiative d'envoyer des policiers dans des 
librairies pour mettre en garde les libraires contre la vente de tout ouvrage 
revisionniste. Or, il se trouve que l'abbe Pierre a quitte l'ltalie pour la 
Suisse. De «Zermatt, le 18 juin», il envoie a un journaliste du Monde un 
fax de douze pages intitule: « Vivre la verite». 

Ce journal a multiplie les articles les plus venimeux. L'abbe Pierre a, en 
principe, le droit de repondre a ces articles. Les lcclcurs du Monde constatent, 
jour apres jour, que leur quotidien ne publie aucun texte de l'accuse. Un 
journaliste du Monde, avec 1' accord de sa hierarchie, fait, enfin, miroiter a 
l'abbe la possibility de publier un texte. L'abbe se met au travail. En trois 
jours il compose ces douze pages dactylographiees dont, fidele a ses habitudes 
de censure vertueuse, le journal ne publiera pas une ligne. Dans ce texte, 
l'abbe assure que son ami Garaudy, en «cinquante ans de dialogue [...] n'a 
jamais cesse de crier l'horreur des crimes, scientifiquement organises par les 
nazis, surtout contre les juifs». II dit vivre «la plus cruelle des epreuves de 
[s]a longue vie»; il parle de « veritable lynchage, etonnamment simultane et 
identique, comme sur commande (de qui ?) de tous les medias»; il dit: 
« Jamais sans doute je n'aurai tant eu mal, [tant ete] calomnie, insulte, accuse 
d'antisemitisme.» II fait etat de ses bonnes relations avec Shimon Peres et 



avec leur ami commun, Andre Chouraqui. II proteste de son amour pour les 
juifs qu'il considere comme une sorte d'elite, des «ferments», dit-il, mais il 
denonce «l'ivresse sioniste». II ne parle quasiment pas du contenu du livre de 
R. Garaudy. II affirme: «Pour moi, au monastere, j'ai pu au calme lire et 
annoter le livre incrimine. N'ayant rien pu y trouver de blamable et me 
sachantbien peu savant, j'ai demande aux recteurs de deux des plus grandes 
universites catholiques en Europe de bien vouloir remettre le livre, traduit en 
leur langue, a trois maitres hautement specialistes d'histoire, de theologie et 
de science biblique. Leurs avis m'importerontplus que ceux de la LICRA, et 
aussi de quelques excellents amis s'etant dits "atterres devant le livre". » 
L'abbe Pierre s'en prend egalement a la loi Gayssot. 

Le professeur Albert Jacquard, coqueluche de la gauche caviar, envoie au 
Monde une lettre de soutien a l'abbe Pierre mais le journal en refuse la 
publication. 

Ms r Lustiger, cardinal-archeveque de Paris, d'origine juive, declare a 
1'hebdomadaire Tribune juive (edition du 20 juin) qu'il a «vecu cette 
polemique comme un immense gachis» ; il adresse une sorte de blame public 
a l'abbe Pierre et degage la responsabilite de l'Eglise. Plus tard, le 26 
septembre, lors d'une «soiree-debat surla Shoah» a la Sorbonne, il declarera: 
«Le negationnisme est le type meme du mensonge de 1'homme qui tue son 
frere pour fuir la verite», et son ami Elie Wiesel lui dira en echo: «Les 
negationnistes n'ont peut-etre pas d'ame. » 

L'offensive antirevisionniste 

Dans sa livraison du 26 juin, Le Monde annonce que «des mains anonymes 
ont colle ces dernieres nuits, sur le boulevard peripherique, a Paris, des 
affiches interrogeant : "Et si l'abbe Pierre avait raison ?"». 
Le 27 juin, la France decouvre des affiches publicitaires de L'Evenemeni du 
jeudi reproduisant la page de couverture avec le litre: «Holocauste. La 
victoire des revisionnistes. » Bien entendu, 1'hebdomadaire deplore ce qu'il 
appelle«la victoire des revisionnistes »; il s'agit la d'une exageration car, 
plus que jamais, regne la terreur et les revisionnistes se voient prives de tout 
moyen d'exposer publiquement leurs arguments et de repondre aux 
innombrables attaques dont ils sont la cible. Quant a l'abbe Pierre et a R. 
Garaudy, ils veillent, plus que jamais, a prendre leurs distances d'avec ces 
«revisionnistes», qu'ils ont decrits ou laisse decrire comme des suppots du 
nazisme. 

Le jour meme ou L'Evenement du jeudi arbore ce litre, le tribunal de grande 
instance de Bordeaux condamne le libraire bordelais Jean-Luc Lundi, pere de 
onze enfants, a un mois de prison avec sursis et cinq mille francs d' amende 
pour exposition et vente de livres revisionnistes. Assorti d'une mise a 



l'epreuve de cinq ans, le jugement ordonne, en outre, la destruction des livres 
saisis dans la boutique du libraire. 

Le 16 juillet, Georges Piscoci-Danesco, refugie politique de Roumanie, 
tenant dans le quartier Latin la modeste Librairie du Savoir (5, rue 
Malebranche, 75005 Paris) ou peuvent s'acheter des ouvrages revisionnistes 
et, notamment, celui de R. Garaudy, est blesse par des membres du Betar et sa 
librairie est devastee : deux mille volumes (dont certains sont tres rares) se 
trouvent macules au point d'en etre rendus invendables; les degats - dont 
l'assurance ne remboursera pas un franc - sont evalues a deux cent cinquante 
mille francs. Le Betar jouit de la protection du ministere de l'lnterieur et, 
comme d'habitude, rien n'est fait par la police pour interpeller les malfaiteurs 
ou les criminels. Dans ces quinze dernieres annees, les troupes de choc juives 
ont ainsi accumule impunement plus de cinquante actions criminelles aux 
consequences les plus graves tandis que pas un seul «antisemite» n'a touche 
un seul cheveu d'un seul juif '. 



1. Voy. « Jewish Militants: Fifteen Years, and More, of Terrorism in France*. 



La retractation de l'abbe Pierre 

Le 23 juillet, La Croix publie deux textes de l'abbe Pierre, dates du 
22 juillet. 

Le premier est une lettre adressee a R. Garaudy. L'abbe Pierre rappelle a son 
ami dans quel «etat de detresse» se trouvait ce dernier en avril: «Cher Roger, 
surement tu te souviens de l'etat de detresse ou tu te trouvais en avril dernier 
lorsque, en de multiples telephones, tu m'appelais a l'aide». II lui dit qu'a 
l'epoque il ne savait personnellement rien du «revisionnisme» et 
«negationnisme». II ne se doutait pas alors du «fol dechainement de passion, 
a travers les medias» qui allait s'abattre sur tous deux. II lui annonce que, 
pour sa part, il doit «cesser toute participation a ce cruel debat». II lui 
conserve toute sa confiance en sa sincerite mais, dit-il, «conformement aux 
termes du communique ci-joint, ma decision absolue et definitive est que, a 
dater de ce jour, mon nom ne soit plus d'aucune facon lie au tien a propos de 
ce livre». 

Le communique adresse h La Croix est le suivant: «Soucieux de Vivre la 
Verite, libre de toutes pressions, voyant mes propos relatifs aux travaux de 
Roger Garaudy, specialement le livre Les Mythes fondateurs de la politique 
israelieime, exploites par des courants qui jouent dangereusement avec les 
perils antisemites, que j'ai combattus et que je combattrai toujours, je decide 
de retirer mes propos, m'en remettant entierement aux seules opinions des 
experts de l'Eglise, et, demandant pardon a ceux que j'ai pu blesser, je veux 
laisser Dieu seul juge de la droiture des intentions de chacun». 
II retire done ses propos. II bat sa coulpe. II demande pardon et va jusqu'a se 
dire «libre de toutes pressions» ! C'est ce qu'il appelle, en usant de 
majuscules, etre «soucieux de Vivre la Verite ». Plus tard, il dira au 
professeur Leon Schwartzenberg : « Je te demande pardon '. » Plus tard encore, 
il choisira une voie typiquement mediatique pour essayer d'obtenir le pardon 
des juifs et son retour en grace aupres des medias. Dans sa livraison de Faits 
et Documents du 15 octobre, Emmanuel Ratier ecrit en effet: « L'abbe Pierre 
a vraiment fait sa techouva (penitence juive) quant a son soutien a Roger 
Garaudy. II sort avec le groupe Planet Generation Global Move, un groupe 
musical « engage et humanitaire », un CD de quatre litres intitule Le Grand 
Pardon. Ce mini-CD, qui se veut «une musique pour une conscience 
planetaire contre tous les nationalismes», comporte aussi pour titres No 
Escape (abbe Pierre-Dee Nasty, pere du hip-hop en France), 2 Zion (King- 
MajaSutra) et Km in ze sky (King)». Dans sa livraison du 31 octobre au 
6 novembre, Le Nouvel Observateur reprend 1' information; dans un article 
intitule «Le rap du repentir», le magazine precise que le projet de ce CD a ete 

l.Le Figaro, 22 aout 1996. 



concupar l'association «Les Anges presses» et qu'il «se veut une raise au 
point hip hop sur 1' affaire Garaudy ». 

Cependant, les maximalistes juifs se declarent evidemment insatisfaits ; la 
retractation de l'abbe Pierre ne les convainc pas. La «confiance» qu'il 
maintient en la sincerite de son ami Garaudy laisse perplexes le Conseil 
representatif des institutions juives de France (CRIF) et la LICRA. 

Les a-cotes de l'affaire 

L'affaire Garaudy-abbe Pierre a cree l'habituel climat de chasse aux sorcieres 
entretenu par les medias en general et le journal Le Monde en particulier. 
Pendant plusieurs mois se sont succede en France toutes sortes d'autres 
« affaires » du meme genre, dont les victimes ont ete soupconnees d'avoir 
commis le peche mortel de revisionnisme. Citons, a litre d'exemples, 
l'affaire Olivier Pernet, professeur de philosophic a Lyon, celle de Marc 
Sautet, le promoteur des cafes de philosophic, celle de Raymond Boudon et 
de Bernard Bourgeois, membres de la Societe francaise de philosophic, celle 
de Noelle Schulman, enseignante de physique-chimie dans un college du 
departement des Yvelines, celle des nageuses olympiques preparant pour les 
Jeux d' Atlanta un spectacle destine a evoquer l'«Holocauste» et celle de 
1'hebdomadaire corse U Ribombu, organe d'un mouvement autonomiste 
corse, prenant parti pour R. Garaudy et l'abbe Pierre. Ainsi qu'on l'a vu plus 
haut, 1' ultra-gauche et la gauche libertaire ont ete saisies d'une frenesie 
d' accusations mutuelles et d' auto-accusations. La loi Fabius-Gayssot a ete 
remise en question, sauf par les communistes «lignards» Jean-Claude 
Gayssot et Charles Lederman. Une foule d'hommes politiques sont 
intervenus, la plupart du temps avec le souci d'insulter les revisionnistes, 
prives, comme d' habitude, de tout droit de reponse a la vague deferlante des 
attaques, des calomnies, des diffamations. Les porte-parole de la communaute 
juive ont entonne a nouveau leurs couplets sur la resurgence de la bete 
immonde; ils ont exprime leur colere, sentiment dans lequel, apparemment, 
ils se plaisent a vivre. 

Une consequence positive: l'aveu de Jacques Baynac 

Jacques Baynac, age de cinquante-sept ans, est un historien orthodoxe, marque 
a gauche. II est l'auteur de Ravachol et ses compagnons, Mai [1968] 
retrouve, Les Socialisles reroluliouuaires russes (1881-1917), La Revolution 
gorbatchevienne. Antirevisionniste convaincu depuis toujours, il a collabore 
avec l'historienne Nadine Fresco, jusque dans les colonnes du Monde, a la 
denonciation, en particulier, de R. Faurisson et de P. Guillaume '. Je me 
souviens d'une algarade personnelle avec lui, a Paris, en octobre 1980. 

1 . J. Baynac et i\. Fresco. « Commcnl s'en debarrasser? », p. 2. 



Or, les 2 et 3 septembre, Le Nouveau Quotidien (de Lausanne) publie une 
longue etude, tres informee, sur le revisionnisme a la lueur, si Ton peut dire, 
de 1' affaire Garaudy-abbe Pierre. J. Baynac y affirme que les revisionnistes, 
qu'il appelle «negationnistes», ont tout lieu de se rejouir de ce scandale qui a 
« change l'atmosphere en leur faveur». II note que, chez les adversaires des 
revisionnistes, «le desarroi a succede a la consternation », que Pierre Vidal- 
Naquet « se desole », que Bernard-Henri Levy «s'affole», que Pierre-Andre 
Taguieff «s'effraie» et que, depuis le debut de «l'affaire Faurisson» en 1978- 
1979, les historiens ont prefere se derober: ils «se sont defiles». II reproche a 
ces historiens d' avoir fait confiance a Jean-Claude Pressac, un pharmacien, un 
«historien amateur». II considere que, pour prouverl' existence des chambres 
a gaz nazies, on a trop eu recours aux temoignages, ce qui est 
«ascientifique». Quant aux preuves scientifiques, il commence par rappeler le 
constat de l'historien juif americain Arno Mayer en 1988 : «Les sources dont 
nous disposons pour etudier les chambres a gaz sont a la fois rares et peu 
sures.» Puis, allant plus loin, il dit qu'il faut avoir la franchise de reconnaitre 
qu'en fait de documents, de traces ou d'autres preuves materielles prouvant 
l'existence desdites chambres a gaz, il n'y a tout simplement... rien ! II 
croit, pour finir, que les historiens devraient desormais s'efforcer a l'avenir 
d'explorer une autre voie: puisqu'il est decidement impossible de prouver que 
ces chambres a gaz ont existe, J. Baynac suggere que les historiens cherchent 
a prouver qu'il est impossible qu'elles n'aient pas existe ! 
Cette prise de position n'est pas vraiment nouvelle pour les connaisseurs. 
Depuis plusieurs annees, des historiens orthodoxes ont tenu des propos 
analogues ou se sont comportes comme s'ils cherchaient a se debarrasser de 
ces encombrantes chambres a gaz. Mais c'est probablement la premiere fois 
qu'un historien orthodoxe fait ainsi publiquement des aveux d'une telle 
candeur '. 



Une dure legon, un progres 

Deux octogenaires, qui croyaient connaitre la vie et les hommes, ont 
decouvert soudainement, et avec une surprise d'enfants, qu'en realite leur 
existence passee avait ete, en somme, facile. Tous deux, en quelques jours, 
ont eu a affronter une epreuve exceptionnelle : celle que les organisations 
juives ont pour habitude d'infliger aux individus qui ont le malheur de 
provoquer leur colere. II n'y a la, de la part de ces organisations, ni complot, 
ni conjuration mais comme un reflexe ancestral. Les medias, qui sont a leur 
devotion et a qui il peut couter tres cher de les contrarier, savent se mobiliser 
contre les «antisemites», c'est-a-dire contre des personnes qui, sauf 
exception, ne hai'ssent pas les juifs mais sont hai'es par les juifs. La haine 
vetero-testamentaire est l'une des plus redoutables qui soient: anxieuse, 
febrile, frenetique, illimitee, elle suffoque ses victimes par la soudainete et la 
duree de sa violence. Elle est inextinguible parce que ceux qui l'eprouvent ne 
peuvent pas se permettre d'en reveler le vrai motif et de soulager ainsi, au 
moins en partie, leur fureur. Par exemple, on a, pendant des mois, cherche 
querelle a R. Garaudy sur son estimation «minimisante» du nombre des 
juifs qui sont morts pendant la seconde guerre mondiale. Mais ce n' etait 
qu' affectation. Le vrai motif etait ailleurs; il etait dans la mise en doute 
sacrilege de l'existence des chambres a gaz. Cependant, reveler cette mise en 
doute, c'etait prendre le risque de faire naitre ce doute dans le grand public ou 
de l'accroitre. D'ou la necessite de parler d'autre chose. Des le 27 avril, 
j'ecrivais: 

«Je note jusqu'ici la timidite, pour ne pas dire le 
quasi-silence, des journalistes sur le sujcl des chambres a 
gaz. Tous auraient du, sur-le-champ, denoncer le profond 
scepticisme de Garaudy en la matiere. Mais telle est preci- 
semenl la caracteristique du tabou : ceux qui ont pour mis- 
sion de le preserver n'osent pas meme reveler qu'il a ete 
profane. Garaudy a penetre dans le saint des saints et il a 
decouvert que le tabernacle cense conicnit la magiquc 
chambre a gaz etait vide. Taisons la nouvelle ! » 
Cette observation, qui date du 27 avril, est restee valable pour tous les mois 
qui ont suivi. 

En ce qui concerne l'abbe Pierre, on s'est livre au meme manege. On a 
tempete contre son pretendu antisemitisme et contre son entetement a 
soutenir un vieil ami qui s'etait egare; en realite, son crime a ete de 
reclamer... un debat et de le reclamer avec insistance et ingenuite. Agir 
comme le faisait le vieil homme, c'etait d' abord reveler au grand public qu'il 
n'y avait precisement pas de debat ; ensuite, c'etait placer les historiens, les 
journalistes et les responsables des organisations juives dans la plus 



inconfortable des positions: celle d' avoir a forger de minables pretextes pour 
fuir un debat dont on avait manifestement peur comme de la peste. 
R. Garaudyet l'abbe Pierre ont une haute idee d'eux-memes; leurs ecrits ou 
leurs propos respirent la fausse humilite ; ils parlent un peu trop du coeur, de 
leurcceur; ils s'affirment volontiers «epris d'absolu», ce qui est beaucoup, et 
ils se disent animes «de la meme passion du vrai», ce qui est presomptueux. 
En la circonstance, il leur est arrive de fortement maltraiter la simple verite. 
L'epreuve soudaine qu'ils ont eue a subir en fin de vie devrait les amener a 
plus de modestie. Comme on dit dans le langage de tous les jours, ils ont 
«craque». R. Garaudy a le merite de continuer son combat mais il ne peut 
plus l'appeler un combat pour toute la verite puisque, par peur et par 
opportunisme, il en est venu, selon les circonstances, soit a fortement 
attenuer, soit a totalement abandonner le combat pour la verite historique sur 
ce qu'il appelait, dans son livre, le mythe de l'Holocauste. Quant a l'abbe 
Pierre, il en est venu a abandonner toute dignite. Personnellement, je ne puis 
leur en faire vraiment grief parce que je suis paye pour savoir ce qu'il en 
coute d' affronter les forces de la haine, du mensonge ou de la betise dans le 
domaine limite de la recherche historique. Mais je regrette que l'affaire 
Garaudy-abbe Pierre ait, en fin de compte, pris cette tournure. Je le regrette 
pour les deux interesses et pour les revisionnistes francais, quoique, pour le 
revisionnisme lui-meme, cette affaire ait, en depit de tout, marque un nou- 
veau progres, a l'echelle du monde entier, dans la recherche de la verite 
historique. 

C'est ainsi que, pour la premiere fois depuis 1945, un historien orthodoxe, J. 
Baynac, s'est vu contraint d'admettre qu'il n'y a aucune preuve de l'existence 
des pretendues diamines a traz nazies. 

BIBLIOGRAPHIE 

- Roger GARAUDY. Lev Mylhcs fonduleiirs de la politique israelienne, paru 
en numero special, hors commerce, de la revue La Vieille Taupe, n° 2, 
decembre 1995, 240 p. 

- Roger GARAUDY, Les Mythes fondateurs de la politique israelienne, 
Samizdat Roger Garaudy, 1996 [mars], 279 p.; sans en prevenir le lecteur, 
l'auteur a sensiblement modifie son texte pour en attenuer le caractere 
revisionniste. On comparera, par exemple, les pages 119-120 de la premiere 
edition avec les pages 134-135 de la seconde edition. II n'y a pas de 
bibliographic, sinon, sous la denomination de «bibliographie «, une liste des 
ouvrages du meme auteur ainsi qu'une liste des etudes qui lui ont ete 
consacrees. 

- Roger GARAUDY, Le Communisme et la morale, Editions sociales, 
1945, 126 p.; cet opuscule, qui s'ouvre, en guise de preface, sur un long 
extrait d'un texte de Maurice Thorez (secretaire general du Parti c 



francais),permet de faire le point sur le communisme orthodoxe de l'auteur 
en 1945. 

- Roger GARAUDY, Parole d'homme, Robert Laffont, 1975, 269 p.; cet 
ouvrage permet de faire le point sur la personnalite de l'auteur et sur ses idees 
en 1975. 

- Michel-Antoine BURNIER et Cecile ROMANE, editions Mille et Une 
Nuits, collection «Les petits libres», n° 11, 1996 [juin], 48 p. in-16; les 
auteurs revelent que, dans un ouvrage qu'ils avaient publie en 1993 aux 
editions Robert Laffont, ils avaient juge bon de censurer certains propos de 
l'abbe Pierre. 

- Collectif (Pierre Rabcoz, Francois-Georges Lavacquerie, Serge 
Quadruppani, Gilles Dauve, «Reflex») Libertai reset « ultra-gauche » contre 
le negationnisme, preface de Gilles Perrault, 1996 [juin], 111 p. 

- Pierre-Andre TAGUIEFF, « L'abbe Pierre et Roger Garaudy. 
Negationnisme, antijudai'sme, antisionisme », Esprit, aout-septembre 1996, 
p. 205-216. 

- Roger GARAUDY, Droit de reponse. Reponse an lynchage medialique de 
l'abbe Pierre et de Roger Garaudy, Samizdat Roger Garaudy, 1996, 38 p. 

- Le n° 47 du bimestriel Golias Magazine (mai 1996), organe decatholiques 
de gauche ou d'extreme gauche. 

- La Croix, 23 juillet 1996; cette livraison contient le «Communique a La 
Croix» du 22 juillet («je decide de retirer mes propos»), le texte d'une lettre 
«A Roger Garaudy, le 22 juillet 1996», ainsi que des extraits d'une 
circulaire de quatre pages, redigee en juillet 1996 a l'abbaye de Praglia et 
intitulee « Reponse a un inconnu». L'integralite de cette circulaire n'a nulle 
part ete reproduite. La Croix en a edulcore le contenu par d'habiles coupures 
dont l'une, non signalee, est particulierement malhonnete. Les propos de 
l'abbe Pierre sur la mise en examen de R. Garaudy, due a une plainte de la 
LICRA, et sur la loi Gayssot sont passes sous silence. Ils constituent le seul 
passage ou l'abbe fait preuve de caractere, quand il ecrit: 

« La LICRA a attaque [R. Garaudy] en justice; je suis 
tente de dire: "tant mieux !" Mais j'ai compassion pour 
les juges qui aurunl a decider en fonction d'une loi, dite 
Gayssot, declaree par Simone Veil "loi qui affaiblit la ve- 
rilc hislorique en essayant de lui donner valeur legale". 
Loi contre laquelle voterent, avec Chirac, luppe, Deniau, 
n di 'i ulli ' ..ii L'.ill dm I le'uieK ministres de la 
lustice et de l'Interieur Debre, et plus de deux cent cinquan- 
le deputes, membre"- aujourd'hui de la majorite. Certes les 
termes de la loi Gayssot sont si nouveaux, et si absurdes. 
tin lis placent les juges dans une position impossible, 
selon les propos de Monsieur Toubon [le 21 juin 1991] 
declarant cette loi "inapplicable".* 



- Le Nouveau Quotidien de Lausanne, 2 et 3 septembre 1996; ces deux 
livraisons component une longue etude de Jacques Baynac, intitulee «Le 
debat sur les chambres a gaz». 

- Robert FAURISSON, «Un historien orthodoxe admet enfin qu'il n'y a pas 
depreuves des chambres a gaz nazies»; ce texte, date «2 et 3 septembre 
1996 », porte sur l'etude, susmentionnee, de J. Baynac. 



21 decembre 1996 

La casserole de Caillavet ? 

En fevrier 1987, avec une hate suspecte, Henri Caillavet, ancien senateur du 
Lot-et-Garonne, avait annonce sa demission de 1'Union des Athees lorsqu'il 
avait appris que je venais d'adherer a cette «union»; il avait, en la 
circonstance, exprime sa « stupefaction » et son «indignation» devant cette 
adhesion '. Trainait-il une casserole ? Ancien avocat, etait-il tenu par son 
confrere Serge Klarsfeld ? Ce dernier possedait-il, par exemple, des 
documents identiques a ceux qui me sont parvenus en 1994 et que j'ai sous 
les yeux ? 

Selon ces documents, H. Caillavet aurait, en un premier temps, indument 
soutire de l'argent a des juifs durant l'ete 1943 ; puis, cherchant a passer en 
Espagne, il aurait ete arrete par la police allemande qui, l'ayant detenu a 
Toulouse. I'aurail relache dans des conditions suspectes. 



Le 7 juin 1943, Guillaume Nemirousky, cinquante-quatre ans, demeurant a 
Bagneres-de-Bigorre (Hautes-Pyrenees), est entendu, dans 1' « affaire Caillavet, 
avocat a Bagneres», par Jean Lacaze, inspecteur des Renseignements 
generaux, en residence a Tarbes. II declare que ses deux beaux-freres, Abraham 
et Jeankel (sic) Prom, ont ete arretes le 25 mai par la police de Pau et 
conduits a la gendarmerie de Bagneres. II rencontre par hasard M e Caillavet, 
qu'il ne connaissait pas, et lui parle de l'affaire; celui-ci lui demande de passer 
le lendemain a son cabinet. G. Nemirousky, accompagne de sa sceur et de sa 
belle-sceur, se rend au cabinet de l'avocat: «M e Caillavet nous declara que 
notre affaire dependait de la police de Vichy et qu'il serait tres facile d'obtenir 
la liberation de mes deux beaux-freres mais qu'il y aurait des frais a engager. 
- Lui ayant demande a combien s'eleveraient ces frais, M e Caillavet nous 
repondit qu'il fallait compter sept mille francs pour chacun d'eux. Puis, apres 

1. Le Matin de Paris, 19 fevrier 1987, p. 13 ; Le Monde, p. 32 ; Liberation, 20 fe- 

\ricr I9S7 : Le Quotidien de Paris. 21 fevrier (commcnuiirc de Dominique Jamet : « II 
est quand meme paradoxal que M. Faurisson donne par la bande une legon de toleran- 
ce a M. Caillavet. » 



reflexion, il ajouta que douze mille francs scraicnl sulTisanls. II exigea le 
versement immediat de six mille francs, sans quoi il rendait les dossiers. Me 
trouvant pris a la gorge, j'ai fait verser immediatement par ma soeur la 
somme exigee. Sur ces entrefaites, un de mes beaux-freres Prom, Jeankeil 
[sic], malade et reforme n° 1 pour blessures de guerre 1914-1918, fut relache 
tandis que le deuxieme etait conduit au camp de Noe. » 

G. Nemirousky se plaint de ce que M e Caillavet n'a rien fait pour la 
liberation du prisonnier et pense que l'avocat s'est contente de provoquer 
l'intervention d'une femme aupres des services de la prefecture. 
Le lendemain, 8 juin, Adele Prom, quarante-deux ans, est, a son tour, 
entendue. Elle precise : « Mise en confiance, je lui ai remis [a M e Caillavet] 
six mille francs car il me menaca de ne pas s'occuper de l'affaire. II fit 
ressortir que [dame Josee Roger] avait plein pouvoir aupres du prefet. - Par la 
suite, j'ai appris que tout cela etait fantaisiste, et qu'il n'avait aucun credit 
aupres des autorites competentes. - J'ajoute que je ne connaissais pas cet 
avocat auparavant. - Je porte plainte contre M e Caillavet qui m'a indument 
soutire de l'argent.» 

Le meme jour, dame Josee Roger, soixante ans, est entendue a son tour. Elle 
declare qu'elle connait la famille Caillavet, que M e Caillavet lui a demande de 
porter au chef du cabinet du prefet les litres militaires et les feuilles de 
naturalisation de certains juifs: «Je n'ai recu aucun argent de M e Caillavet 
pour cette demarche. M c Caillavet ne m'a pas dit qu'il en avait touche d'eux. » 
La dame ajoute qu'elle est allee trouver le chef de cabinet, M. Cortiggiani. 
« [Je] lui ai remis ces pieces en lui declarant que je ne connaissais nullement 
les interesses. J'ai demande que Ton examine leur cas en vue de leur liberation 
[il s'agissait de cinq ou six Israelites]. J'ai precise a M. le Chef de Cabinet 
que je ne faisais cette demarche que parce que M e Caillavet me l'avait 
demandee. » 

Le 25 juin 1943, le capitaine de gendarmerie Burdoncle, commandant la 
section de Bagneres, signale au sous-prefet, au procureur et au juge 
d'instruction que « Maitre Caillavet, de Bagneres-de-Bigorre, a ete arrete par 
les douanicrs allemands avant-hier dans la region du Plan de Rioumajou alors 
qu'il s'appretait a passer en Espagne en compagnie de son frere. » 
Les freres Caillavet, c'est-a-dire l'avocat et son jeune frere, etudiant, sont tres 
vite liberes de la prison de Toulouse. Si vite qu'on peut lire dans une note de 
renseignements, datee de Tarbes, le 22 septembre 1943, les remarques 



« Cette liberation prematuree a cause un veritable etonnement dans les 
milieux sains de Bagneres. M e Caillavet se loue particulierement des egards 
que lui temoignerent les autorites allemandes pendant sa detention. Le 
revirement d'opinion qu'il se plait a exterioriser lui vaut une mefiance 
absolue dans les milieux bagnerais, voire meme dans le cercle qu'il 
frequentait avant son incarceration. - A l'heure actuelle, et connaissant le peu 



de scrupules de M e Caillavet, la population bagneraise saine le considere 
comme dangereux pour l'ordre public, et susceptible d'attirer des ennuis a ses 
adversaires politiques. - J'ajoute que les freres Caillavet ont ete arretes le 
21 juin dernier [le capitaine de gendarmerie donnait la date du 23 juin] par la 
police allemande aux environs du Col de Rioumajou alors qu'ils tentaient de 
passer clandestinement en Espagne, vraisemblablement pour eviter une action 
judiciaire contre M e Caillavet, Henri, avocat, par le Parquet de Bagnerespour 
distribution de tracts subversifs et pour escroquerie en matiere d'intervention 
aupres des Pouvoirs Publics tendant a obtenir la liberation d'internes 
administratifs israelites. Les sommes demandees allaient jusqu'a six mille 
francs par personne internee. - En consequence, la rumeur publique accredite 
le bruit selon lequel la liberation prematuree des freres Caillavet par les 
autorites allemandes aurait ete conditionnelle.» 

Ces rapports des Renseignements generaux, de la gendarmerie et de la 
prefecture de Tarbes forment un ensemble troublant. La « source » indiquee 
pour la note de renseignements est qualifiee de «bien informee» et trois 
autres rapports sont mentionnes, en reference, au sujet des freres Caillavet : 
des rapports respectivement dates des l er , 9 et 28 juin 1943. Nul doute 
qu'avec leurs nombreuses ampliations ces textes constituaient une masse 
relativement importante dont bien des vestiges doivent subsister aujourd'hui 
dans differents fonds d'archives francais et allemands. 

La somme de 6.000 F de 1943 correspondrait aujourd'hui, me dit-on, a 
environ 25.000 F; en 1943, un ouvrier P 3 de la metallurgie gagnait 1.500 F 
par mois. 

H. Caillavet a ete depute du Lot-et-Garonne en 1946, secretaire d'Etat a la 
France d'outre-mer (1953) et au Plan (1955). Mais d'illustres exemples 
prouvent qu'on a pu avoir des faiblesses soit pour le marechal Petain, soit 
pour les Allemands pendant la guerre et, malgre cela, mener une belle carriere 
politique apres la guerre. On peut meme s'etre acquis l'estime, la sympathie 
et l'appui de juifs eminents. 

J'envoie copie de ce texte et des questions qu'il contient a M e Henri Caillavet 
aux bons soins du Mouvement des citoyens (9, rue Faubourg-Poissonniere, 
75009 Paris), mouvement dont il vient de signer un appel aux cotes de 
Raymond et Lucie Aubrac en se presentant comme « ancien ministre de Pierre 
Mendes-France»'. 

Additif (1998) 

M e Henri Caillavet m'a adresse une reponse peu convaincante assortie d'une 
demande, fort civile, de renseignements sur ce qu'est le revisionnisme 

1. Le Monde, 1 1 decembre 1996, p. 4. 



historique. Je lui laisse la responsabilite de publier eventuellement ( 
reponse a mes questions, que je maintiens. 



1997 



Le proces de Nuremberg (1945-1946) est 
le crime des crimes 

« Juste » ou « injuste», toute guerre est une boucherie. 

Le vainqueur est un bon boucher. 

Le vaincu est un mauvais boucher. 

Le vainqueur peut donner au vaincu une lecon de boucherie. 

II n'a pas le droit de lui administrer une lecon de justice. 

Or, c'est ce qu'ont fait les vainqueurs de 1945. 

En 1945-1946, au proces de Nuremberg, les quatre vainqueurs se sont 

institues juges du vaincu ; ils Font declare coupable et l'ont chatie. 

lis l'ont chatie pour crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre 

l'humanite et ils se sont eux-memes tenus pour innocents de tels crimes. 

Or, avant ou pendant la guerre, les vainqueurs ont commis de tels crimes. 

Puis, apres la guerre, ils en ont commis d'autres (executions sommaires, 

mascarades judiciaires, enormes deportations, pillages gigantesques). 

Ils ont alors ete les seuls a commettre ces crimes complementaires puisque le 

vaincu, pour sa part, se trouvait pieds et poings lies dans un pays totalement 

devaste par les vainqueurs. 

A lui seul, le proces de Nuremberg a ete un crime contre la paix, un crime de 

guerre et un crime contre l'humanite. 

- Le proces de Nuremberg a ete un crime contre la paix en ce que, selon les 
propres mots de son principal organisateur, le procureur americain Jackson, il 
a ete «une continuation de l'effortde guerre des Allies »; il s'est agi la d'une 
guerre menee contre un adversaire desarme; cinquante ans apres, les 
vainqueurs n'ont toujours pas accepte de signer la paix avec le vaincu. 

- Le proces de Nuremberg a ete un crime de guerre en ce qu'il a permis de 
pendre des prisonniers et, cinquante ans apres, ce type de proces, inique et a 
sens unique, continue. 

- Le proces de Nuremberg a ete un crime contre l'humanite en ce qu'il a 
permis de mettre tout un pays au ban des nations civilisees, au ban de 



1'humanite ; cinquante ans apres, le vaincu reste dans la posture du coupable ; 
ses crimes contre 1'humanite sont declares imprescriptibles. Ceux des 
vainqueurs n'ont pas ete juges et ne le seront jamais. L'innocence des 
vainqueurs est imprescriptible. 

En 1945-1946, le proces de Nuremberg a donne le signal de crimes 
innombrables qui continuent jusqu'a ce jour avec les proces des pretendus 
«criminels de guerre nazis», avec les proces des pretendus « complices des 
criminels de guerre nazis », avec, aussi, les proces des revisionnistes qu'on 
assimile aux « criminels de guerre nazis » parce qu'ils demandent, 
precisement, la revision du proces de Nuremberg. 

Le proces de Nuremberg, avec ses suites, n'a eu ni de veritable precedent, ni 
de veritable successeur. En lui-meme et par ses consequences, il a ete et il 
reste le crime des crimes, depuis qu'il y a des hommes, et qui tuent. 
Sur certains aspects particulierement aberrants et odieux du proces de 
Nuremberg, on lira avec profit les publications du revisionniste Carlos 
Porter. Le meme auteur a etudie de pres le proces de Tokyo. 



31 Janvier 1997 

Le milliard des juifs... ou du marechal Petain? 

Le 31 Janvier sur France 2, aux informations de 20 h, une journaliste 
enquetant sur la spoliation des juifs pendant la guerre a montre, document a 
l'appui, que les Allemands avaient en particulier inflige aux juifs de France 
une amende de un milliard de francs, somme qu'il convenait, selon elle, de 
restituer aux juifs d'aujourd'hui. 

II est exact qu'en decembre 1941, a la suite d'une serie d'attentats qui auraient 
implique, parmi d'autres, des resistants juifs, les Allemands avaient impose 
une amende de ce montant a l'Union generale des Israelites de France (UGIF). 
Alarmes, Andre Baur (UGIF-Nord) et Raymond-Raoul Lambert (UGIF-Sud) 
s'etaient immediatement tournes vers les autorites de Vichy avec lesquelles 
ils entretenaient, ainsi que le grand rabbinat et le Consistoire central des 
Israelites de France, d'excellentes relations. Aussitot, avec l'autorisation du 
marechal Petain, Xavier Vallat, Commissaire general aux questions juives, 
avait pris l'engagement - qu'il devait tenir - de faire verser cet argent a 
l'UGIF par le Syndicat des banques. Mais il ne fallait rien reveler aux Alle- 
mands. X. Vallat eut l'idee d'un stratageme. Mais ecoutons R.-R. Lambert 
lui-meme nous expliquer ce stratageme: « Confidentiellement [X. Vallat] 
nous confie que le gouvernement francais avancera cette somme a l'UGIF de 
Paris et, pour obeir et se couvrir, saisira les immeubles juifs en territoire 
occupe, en prenant sur eux une hypotheque remboursable dans quatre-vingt- 
dix-neuf ans (soit en Fan 2040). D'ici la... dit-il. » Et le meme R.-R. 



Lambert, qui appelle X. Vallat son « ami» et parle de sa «sincerite», qualifie 
le procede de «joli et tres important* 1 . 

Six ans plus tard, lors de son proces, X. Vallat fera d'etonnantes revelations 
sur le sujet des biens juifs, sur les subventions accordees par le marechal 
Petain a des organisations juives et, en passant, il evoquera l'affaire du 
milliard 2 . 

Serge Klarsfeld, qui a souvent parle de cette fameuse amende, ne me semble 
jamais avoir precise qu'elle avait ete, en fait, versee par les banquesfrancaises 
avec la caution du marechal Petain; en tout cas, sauf erreur de ma part, il n'en 
souffle pas mot dans les 959 pages de son Vichy-Auschwitz. 
L'historien americain Richard Cohen dit qu'en fin de compte l'UGIF, grace a 
son « habilete dans le domaine financier*, parvint a ne rembourser qu'un quart 
dela somme; les historiens americain et canadien Paxton et Marrus parlent 
d'un remboursement a hauteur de trois cents millions. 

Au sujet de la cooperation avec 1'Allemagne des organisations et des 
institutions juives, aussi bien en France que dans le reste de l'Europe, on lira 
les ouvrages de Richard Cohen ainsi que les livres que Maurice Rajsfus a 
consacre aux «juifs bruns » ou a ce qu'il appelle «une veritable internationale 
juive de la collaboration » 3 . A la difference des autres Francais incrimines 
pour faits de collaboration avec l'ennemi, les responsables juifs qui 
survivront a la guerre echapperont a l'Epuration et beneficieront du privilege 
de passer devant des « tribunaux d'honneur», qui les acquitteront tous. Ces 
tribunaux etaient places sous l'egidede Leon Meiss qui, en Janvier 1944, en 
pleine occupation, devint le premier president du tout nouveau CRIF. On 
pourra aussi se reporter a une etude de Robert Faurisson: L'affaire de « juifs 
bruns »*. 

NB: Dans sa recente interview par Paul Amar, Maurice Papon a rappele en 
une phrase qu'au camp de Drancy une haute personnalite juive participait au 
«tri» des juifs pour Auschwitz. II s'agit d'une allusion a Robert Blum qui 
signait ses notes, y compris celles relatives a la preparation des convois de 
deportation: «Le lieutenant-colonel Blum, commandant le camp de Drancy ». 
Dans son livre sur Drancy, M. Rajsfus lui consacre tout un chapitre 5 . Le 2 
fevrier, dans son emission « Arret sur image» (La Cinq, 12 h 30-13 h 30), 
Daniel Schneidermann a demande a Paul Amar: «Pourquoi n'avez-vous pas 
coupe au montage [cette phrase de M. Papon] ?» 

[Publie sous le nom de Jessie Aitken, paru dans Rivarol, 7 fevrier 
1997, p. 6-7.] 

1. R.-R. Lambert, Camet d'un temoin, 1940-1943, p. 146-151. 
2 Li Proces Kavici \ ' pin ses amis, p. 132-137. 

vl. Rajsfus. I) i ans ' < ; me I et II : du mem Drill 

4.Ci-dessus, vol. Ill, p. 1421. 
:i. M. Rajsfus. Drancy, p. 234-275. 



17 fevrier 1997 

Forfaiture du Comite des droits de l'homme 
de l'Office des Nations Unies a Geneve 

Le Comite des droits de l'homme de l'Office des Nations Unies a Geneve 

estime que la France n'a pas viole mes droits en me condamnant, sur le 

fondement de la loi Gayssot, le 9 decembre 1992 (arret Francoise Simon) 

pour mon interview du Choc du mois (de septembre 1990). II cautionne la 

these - aujourd'hui devenue insoutenable - de l'existence des pretendues 

chambres a gaz nazies. 

J'avais depose ma plainte le 2 Janvier 1993. C'est le 8 novembre 1996 que ce 

comite a fait cette «constatation». On trouvera ci-joint le texte francais 

(vingt-cinq pages), le texte anglais (vingt-quatre pages) ainsi qu'une page 127 

intitulee « Annexe II: Membres et Bureau du Comite des droits de l'homme, 

1995-1996»'. 

A premiere lecture, le nombre des sottises et des malhonnetetes que j'ai 

relevees dans la version francaise (je n'ai pas lu la version anglaise) est tel 

qu'il decourage toute recension, toute rectification. Ccrlaincs fantaisies sont 

etonnantes: par exemple, on me fait parler du cas du revisionniste Philippe 

Costa. Or, je n'ai jamais mentionne ni ce cas, ni ce nom. 

Je ne trouve quasiment rien de mon argument central: l'impossibilite 

physico-chimique des pretendues chambres a gaz nazies. C'est en raison de 

cette impossibilite que je qualifiais ces chambres a gaz de «magiques». On 

s'est contente de relever cet adjectif et de m'en faire grief comme d'une preuve 

d'antisemitisme ! 

Mais je tiens, par dessus tout, a souligner un fait particulierement interessant 

du simple point de vue de l'histoire. C'est, je le repete, le 8 novembre 1996 

que ce jugement a ete rendu a Geneve. Or, plus de deux mois auparavant, le 

journal Suisse Le Nouveau Quotidien vcnait de publier, dans ses livraisons du 

2 et du 3 septembre 1996, une longue etude de l'historien, franchement 

antirevisionniste, Jacques Baynac qui concluait a l'absence de preuve de 

l'existence de ces chambres a gaz nazies. 

Le 19 novembre 1996, j'avais pris le soin d'envoyer a ce Comite des droits 

de l'homme non seulement une copie de la longue etude de J. Baynac mais 

un commentaire en francais et en anglais. 

Mon commentaire en francais etait intitule : « Selon un historien orthodoxe, 

on n'a pas encore prouve l'existence des chambres a gaz nazies » tandis que 



1. Ces documents r 



mon commentaire en anglais portait pour titre: «No Evidence of the Nazi 

Gas Chambers ». 

Et a propos de ces trois pieces (l'etude de Jacques Baynac et mes deux 

commentaires) j 'ecrivais : 

« [Ces] pieces montrent que le gouvernement fran- 
cais m'a bel et bien condamne - lourdement condamne - 
en parliculicr puree que je eonlesie l'exislenee d'unc anne 
criminelle... dont il faut bien reconnaitre aujourd'hui que 
son existence n'est nullement prouvee. C'EST GRAVE ! » 

Ces derniers mots etaient en majuscule. 

La faute du gouvernement francais etait, en effet, «GRAVE». La faute du 

Comite des droits de l'homme de 1' Office des Nations Unies a Geneve est 

GRAVISSIME. II s'agit d'une forfeiture commise en pleine connaissance de 

cause. 



Trois affaires revisionnistes en deux mois 

Du 20 decembre 1996 au 18 fevrier 1997, trois affaires revisionnistes ont 
eclate successivement a Honfleur, a Toulouse et a Lyon. 
A Honfleur, un jeune professeur de mathematiques, Vincent Reynouard, a ete 
mis a pied en raison d'opinions revisionnistes exprimees en dehors de ses 
cours. Eleves et parents d'eleves exigent sa reintegration. 
A Toulouse, le directeur des etudes de l'lnstitut d'etudes politiques, Jean de 
Quissac, a du demissionner de son poste tout en conservant sa chaire 
d'histoire pour avoir, dit-on, declare a ses etudiants lors d'un cours consacre 
aux fascismes: «La these officielle, e'est six millions de morts. Mais il faut 
bien comprendre que, scientifiquement, il y a un million et demi de juifs 
morts prouves. » De nombreux etudiants ont pris la defense du professeur et 
ont fait circuler une petition pour affirmer: «Les propos rapportes ne sont 
pas ceux qui ont ete tenus par le professeur d'histoire, ni dans leur forme ni 
dans leur esprit '.» 

A Lyon, l'historien et journaliste Gerard Chauvy voit le PDG d'Albin Michel 
bloquer la sortie de son livre sur les epoux Aubrac-Samuel. Intitule Aubrac, 
le livre est sous-titre : Une legends de la resistance a I'epreuve de la critique 
historique. En 1987, a l'occasion du proces Barbie, l'auteur s'etait signale par 
son antirevisionnisme et par 1'orthodoxie de ses vues. Aujourd'hui, il declare: 
«J'ai fait un travail d'historien. Je travaille sur des documents et pas sur des 
impressions ou seulement des temoignages. Et le blocage de mon livre 
repose la grande question : est-il possible en France de reconsiderer, sans se 

l. Le Monde, 19 fevrier 1997. 



faire taxer de revisionnisme, ce qui passe pour une verite etablie depuis 
quante ans ? ' » 



Aux Pays-Bas: justiciers et tartufes 

Le 28 fevrier, Rivarol rapportait qu'aux Pays-Bas un 
resistance dont le prince Bernhard est le protecteur avait ecrit au chancelier 
Helmut Kohl pour lui demander que d'anciens Waffen-SS neerlandais, blesses 
de guerre, ne percoivent plus de pension de 1' Allemagne, pour le motif, selon 
cette association, que «la SS etait une organisation criminelle et que ceux qui 
sont entres volontairement dans cette organisation sont co-responsables des 
crimes de guerre commis, meme s'ils n'en sont pas personnellement les 
auteurs». 

II est exact que les juges du Tribunal militaire international de Nuremberg 
ont largement utilise, au profit des vainqueurs et au detriment du vaincu, la 
notion de responsabilite collective et qu'a ce titre les SS ont ete declares 
membres d'une organisation criminelle: tous les SS a la seule exception, 
bizarre, du corps des Reiter-SS. Cette exception vient de ce que le ministere 
public avait soudain decouvert que le prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld, 
epoux de la princesse Juliana, avait fait partie de ce corps de cavalerie SS. Or, 
les Pays-Bas avaient signe l'accord instituant le Tribunal de Nuremberg: ils 
accusaient et, par personnes interposees, ils jugeaient 1' Allemagne 
vaincue 2 ! 

[Cet article etait signe «J.A. », pour Jessie Aitken, un nom de plume 
souvent utilise par le professeur. Publie dans Rivarol, Paris, le 7 mars 
1997.] 



Au secours de Vincent Reynouard 

Vincent Reynouard, vingt-huit ans (sans emploi aujourd'hui), sa femme 
(sans emploi) et leurs deux enfants, quatre ans et dix mois, seront a la rue le 
I" juillet. Ils ne disposent pour toutes ressources que de mille six cents 



1. Le Proxies. 18 fevrier 1 997 : Le Monde. 21 fevrier 1997. 

2. Tour plus de detail sur l'affaire. on sc reportera au tou 
W. Hottl, Einsatzfur das Reich, p. 37 1 . 



francs au litre des allocations familiales. C'est seulement dans deux mois que 
V. Reynouard percevra le RMI (Revenu minimum d'insertion). 
Le 14 avril, il est passe devant un tribunal de quinze juges qui ont refuse de 
decliner leur identite. Ces juges constituaient la Commission de discipline du 
ministere de l'Education nationale. V. Reynouard et son avocat, M e Jean 
Stevenin, se sont trouves devant un mur de glace. La condamnation a ete 
portee a l'unanimite, ce qui empeche tout recours au sein des instances du 
ministere. II ne reste que la voie d'un recours aupres d'un tribunal 
administratif qui risque de ne rendre sa decision que dans plusieurs annees. 
Pour l'annee 1995-1996, son chef d'etablissement avait note le jeune 
enseignant de mathematiques dans les termes suivants: «Ponctualite et 
assiduite: bien. Activite et efficacite : tres bien. Autorite et rayonnement : tres 
bien. Tres proche des eleves, M. Reynouard assure son service avec serieux.» 
Eleves et parents d' eleves avaient manifeste de facon durable et ingenieuse 
leur protestation contre la suspension en decembre 1996 de V. Reynouard par 
le recteur Philippe Lucas. En vain. 

Francois Bayrou porte la responsabilite finale de cette revocation. II 
appartient a un groupe politique qui pretend s'etre donne pour priorite la lutte 
contre le chomage des jeunes. Historien, il sait qu'il n'y a pas de preuve 
scientifique de l'«Holocauste» des juifs. II preconise, en consequence, une 
methode «allegee» d' administration des preuves. 



15juinl997 



«Le Monde», journal oblique 



Dans sa livraison du 15-16 juin 1997 (p. 9), Le Monde publie six depeches, 
dont voici la cinquieme : 

REVISIONNISME: un professeur d'histoire-geographie 
a ete suspendu par le rectorat de Nantes (Loire-Atlantique), 
vendredi 13 juin, pour avoir emis « des opinions de nature 
revisionniste on negulionniste en presence d'eleves». Le 
16 mai, Michel Adam, professeur au college Rene-Guy- 
Cadoude Montoir-de-Bretagne, avait conteste la deporta- 
tion alors qu'une femme, ancienne deportee, temoignait 
devant des eleves de troisieme. 
Ce professeur n'avait nullement «conteste la deportation* mais, a l'une de 
ces anciennes deportees qui font profession d'aller porter la bonne parole dans 
les ecoles, il avait pose, devant les eleves, quelques questions 
embarrassantes '. 



xclu de l'Education 



Les autres depeches qui encadrent cette depeche «oblique» portent respective- 
ment sur des affaires touchant aux sujets suivants: 

- corruption, 

- atelier clandestin d'armes, 

- banditisme, 

- pedophilie, 

- tricherie aux examens. 

Onne saurait fournir d'information plus «oblique» a la fois dans le texte et 
dans le contexte. 



Le cinema de Lanzmann 

Breve, non signee, de Robert Faurisson panic dans Rivarol du 20 juin 
1997, p. 7: 

La Shoah ou la raison ? 
Le Monde du 12 juin consacre presque toute une page 
a la rccdition dc Shoah. film dc Claude Lanzmann prcsentc 
comme un « contre-poison aux theses negationnislcs». 
Dans un entretien, ce dernier declare: «Face a la Shoah, il 
y une obscenite absolue du projet de comprendre. Ne pas 
comprendre a ete ma loi d'airain pendant toutes ces annees 
dc